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05/05/2010

UNE NOUVELLE RECRUE POUR LE CLUB PINOCCHIO?

images.jpg“Jewish Survivor Turns Out To Be A Fraud”

 

“Wausau East High School cancelled a series of speaking engagements by Gunther Skaletz, a Auschwitch holocaust survivor.

Skaletz, who lives in Manitowoc and is a frequent speaker for schools, churches and other Wisconsin organizations, claimed in his book that he was sent to and later released from the Nazi death camp Auschwitz, conscripted by the German army and forced to fight the Soviets on the Western Front, then captured and sent to a Russian work camp, from which he escaped. 

Source :  http://judicial.coolpage.biz/1wausau_wisconsin_high_schoo...

 

(supprimé apparemment entre temps. Essayez le lien suivant:

 

http://www.wsau.com/news/articles/2010/may/03/controversi...

 

Traduction :

 

Le lycée de Wausau East (Wisconsin) a annulé une série de conférences que devait faire Gunther Skaletz, un survivant d’Auschwitz.

 

Skaletz, qui vit à Manitowoc et intervient fréquemment dans les écoles, églises et autres organisations du Wisconsin, raconte dans son livre comment il a été envoyé au camp nazi d’Auschwitz, puis relâché, ensuite enrôlé dans l’armée allemande et contraint de lutter contre les soviets sur le front de l’ouest, puis capturé et envoyé en Russie dans un camp de travail, d’où il a réussi à s’échapper.

 

 

Cette pathétique histoire a rempli d’émotion des salles entières avant que de gros doutes ne surgissent ici et là. Suffisants en tout cas pour aboutir à l’annulation indiquée ci-dessus.

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur le personnage et son livre, allez sur son blog, il vous dit tout. Et même le reste.

 

http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:glkZnWbehrwJ:www.gfskaletz.com/+gunther+skaletz&cd=1&hl=fr&ct=clnk&gl=fr  

 

1wausa16.jpg

11/04/2010

«Nouvelles subventions pour les survivants de la Shoah»

« Le gouvernement a l'intention d'approuver, dimanche lors du conseil des ministres, une série de mesures qui réduiront le montant de la facture d'électricité mensuelle des survivants de la Shoah. C'est ce qu'a fait savoir, vendredi, le ministre des Infrastructures nationales Ouzi Landau.

 

 

L'accord a été adopté entre le ministère des Infrastructures nationales et le Premier ministre, Binyamin Netanyahou. Il prévoit pour les milliers de survivants vivant en-dessous du seuil de pauvreté jusqu'à 50 % de subventions sur leurs factures d'électricité. Selon un porte-parole du ministère, Netanyahou a déjà donné l'approbation préliminaire à la réforme - qui vient en prévision du jour de commémoration de la Shoah (lundi) et sera mise en œuvre sous 45 jours avec l'assistance du ministre des Affaires sociales, Isaac Herzog, et l'accord du ministère des Finances.

 

 

7 000 rescapés vivent dans la précarité

 

 

"Nous parlons d'un pas important dans le domaine de l'humanitaire", a déclaré Netanyahou. "Le gouvernement a la responsabilité d'aider les survivants de la Shoah et de faire tous les efforts nécessaires pour prendre soin d'eux comme il se doit." Il ne s'agit que d'une réforme parmi toute une série prévue par le gouvernement pour améliorer les conditions de vie des survivants, a-t-il ajouté.

 

 

La semaine dernière, le ministère des Affaires sociales a annoncé la mise en place de subventions couvrant jusqu'à 90 % des besoins de santé des rescapés. Cette réforme comprend notamment des coûts réduits sur les soins dentaires, les lunettes, les appareils auditifs et les services personnels.

A l'heure actuelle, près de 80 000 survivants de la Shoah vivent en Israël, dont 7 000 dans la précarité. »

 

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1270724841513&a...

 

 

Le 6 avril, effectivement, je rapportais le premier train de mesures en faveur des rescapés de la shoah et m’interrogeais sur l’affectation des fonds énormes qui ont été débloqués au cours des années par différents pays, notamment l’Allemagne, « pour les survivants de la shoah ».

 

 

Un exemple parmi d’autres : la Conférence pour les réclamations matérielles des Juifs contre l'Allemagne - connue sous le nom de Conférence des réclamations - s'est réunie à Berlin à la mi-mars. Cette fois, une  somme de 91 millions d'euros a été négociée lors de la rencontre annuelle avec le ministre allemand des Finances.

 

 

Gregory J. Schneider, vice-président exécutif de la Conférence des réclamations, a fait part au Jerusalem Post des objectifs-clés de cette année : assurer une augmentation des services de soins à domicile et le paiement de pensions pour permettre aux survivants de la Shoah de vivre dans la dignité.

 

 

Julius Berman, président de la Conférence des réclamations a rappelé que "la priorité absolue est de continuer à obtenir des fonds pour aider les indigents, les victimes juives de la Shoah, vulnérables pendant les dernières années de leurs vies. Ces victimes doivent savoir que la Conférence des réclamations les assistera aussi longtemps qu'ils en auront besoin. »

 

 

Les victimes ne semblent pas vraiment avoir vu la couleur de tout ce pactole à juger par leur état de pauvreté actuelle.

Autre point curieux : le 6 avril 2010, l’article que je rapportais faisait état de 270 000 survivants de la shoah vivant en Israël.

Cette fois, on parle de « près de 80 000 survivants de la Shoah vivant en Israël ». Une grosse différence, quand même.

13/03/2010

LES SURVIVANTS

Nous sommes en 2010. Les camps nazis ont été libérés en 1945, il y a donc 65 ans. Depuis quelques années, nous assistons à une inflation de témoignages de survivants, qui après des décennies de silence se mettent à évoquer leurs souvenirs, à écrire des livres, à donner des interviews, etc. Tous veulent tout à coup livrer leur témoignage « unique » afin que la transmission soit assurée.

 

Ces gens ont forcément plus de 65 ans. En général, ils en ont 10 ou 20 de plus. Ils constituent par définition ce qui subsiste aujourd’hui d’une population de jeunes ou même d’enfants ayant survécu aux camps. Car bien sûr un certain nombre de « jeunes » survivants sont morts, pour diverses raisons, durant ce long laps de temps, avant que les témoignages ne soient systématiquement collectés.

 

Sans parler de tous les survivants qui étaient adultes ou même âgés au moment de la libération des camps et qui sont passés de vie à trépas durant ces soixante-cinq ans.

 

Ce qui me frappe pourtant aujourd’hui, c’est de constater que les survivants appelés à apporter leur témoignage sont systématiquement présentés comme s’ils étaient « uniques » ou « miraculeusement rescapés ». En fait, comme s’ils étaient aujourd’hui les rescapés. Alors qu’ils sont les rescapés d’il y a 65 ans ayant survécu jusqu'à aujourd'hui. Cela fait une certaine différence.

 

Il est intéressant de rappeler à ce propos quelle fut la population qui échappa aux camps. Il existe un texte intéressant sur les camps de personnes déplacées (DP) qui furent créés après la guerre. Les statistiques liées à ces camps sont de bonnes sources d’information. En résumé (texte complet en lien), on peut y lire ceci :

 

« Avec la libération des camps et la fin de la guerre, vont se produire des déplacements de population sans précédent : 16 à 18 millions de personnes civiles sont des réfugiés, pour l'essentiel d'Europe centrale et des Balkans. On les appelle les DP (Displaced Persons), qui sont regroupés dans des centres de rassemblement, principalement en Allemagne, mais aussi en Autriche et en Italie. Personnes « désireuses de rentrer chez elles mais incapables de se loger sans assistance », personnes « qui ne peuvent pas retourner dans les territoires ennemis ou préalablement ennemis », apatrides « privées, de droit ou de fait, de la protection d'un gouvernement », toutes doivent être prises en charge par l'UNRRA (United Nations Relief and Rehabilitation Administration)

 

À la fin de 1945, la plupart de ces personnes ont été rapatriées chez elles par les militaires alliés et l'UNRRA. Il demeure environ un million de personnes dans les centres, nommées le « noyau résiduel », les non-rapatriables.

 

Il y a parmi eux : les déportés des camps qui ne savent pas où aller ou qui ne sont pas autorisés à émigrer, ceux qui - du fait des déplacements de frontières à l'Est - veulent s'installer ailleurs (Yougoslaves, Hongrois, Roumains, Ukrainiens, Polonais), ceux qui veulent fuir le communisme et s'installer à l'Ouest (en particulier des habitants des pays baltes qui font désormais partie de l'URSS), et les « Allemands de souche » (Volksdeutsche) expulsés de Tchécoslovaquie, de Pologne et de Hongrie, qui, au terme des accords de Potsdam, devaient aller en Allemagne, mais dont certains préfèrent émigrer.

 

De nombreux DP sont des survivants juifs, polonais qui ne veulent pas rentrer en Pologne et dont les rangs grossiront avec ceux qui fuient les pogroms de 1946, allemands qui ne veulent pas retourner en Allemagne, et des Juifs d'autres nationalités qui n'ont plus de contact avec leurs familles dans leurs pays d'origine.

(…) 

 

Fin 1946, il y avait encore 800 000 DP, Polonais, Ukrainiens, Yougoslaves et Baltes. Parmi eux, 250 000 Juifs : 185 000 en Allemagne, 45 000 en Autriche et 20 000 en Italie.

 

À la suite du rapport Harrisson, les Juifs avaient été regroupés dans des camps spécifiques, avec la liberté de se doter d'une direction propre. Chaque camp a ainsi fondé son comité, chargé de l'organisation, de la santé, des activités éducatives et culturelles, et de la vie religieuse. 70 journaux étaient publiés. Ces camps étaient soutenus financièrement par le Joint. L'Agence juive et des organisations de jeunesse préparaient en leur sein l'établissement en Palestine - par des programmes éducatifs aux travaux agricoles - et tentaient d'organiser l'émigration clandestine.

 

Cependant, le nombre de DP juifs a régulièrement augmenté en 1946 et 1947, avec l'afflux de ceux qui fuyaient la Pologne après les pogroms, et de ceux qui progressivement rentraient d'URSS. Les départs en Palestine étaient encore peu nombreux, les recherches familiales particulièrement difficiles et les autorisations d'immigrer très restreintes. La plupart des camps ont fonctionné jusqu'en 1950. Le dernier n'a été fermé qu'en… 1957.

Les politiques d'accueil dans les pays tiers

 

Partout, l'attente d'hypothétiques nouvelles de la famille ou d'une autorisation d'émigrer paraissait sans fin. Il fallait en effet qu'un pays les accueille. Or les pays limitaient l'entrée des réfugiés.

 

Aux États-Unis, les quotas de la loi de 1924 restent la règle. La directive Truman de décembre 1945 préconise de faciliter l'entrée des réfugiés, mais dans le cadre de la loi des quotas et sous la condition qu'ils ne soient pas une « charge publique ». Priorité est donnée aux orphelins, à condition que les organismes humanitaires subviennent à leurs besoins. L'admission se fait au compte-goutte. Il faut être « assimilable » et être en bonne santé pour obtenir un visa. Il faut encore passer une « mission de sélection ». L'Amérique craint pêle-mêle les pauvres, les inassimilables, les espions de l'Est. On est en pleine Guerre froide. La propagande antisémite qualifie le refugee de « refu-jew ». Cependant, la loi change en 1948, le Congrès autorisant davantage d'entrées de réfugiés qui fuient les régimes communistes : les États-Unis acceptent l'immigration de 200 000 DP sur deux ans. De politique de l'immigration, la loi évolue vers une politique étrangère à l'égard des réfugiés, arme dans la Guerre froide. La priorité balte et agricole favorise de fait l'entrée d'anciens nazis. La loi est amendée en 1950 et les clauses qui freinaient encore l'entrée des Juifs sont éliminées : 300 000 DP sont autorisés à immigrer en quatre ans, sans distinction de race, de religion ou d'origine nationale. Mais il faut encore avoir une garantie de logement et d'emploi pour ne pas devenir « une charge publique ». 140 000 Juifs ont finalement émigré aux États-Unis après la guerre.

 

L'Angleterre n'ouvre pas non plus la Palestine aux DP juifs. Les règles d'avant la guerre demeurent telles quelles. Truman tente de convaincre le Premier ministre britannique Attlee, en utilisant le rapport Harrison, d'assouplir les règles et d'autoriser tous les Juifs qui le souhaitent à partir en Palestine. Mais Attlee ne veut pas « déstabiliser la situation au Moyen-Orient ». Le nombre de visas reste limité et l'armée anglaise refoule ou interne les immigrants qui n'ont pas de visas. Les organisations juives tentent de réaliser des passages clandestins, à partir de l'Italie, mais de nombreux bateaux sont interceptés. En novembre 1947, la résolution de partition de la Palestine est adoptée par les Nations unies et la Grande Bretagne renonce à son mandat à partir de mai 1948. De 1945 à mai 1948, 115 000 immigrants sont arrivés en Palestine ; 50 000 ont été capturés et maintenus en détention par les Britanniques jusqu'en novembre 1947. L'émigration s'intensifie après 1947. Au total, les deux tiers des survivants juifs se sont établis en terre d'Israël.

 

(…) Entre le 1er juillet 1947 et le 30 juin 1949, 82 000 DP juifs vont au Royaume-Uni, 69 000 au Canada, 55 000 en Australie, 35 000 en France, 27 000 en Argentine, 22 000 en Belgique et 20 000 au Brésil. Officiellement, c'est-à-dire sans compter les passages clandestins.

 

(…) Le Congrès juif mondial explique dans son rapport d'avril 1947 que le Fichier central de Genève a cessé d'opérer depuis le 1er janvier 1947 et que tout son matériel a été transféré au Bureau européen de recherches du Congrès juif mondial, basé à Londres. Ce bureau établit des rapports, qui sont transmis dans les camps de DP. Il fait le point statistique précis, chaque mois, du nombre de demandes reçues, classées par pays. Il rend compte de la constitution progressive de listes de survivants. Il demande que celles-ci soient transmises en urgence, afin de réunir les familles et afin que les parents à l'étranger puissent venir en aide aux survivants, en leur envoyant une aide matérielle et en facilitant leur immigration par l'envoi de visas. Il fait le point des coopérations avec les services de recherche des organisations juives dans tous les pays. »

 

 

Source : http://www.unlivredusouvenir.fr/camps-de-personnes-deplacees.html

12/09/2009

DES SURVIVANTS DE L’HOLOCAUSTE FONT LA MANCHE EN ISRAEL

Une fois de plus, la société israélienne est obligée d’affronter ce constat assez lamentable : un survivant israélien de l’holocauste sur trois vit en-dessous du seuil de pauvreté. C’est le journal Haaretz qui l’affirme, relayant les associations d’aide aux rescapés. J’ai un peu de mal à comprendre, mais il paraît que « la crise » a eu un double effet dévastateur. D’abord sur les dons, qui se sont réduits. Pourtant, malgré « la crise », il reste bien encore quelques billionnaires en Israël. Comme Leviev dont nous parlions l’autre jour. Il doit bien lui rester quelques sous au fond de ses poches pour une cause aussi noble. Deuxième effet, « la crise » aurait provoqué un afflux de nouveaux appels à l’aide.

 

Tout ça est assez minable et donne une image plutôt piteuse du pays: les survivants ont aujourd’hui 65 ans de plus que ce qu’ils avaient à l’époque, ils jouissent donc d’un âge quasi canonique. Il ne doit plus en rester tant que ça, à ces âges ... Haaretz est hélas très discret sur les chiffres, il ne nous en donne aucun, alors que ce serait justement très intéressant.

 

Bref, qu’ils soient nombreux ou pas, la vérité est la suivante : l’Etat d’Israël offre généreusement une retraite de misère à ces survivants qui s’obstinent à s’accrocher à la vie. Il y en aurait même obligés de dormir sur les bancs publics (http://209.85.229.132/search?q=cache:z8KaZ5ASQIwJ:www.haa...    

 

Et c’est là qu’on peut quand même se poser quelques questions : il est passé où, le fric ? Ca fait des décennies que les Allemands raquent, raquent et raquent encore. Justement pour les victimes de la shoah. Sans parler de tous les autres, contraints de verser leur (généreuse) obole sous peine d’être traités d’antisémites.

 

Et les organisations américaines ? Très douées pour ramasser l’argent à la pelle. J’avais fait l’an dernier un petit tour des lobbys pro-israéliens étatsuniens. J’avais fini par m’arrêter parce que sinon, j’y serais encore. Toutes la larme à l’œil pour évoquer la shoah et réclamer de l’argent pour les victimes. Argent qu’elles ont reçu à flots. Mais dont les rescapés n’ont apparemment pas vu la couleur.

 

Quelle ingratitude ! C’est pourtant pour donner un refuge aux survivants de l’holocauste qu’Israël a été créé. Et aujourd’hui, ils sont toujours drôlement utiles, les survivants. Quand il s’agit de leur faire raconter leur histoire afin que « la mémoire » universelle se perpétue.

 

Ou alors, il faut envisager de voir les choses sous un autre angle : le fait est là, Israël néglige et abandonne les survivants de la shoah. De la lecture de certains commentaires peu amènes suivant l’article de Haaretz, on pourrait déduire que ces rescapés sont, de l’avis d’un certain nombre d’Israéliens, des gens comme les autres. Autrement dit, leur statut de « survivant » ne leur donnerait aucun droit supplémentaire. J’ai même discerné un certain mépris pour des gens qui ont apparemment vécu toute leur vie sur ce seul «statut » et n’ont pas été capables de se faire une existence décente.

 

Cela ouvre certains horizons sur la façon dont l’holocauste est perçu en Israël. A voir la façon dont sont traités ces gens dans leur propre pays, on a vraiment l’impression que la shoah est essentiellement à usage externe. Apparemment, le monde n’a surtout pas le droit d’oublier. Israël, si.