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15/03/2011

PETIT SUCCES POUR LES ARCHAÏQUES

 

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Arielle Schwab, présidente de l'UEJF

 

 

Ouiche, ce ne sont plus les grand-messes du temps jadis. Il y a trois jours, vous pouviez contempler sur ce blog la belle affiche « Pas une voix juive pour le FN » concoctée par l’Union des Etudiants Juifs de France, par ailleurs membre du CRIF. Pour faire nombre, les indignés s’étaient organisés en « collectif », vieux réflexe gauchiste, et annonçaient un meeting pour le 14 mars à la mairie du 3e.

 

Alors voilà, environ 200 personnes étaient présentes à cette sauterie et c’est pourquoi je dis que c’est un petit succès. Rien à voir avec les salles d’autrefois. Une certaine lassitude semble percer. Nous sommes là, raison pour laquelle j’évoque les archaïques, chez les juifs de gauche. La gauche qui a le plus profité du FN pendant des décennies en jouant les mères la pudeur à l’égard de la droite alors qu’elle-même filait le parfait amour avec les communistes, et qui est à présent totalement empêtrée dans le discours qu’elle a imposé au pays.

 

Cette réunion d’anciens combattants se tenait dans une mairie amie : celle du 3e, occupée par un maire socialiste, Pierre Aidenbaum, qui a tenu à serrer les boulons dès le départ : "Ce n'est pas une nouvelle vague bleu marine qui déferle, mais une vague brune" et "le Front national n'a pas changé".

 

Et je peux vous garantir sur facture que c’est un connaisseur qui s’exprimait, car Pierre Aidenbaum a été président de la LICRA de 1993 à 1999. La LICRA, qui était officiellement et vertueusement apolitique, alors que son président était déjà à l’époque conseiller de Paris et conseiller régional d’Ile-de-France. Socialiste, cela va sans dire. Alors, la vague brune, vous pensez si le discours est bien rôdé … et toujours utile. Quoique la belle unanimité de ces années-là dans la communauté ait fait place à de douloureux questionnements, en raison de l’évolution de la situation. Que la LICRA a largement provoquée, mais ça, elle l’a oublié depuis. C’est du passé, tout ça, n’en parlons plus. Tapons juste sur le FN, comme d’habitude.

 

30/07/2007

PLUS CA CHANGE, PLUS C’EST PAREIL… HELAS !

c82392c3bde19da6850608816b82777d.jpgJe délaisse provisoirement aujourd’hui la série sur les organisations américaines pour m’intéresser à une association bien française qui semble avoir de la virulence et des moyens à revendre et qui vient encore de le prouver la semaine dernière grâce à une action d’éclat : l’Union des Etudiants Juifs de France (UEJF).

L’action d’éclat, c’est l’ « achat » le 26 juillet, sous contrôle d’huissier, d’un gros paquet de livres et revues soupçonnées du crime n°1 dans ce pays : révisionnisme. Cet achat-saisie a été opéré dans deux librairies parisiennes, La Licorne Bleue et La Librairie du Savoir à la demande expresse de l’UEJF. Dans les deux cas, le Procureur de la République, avec une célérité exemplaire, a mandaté illico commissaire de police, huissier et historien dans les locaux maudits afin de rechercher le maximum d’objets du délit.

«Une expertise doit ensuite être effectuée pour déterminer si ces ouvrages contreviennent ou pas à la loi Gayssot du 13 juillet 1990 visant à "réprimer tout propos raciste, antisémite ou xénophobe". Si c'est le cas, des poursuites pourront être engagées. »  Le tout nouveau président de l'UEJF, Raphaël Haddad, 24 ans, conseil en stratégie d’entreprise, a également déclaré: « Avoir débusqué la nouvelle adresse de la Librairie du Savoir vient rappeler la nécessité actuelle de lutter contre le négationnisme. Aujourd’hui, Paris détient le triste trophée de capitale européenne des librairies négationnistes. Faisons en sorte qu’elle le perde.»

Alors moi, je ne me demande pas si les bouquins sont révisionnistes ou pas, ni même s’ils sont interdits à la vente ou pas. Ce que je constate, c’est qu’une association communautaire représentant 15 000 étudiants juifs se substitue carrément aux pouvoirs publics qui apparemment, jusque là, n’avaient pas cru utile d’intervenir…

En d’autres termes, est-il normal de voir une association ouvertement confessionnelle revendiquer ainsi un statut politique et des rapports privilégiés avec le pouvoir ? C’est cela qui me choque extrêmement. Nous sommes bel et bien devenus un pays communautariste où de plus en plus ouvertement, certaines communautés s’arrogent le droit exorbitant de décider pour tous les autres et cela, sans le plus petit début de légitimité.

Et d’ailleurs, pourquoi une telle hargne à l’égard de ces malheureux ouvrages ? Puisqu’on nous répète que c’est rien que mensonges et compagnie, ne serait-il pas plus intelligent - plutôt que de se livrer à cette chasse aux sorcières éperdue - de les ignorer avec panache et superbe? En tout cas, c'est bizarre, alors que justement personne ne s’en préoccupe le moins du monde, de remettre ça sur le tapis, en plein mois de juillet…

Puisque nous en sommes à l’UEJF, continuons à faire les présentations. Je parlais au début de l’article de moyens à revendre. Et là, je vais me permettre de reprendre tout bêtement un texte que j’avais publié en janvier dernier, sous le titre L’UEJF et l’argent du contribuable :

« J’ai fait récemment état d’une subvention attribuée à  l’Union des Etudiants Juifs de France (UEJF) par le secrétaire général du gouvernement, qui était alors Jean-Marc Sauvé, nommé depuis vice-président du Conseil d’Etat : 200 000 euros pour la seule année 2006 !  200 000 euros, c’est déjà une belle somme. Qui en dit long sur le montant total de subventions que doit palper cette association éminemment citoyenne de la part des ministères, municipalités, collectivités locales et régionales, etc, etc. J’en passe et des meilleures et des plus juteuses. Normal, l’argent du contribuable n’est-il pas fait pour aider les associations méritantes à lutter contre le racisme et l’antisémitisme ?

Petit retour en arrière : l’UEJF a été créée en 1944 dans un but social. Dans les années 60, elle sera très marquée à gauche, puis vers 1980, se range sous la bannière du parti socialiste et en cette qualité, crée en 1984 SOS Racisme. C’est en tout cas ce qu’elle affirme clairement sur son site à plusieurs reprises. Il faut reconnaître qu'on se dispute la paternité de cette officine.

Au fil des années, l’UEJF s'affirmera de plus en plus communautaire et sioniste, bien qu’officiellement apolitique (elle aussi). Elle périclite dans les années 90, mais, en 1999, doit sa résurrection à la nouvelle intifada et aux troubles antisémites qui s’ensuivent en France. Elle publie en 2002 un livre blanc, Les antifeujs, qui dénonce tous les actes antisémites connus depuis deux ans et se voit reçue à cette occasion par Jacques Chirac.

Son grand cheval de bataille reste bien sûr la dénonciation hystérique de l’extrême-droite. Elle se considère comme le rempart de la bête immonde au sein de l’Université. Sa section Assas est particulièrement active, tout comme celle de Lyon, très impliquée dans la vie politique locale et qui s’est spécialement illustrée lors de l’ « affaire » Gollnisch.

Sa position sioniste est sans équivoque. D’ailleurs, en 2002, pour soutenir Israël, l’UEJF tiendra sa convention « nationale » à Jérusalem. Son grand souci est de promouvoir la paix au Proche Orient. C’est pourquoi, en octobre 2006, elle demandait des sanctions contre l’Iran, en précisant bien que l’option militaire devait être envisagée.

Résumons : 10 sections locales à Paris, 15 dans les grandes villes de France, 34 membres élus aux conseils d’administration des universités, ces performances justifient-elles vraiment une telle manne de la part des pouvoirs publics ? »

Je rappelle que l’UEJF revendique 15 000 étudiants adhérents, sur un total de 2 275 000 étudiants pour la France. Encore une fois, cette représentativité justifie-t-elle pareille arrogance ?

13/01/2007

L'UEJF ET L'ARGENT DU CONTRIBUABLE

Dans un précédent article, j’avais fait état d’une subvention attribuée à  l’Union des Etudiants Juifs de France (UEJF) par le secrétaire général du gouvernement, qui était alors Jean-Marc Sauvé, nommé depuis vice-président du Conseil d’Etat : 200 000 euros pour la seule année 2006 !

200 000 euros, c’est déjà une belle somme. Qui en dit long sur le montant total de subventions que doit palper cette association éminemment citoyenne de la part des ministères, municipalités, collectivités locales et régionales, etc, etc. J’en passe et des meilleures et des plus juteuses. Normal, l’argent du contribuable n’est-il pas fait pour aider les associations méritantes à lutter contre le racisme et l’antisémitisme ?

Petit retour en arrière : l’UEJF a été créée en 1944 dans un but social. Dans les années 60, elle sera très marquée à gauche, puis vers 1980, se range sous la bannière du parti socialiste et en cette qualité, crée en 1984 SOS Racisme. C’est en tout cas ce qu’elle affirme clairement sur son site à plusieurs reprises. Il faut reconnaître qu'on se dispute la paternité de cette officine.

Au fil des années, l’UEJF s'affirmera de plus en plus communautaire et sioniste, bien qu’officiellement apolitique (elle aussi). Elle périclite dans les années 90, mais, en 1999, doit sa résurrection à la nouvelle intifada et aux troubles antisémites qui s’ensuivent en France. Elle publie en 2002 un livre blanc, Les antifeujs, qui dénonce tous les actes antisémites connus depuis deux ans et se voit reçue à cette occasion par Jacques Chirac.

Son grand cheval de bataille reste bien sûr la dénonciation hystérique de l’extrême-droite. Elle se considère comme le rempart de la bête immonde au sein de l’Université. Sa section Assas est particulièrement active, tout comme celle de Lyon, très impliquée dans la vie politique locale et qui s’est spécialement illustrée lors de l’ « affaire » Gollnisch.

Sa position sioniste est sans équivoque. D’ailleurs, en 2002, pour soutenir Israël, l’UEJF tiendra sa convention « nationale » à Jérusalem. Son grand souci est de promouvoir la paix au Proche Orient. C’est pourquoi, en octobre 2006, elle demandait des sanctions contre l’Iran, en précisant bien que l’option militaire devait être envisagée.

Résumons : 10 sections locales à Paris, 15 dans les grandes villes de France, 34 membres élus aux conseils d’administration des universités, ces performances justifient-elles vraiment une telle manne de la part des pouvoirs publics ?

Et une adhésion exclusivement ouverte aux étudiants juifs, avec tous les avantages qui en découlent, ça ne serait pas un tout petit peu discriminatoire pour les autres ?