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15/11/2010

UN SIONISTE FERVENT A LA TETE DE L’UMP

22.jpgJean-François Copé promu patron de l’UMP, pas de doute, la « révolution » est en marche. Tous aux abris, ça va saigner.

« Sans surprise, "l'offre de service" du chef de file des députés UMP pour exercer la fonction de secrétaire général du parti majoritaire a été acceptée, dimanche 14 novembre, par l'Élysée. "On s'est reparlé dimanche en fin de matinée. J'ai décliné l'Intérieur, car je souhaitais le parti, par souci de cohérence, a précisé Copé au Monde. Le président m'a dit : Pas de problème, j'ai décidé de te faire confiance. On fonce."

Je leur souhaite de tout cœur que ce soit dans le mur. Je ne suis pas une grande spécialiste de la chose politique, mais enfin, personne n’a l’air de trouver étonnant que le chef de l’Etat désigne ainsi arbitrairement le président d’un parti. Même s’il s’agit du parti dont il est issu. Je trouve ce procédé parfaitement choquant. Il me semblerait logique que ce choix revienne aux adhérents, non? Ou du moins qu’il soit élu de façon ouverte et non imposé par le fait du prince.

J’ai retrouvé sur bakchich.com l’article suivant, qui n’a rien à voir avec le sionisme (il y a suffisamment d’exemples qui circulent) mais prouve en tout cas que la nouvelle tête pensante de l’UMP est loin de n’y avoir que des amis:

« Vanneste allume Copé (10 avril 2009)

Reçu par Parlons net, le député UMP Christian Vanneste s’en est pris violemment à Jean-François Copé.

Fermement opposé au projet de loi Hadopi « Création et Internet », le député UMP du nord Christian Vanneste, a réaffirmé sa position sur le plateau de l’émission Parlons Net, le club de la presse Internet dont Bakchich est partenaire.

L’ancien professeur de philosophie n’a pas attendu la troisième question de David Abiker pour tirer sur la majorité, en particulier sur le président du groupe UMP à l’assemblée, Jean-François Copé. « Qu’est ce qu’il s’est passé ? », demande le chroniqueur de France Info cherchant à comprendre l’échec du projet de loi. Réponse du député : « C’est une manoeuvre tordue du président Copé,, qui a voulu la jouer fine, comme on dit, en faisant ça un jeudi pour que ça passe tranquillement ». « Ah oui, il s’est pris les pieds dans le tapis, puisque le jeudi il y a un peu moins de monde », ajoute-t-il avec une certaine délectation. Vanneste note que Copé en est à son « troisième coups de pied aux fesses » et « dirige mal le groupe ». Dernière « fessée » du député vers son président : « Quand vous ne pensez qu’à votre carrière personnelle et que vous cumulez un certain nombre de responsabilité... Il est certain que l’investissement dans le groupe est insuffisant et ne produit pas les effets que nous devrions, nous, membres du groupe, en attendre ».

A savourer de la première à la quatrième minute, la vidéo en lien:

Source : http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:73ja...

 

Autre sujet de rigolade, à propos de cette mascarade de remaniement: Vous vous souvenez d’Hervé Morin traitant les Français de cons (blog du 26/10/10). « Sur la radio Beur FM cette semaine, le ministre de la Défense a tenté de justifier la présence française en Afghanistan en expliquant qu'il était difficile de faire comprendre "à des cons" que la défense de la France se jouait à 7000 km de son territoire. »

 

Eh bien, ulcéré d’être vidé du gouvernement, et espérant sans doute que les cons auront la mémoire courte, il compte apparemment… se présenter en 2012. Il veut devenir le président des cons : « Hervé Morin, qui a déjà annoncé son intention de se présenter en 2012, a également exprimé sa volonté de rassembler autour de son parti, le Nouveau centre, toujours officiellement allié de l'UMP. »

22/03/2010

BIEN FAIT POUR LEUR GUEULE

En 2003, Raffarin, alors premier ministre, faisait passer au forceps la fameuse réforme du mode de scrutin des régionales. L’objectif (in)avoué de l’UMP était de laminer tous les « petits » partis, de supprimer toutes les sensibilités "divergentes" et de marcher hardiment vers la bipolarisation, supposée guérir tous les maux et réconcilier les Français avec la classe politique.

 

La réforme, ou plutôt le tripatouillage, était en fait destinée à asseoir l’hégémonie de l’UMP, persuadée dans sa candeur en 2003 qu’elle allait vers son grand destin. On a vu ce qu’il en advint l’année suivante. Un retour de boomerang auquel elle ne s’attendait pas. C’est à la gauche qu’elle avait soigneusement préparé un nid douillet.

 

A l’époque, il y avait un ministre des affaires sociales qui s’appelait François Fillon et qui prononça ceci : «  La bipolarisation est nécessaire à la stabilisation de la vie politique française ». « A titre personnel, le ministre a même estimé que le projet de loi n’allait « pas assez loin » pour les régionales, se prononçant contre le scrutin proportionnel à deux tours que le gouvernement a choisi de conserver. « J’aurais aimé que pour le Conseil régional et le Conseil général on ait une élection unique avec un scrutin majoritaire » a-t-il dit, « je ne vois pas ce que la proportionnelle apporte au fonctionnement de ces assemblées. Je suis pour le scrutin uninominal dans toutes les élections, si possible à un tour », a-t-il précisé. »

 

Ce grand démocrate devant l’Eternel alla même plus loin, défendant vivement le relèvement à 10% des électeurs inscrits du seuil d’accès au second tour. « Ce n’est pas mettre un couvercle, c’est obliger toutes les forces politiques à se rassembler dans des partis de gouvernement pour dégager des majorités ».

 

Tiens donc … Que voilà une conception particulièrement démocratique du fonctionnement politique. Et s’il y a des partis sciemment diabolisés par le système et mis hors jeu, c’est la faute à pas de chance … On n’y peut rien. Tant pis pour eux et continuons entre nous comme si de rien n’était.

 

C’est à présent la deuxième fois depuis la « réforme » que le boomerang revient en plein dans la gueule de l’UMP. On ne pleurera pas. Ca profite hélas à la gauche, c’est moins réjouissant. Une gauche qui a tout intérêt à ce que le FN se maintienne à cet étiage, ni trop, ni trop peu… Juste assez pour bien emmerder l’UMP. Mais pas assez pour la menacer, elle.

 

A propos du FN, je me contenterai de remarquer qu’il me paraît loin de la résurrection annoncée. Les paroles s’envolent, les chiffres restent : 15,3% des voix aux régionales de 1998 et 275 élus ; 12,38% des voix en 2004 et 156 élus (la réforme était passée par là) ; aujourd’hui environ 10% des voix et 118 élus.

Avec le même mode de scrutin et un contexte de plus en plus « favorable » pour lui, c’est-à-dire de plus en plus désastreux pour le pays, le FN passe de 156 à 118 élus. Voilà la réalité des chiffres.

En fait, une bonne partie de son électorat a rejoint le camp de l’abstention et attend des jours meilleurs pour aller voter.

 

Dernière remarque à propos de l’abstention : elle est en réalité plus forte que les chiffres annoncés car je me suis amusée à relever dans toutes les régions, aux deux tours, le taux des votes blancs ou nuls. Il est assez impressionnant, tournant autour d’une moyenne de 4%, avec des pointes à plus de 6%. Ces gens-là sont pourtant comptabilisés dans les votants. Mais ils se sont en réalité abstenus. Abstenus de choisir parmi la marchandise avariée qu’on leur offrait. Mais déplacés quand même pour le faire savoir.

 

D’ailleurs, tous les résultats doivent être lus à cette aune. Et relativisés d’autant.