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23/05/2012

LES PRIORITES DE LA SNCF

"Jérusalem : la SNCF signe une convention avec Yad Vashem sur l'étude des conditions de déportation des Juifs de France pendant la Shoah"

 

 

"La SNCF avait annoncé en février avoir déposé des copies de l'intégrale de ses archives sur la Shoah au Mémorial de la Shoah à Paris, à Yad Vashem, et à l'Holocaust Museum à Washington. La SNCF a donc signé mercredi à Jérusalem avec le mémorial Yad Vashem une convention pour favoriser l'étude des conditions de déportation de 76.000 Juifs de France durant la Shoah.

 

"Le soutien de la SNCF contribuera à la partie française du projet de recherche intitulé Convois vers l'extermination: Base de données sur la déportation des Juifs pendant la Shoah", a indiqué Yad Vashem dans un communiqué. "Nous saluons cette contribution de la SNCF à cette recherche", a déclaré Avner Shalev, président de Yad Vashem, cité dans le communiqué. "La SNCF est fière d'apporter son soutien au grand projet de Yad Vashem pour la partie qui concerne la France", a déclaré Bernard Emsellem, vice-président de la compagnie, selon la même source."

 

 

Source: http://www.juif.org/antisemitisme-juif/172732,jerusalem-la-sncf-signe-une-convention-avec-yad-vashem-sur-l-etude.php

21/12/2010

COMPTES ET MECOMPTES

Curieuse info, ci-dessous. Yad Vashem annonce avoir dûment répertorié quatre millions de « victimes de la barbarie nazie ». Dont 1,5 million ajoutés ces dix dernières années. Pourtant, au procès de Nuremberg, en 1946, 6 millions de victimes avaient été annoncées, chiffre depuis lors gravé dans l’airain. Comment a-t-on pu avancer ce chiffre, alors que tant de noms manquaient ?

 

Si l’on s’en tient aux affirmations de Yad Vashem, de la fin de la guerre à l’an 2000, il n’a été possible de donner un nom qu’à 2,5 millions de victimes.

Puis, les 10 années suivantes, 1,5 million de noms ont surgi du néant.

 

Reste l’épineux problème des 2 millions toujours obstinément manquants. Comment Yad Vashem va-t-il pouvoir « remplir sa mission » ?

« La mission de Yad Vashem

La direction de Yad Vashem a annoncé qu’elle avait réussi à recueillir jusqu’à présent les noms de quatre millions de victimes de la barbarie nazie, massacrées pendant la Seconde Guerre mondiale. Il s’agit des deux tiers du chiffre total. Le président du Mémorial de la Shoah, Avner Shalev, a précisé qu’un million et demi de noms avaient été ajoutés au cours de ces dix dernières années. Et de souligner : « Les Allemands ne souhaitaient pas seulement éliminer physiquement les Juifs, ils voulaient également effacer leur souvenir. L’une de nos principales missions consiste donc à donner un visage et un nom à chacune des victimes ».

 

Source : http://www.israel7.com/2010/12/la-mission-de-yad-vashem/

11/10/2010

LA MONDIALISATION DE LA SHOAH SE DEVELOPPE

 

Une vingtaine d’enseignants chinois sont en train de plancher au mémorial de Yad Vashem en Israël sur un sujet d’une brûlante actualité : la shoah. Pas de raison que la Chine soit tenue à l’écart du pensum universel et obligatoire. Ce séminaire a débuté le 4 octobre et doit se poursuivre jusqu’à la fin de cette semaine.

C’est le premier du genre (pour les Chinois) et il réunit des gens de Chine, Hong Kong et Macao. Après ces deux semaines d’études poussées et de contacts, ils sauront tout ce qu’il est essentiel et urgent d’enseigner ensuite à leurs ouailles. Vous pensez d’un marché qui s’ouvre !

Pour les non-chinois, c’est la routine habituelle à Yad Vashem, qui supervise tous les programmes d’ « éducation » à destination des publics de jeunes un peu partout dans le monde. Grâce à son institut  spécialisé, le Yad Vashem’s International School for Holocaust Studies.

Voyez plutôt le programme de cet établissement juste pour ce mois-ci :

Seminar for Teachers from Lithuania  October 5 - 15, 2010

Seminar for Teachers from North Rhine-Westphalia October 9 - 22, 2010

Seminar for Educators from Poland  October 10 - 22, 2010

Seminar for Educators from the Czech Republic  October 12 - 22, 2010

Seminar for Educators from Denmark  October 17 - 27, 2010

European Student Leaders Conference October 17 - 24, 2010

Seminar for Teacher and Educators from France, October 24 - November 2, 2010

Seminar for Educators from Sweden October 29 - November 6, 2010

Seminar for Educators and Scholars from Malines October 30 - November 5, 2010

Seminar for Teachers Association from South-West Germany October 30 - November 6, 2010

Et ça continue sur le même rythme les mois suivants ….

http://www1.yadvashem.org/yv/en/education/seminars/index....

11/02/2010

BON A SAVOIR …

Trouvé sur le site de Yad Vashem :

"Le programme ICHEIC pour l’enseignement de la Shoah en Europe

Ces dernières années, nous sommes témoins d’un intérêt grandissant dans les divers pays européens pour l’enseignement et la commémoration de la Shoah. Nombre de ces pays ont instauré un jour de commémoration officiel de la Shoah et ont développé des programmes éducatifs, ce qui a accru d’autant plus les besoins de programmes précis et adaptés et la nécessité de conseils pédagogiques.

Afin de répondre à ce défi, l’Ecole Internationale pour l’enseignement de la Shoah a mis au point le programme ICHEIC d’enseignement de la Shoah en Europe, dont le but est le développement du champ d’étude de la Shoah en Europe, particulièrement dans le cadre de l’éducation formelle. Un des objectifs importants de ce programme ICHEIC consiste en la création d’un réseau d’enseignants afin d’élargir le cercle des éducateurs spécialisés dans le domaine de la Shoah à travers l’Europe qui pourra renforcer et développer les programmes éducatifs. L’existence d’une importante équipe de spécialistes éducatifs qui travaillent à l’Ecole internationale pour l’enseignement de la Shoah depuis sa création en 1993, et l’accumulation de leur expérience, permet de conduire un tel programme d’activités éducatives sur une échelle internationale aussi large.

Ce programme peut être réalisé grâce à la générosité de la Commission internationale pour les demandes d'indemnisation de l’époque de l’Holocauste (CIDIEH ou ICHEIC en langue anglaise).

ICHEIC a été établie en 1998 à la suite de négociations menées entre les compagnies d’assurances européennes et les contrôleurs d’assurances aux Etats-Unis ainsi qu’avec les représentants des communautés juives à travers le monde, les organisations de survivants et l’Etat d’Israël.

Le contenu de l’accord ICHEIC avec différentes compagnies d’assurances et la fondation allemande « Souvenir, responsabilité et avenir », prévoit que les fonds pourront être utilisés à des buts humanitaires liés à la Shoah.

Le programme ICHEIC d’enseignement de la Shoah en Europe a pour mission de préserver et de perpétuer la mémoire de la Shoah et les enseignements que l’on peut en tirer, de combattre la montée de l’antisémitisme, de sauvegarder les droits de l’homme et de prévenir le racisme et la xénophobie.

Depuis la mise en place du programme ICHEIC en 2005, l’Ecole internationale pour l’enseignement de la Shoah a organisé un nombre records de séminaires pour éducateurs et enseignants européens, y compris de Croatie, Hongrie, Pologne, Roumanie, Allemagne, Autriche, Lituanie, Russie, Royaume-Uni et Italie."

Source: http://www1.yadvashem.org/education/French/ICHEIC.htm

 

« … Nous sommes témoins d’un intérêt grandissant dans les divers pays européens pour l’enseignement et la commémoration de la Shoah ». Ouiche … ce n’est pas exactement comme ça que je présenterais la chose.

 

Je dirais plutôt quelque chose dans le genre : « Nous avons considérablement augmenté la pression sur les pays européens afin que leur indécrottable sentiment de culpabilité lié à la shoah que nous avons soin de leur rappeler matin, midi et soir, les oblige à soutenir à fond Israël, quoi qu’il fasse ».

 

Oui, comme ça, ça m’a l’air nettement plus conforme à la réalité…

13/02/2009

QUAND ON FINIT PAR SE DECHIRER ENTRE SOI A COUPS DE « MEMOIRE » …

22.jpg« L’avocat international et président français pour Yad Vashem Samuel Pisar, rescapé d’Auschwitz, exprime, dans Le Monde du vendredi 13 février 2009, son indignation face aux détracteurs du Mémorial universel de la Shoah. Extraits :

 

« On voudrait pouvoir se dire que la liberté d'expression ne doit servir qu'à enrichir la connaissance des hommes et à améliorer leur mutuelle compréhension. Malheureusement, elle sert parfois aussi à colporter quelques ignominies, comme cette lettre ouverte au président d'Israël, "Effacez le nom de mon grand-père à Yad Vashem", que vous avez estimée digne de vos pages (Le Monde du 28 janvier)….

 

Sans vouloir entrer dans la polémique, je voudrais rappeler que ce mémorial a été fondé en 1953 avec pour mission essentielle de commémorer les martyrs et les héros de l'Holocauste, maintenir leur mémoire, et honorer les Justes parmi les nations. Préserver l'identité de millions d'êtres humains exterminés dans la plus grande catastrophe jamais perpétrée par l'homme contre l'homme* est à la fois un devoir sacré et le seul moyen de donner une sépulture morale à tous ceux qui ont disparu sans tombe ni stèle…

 

Dans tous les pays de l'Europe, et notamment en France, il y eut des non juifs qui ont mis en danger la liberté et la vie de leurs familles afin de porter secours, ouvrir leur foyer et leur coeur, pour sauver des juifs promis a l'extermination dans un monde indifférent. Retrouver leur trace et inscrire leurs noms dans l'Allée des Justes parmi les nations est sans doute notre travail le plus porteur d'espoir.

 

Pour moi, d'abord administrateur de Yad Vashem Jérusalem, puis président fondateur de son Comité français, ce devoir a acquis une importance capitale, parce qu'après la destruction de ma famille immédiate en Europe de l'Est, sa branche française a été sauvée par les villageois de Chambon-sur-Lignon, pasteur en tête, tous reconnus Justes parmi les nations. Et parce qu'une certaine décomposition morale de la vie contemporaine démontre qu'il manque des Justes dans notre monde à nouveau enflammé - des Justes chrétiens, des Justes musulmans, et, oui, des Justes juifs également.

 

Cette action, que nous avons menée au sein du Comité français pour Yad Vashem, moi-même et mon successeur Richard Prasquier, avec Simone Veil, Elie Wiesel, David de Rothschild, Ady Steg et quelques autres, je la vois non seulement comme l'expression d'une grande dette envers ces êtres rares et exemplaires, mais aussi comme la reconnaissance de leur apport précieux à l'humanité, dont la jeunesse a besoin pour le présent et pour demain.

Voilà, véritablement et exclusivement, quelles sont nos vocations. Il n'y a jamais eu, et il n'y aura jamais, de place à Yad Vashem pour une quelconque argumentation politique ou idéologique, et encore moins démagogique. Toute tentative d'instrumentaliser cette institution sacrée et respectée constitue une trahison envers les morts et les vivants. Elle est donc tout simplement indigne. »

 

* hum, il y en a eu, des génocides, tout au long de l’histoire de l’humanité, et même en restant au XXe siècle, on a le choix : Arménie, Holodomor, Cambodge, etc, etc. Ce n’est pas bien de faire comme ça, de la mémoire sélective. Autre point: Samuel Pisar est de nationalité américaine. Ca n'empêche apparemment pas d'être président français pour Yad Vashem? [ndw]

 

Source : http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=13758&returnto=accueil/main&artyd=5

 

Cette indignation de Samuel Pisar fait suite à l’initiative de Jean-Moïse Braitberg, écrivain et membre de l'Union Juive Française pour la Paix, que Le Monde avait rapportée en ces termes le 28 janvier 2009:

 « Oui, nombreux sont les juifs qui se rebellent contre les responsables politiques israéliens

arton100000518.jpgMonsieur le Président de l'Etat d'Israël, je vous écris pour que vous interveniez auprès de qui de droit afin que l'on retire du Mémorial de Yad Vashem dédié à la mémoire des victimes juives du nazisme, le nom de mon grand-père, Moshe Brajtberg, gazé à Treblinka en 1943, ainsi que ceux des autres membres de ma famille morts en déportation dans différents camps nazis durant la seconde guerre mondiale. Je vous demande d'accéder à ma demande, monsieur le président, parce que ce qui s'est passé à Gaza, et plus généralement, le sort fait au peuple arabe de Palestine depuis soixante ans, disqualifie à mes yeux Israël comme centre de la mémoire du mal fait aux juifs, et donc à l'humanité tout entière.

Voyez-vous, depuis mon enfance, j'ai vécu dans l'entourage de survivants des camps de la mort. J'ai vu les numéros tatoués sur les bras, j'ai entendu le récit des tortures ; j'ai su les deuils impossibles et j'ai partagé leurs cauchemars.

Il fallait, m'a-t-on appris, que ces crimes plus jamais ne recommencent ; que plus jamais un homme, fort de son appartenance à une ethnie ou à une religion n'en méprise un autre, ne le bafoue dans ses droits les plus élémentaires qui sont une vie digne dans la sûreté, l'absence d'entraves, et la lumière, si lointaine soit-elle, d'un avenir de sérénité et de prospérité.

Or, monsieur le président, j'observe que malgré plusieurs dizaines de résolutions prises par la communauté internationale, malgré l'évidence criante de l'injustice faite au peuple palestinien depuis 1948, malgré les espoirs nés à Oslo et malgré la reconnaissance du droit des juifs israéliens à vivre dans la paix et la sécurité, maintes fois réaffirmés par l'Autorité palestinienne, les seules réponses apportées par les gouvernements successifs de votre pays ont été la violence, le sang versé, l'enfermement, les contrôles incessants, la colonisation, les spoliations.

Vous me direz, monsieur le président, qu'il est légitime, pour votre pays, de se défendre contre ceux qui lancent des roquettes sur Israël, ou contre les kamikazes qui emportent avec eux de nombreuses vies israéliennes innocentes. Ce à quoi je vous répondrai que mon sentiment d'humanité ne varie pas selon la citoyenneté des victimes.

Par contre, monsieur le président, vous dirigez les destinées d'un pays qui prétend, non seulement représenter les juifs dans leur ensemble, mais aussi la mémoire de ceux qui furent victimes du nazisme. C'est cela qui me concerne et m'est insupportable. En conservant au Mémorial de Yad Vashem, au coeur de l'Etat juif, le nom de mes proches, votre Etat retient prisonnière ma mémoire familiale derrière les barbelés du sionisme pour en faire l'otage d'une soi-disant autorité morale qui commet chaque jour l'abomination qu'est le déni de justice.

Alors, s'il vous plaît, retirez le nom de mon grand-père du sanctuaire dédié à la cruauté faite aux juifs afin qu'il ne justifie plus celle faite aux Palestiniens.

Veuillez agréer, monsieur le président, l'assurance de ma respectueuse considération."

Source:  http://www.ujfp.org/modules/news/article.php?storyid=505