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01/02/2010

EFFARANT

Le pays est dans la mouise la plus totale, mais on n’en a cure, dans la France d’en haut. Des problèmes ? No problem. Et la partie de Monopoly reprend de plus belle en vue des … prochaines présidentielles. Car c’est exactement ce qu’est devenue la politique. Un jeu excitant entre membres d’une petite caste inamovible et indéboulonnable. Pas un seul n’a un projet à présenter ou des choix à offrir, c’est trop compliqué tout ça, faudrait réfléchir et puis, quel intérêt ? L’important, c’est d’arriver au sommet pour satisfaire son ego, se goinfrer de tous les privilèges attachés à la fonction et faire mumuse avec les autres irresponsables tout autant persuadés de leur rôle planétaire.

 

En lâchant de temps en temps quelques miettes, genre contrôle des banques dans un futur lointain, histoire de faire patienter les imbéciles d’en bas.

 

·          Les médias sont complices car partie prenante du système. Dernière illustration en date : « Dominique Strauss-Kahn est «capable de sortir le pays de la crise économique» pour 56% des Français, selon un sondage Ifop.

 

Le patron du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn (DSK), serait le meilleur candidat du PS pour l'élection présidentielle de 2012 pour 23% des Français, selon un sondage Ifop, paru dans l'édition dominicale du Journal du Dimanche. Il devance ainsi de trois points la première secrétaire du PS, Martine Aubry (20%).  (…)  En revanche, le directeur général du FMI a «l'étoffe d'un président de la République» pour 62% des Français (63% pour les seuls sympathisants socialistes). La maire de Lille n'obtient sur ce point que 24% et 28% » !!!!

 

Voilà un magnifique exemple d’intox et d’enfumage. Ils seraient donc si bêtes que ça, les Français ? Et comme par hasard, le sauveur est … Dominique Strauss-Kahn !

03/10/2007

ENCORE UN A L’ABRI DU BESOIN !

1415e8c8ad041c67c6e69ca5f069ec65.jpg« Personne ne peut soutenir que M. Strauss-Khan est le candidat le plus qualifié au monde de par son expérience, son intelligence et sa formation (...) Il est le mauvais candidat, choisi de la mauvaise façon. (...) Seuls ceux qui veulent que le Fonds ne soit plus légitime peuvent applaudir ». Tel était en tout cas le jugement que portait le journal britannique Financial Times sur la candidature Strauss-Khan au FMI le 28 août 2007.

Et alors ? Comme si d’autres considérations, infiniment plus pertinentes, n’étaient pas à l’œuvre en la circonstance. Un mois après très exactement, c’est chose faite. Voilà cet ancien ministre français, et socialiste, des finances, propulsé par son parrain dit « de droite » à ce poste éminent où il pourra faire au niveau international ce qu’il a été incapable de faire en France. Et tout le monde est content. Surtout lui, parce qu’à 500 000 dollars par an… il a moins de soucis à se faire que pas mal de ressortissants de pays soumis au joug du FMI.

Le site oumma.com propose, sous la plume de René Naba, un excellent article sur la question (http://www.oumma.com/Dominique-Strauss-Kahn-dans-le ) Je me bornerai simplement ici à rappeler l’une ou l’autre déclaration passée de ce politico-mondain « de gauche », qui devrait considérablement éclairer l’avenir :

-sur l’Iran : : « On mesure que les Américains se sont trompés de cible : la menace ne venait pas de l’Irak, mais de son voisin perse ».« La politique qui est aujourd’hui conduite en Iran sous la houlette d’Ahmadinejad comporte de nombreuses expressions du totalitarisme qui, en tant que telles, doivent être combattues. À ce propos, c’est pour moi une grave erreur d’avoir prétendu, comme l’ont fait Jacques Chirac et son ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, que l’Iran jouait « un rôle stabilisateur » dans la région. Cela entraîne une confusion sur la nature réelle de ce qu’est le régime iranien actuel. Cela revient à envoyer un message erroné à un pays qui use largement de sa capacité de nuisance on le voit au Liban via le Hezbollah, en Irak ou avec le chantage nucléaire qu’il cherche à exercer. »

Bon, ils se sont trompés, mais ça peut arriver à tout le monde, non ? La prochaine fois, ils feront un peu plus attention. Et s’ils se trompent à nouveau, eh bien, tant pis. Ils recommenceront. De proche en proche, ils finiront bien par faire le tour de la planète…

- sur Israël : "Je considère que tout Juif de la diaspora, et donc de France, doit, partout où il peut, apporter son aide à Israël. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie d’apporter ma modeste pierre à la construction d’Israël ».

Ca au moins, c’est clair. Voilà donc le personnel politique qui est aujourd’hui au pouvoir dans un grand nombre d’enceintes tant nationales qu’internationales. Il suffit de voir ce qui se passe dans notre pays. On peut s’attendre dans ces conditions à ce que le lobbying pro-israélien atteigne des sommets non encore égalés.

Rappelons quand même à ces messieurs-dames du système que nous sommes – encore – en France, et que s’ils ont été élus, c’est pour s’occuper des problèmes de la France. Il y a largement de quoi exercer ses talents et pas vraiment matière à faire la morale ou la leçon aux autres… Encore moins à les menacer de représailles explosives, qu’on serait bien en peine de mettre en œuvre, heureusement.

02/09/2007

PAS STRAUSS-KAHN

118c668fdf918c05d7144d9e4a6fa9c4.jpgSi l'on veut avoir des informations et des commentaires qui sortent des sentiers battus et archibattus de la pensée unique et totalitaire, mieux vaut lire la presse étrangère. Le titre de cet article est celui d'un éditorial plutôt assassin à l'égard du candidat quasi imposé à l'Europe par le nouveau locataire de l'Elysée pour prendre prochainement la tête du Fonds Monétaire International (FMI), paru cette semaine dans le Financial Times. Cet éditorial est publié juste après une interview du directeur exécutif russe du FMI, Aleksei Mozhin, parue quelques jours auparavant dans le même journal.

Le mauvais candidat, choisi de la mauvaise façon. Voici en résumé ce qui ressort de l'article. Mauvais candidat car "le curriculum vitae de M. Strauss-Kahn ne montre pas qu'il ait les compétences techniques nécessaires pour le poste". Vous me répondrez qu'il a été ministre des finances en France. Certes, et alors? Le pays s'en est-il mieux porté? Pas plus d'ailleurs que lorsqu'un certain Nicolas Sarkozy était, il n'y a pas si longtemps, ministre du budget... Si les maroquins ministériels étaient attribués en fonction de la compétence, et non en fonction de bien d'autres critères autrement plus sérieux, ça se saurait. Et surtout, on en verrait les retombées. Conclusion: il n'est nullement nécessaire d'avoir fait la preuve d'une quelconque compétence pour postuler à de plus hautes fonctions. Mieux vaut appartenir à certains cercles.

Pour en revenir au FMI, il souffre apparemment d'une grave crise de légitimité et se voit de plus en plus contesté par les pays émergents. L'arrogance des Etats-Unis, maîtres de la Banque mondiale, et celle de l'Union Européenne, qui se réserve le FMI, comme on se répartirait des fiefs, est de plus en plus mal vécue par des pays qui veulent aussi dire leur mot. Et pour commencer, c'est toute la procédure de désignation du directeur du FMI qui est controversée.

Le FMI aurait bien besoin de devenir une autorité crédible, morale même. "Et personne ne peut soutenir que M. Strauss-Kahn soit le candidat au monde le plus qualifié par son expérience, son intelligence ou sa formation".

Au-delà du fait qu'il n'y a pas de raison pour que l'Europe s'attribue ainsi d'office ce poste et continue à régenter les pays émergents comme au temps des colonies, le journaliste souligne qu'il n'est pas dans l'intérêt bien compris de l'Europe elle-même d'imposer un homme qui ne serait ni qualifié ni légitime. Il termine son article, au cas où "le mauvais candidat choisi de la mauvaise façon" l'emporterait quand même, en considérant qu'il s'agirait d'une "victoire à la Pyrrhus".

Rappelons que la Russie a elle aussi, à la surprise générale, présenté un candidat: Josef Tosovsky, ancien premier ministre de la république tchèque. Les Etats-Unis et l'Europe représentent 49,85% des votants.