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20/11/2010

LOBBYS PRO-ISRAELIENS EN EUROPE 9 - 10

Nous avons vu très récemment la création d’un nouvel OVNI à Bruxelles, financé par l’Union européenne, donc par vous et moi : l’Infrastructure européenne de recherche sur la Shoah. Comme l’ont fait remarquer avec finesse l’un ou l’autre commentateur du blog, nous allons enfin voir s’éclairer toutes les zones d’ombre qui entouraient certains événements !

 

Nous poursuivons aujourd’hui notre petit tour d’horizon des organisations de première importance gravitant autour de l’UE, réclamées à cor et à cri par les institutions communautaires/sionistes qui ont un intérêt vital à ce que le soufflé ne retombe surtout pas. Notons bien que ces zinzins sont tous dotés d'un budget conséquent aux frais du contribuable européen à qui on se garde bien de demander son avis. Ils possèdent également des dénominations au caractère de plus en plus orwellien :

 

9) Le Réseau d’information européen sur le racisme et la xénophobie (Racism and Xenophobia European Network - RAXEN)

 

Créé en 2000 sous l’impulsion de l’EUMC précédemment décrit, il est chargé de collecter des informations et de préparer des rapports nationaux sur la situation du racisme et de l’antisémitisme dans les huit pays participants, à savoir :  France, Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Suède. Les données recueillies au niveau national sont ensuite traitées au niveau européen.

 

En France existe à cet effet un Centre d’études sur les discriminations, le racisme et l’antisémitisme (CEDRA) qui rassemble à son tour un certain nombre de structures complémentaires : l'Ined (Institut national des études démographiques), le Cevipof (Centre de recherches politiques de Sciences Po), le Cadis (Centre d’analyse et d’intervention sociologiques) et le Réseau RECI Ressources pour l'Egalité des Chances et l'Intégration).

 

Et pourtant, en dépit de tous ces machins, il paraîtrait que l’ « antisémitisme » ne fait que croître et embellir. A désespérer. Je suggère qu’on en crée d’autres, ceux-là étant notoirement insuffisants.

 

 

10) Le Conseil européen pour la tolérance et la réconciliation  (European Council on Tolerance and Reconciliation - ECTR)

 

Ce machin au nom pompeux est l’un des petits derniers. Créé à Paris en 2008, il est présidé par l’ancien président polonais, Aleksander Kwaśniewski, et co-présidé par Moshe Kantor, président du Congrès juif européen.

 

L’ECTR se considère comme le « chien de garde » de la tolérance en Europe et à ce titre, prépare des recommandations pratiques aux gouvernements et aux organisations internationales afin d’ « améliorer les relations interreligieuses et interethniques sur le continent ».

 

On a l’impression qu’il a surtout été créé pour recycler tous les « ex » laissés sur le carreau par l’ingratitude des électeurs. Voyez plutôt les éminences qui le composent:

José María Aznar, ancien premier ministre d’Espagne ; Erhard Busek, ancien vice-chancelier d’Autriche ;  George Vassiliou, ancien président de Chypre ; Vaira Vike-Freiberga, ancienne présidente de Lettonie ;  Václav Havel, ancien président de la république tchèque ; Rita Süssmuth, ancienne présidente du Bundestag allemand ; Igor Ivanov, ancien ministre russe des affaires étrangères ; Milan Kučan, ancien président de Slovénie ; Alfred Moisiu, ancien président de l'Albanie ;  Göran Persson, ancien premier ministre suédois ; Sait Talât Halman, ancien ministre turc de la culture.

 

Depuis, tout ce beau monde se démène pour tenter de faire cohabiter vaille que vaille ceux qu’ils ont contraints à vivre ensemble sans leur demander leur avis, lorsqu’ils étaient au pouvoir. Sans oublier LA priorité des priorités, qui consiste à combattre un antisémitisme tant conjoncturel que structurel, selon les termes du président du CRIF, à moins que ce ne soit l’inverse. En tout cas, un antisémitisme effrayant qui déferle sur l’Europe, comme chacun sait. Toutes ces préoccupations se traduisent par des « semaines de la tolérance », notamment pour commémorer le 70e anniversaire de la Nuit de Cristal (en oubliant soigneusement toutes les intolérances et incivilités mineures perpétrées par les communistes et autres bolcheviks pendant des décennies, qui restent totalement hors sujet).

 

N’oublions pas de citer également parmi des activités dont l’importance n’échappera qu’aux malpensants les plus éhontés, la remise d’une Médaille de la Tolérance, afin de récompenser les Bons et les Purs. Elle vient d’être remise pour la 1ère fois au roi d’Espagne Juan Carlos. 

 

20/09/2008

LE PLUS GRAND MUSEE JUIF DU MONDE OUVRIRA A MOSCOU

Etonnant, mais vrai. Les Russes étant apparemment très tolérants et sans rancune, le Musée de la Tolérance verra bientôt le jour à Moscou. La raison officielle de cette ouverture est de réduire les incidents antisémites qui se sont multipliés ces dernières années en Russie. Mouais … Je suis plus que sceptique devant ce « remède », mais il est vrai qu’on ne m’a pas demandé mon avis.

 

Il est plus vraisemblable de penser que les juifs reviennent aujourd’hui nombreux en Russie et entendent marquer fortement leur présence. Synagogues et organisations culturelles prolifèrent comme jamais : « Moscou compte plus d’organisations culturelles juives que tout le reste de l’Europe », déclare Boruh Gorin, l’un des hauts responsables communautaires.

 

A l’ouverture des frontières, en 1989, il restait environ 1,5 million de juifs en Russie. Plus d’un million ont alors émigré en Israël. Un bon dixième seraient aujourd’hui revenus en Russie, quoique leur statut soit assez flou : « La plupart ont conservé la nationalité israélienne, et ne sont ici que pour affaires : ils se considèrent comme israéliens expatriés en Russie. Je ne parlerais pas de «retour », selon Gorin.

 

Le Musée de la Tolérance sera constitué d’un ensemble de bâtiments englobant bibliothèques, centres d’étude, salles de conférences. Il couvrira une surface de 9 000m2, sans compter les sous-sols de 15 000m2. Il jouxtera des institutions juives déjà existantes, telles que restaurants, services sanitaires, yeshiva, plus une université en construction. Son ouverture est prévue pour 2011.

 

Qui finance ? Eh bien, la municipalité de Moscou a « accordé » à la communauté juive il y a cinq ans, le bâtiment historique, construit en 1927, dans lequel sera installé le Musée. J’ai mis des « » car j’ignore si c’est un don ou simplement un prêt. La Fondation culturelle russe versera aussi son obole.

Pour le reste, ce sont essentiellement des philanthropes juifs dirigés par l’homme d’affaires Lev Leviev, qui mettront la main au portefeuille.

 

Ce musée juif international veut être la vitrine de la vie et de l’histoire juives en Russie. Il présentera naturellement une importante section consacrée à la shoah.

 

Je me demande s’il consacrera également une place au souvenir d’un certain nombre d’acteurs, parmi les plus importants, d’une révolution qui fit trembler le monde et qui méritent pourtant de ne pas être oubliés car ils illustrent, eux aussi, un aspect important de la vie juive en Russie.

Ils le méritent d’autant plus qu’à l’époque, en 1917, toute la diaspora était très fière d’eux : les Trotski, Kamenev, Zinoviev, Sverdlov, Litvinov, Kaganovitch, Iagoda, Frenkel, Sokolnikov, Radek, etc, etc, etc, étaient portés aux nues. A ce jour, ils n’ont jamais été désavoués, ni fait l’objet de la moindre repentance, que je sache.

 

Ne les oublions surtout pas, ceux-là. En bonne logique, et pour faire complet, un autre musée, celui des horreurs, devrait ouvrir juste en face. Je parie qu’il ne désemplirait pas.

 

 

Un mot pour terminer, à propos de l’ « antisémitisme », toujours invoqué :

 

Dans un article du Courrier de Russie, d’avril 2008, qui parle de l’ouverture du musée, je lis ceci : 

« Sous l’URSS, la politique officielle des nationalités – égalitaire – s’est rapidement transformée en un antisémitisme d’Etat : « Si l’on découvrait qu’un fonctionnaire haut placé fréquentait la synagogue, il pouvait être exclu du parti ou démis de ses fonctions », explique Boruh Gorin. La synagogue de Kitaï Gorod est pourtant restée ouverte sans interruption, mais il s’agissait surtout de maintenir l’apparence quand les rabbins, au même titre que les prêtres orthodoxes et les imams, étaient contraints de collaborer avec le KGB. »

 

Il est clair à la lecture de ce qui précède que ce qui est traduit par « antisémitisme d’Etat » était en fait la persécution – égalitaire – de toutes les religions et ne s’adressait pas plus spécifiquement aux juifs qu’aux autres. Le terme d’ « antisémitisme » n’est donc pas approprié en la circonstance.