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17/04/2007

REHABILITONS SANS COMPLEXE NOS VALEURS NATIONALES

Le texte suivant émane de Radwulf, qui a récemment apporté une brillante contribution à ce blog. C’est en fait un commentaire à l’article Hommes et cochons : de vieux compagnons. Mais sa réflexion est plus large et débouche sur des pistes qui intéressent  nos actions pour demain. Car le combat ne s’arrêtera pas le 6 mai. Cependant il devra impérativement évoluer pour prendre en compte toute la richesse des diverses composantes identitaires. C’est seulement à cette condition que nous pouvons espérer renverser la vapeur et apparaître enfin comme une force d’avenir.

« Cette affaire de « soupe au cochon » permet d’entrevoir le genre de sort qui nous attend au cas où nos « hôtes medium_mohicans.jpgforcés » réussissent véritablement à imposer leur présence, je veux dire, de manière définitive dans nos murs...  Et dire que dans le discours de certains, l’expérience inhabituelle de la vie en tant que minorités dans des pays non musulmans devait plutôt apprendre aux musulmans à se soumettre à d’autres règles. Encore fallait-il donc que les autochtones majoritaires soient eux-mêmes en mesure d’imposer sans complexe leurs propres valeurs, ce qui est de moins en moins le cas en ce qui nous concerne.

Par-delà même cependant la carence de ceux qui nous gouvernent, j’en viens à me demander si la source du mal ne réside pas en fait dans les fondements de nos institutions républicaines. Car à force de réduire les habitants de ce pays à l’état de simples  citoyens - les habitants de la  cité  ! - et même de plus en plus, d’électeurs faisant l’objet de toutes les manipulations, on ne manque pas de leur faire perdre toute identité collective, basée sur l’enracinement. Sans doute, la théorie voudrait que tout nouveau citoyen s’y conforme mais l’expérience montre que cela ne marche qu’avec les ressortissants d’origine européenne, de référence chrétienne.

Ne nous faisons donc pas d’illusions. Même si nous le voulions (ce qui n’est déjà pas le cas au niveau de la base populaire elle-même !), jamais nous ne pourrions assimiler nos actuels immigrés. D’ailleurs, on sait déjà que les modèles obligés de ces derniers sont justement les juifs ! Comme eux, ils réclament la « reconnaissance », exigent des droits exceptionnels, cherchent à imposer leurs propres valeurs, etc.

Voilà pourquoi, plutôt que de fantasmer sur des abstractions comme la  laïcité  ou les  valeurs républicaines, nous devons faire reposer notre résistance sur la réhabilitation de nos véritables valeurs nationales. En d’autres termes, celles de nos régions et de nos ethnicités. Au moins ces dernières sont, par vocation, non assimilationnistes. Un citoyen d’origine africaine pourrait toujours en effet se prétendre « français » en exhibant sa carte d’identité, mais jamais il ne pourrait se dire breton, alsacien ou auvergnat. Ce sont là des identités enracinées dans l’histoire et ne se perpétuant qu’à travers des traditions spécifiques, assumées ou non.

D’ailleurs, en y pensant, comme justement pour l’art culinaire, la  cuisine française  n’existe qu’à travers la cuisine de ses  régions. Et il en est de même pour tout le reste : les costumes, les coutumes et tout ce qui relève de ce que l’on a qualifié de « folklore ».

Et plus loin évidemment, tout ceci ne prend véritablement sens que dans le cadre global européen. En d’autres termes, dans un monde où les frontières administratives s’estompent, c’est en étant pleinement corse ou picard, ou ailleurs, catalan, flamand ou serbe, que l’on peut désormais s’assumer authentiquement européen. »

Radwulf

(dessin de Konk)