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15/04/2010

DE L’EXPRESSION DE L’IDENTITE, SELON QUE L’ON EST JUIF OU HONGROIS

Je reviens sur cette importante question des « völkisch » hongrois car elle fait largement écho à certaines attitudes que l’on peut trouver dans la communauté juive. Sauf que ce qui est vilipendé comme racisme chez l’un est valorisé comme expression de l’identité chez l’autre. Mais en réalité, la démarche est la même.

 

Je parie que vous n’avez jamais entendu parler du Service de Protection de la Communauté Juive (SPCJ). C’est pourtant une organisation étonnante qui mérite d’être connue.

 

Voyez plutôt ce que nous raconte son site, www.spcj.org :

 

 

 

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"Le Service de Protection de la Communauté Juive a été créé en 1980, au lendemain de l’attentat de la rue Copernic à Paris.

Le SPCJ est issu d’une volonté commune du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF), du Fonds Social Juif Unifié (FSJU) et des Consistoires, de protéger la communauté juive dans son ensemble. Ainsi, les membres du Bureau Exécutif du SPCJ sont désignés par les Institutions citées plus haut pour y siéger une fois par mois.
Le Président du
SPCJ est M. Eric de Rothschild.

 

L’existence du SPCJ est essentiellement due à la menace terroriste et antisémite qui sévit depuis les années 80. Le SPCJ est apolitique et à but non lucratif. Il n’est pas un mouvement de jeunesse, sa vocation exclusive est la protection de l’ensemble de la Communauté.

 

 

En coopération totale avec les pouvoirs publics (Ministère de l’Intérieur, Préfectures), le SPCJ assure la protection des offices dans les synagogues les jours de shabbat ainsi que pendant les fêtes juives.
Il intervient également à la demande de différentes associations, afin d’assurer la protection de grands événements communautaires.
Il est dans le domaine de la sécurité, l’unique organe officiel de la communauté.

 

(…)  Depuis sa création, le SPCJ recense les différents actes antisémites commis sur le territoire national pour tenir informés les Responsables communautaires de l’évolution de la menace et du danger. Le SPCJ recoupe ces informations avec les pouvoirs publics au travers de contacts réguliers avec le Ministère de l’Intérieur.

 

Devant la montée de ces actes en 2001, le SPCJ a créé un Département « Aide aux victimes ».
Une ligne verte est joignable 24 heures sur 24 afin de signaler tout acte antisémite ou tout danger immédiat.
Les victimes appelant ce numéro reçoivent assistance et conseil dans leurs différentes démarches juridiques. Par ailleurs, elles peuvent être mises en relation avec des services d’aide psychologique et sociale lorsque cela est nécessaire.

En dehors d’une équipe permanente, les membres du SPCJ sont tous bénévoles "

 

 

Edifiant, pas vrai ? Vous aurez appris au passage que le SPCJ « recense les actes antisémites » en coopération avec le ministère de l’Intérieur. Disons plutôt que ledit ministère lui délègue carrément la chose …Si nous ne sommes pas là dans l’expression d’un communautarisme pur et dur, pour ne pas dire arrogant, dites-moi ce que c’est.

 

Pour en revenir aux « völkisch » et au « deux poids deux mesures », « suivant que vous serez puissant ou misérable », etc, etc, voici un communiqué du SPCJ datant de décembre 2009. Un forum sur l’antisémitisme s’était tenu à Jérusalem et le SPCJ communiquait ce qui suit :

 

« Le Forum Mondial sur l’antisémitisme a achevé ses travaux le jeudi 17 décembre. La France était représentée par d’importantes délégations du CRIF et du SPCJ. Pour la lettre d’information du CRIF, le directeur général du SPCJ indique ce qu’il a retenu de cette conférence événement :

 

« Cette conférence a été une occasion unique d’échanger avec d’autres organisations dans le monde sur les différentes techniques de lutte contre l’antisémitisme. Les méthodes de veille et de surveillance de ces phénomènes se sont professionnalisées dans de nombreux pays.

 

Cependant nous notons que même lorsque les échanges sont nombreux entre les organisations communautaires et les gouvernements, la qualification du caractère antisémite d’un acte reste délicate et nécessite une approche commune des faits.

 

Sur un plan général, cette conférence internationale nous a rappelé que devant cette vague d’un nouvel antisémitisme qui dure depuis neuf ans, notre vigilance doit demeurer intacte, pour que notre détermination à lutter avec force pour permettre à chaque juif de vivre librement et en toute sécurité l’expression de son identité, telle qu’il la conçoit et ou qu’il se trouve. »

 

 

Voilà. C’est clair, « chaque juif a le droit de vivre librement l’expression de son identité telle qu’il la conçoit et où qu’il se trouve ».

 

Chaque juif, oui. Mais pas chaque Hongrois, apparemment. Et l’on perçoit là le danger que les juifs « militants » veulent à tout prix éviter : en cas de confrontation, de conflits d’identité, ils partent forcément perdants en raison de leur nombre réduit. Donc, il faut à tout prix interdire « aux autres » de défendre leur identité et tout faire pour qu’ils finissent par ne plus même y songer. Par oublier leur identité, par la noyer dans le mondialisme et les trucs à acheter.

 

Et voilà pourquoi chez les teigneux qui s’entêtent malgré tout à la défendre, leur identité, elle devient du racisme, à combattre d’urgence. Elémentaire, mon cher Watson.

  

14/04/2010

CACHER C’EST BIEN. VÖLKISCH C’EST MAL.

Les organisations juives constituées sont fort mécontentes du résultat des élections législatives en Hongrie : forte poussée de la droite et de l’extrême-droite (16,71%). Avec ce score, comme la Hongrie a un système électoral bien plus démocratique que la France (du moins pour le moment), l’extrême-droite fait son entrée au parlement. Normal, ce sont les électeurs qui décident.

L’homologue, si je puis dire, de Jean Yves Camus en Hongrie s’appelle Magdalena Marsovszky. Voici son analyse, telle que relayée par le CRIF :

 

 

« L’extrême-droite et la pensée « völkisch » en Hongrie »

 

« Alors que la victoire des conservateurs (Fidesz) et de l’extrême-droite (Jobbik) se profile aux élections d’avril, La Garde hongroise, organisation paramilitaire créée par le parti d’extrême-droite hongrois Jobbik et interdite en 2009, poursuit plus que jamais sa campagne de dénigrement des juifs et des tsiganes. Magdalena Marsovszky, chercheuse germano-hongroise spécialiste de l’antisémitisme et de l’extrême-droite en Hongrie, nous explique les tenants et aboutissants de la pensée « völkisch » en Hongrie.

 

« On peut dire que la société hongroise est une « société duale ». Une grande partie de la société est « völkisch » tandis qu’une plus petite partie est libérale, cosmopolite et démocrate. La pensée « völkisch » est avant tout organique et essentialiste ; elle est caractérisée par une conception de la nation comme une communauté ethniquement homogène. Il s’agit d’autre part d’une pensée impérialiste qui comprend également les minorités magyares des pays environnants. Les frontières actuelles de la Hongrie ne sont donc pas prises en compte par cette pensée.

 

Pour se définir, la pensée « völkisch » dépend par conséquent de la recherche d’ennemis à l’intérieur même de la Hongrie. Et ces ennemis sont les juifs et les « tsiganes ».En outre, l’antisémitisme hongrois dans sa forme actuelle ne s’oriente pas nécessairement contre des juifs réellement existants, mais contre tous ceux qui correspondent à des stéréotypes antisémites. Il vise donc également les cosmopolites, les radicaux, les urbains et l’intelligentsia ou la ville corruptrice. Tout ce qui ne correspond pas à cette pensée « völkisch » est étiqueté comme juif.

 

C’est ainsi que l’UE peut être considérée comme une communauté faite par des juifs et judaïsée, contrôlée par des étrangers. Dans les cercles d’extrême-droite en Hongrie, on parle ainsi de « l’axe Tel Aviv – New York – Bruxelles ». Derrière la pensée « völkisch » se cache un terrible potentiel de violence… Le « völkisch » est présent dans toutes les couches de la société hongroise. Il existe même des lotissements « völkisch ». Des annonces comportent parfois la mention « Ne nous contacter que si vous êtes nationaliste ». Il existe même une compagnie de taxis appelée Jobb-Taxi et proche du parti d’extrême-droite Jobbik, c’est-à-dire « seuls des partisans « völkisch » nous appellent ». La magyarité dit « Achetez chez nous », sous-entendu, « n’allez pas chez les juifs ». Parallèlement au Festival Sziget se déroule tous les ans en été l’anti-festival Magyar Sziget (« île magyare »), qui attire beaucoup de monde et sacralise la nation. La pensée « völkisch » est également répandue dans les écoles et les médias publics… »

 

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=19726&artyd=10

 

 

Tsss…. « l’axe Tel Aviv – New York – Bruxelles » …. Quel délire en effet!!! Ces völkisch ont complètement perdu la tête.

 

Et cette manie bien raciste de vouloir acheter « entre soi » et de tout faire « entre soi », quelle horreur, vraiment ! Même les taxis s’y mettent, c’est dire. Ah ce n’est pas dans la communauté juive si ouverte et si tolérante qu’on admettrait des choses pareilles.

 

Bon, il y aurait bien un site qui s’appelle www.alloj.fr :

 

« alloj.fr c'est un service de professionnels et un annuaire au service de la communauté juive en France. toutes les adresses immobilier en israel  de la communauté juive pour ,manger cacher, avec un annuaire feuj,guide cacher, des restaurants cacher ou manger cacher, traiteur cacher, livraison cacher, plateaux cacher, repas cacher, pour des ,billets pour voyage israel, avec la liste des agences de voyages ,service cacher, et de ,voyages cacher, sejours cacher, vacances cacher en france, voyages cacher, orchestre juif  hotels cacher, pour ,organiser un mariage juif, et cacher, location de salles cacher.mazal tov, c'est cacher , petit déjeuner cacher, trouver un ,beth habbad,jewich, mikvé cacher ou une synagogue, liste des ecoles juive, musique juive , site juif.recette juive,cuisine juive,annonce juif,actualité juive »

 

Mais attention, tout ça c’est « cacher », pas « völkisch ». Vous aurez compris tout seul qu’il n’y a vraiment aucune comparaison possible.