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29/03/2012

DE PLUS EN PLUS FORT …

Pourquoi s’arrêter, d’ailleurs ? Nous avons parlé récemment de cette commission d’enquête de l’ONU qui leur reste décidément en travers de la gorge, aux Israéliens. On dirait qu’en Europe, seules la Belgique et l’Autriche ont sauvé l’honneur ? Ce n’est pas tout à fait vrai car la Norvège et la Suisse sont aussi dans le collimateur. Mais elles n’ont pas été « convoquées ». Pour l’instant. Il est vrai qu’elles n’ont pas la chance, elles, d’appartenir à l’Union européenne. Les autres pays de l'UE se sont courageusement abstenus lors de ce vote. Forcément, puisque le seul pays à avoir voté contre, ce sont les Etats-Unis.

 

« Jérusalem convoque les ambassadeurs de Belgique et d’Autriche

 

Israël a convoqué les ambassadeurs de Belgique et d'Autriche au ministère des Affaires étrangères pour les réprimander d'être les deux seuls pays membres de l'Union européenne à avoir soutenu  la "mise en place d'une mission d'enquête pour sonder les effets des implantations sur les droits de l’homme des Palestiniens".

 

Les ambassadeurs ont rencontré le directeur général adjoint du ministère des Affaires étrangères pour l'Europe Rafi Shutz qui leur a transmis une plainte officielle du gouvernement israélien sur les votes de leurs pays respectifs au sein du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies à Genève. Au cours de la conversation, Shutz a exprimé la "profonde déception et l'objection d'Israël sur leur vote".

 

Source : http://www.crif.org/fr/revuedepresse/j%C3%A9rusalem-convoque-les-ambassadeurs-de-belgique-et-d%E2%80%99autriche/30581

 

 

 

11/03/2010

LE PARLEMENT EUROPEEN A « BIEN » VOTE

Le 5 mars, j’évoquais le vote du Parlement européen sur le rapport Goldstone qui devait intervenir le 10 du mois. Soit hier. Comme ni hier ni ce matin aucun site juif d’information ne pipait mot sur la question, (alors qu’en cas de « victoire », ils l’auraient claironnée) je suis allée aux nouvelles. Effectivement, le Parlement européen a très mal voté. Enfin, du point de vue sioniste/israélien. Et ce, malgré les mises en garde sévères de Moshe Kantor, président du Congrès juif européen, qui avait pourtant bien prévenu des dangers d’ « une résolution négative qui pourrait affecter les relations israélo-européennes. »

Le vote a cependant été assez serré et certains se sont illustrés, une fois de plus, par leur soumission et leur crainte quasi métaphysique de déplaire à Israël.

 

 

« Le Parlement européen soutient les recommandations du rapport Goldstone


A la veille d'un vote crucial au Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU, le Parlement européen soutient les recommandations du rapport Goldstone sur le conflit de Gaza. Le Parti populaire européen (PPE) a voté contre la résolution.

Mercredi matin, 335 députés européens ont voté pour le rapport Goldstone, 287 contre. Le PPE a refusé de cosigner la résolution commune adoptée par les libéraux (ALDE), les socialistes (S&D), les Verts, la Gauche unitaire européenne (GUE) et les conservateurs (ECR).

Dans cette résolution, le Parlement européen demande l'établissement des responsabilités pour toutes les violations du droit international y compris les cas allégués de crimes de guerre. Il «invite instamment les deux parties à mener dans les cinq mois des enquêtes qui satisfassent aux normes internationales d'indépendance, d'impartialité, de transparence, de rapidité et d'efficacité, conformément aux résolutions adoptées par l'Assemblée générale des Nations unies le 5 novembre 2009 et le 26 février 2010».Il souhaite que Catherine Ashton, Haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, «suive avec attention la mise en oeuvre des recommandations par le biais des missions extérieures de l'Union et des ONG travaillant dans ce domaine». Ce suivi doit conduire Catherine Ashton à analyser les résultats des enquêtes que doivent mener Israël et les Palestiniens puis à en rendre compte au Parlement.

Pour Nicole Kiil-Nielsen (France/Vert), membre de la commission parlementaire des Affaires étrangères, le véritable enjeu de cette résolution est que le rapport Goldstone « ne tombe pas aux oubliettes (...) On souhaite qu'Israël accepte les conclusions de ce rapport. On attend bien évidemment plus d'un Etat démocratique comme Israël que d'une organisation terroriste comme le Hamas », ajoute-t-elle.

« Réticents à critiquer Israël »


Le PPE a refusé de voter cette résolution. Ioannis Kasoulides, membre du groupe, explique qu'elle «aborde des sujets qui ne doivent pas être pour le moment évoqués, comme la levée du blocus de la bande de Gaza ». Il ajoute : « Nous préférons nous concentrer sur le fait que les Israéliens et les Palestiniens entament des investigations transparentes, justes et objectives».

Également divisés sur plusieurs points, les autres groupes politiques ont longuement discuté avant d'adopter la résolution commune. Nicole Kiil-Nielsen confie que les Verts ont fait « de gros efforts » pour qu'elle soit adoptée. Selon elle «les euro-députés verts allemands, en exercice depuis longtemps, ont plus de réserve vis-à-vis du rapport Goldstone. Ils sont réticents sur le fait de critiquer ou attaquer les actions d'Israël».

Le groupe des libéraux démocrates (Alde) sont également partagés sur le rapport Goldstone. Annemie Neyts-Uyttebroeck (Allemagne), a rédigé la proposition de résolution du groupe qui symbolise, selon elle, le consensus. Certains membres du groupe ne partagent pas son avis. Frédérique Ries (France/ALDE) rejette le rapport Goldstone alors que Chris Davis (Royaume-Uni/ALDE) soutient profondément les recommandations du juge.

A l'annonce du refus du PPE de voter la résolution, Adel Atieh, diplomate à la représentation palestinienne de Bruxelles, a déploré que le groupe politique « ne respecte pas des engagements pris lors des réunions préliminaires ».
Du côté israélien, en réponse à la menace des Nations Unies de déposer l'affaire devant la Cour pénale internationale (CPI) si aucune investigation probante est lancée, Nicolas Stofen-Macher, porte-parole du Congrès juif européen se déclare sans inquiètude . «Je doute énormément que le Conseil de sécurité dépose l'affaire devant la CPI, les Israéliens peuvent compter sur le véto américain ».

Une source proche de l'ambassade américaine en France a également critiqué le vote de cette résolution : « Ce n'est pas le moment de parler de Goldstone. On insiste sur des points qui opposent les Israéliens et les Palestiniens et ce n'est pas bon pour relancer le processus de paix ».

 

Source : http://mcsinfo.u-strasbg.fr/article.php?cPath=31&article_id=11851

 

08/03/2007

Journée internationale de la femme:

ENCORE UNE EXCEPTION FRANCAISE: LES FEMMES N'ONT VOTE QU'EN 1945!

medium_vote.3.jpgLa France est peut-être le pays des droits de l’homme, mais pas vraiment celui des droits de la femme. Les Françaises ont en effet été parmi les dernières occidentales à pouvoir voter et se faire élire. Presque un siècle après les hommes qui eurent droit au suffrage universel dès 1848. C’est le général De Gaulle qui prendra finalement cette décision historique le 21 avril 1944, presque en catimini, par ordonnance afin d’éviter un débat au Parlement. Pour le général, la chose allait de soi. Dès 1942, il annonçait : « Une fois l’ennemi chassé du territoire, tous les hommes et toutes les femmes de chez nous éliront l’Assemblée nationale ». Les femmes se rendront aux urnes pour la première fois l'année suivante. Mais quel chemin pour y arriver et quels obstacles à franchir !

La gauche, toujours prête à donner des leçons et à se poser en éternel moteur du progrès, n’a sur ce plan strictement rien à envier à la droite la plus réactionnaire, car dans ce domaine ce fut l’union sacrée pour empêcher de concert les femmes d’accéder à l’égalité civique. De 1919 à 1936, un certain nombre de tentatives parlementaires dans ce sens se soldèrent invariablement par des échecs car en fait, chaque parti craignait que les femmes ne déstabilisent le corps électoral et donc ne remettent en cause ses propres acquis : la gauche - favorable en théorie !!! – craignait que le vote des femmes favorise les conservateurs et les cléricaux, les conservateurs, quant à eux, considéraient que la place des femmes était au sein de leur famille et pas dans l’arène politique.

Pour apprécier pleinement les performances de la France dans ce domaine, il faut se référer aux pays étrangers précurseurs : la Nouvelle Zélande et l’Australie font voter les femmes respectivement en 1893 et 1902, les pays d’Europe du nord, protestants, entre 1906 et 1921. Les Irlandaises votent en 1915, les Canadiennes en 1917, les Russes en 1918, les Allemandes en 1919, les Autrichiennes et les Américaines en 1920, les Anglaises en 1928. Et Ataturk, en même temps qu’il dévoile les Turques, leur ouvre l’accès aux urnes en 1934 ! Restaient à transformer en citoyennes à part entière les femmes du sud de l’Europe. Ces pays finirent eux aussi par s’y résigner peu à peu: l’Italie en 1945, la Grèce en 1952 (la même année que l’Inde) et le Portugal … en 1976 !