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31/05/2011

NETTOYONS LES ECURIES D’AUGIAS – 6 (suite)

Je savais bien que je pouvais compter sur mes lecteurs. Merci à celui qui nous adresse ces précisions fort intéressantes suite à l’article d’hier:

« "QUELQUES AUTRES INFORMATIONS SUR LA CHARMANTE FAMILLE MICHNIK-SZECHTER :

- PAPA MAMAN -OZJASZ SZECHTER le père : premier secrétaire du partie de l’Ukraine de l’Ouest qui faisait partie de la Pologne jusqu’à son annexion par Staline en 1939. En 1934 il est jugé et emprisonné pour tentative de renversement du gouvernement polonais, de cette Pologne qui n’existait que depuis les traités de 1921. Ce parti communiste était un prolongement du NKVD et s’activait contre la souveraineté et l’indépendance de la Pologne avec pour but de l’amener dans l’orbite soviétique.

LA MAMAN MICHNIK, HELENA, institutrice et bien sûr! membre du parti communiste! Dans la Pologne Populaire, elle enseignait dans le Corpus des Cadets de la Sécurité Intérieure, écoles créées sur le modèle des Ecoles militaires de la Sécurité intérieure du NKVD.

- LES DEUX FISTONS : - STEFAN MICHNIK, l’aîné- Juge des années 50 jusqu’à 1968 : ayant à peine 20 ans, il rejoint les staliniens juste après la guerre et l’entrée des staliniens en Pologne. Il est nommé juge sans avoir aucun diplôme de droit mais tout le monde sait que sous les communistes ce genre de formation est superflue puisqu’il ne s’agit de rien d’autre que de liquider par la mise à mort les opposants et de préférence les meilleurs, ceux qui aiment leur patrie : ce fut le cas des résistants antinazis de L’Armia Krajowa (A.K). On doit à Stefan Michnik 20 condamnations à mort des principaux dirigeants de l’Armia Krajowa: (mjr. Zefiryn Machalli, lieutenant Maksymilian Chojecki, mjr. Jerzy Lewandowski, lieut. Stanisław Wecki, mjr. Zenon Tarasiewicz, liet. Romuald Sidorskie, plieut. Aleksander Kowalski…. Le 10 Janvier 1952 condamnation à mort du major Z. Machallę âgé de 37 ans (réhabilité post mortem le 4 mai 1956 r.). etc. etc. Stefan fut très vaillant dans cette entreprise et n’oubliait pas de prendre part lui-même aux exécutions. Aujourd’hui il cultive son jardin, tranquille à Uppsala, et reçoit même une retraite du gouvernement polonais attribuée à ceux qui ont fui la Pologne après les événements « antisémites » de 1968.

- ADAM MICHNIK LE JEUNE FRÈRE DE STEFAN (de 17 ans plus jeune) est devenu aujourd’hui l’éminence grise des gouvernements polonais après avoir bien retenu les leçons de Lénine (« Si vous voulez contrôler l’opposition, prenez-en la direction ») : Après avoir piloté le mouvement Solidarité il s’est retrouvé après la table ronde fondateur du Journal Gazeta Wyborcza le quotidien polonais jumeau de Libération. C’est d’ailleurs Serge July qui est parti le conseiller au moment de la fondation du journal Gazeta W qui est aujourd’hui le clone parfait de notre Libération: Neocon sionisme, anticatholicisme, libéralisme déchaîné et lustrateur des crimes de son papa et de son frère ainsi que des petits camarades" ».

30/05/2011

NETTOYONS LES ECURIES D’AUGIAS - 6

Merci à mon correspondant d’hier d’avoir attiré mon attention sur Stefan Michnik, autre intéressant personnage qui coule toujours des jours présumés tranquilles en Suède. Il mérite sa place dans notre série. Hélas, rien en français sur lui, mais ce n’est pas grave. L’ennui, c’est qu’il n’y a pas énormément d’éléments en anglais non plus. Internet est beaucoup plus bavard en polonais, mais là, je suis larguée …

 

Donc, contentons-nous des quelques infos de Wikipédia anglais que nous compléterons le cas échéant en fonction des éventuelles compétences linguistiques des lecteurs de ce blog.

 

 

Stefan Michnik

 

stefan_Michnik_Szechter.jpgIl naît en septembre 1929 dans une famille juive d’Ukraine. Son père, Ozjasz Szechter, fut le premier secrétaire du parti communiste d’Ukraine occidentale et sa mère, née Michnik, était historienne et communiste elle aussi.

 

La carrière de Michnik se déploiera à la fois dans les services de renseignements militaires de la Pologne communiste et dans la « justice » du pays puisque nous allons le retrouver juge pour le compte de Staline dans les années d’après-guerre, apparemment à partir de 1951. A cette date, il n’avait pourtant que 22 ans ? Curieux. Il s’illustrera dans l’arrestation, l’internement et l’exécution de bon nombre de résistants polonais qui avaient lutté contre Hitler. Parmi ces combattants : Jerzy Lewandowski, Zefiryn Machalla, Maksymilian Chojecki.

 

Pour donner une idée de la façon dont le juge Michnik rendait la « justice » : après la guerre, Machalla eut la mauvaise idée de retourner en Pologne désormais sous la férule stalinienne. Il y fut illico condamné à mort pour « espionnage ». Il n’eut même pas droit à un défenseur et fut exécuté en janvier 1952.

 

Arrive la crise politique de mars 1968 en Pologne, dans un contexte d’opposition grandissante au régime communiste et de rupture des liens URSS/Israël suite à la guerre des Six Jours. Pas mal de juifs avaient intérêt à se faire oublier et à faire oublier leurs récents exploits au service du régime. Stefan Michnik est du lot, qui quitte la Pologne en clamant être victime de l’antisémitisme ambiant dans le pays ! Assez jolie houtspah, non ?

Son premier choix, ce sont les USA, mais sa demande de visa est rejetée en 1968. Il se rabat donc sur la Suède où il entame bien tranquillement sa seconde vie : bibliothécaire dans une petite ville voisine d’Uppsala. Il y vit toujours, à présent retraité, naturellement.

 

Près de quarante ans après son départ, soit en 2007, voilà que l’Institut National Polonais du Souvenir se réveille et se demande si une extradition de ce discret personnage ne serait pas utile. Il leur faudra encore trois ans pour délibérer et ce n’est qu’en février 2010 que la cour de Varsovie réclame officiellement l’extradition de Michnik, procédure appuyée en octobre 2010 par un mandat d’arrêt européen.

 

Mais là, vous allez admirer la célérité de la justice en certaines circonstances : dès le mois suivant, soit le 18 novembre 2010, la Suède refuse d’extrader Michnik vers la Pologne pour y répondre de ses agissements passés. Passés mais non oubliés. Motif invoqué : actes désormais prescrits. Raison de plus pour ne pas les passer, nous, sous silence.