Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/06/2012

ATTENTION, LA VIGILANCE S’IMPOSE….

 

imagesCAINUUSW.jpg

 

 

Car l’on revoit resurgir le spectre d’une entrée de la Turquie dans l’Union Européenne. Ouverte par qui, la porte ? Comme de juste, par la gauche française au pouvoir et en majesté qui n’a pas tardé à refaire les yeux doux à la Sublime Porte. Histoire, peut-être, de se consoler de s’être fait rembarrer par les Allemands. Les Turcs sont plus accommodants et pas tellement exigeants, finalement. Tout ce qu’ils demandent, c’est leur ticket d’entrée et Hollande se verrait bien le leur fournir.

 

Le Monde, tout énamouré, nous révèle que « La Turquie est tombée sous le charme de François Hollande. A commencer par son premier ministre, Recep Tayyip Erdogan. "Une nouvelle page s'ouvre dans les relations franco-turques", a-t-il déclaré, séduit, à l'issue d'une rencontre d'une demi-heure avec le nouveau président français, mercredi 20 juin, en marge du sommet de Rio G+20. » … « M. Hollande a été invité à venir en Turquie, où la dernière visite d'Etat d'un président français remonte à vingt ans, a souligné M. Erdogan. »

 

Il aura le droit d’emmener la favorite dans ses bagages ? Ils sont pourtant assez sourcilleux sur le chapitre, les Turcs. Mais bah, Bruxelles vaut bien qu’on sache fermer un œil à l’occasion…

 

Et nous y voilà, justement : « De la France, Ankara attend surtout qu'elle mette fin à sa politique d'opposition systématique aux négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. Le blocage de cinq chapitres clés des pourparlers, gelés par M. Sarkozy, pourrait être levé dès juillet, espère la presse turque. »

Bon, alors j’ignore si vous vous en souvenez, mais il me semble que Chirac le calamiteux avait promis-juré un référendum pour apaiser les Français sur cette épineuse question. Mais je t’en fiche, on sait ce que durent ces promesses… Sarkozy, en principe pourtant hostile à cette adhésion inopportune, voulait faire sauter ce verrou du référendum. Mais il n’a pas entièrement réussi, et voilà ci-dessous où en sont les choses. On risque encore de se faire enfumer (rapport à la « bienheureuse soupape de sécurité », ce ne sont pas les précédents qui manquent) et c’est pourquoi il faut rester très vigilant sur la question. En réalité, je compte plus sur l'opposition allemande que sur "nos" élus bien loin d'être représentatifs de quoi que ce soit.

 

Le texte qui suit date du 22 juillet 2008:

 

« La Turquie n’évitera pas un référendum d’adhésion en France

Après moult rebondissements, l’article 88-5 de la Constitution française, tel qu’adopté hier par le congrès, est désormais ainsi rédigé :

« Tout projet de loi autorisant la ratification d’un traité relatif à l’adhésion d’un État à l’Union européenne et aux Communautés européennes est soumis au référendum par le président de la République.

Toutefois, par le vote d’une motion adoptée en termes identiques par chaque assemblée à la majorité des trois cinquièmes, le Parlement peut autoriser l’adoption du projet de loi selon la procédure prévue au troisième alinéa de l’article 89 ».

Autrement dit, le référendum reste la règle pour ratifier un traité d’adhésion, contrairement au souhait du président de la République qui voulait retrouver sa pleine liberté en ce domaine. Mais le front antiturc des députés UMP a tenu bon : simplement, la version de l’article 88-5 adoptée par la commission des lois de l’Assemblée nationale qui imposait un référendum uniquement pour les pays représentant 5 % de la population européenne (en clair, la Turquie et l’Ukraine) a heureusement été supprimée. Si le référendum demeure de droit, une bienheureuse soupape de sûreté a été introduite : si 3/5 des députés et 3/5 des sénateurs le demandent, le traité d’adhésion sera adopté par un congrès (réunissant l’Assemblée et le Sénat) encore une fois à la majorité des 3/5 des présents.

Si la Turquie n’est plus spécifiquement visée, il est clair que seul ce pays aura des difficultés à réunir une telle majorité pour éviter un référendum… »

(http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/07/la-turquie-nvit.html)

02/02/2011

TOUT DEPEND DU BOYCOTT

Oui, certains boycotts sont parfaitement estimables et justifiés tandis que d'autres sont tout à fait obscènes et illégaux.

Exemple :

 

1)    BOYCOTT ILLEGAL ET HONTEUX :

 

« Lettre de France Israël Dijon à François Rebsamen, Maire de Dijon

 

Dijon, le 26 Janvier 2011

Objet : Prêt de salle et appel au boycott d’Israël.

 

Monsieur le Maire,

 

Depuis plusieurs années, des associations anti-israéliennes «pro-palestiniennes» multiplient les opérations « commandos » d’intimidations dans les magasins et grandes surfaces afin de dissuader les clients d’acheter les produits en provenance d’Israël et les grandes enseignes de les distribuer.

 

Sous couvert d’une prétendue défense de la « légalité internationale », ces actions, qui s’inscrivent dans le cadre d’une campagne de délégitimation intitulée « BDS » (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), visent en réalité à propager la haine, la détestation de l’Etat d’Israël.

 

Michel Warschawski, le correspondant de cette campagne BDS à Jérusalem est venu à Dijon le 17 Janvier dernier dans la salle Devosges pour une conférence à l’invitation de l’association Union Juive pour la Paix de Dijon. Des tracts ont été distribués et un appel clair au boycott a été fait de la tribune par l’orateur lui-même ainsi que le président UJFP Pierre Abecassis.

 

 Or le boycott contre des produits israéliens est illégal et constitue une discrimination prévue et réprimée par le Code Pénal.

 

Il constitue, en effet, un délit prévu et réprimé par le Code Pénal, notamment par l’article 24 alinéa 8 de la loi du 29 juillet 1881, qui dispose :

 

« Ceux qui (…) auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 45 000 € ou de l’une de ces deux peines seulement (…) ».

 

La Cour de Cassation a défini la discrimination  en application des articles 225-2, 2° et 225-1 du Code Pénal comme «le fait d’entraver l’exercice normal d’une activité économique quelconque en opérant une distinction entre les personnes notamment en raison de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une nation déterminée ».

 

Par un Arrêt en date du 16 juillet 2009, la 5ème Section de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, a confirmé que cette condamnation prononcée par les juges français était conforme à la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

 

Notre association, qui œuvre pour la compréhension, l’entente et la coopération entre la France et Israël dans tous les domaines, tenait à vous informer de cette situation nationale et locale en espérant que cet évènement ne soit pas susceptible de se reproduire dans un lieu public concédé.

 

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le maire, l’expression de nos respectueuses salutations.

 

Daniel Lefebvre,

Président de France Israël Dijon »

 

http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

 

2)    BOYCOTT CITOYEN ET JUSTIFIE :

 

« Israël-Turquie: Un ministre appelle au boycott (octobre 2010)

 

Le ministre israélien du Tourisme a appelé dimanche ses compatriotes à boycotter la Turquie comme destination touristique. "Tant que le Premier ministre turc (Recep Tayyip Erdogan) poursuit ses attaques contre Israël, nos concitoyens n'ont rien à faire en Turquie ", a estimé Stas Misezhnikov, cité par son porte-parole. "Notre honneur national est en jeu", a-t-il ajouté en remarquant que ses compatriotes ont spontanément privilégié d'autres destinations touristiques que la Turquie depuis la dégradation des relations d'Israël avec ce pays. »

 

http://www.europe1.fr/International/Isr ... tt-300253/


« Israël-Turquie : Appels au boycott du café et des sites touristiques turcs (octobre 2009)

 

cafeturc_432_18102009.jpg

Une grande chaîne israélienne de cafés a décidé de cesser de vendre du café turc et le comité d'entreprise de la compagnie aérienne israélienne El-Al, a appelé ce dimanche au boycott des sites touristiques turcs, très prisés en Israël, à la suite des tensions diplomatiques récentes entre Ankara et Jérusalem. Les relations entre Israël et la Turquie, alliés stratégiques, se sont nettement dégradées lorsque la Turquie a vivement critiqué l'opération militaire « Plomb durci » à Gaza en décembre-janvier derniers. Elles ont connu une nouvelle poussée de fièvre début septembre, lorsque le gouvernement turc a écarté l'aviation israélienne de manoeuvres en Turquie ».

http://webcache.googleusercontent.com/search?hl=fr&q=...

 

18/01/2011

CULOT MONSTRE

... sans commentaire. Pourquoi donc les Turcs tiennent-ils tant que ça à entrer à tout prix dans ces « sociétés européennes gériatriques » ? Pour finir le boulot ? De toutes les manières dont on envisage la chose, le mieux à faire, c’est de nous en tirer, nous, du machin de Bruxelles. Avant que le Titanic ne sombre complètement.

 

 

22.jpg« Erdogan : la Turquie est «l’homme fort» de l’Europe 

 

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a livré, dans une tribune publiée lundi 17 janvier 2011 par l'hebdomadaire Newsweek, un vigoureux plaidoyer pour l'adhésion de son pays à l'Union européenne, en affirmant que son pays « a la vigueur dont l'UE a méchamment besoin ».

 

Intitulée « L'homme fort de l'Europe », formule inversée de l'appellation d' « homme malade » appliquée à l'empire Ottoman au début du siècle dernier, la tribune d’Erdogan expose sans complaisance les arguments en faveur de l'adhésion turque. « La crise financière a mis à nu le besoin de l'Europe d'un plus grand dynamisme et de changement... Les sociétés européennes sont presque gériatriques », écrit le Premier ministre turc. La Turquie, au contraire, « est l'économie européenne qui connaît la plus forte croissance et elle le restera en 2011 ».

 

Dans ce contexte, le soutien à la candidature turque devrait « aller de soi », mais le processus « rencontre une résistance orchestrée par certains Etats membres », poursuit-il. Pourtant, d'après Erdogan, « l'Europe n'a pas de vraie alternative à la Turquie ». « Particulièrement dans un ordre global où l'équilibre des pouvoirs est en train de changer, l'UE a besoin de la Turquie, afin de devenir une Union plus forte… et plus sûre. J'espère qu'il ne sera pas trop tard quand nos amis européens découvriront ce fait », conclut-il. »

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...23326&artyd=5

25/11/2010

DE QUOI SE MELENT-ILS ?

Ils n’ont pas assez de problèmes à régler, les Grecs, avec leur pays en quasi faillite ? A moins que justement, ils ne souhaitent que leur situation soit demain celle de toute l’Europe ? Auquel cas, intégrer la Turquie est effectivement un bon moyen d’accélérer les choses.

Ca devient très compliqué à suivre, dans cette région du monde : la Grèce est tout à  coup du dernier bien avec Israël, la Turquie, par contre, serait plutôt fâchée avec l’Etat hébreu. Donc, si la Grèce arrive à se faire bien voir de la Turquie en soutenant sa candidature, elle parviendra peut-être à réconcilier les deux adversaires d’aujourd’hui ?

Et tout le monde serait drôlement content, non ? Après, naturellement, pour ne pas faire de jaloux, on intègrera aussi Israël. Mais commençons par le commencement : fichons le camp. Mieux vaut les laisser entre eux.

 

« La Grèce veut voir la Turquie et les Balkans dans l'UE

La Grèce, en tant que membre de l'UE le plus ancien de la région, prône l'intensification des négociations en vue de l'adhésion à l'Union européenne des pays des Balkans et de la Turquie, a annoncé mercredi à Athènes Grigoris Delavekouras, porte-parole de la diplomatie grecque.

"L'objectif stratégique de la Grèce réside dans la création d'une région de stabilité, d'une zone de sécurité et de développement. L'adhésion de nos voisins à l'UE constitue l'axe principal de cette politique", a déclaré le diplomate.

La Grèce appelle à convoquer un sommet UE-Turquie d'ici un an, afin d'intensifier le processus de négociations et de surmonter les obstacles auxquels Ankara se heurte. La Grèce propose ensuite d'organiser un sommet UE-Balkans occidentaux en 2014.

En 2003, le gouvernement grec avait invité à faire coïncider l'adhésion des pays des Balkans à l'UE avec le 100e anniversaire du début de la Première Guerre mondiale, soit en 2014. »

 

Source : Ria Novosti

http://fr.rian.ru/world/20101124/187953302.html 

10/04/2010

L’ARSENAL NUCLEAIRE « QUI N’EXISTE PAS »

bombgeog.jpg

"Le Premier ministre Binyamin Netanyahou a décidé de ne pas se rendre la semaine prochaine à la conférence sur le nucléaire à Washington.

 

Un revirement inattendu

 

L'entourage du chef du gouvernement tente d'expliquer ce revirement. Pour certains, le Premier ministre redouterait l'hostilité de certains participants - notamment la Turquie et l'Egypte - et leur intention d'utiliser la conférence pour pointer du doigt le programme nucléaire de l'Etat hébreu.

 

Une source gouvernementale justifie la décision sur les ondes israéliennes : "Israël participe activement aux efforts visant à empêcher la technologie nucléaire de tomber aux mains de terroristes. C'est sur cette base que nous avons convenu de prendre part au sommet. Mais les rapports reçus au cours des dernières 24 heures indiquent clairement que différents Etats envisagent d'attaquer Israël pour le non-respect du Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP)."

 

A Washington, le porte-parole du Conseil à la Sécurité nationale, Mike Hammer, a confirmé qu'Israël avait d'ores et déjà prévenu les Etats-Unis de sa décision. Dan Meridor, ministre chargé des Renseignements, qui remplacera donc le chef du gouvernement à la tête de la délégation israélienne."

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1270724840296&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

La Turquie effectivement n’a pas caché son intention de mettre ce sujet hyper sensible sur la table.  Le premier ministre turc l’a déclaré en toutes lettres la semaine dernière à Paris où il faisait étape avant de se rendre à la conférence de Washington: "Israël est la principale menace aujourd'hui sur la paix régionale (…) Israël possède l'arme nucléaire mais n'adhère pas au TNP (…) Est-ce que cela veut dire que ceux qui n'ont pas signé le TNP sont dans une position privilégiée ?"

Il sera très intéressant de suivre les démêlés et règlements de compte feutrés qui ne manqueront pas à cette conférence. La Turquie n’est plus l’alliée d’Israël. Cela change bien des choses dans cette région du monde. Si Israël est attaqué sur cette question à la conférence, que fera Obama ? Est-il bien logique de faire grief à l’Iran d’un arsenal qui n’existe pas encore alors qu’Israël en a un tout à fait réel, dont il est défendu de parler car officiellement, il n’existe pas? Mais justement, on risque d’en parler de plus en plus, ces prochains temps.

Petit rappel : le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), conclu en 1968, a été signé par la plupart des pays du monde. Sauf par l’Inde, le Pakistan et Israël.

06/03/2010

TURCOPHILIE GENEVOISE

images.jpg

Voici un éditorial paru ce jour dans Le Temps de Genève, journal « progressiste » s’il en est, qui tresse des couronnes de lauriers à la Turquie. Apparemment, ces gens-là regrettent de ne pas faire partie de l’Union européenne à seule fin de pouvoir en faciliter l’accès aux Turcs. Les mêmes s’étaient déjà tordu les mains de désespoir lors de la votation contre les minarets. 

Le paragraphe sur les progrès phénoménaux qu’auraient accomplis les Turcs ne manque pas d’intérêt. Et alors ? Même si ces arguments étaient vrais – et ils sont très exagérés – ce serait tant mieux pour le peuple turc. Et ça n’en ferait toujours pas un pays européen. Sans compter que tout pays « charnière » qu’il est, le génocide arménien est une réalité historique et non une vue de l’esprit. Reconnaître cette réalité historique pour ce qu’elle est ne signifie nullement « tourner le dos » au pays. Bizarre quand même comme certains massacres sont toujours mis sur le tapis de façon obsessionnelle et d’autres systématiquement pardonnés d’avance.

« Soutenir l’Irak, sans oublier la Turquie

Le moment serait très mal choisi pour tourner le dos à ce pays charnière 

Jean-Claude Péclet

 

Quand les Irakiens rêvent à haute voix d’une vie meil­leure, d’un Etat résistant aux ingérences étrangères tout en pacifiant ses relations avec ses voisins, d’une démocratie en voie de consolidation, ils citent souvent le même exemple: la Turquie.

 

Or voilà qu’au moment où les Etats-Unis croisent les doigts pour que les élections de ce week-end renforcent les fragiles institutions irakiennes, une commission de la Chambre des représentants adopte une résolution qualifiant de «génocide» les massacres d’Arméniens en 1915, provoquant le rappel de l’ambassadeur turc à Washington.

 

Sur la question de fond, les autorités turques devront bien accepter tôt ou tard que leur population s’informe et débatte librement du tragique chapitre historique de l’Empire ottoman, au lieu de pourchasser les intellectuels qui amorcent ce travail de mémoire. On voit l’hésitation d’Ankara après l’accord avec l’Arménie décroché de justesse en octobre 2009, grâce aux bons offices suisses. Pour l’instant, c’est un pas en avant et deux en arrière. Il faut maintenir, augmenter peut-être la pression amicale pour que ce soit l’inverse.

 

Sur l’opportunité de montrer la Turquie du doigt en revanche, il y a de quoi s’interroger. Voilà un pays qui a accompli en une décennie des progrès considérables. Outre l’établissement de relations diplomatiques avec l’Arménie mentionné plus haut, il a ouvert la voie à la résolution du long conflit avec les Kurdes, levé le tabou sur l’avenir de Chypre, réformé son économie, répondu sans sourciller aux exigences de l’Union européenne en vue d’une adhésion qui reste l’objectif stratégique du gouvernement islamiste modéré.

 

Qu’a obtenu la Turquie en échange? Pas grand-chose. La France et l’Allemagne ne cachent même plus leurs réserves face à la candidature turque. L’Union européenne n’a rien à dire sur le bras de fer qui se joue actuellement
à Ankara entre l’armée et le pouvoir politique. Les Etats-Unis non plus d’ailleurs.
L’attention de Barack Obama est absorbée par les problèmes internes et par la chasse
aux talibans en Afghanistan et au Pakistan.

Or, s’il y a un espoir de stabilisation au Proche-Orient, il passe bien sûr par l’Irak, mais aussi – surtout – par la Turquie. Le moment serait très mal choisi pour tourner le dos à ce pays charnière. »

 

Source : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/265405b6-289d-11df-adb9-1451c27f8520/Soutenir_lIrak_sans_oublier_la_Turquie

21/01/2010

BYE, BYE LES TURCS, BONJOUR LA MICRONESIE

Israël se repent amèrement du traitement infligé à l’ambassadeur turc, qui a amené son pays à réagir avec la fermeté que l’on sait. Dame, il faut les comprendre, ces Israéliens ! Tellement habitués à parler haut et fort et à mener tout le monde à la baguette – y compris et surtout les States – sous la menace de la redoutable accusation d’ « antisémitisme ». Ils ont cru qu’ils pourraient faire pareil avec les Turcs. Qui eux n’en avaient rien à cirer et l’ont fait clairement savoir. Un bel exemple à suivre. Mais vous savez comme moi qu’en matière de fermeté et de lucidité, entre les Turcs et les Européens, il n’y a pas photo.

 

En Israël, on scrute donc avec angoisse les faits et gestes des responsables turcs, qui se déplacent beaucoup en ce moment et semblent avoir compris qu’il était préférable pour eux, à tous points de vue, de rester dans leur sphère géopolitique naturelle. D’être en quelque sorte les premiers dans leur village que les derniers dans Rome. Nous ne pouvons que les encourager dans cette voie. Encore que, comme d’habitude, nous ne manquerons pas d’être tenus pour responsables de leur possible radicalisation. Ah, si nous les avions accueillis les bras ouverts …

 

Voici trois illustrations de ce paysage très mouvant et intéressant à observer. Dans la première, le vice-ministre des affaires étrangères, Danny Ayalon, celui par qui le scandale est arrivé, en prend pour son grade : rétrogradé au rang de fonctionnaire. Et on perçoit à quel point les Israéliens sont embêtés par cette brouille :

 

« Israël à la Turquie : l'erreur d'un fonctionnaire ne doit pas compromettre nos liens

 

Le vice-ministre israélien Ayoub Kara en visite mercredi en Turquie, a fait le voeu que les relations entre les deux pays reviennent à leur point d'avant-crise. ''L'erreur d'un fonctionnaire ou deux ne doit pas compromettre les relations israélo-turques'', a-t-il déclaré, après l'incident diplomatique dû au vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon. Lors d'une conférence de presse à Istanbul en présence de dignitaires religieux israélien et du cheikh Adnan Oktar il a affirmé : ''Les dirigeants musulmans peuvent faire beaucoup plus que les politiciens pour la libération de Guilad Shalit. M. Oktar nous a assurés qu'il fera tout son possible pour sortir Guilad de la captivité du Hamas''.

 

Deuxième illustration :

 

« Amos Yaldin parle de la radicalisation turque

 

La Turquie s’éloigne d’Israël et se radicalise dangereusement, a mis en garde le chef du renseignement militaire israélien Amos Yadlin, mardi 19 janvier, selon le Jerusalem Post du 20 janvier 2010.

 

Sans faire mention de l'incident récent entre le ministre adjoint des Affaires étrangères Danny Ayalon et l'ambassadeur turc Oguz Celikkol, le général Amos Yadlin a déclaré que «au-delà des tensions spécifiques, il faut comprendre que l'éloignement entre les deux pays est plus important aujourd’hui, à cause de problèmes stratégiques. » «Par le passé, la Turquie avait l'ambition de se rapprocher de l'Occident, au-delà de son acceptation dans l'OTAN », a-t-il ajouté. «Elle voulait intégrer le marché européen, et pensait que de bonnes relations avec Israël l’aiderait à progresser sur le marché américain. Mais, après avoir reçu un accueil plutôt froid des Européens et n’avoir pas réussi à mettre en œuvre ses ambitions, les turcs ont changé de politiques en s’éloignant de la laïcité et en allant vers une direction beaucoup plus radicale. Même s’il existe encore des intérêts stratégiques partagés par la Turquie et Israël, ils sont loin d’être aussi nombreux que par le passé », a-t-il conclu. »

 

Troisième illustration :

 

« Erdogan cherche des investissements en Arabie saoudite

 

Recep Tayyip Erdogan, chef du gouvernement turc, a plaidé en Arabie saoudite pour un partenariat économique entre le Royaume et la Turquie, notamment en matière d’investissements, rapporte le site d’information tunisien GlobalNet, mercredi 20 janvier 2010. Il a affirmé que « le climat en Turquie est propice aux investissements saoudiens », exprimant son souhait à ce que ces investissements atteignent 20 milliards de dollars.

 

Erdogan a appelé à œuvrer « pour mettre un terme aux agressions perpétrées par Israël dans la bande de Gaza… Le principe d’assassinat d’enfants, de femmes, de personnes âgées et de civils désarmés est totalement inadmissible, et les auteurs de tels actes doivent être arrêtés », a-t-il ajouté. »

 

 

Heureusement, tout n’est pas perdu, et il reste encore des alliés à Israël. Un site juif d’information nous apprend fièrement que :

 

« Le président micronésien, Mani Mori, a effectué mercredi une visite au Kotel ainsi que dans ses souterrains. Il a fait une prière pour la paix de son pays en compagnie du Rav des lieux saints, Shemouel Rabinovitz.  Il a déclaré que son pays continuerait à soutenir Israël à chaque vote de l’Onu: « Ce soutien sans condition se poursuivra par respect pour les valeurs d’Israël et son héritage. »

 

Vous voyez qu’il y a encore de l’espoir. Pour vous éviter des recherches : le Kotel est le Mur des lamentations à Jérusalem et la Micronésie se balade quelque part dans le Pacifique, du côté de l’Océanie.

 

 

Sources : http://www.juif.org/go-news-119198.php http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=18393&artyd=5

http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=18394&artyd=5

 

21/12/2009

DECORER LES SAPINS DE NOEL : UNE TRADITION VENUE DE TURQUIE

 

22.jpgJe suis fière de relayer cette nouvelle étonnante qui vous conduira à réviser vos classiques. En effet, ce n’est pas d’Allemagne, via l’Alsace, que cette coutume est entrée dans nos foyers comme vous pourriez bêtement le croire, vous fiant à de mauvais auteurs, mais bel et bien de Turquie. Et après ça, il y en a encore qui se poseront des questions malvenues sur le destin forcément européen de ce pays qui aime tant les sapins de Noël….

 

 

« La tradition d'orner des arbres en prévision de la Noël ou du Jour de l'An est née en Orient, affirme la femme écrivain turque Muazzez Ilmiye Cig, spécialisée entre autres dans l'étude de la culture sumérienne.

 
"Le monde chrétien s'attribue volontiers la coutume d'orner les sapins, mais en fait il doit cette tradition aux ancêtres des Turcs modernes", explique-t-elle dans un entretien accordé à RIA Novosti lundi.


"Bien avant qu'elles ne s'installent en Anatolie, les tribus turques associaient déjà le sapin à l'Arbre de Vie. Pour l'orner, obligatoirement dans la nuit du 22 décembre, pendant la "fête de la renaissance", on choisissait un sapin blanc qui ne poussait qu'au Turkestan (Asie centrale)", a-t-elle  poursuivi.


Apporté à la maison et orné de rubans multicolores, le sapin "recevait" des dons au Tout-Puissant, pour que le nouvel An apporte le bonheur. Des plats spéciaux étaient cuisinés à l'occasion de la fête de la Renaissance qui était célébrée en famille, précise la femme écrivain turque.

Selon elle, l'Europe a emprunté cette tradition aux Huns, nomades turcophones, qui créèrent un immense Etat s'étendant de la Volga au Rhin.

 
"Au tout début, la tradition de l'Arbre de Noël n'avait aucun rapport avec le Christ, ce n'était que la fête de la "renaissance du Soleil", assure l'interlocutrice. La fête de Noël ne fut officialisée qu'au IVe siècle par l'empereur Constantin, fondateur de l'actuel Istanbul, mais bien après la généralisation de la tradition d'orner les sapins dans le monde.


En Turquie, de génération en génération, on transmet d'autres légendes. D'après l'une d'elle, dans les deux premiers siècles après J.C. les Anatoliens suspendaient aux branches des sapins du gibier, en l'honneur du Dieu du Nouvel an.


En vertu d'une autre légende, la déesse de la fertilité Cybèle interdit au dieu Attis de se marier: ayant refusé d'obéir, il fut transformé par la déesse en sapin. »

 

Je suis sûre que vous aurez désormais une pensée émue pour ces glorieux ancêtres en décorant votre sapin turc.

 

Source : RiaNovosti http://fr.rian.ru/culture/20091221/185707417.html