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27/01/2011

« Publication des chiffres 2010 de l'antisémitisme en France »

Il faut savoir qu’en France, pays du communautarisme triomphant, ce n’est pas le ministère de l’Intérieur qui communique ces chiffres, comme il semblerait logique, - puisque c’est sa fonction - mais une étonnante officine, émanant tout droit du CRIF et autres organisations communautaires : le SPCJ, ou Service de Protection de la Communauté Juive. Tout simplement. Cette officine existe depuis 1980 et son site internet ne manque pas d’intérêt : http://www.spcj.org/ .

 

Comme on pourrait s’y attendre, année après année, les chiffres sont toujours mauvais. Histoire de bien culpabiliser les huiles républicaines qui se verront remettre ledit rapport lors du prochain raout obligatoire du CRIF qui se tiendra le 9 février. Et les inciter en conséquence à en rajouter une grosse louche dans les mea culpa à répétition et les réparations allant de pair. Ah tiens, j’espère que Guillaume Pepy, président de la SNCF, sera invité le 9 février prochain. Il l’a bien mérité.

 

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« Le SPCJ publie ce jeudi 27 janvier 2011, Journée internationale de commémoration des victimes de l'Holocauste, les chiffres des actes antisémites commis sur le territoire national durant l'année 2010.

 

Le rapport annuel sur l'antisémitisme en France sera remis au gouvernement lors du dîner du CRIF le 9 février prochain. Au total 466 actes ont été répertoriés en France en 2010. Ces chiffres officiels émanent du recensement effectué par le Département d'Aide aux Victimes du SPCJ, qui opère un recoupement régulier avec le Ministère de l'Intérieur. Le SPCJ rappelle que si l'année 2009 a été particulièrement marquée par une explosion du nombre d'actes antisémites recensés pendant l’opération opposant Israël au Hamas (354 actes pour le seul mois de janvier), le chiffre de cette année demeure préoccupant.

 

Le SPCJ constate, en effet, l'existence d'un seuil structurel élevé, avoisinant les 500 actes antisémites par an, qui se maintient depuis le début des années 2000, et ce malgré l'action efficace des services de police et de justice pour en poursuivre les auteurs.

 

Afin de faire régresser cette tendance durablement, il parait urgent d'intensifier les efforts en matière de prévention. Ainsi le développement de programmes d'éducation et de sensibilisation au danger de l’antisémitisme auprès des plus jeunes semble être le deuxième volet indispensable à une lutte pérenne et efficace contre ce phénomène. »

 

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

15/04/2010

DE L’EXPRESSION DE L’IDENTITE, SELON QUE L’ON EST JUIF OU HONGROIS

Je reviens sur cette importante question des « völkisch » hongrois car elle fait largement écho à certaines attitudes que l’on peut trouver dans la communauté juive. Sauf que ce qui est vilipendé comme racisme chez l’un est valorisé comme expression de l’identité chez l’autre. Mais en réalité, la démarche est la même.

 

Je parie que vous n’avez jamais entendu parler du Service de Protection de la Communauté Juive (SPCJ). C’est pourtant une organisation étonnante qui mérite d’être connue.

 

Voyez plutôt ce que nous raconte son site, www.spcj.org :

 

 

 

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"Le Service de Protection de la Communauté Juive a été créé en 1980, au lendemain de l’attentat de la rue Copernic à Paris.

Le SPCJ est issu d’une volonté commune du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF), du Fonds Social Juif Unifié (FSJU) et des Consistoires, de protéger la communauté juive dans son ensemble. Ainsi, les membres du Bureau Exécutif du SPCJ sont désignés par les Institutions citées plus haut pour y siéger une fois par mois.
Le Président du
SPCJ est M. Eric de Rothschild.

 

L’existence du SPCJ est essentiellement due à la menace terroriste et antisémite qui sévit depuis les années 80. Le SPCJ est apolitique et à but non lucratif. Il n’est pas un mouvement de jeunesse, sa vocation exclusive est la protection de l’ensemble de la Communauté.

 

 

En coopération totale avec les pouvoirs publics (Ministère de l’Intérieur, Préfectures), le SPCJ assure la protection des offices dans les synagogues les jours de shabbat ainsi que pendant les fêtes juives.
Il intervient également à la demande de différentes associations, afin d’assurer la protection de grands événements communautaires.
Il est dans le domaine de la sécurité, l’unique organe officiel de la communauté.

 

(…)  Depuis sa création, le SPCJ recense les différents actes antisémites commis sur le territoire national pour tenir informés les Responsables communautaires de l’évolution de la menace et du danger. Le SPCJ recoupe ces informations avec les pouvoirs publics au travers de contacts réguliers avec le Ministère de l’Intérieur.

 

Devant la montée de ces actes en 2001, le SPCJ a créé un Département « Aide aux victimes ».
Une ligne verte est joignable 24 heures sur 24 afin de signaler tout acte antisémite ou tout danger immédiat.
Les victimes appelant ce numéro reçoivent assistance et conseil dans leurs différentes démarches juridiques. Par ailleurs, elles peuvent être mises en relation avec des services d’aide psychologique et sociale lorsque cela est nécessaire.

En dehors d’une équipe permanente, les membres du SPCJ sont tous bénévoles "

 

 

Edifiant, pas vrai ? Vous aurez appris au passage que le SPCJ « recense les actes antisémites » en coopération avec le ministère de l’Intérieur. Disons plutôt que ledit ministère lui délègue carrément la chose …Si nous ne sommes pas là dans l’expression d’un communautarisme pur et dur, pour ne pas dire arrogant, dites-moi ce que c’est.

 

Pour en revenir aux « völkisch » et au « deux poids deux mesures », « suivant que vous serez puissant ou misérable », etc, etc, voici un communiqué du SPCJ datant de décembre 2009. Un forum sur l’antisémitisme s’était tenu à Jérusalem et le SPCJ communiquait ce qui suit :

 

« Le Forum Mondial sur l’antisémitisme a achevé ses travaux le jeudi 17 décembre. La France était représentée par d’importantes délégations du CRIF et du SPCJ. Pour la lettre d’information du CRIF, le directeur général du SPCJ indique ce qu’il a retenu de cette conférence événement :

 

« Cette conférence a été une occasion unique d’échanger avec d’autres organisations dans le monde sur les différentes techniques de lutte contre l’antisémitisme. Les méthodes de veille et de surveillance de ces phénomènes se sont professionnalisées dans de nombreux pays.

 

Cependant nous notons que même lorsque les échanges sont nombreux entre les organisations communautaires et les gouvernements, la qualification du caractère antisémite d’un acte reste délicate et nécessite une approche commune des faits.

 

Sur un plan général, cette conférence internationale nous a rappelé que devant cette vague d’un nouvel antisémitisme qui dure depuis neuf ans, notre vigilance doit demeurer intacte, pour que notre détermination à lutter avec force pour permettre à chaque juif de vivre librement et en toute sécurité l’expression de son identité, telle qu’il la conçoit et ou qu’il se trouve. »

 

 

Voilà. C’est clair, « chaque juif a le droit de vivre librement l’expression de son identité telle qu’il la conçoit et où qu’il se trouve ».

 

Chaque juif, oui. Mais pas chaque Hongrois, apparemment. Et l’on perçoit là le danger que les juifs « militants » veulent à tout prix éviter : en cas de confrontation, de conflits d’identité, ils partent forcément perdants en raison de leur nombre réduit. Donc, il faut à tout prix interdire « aux autres » de défendre leur identité et tout faire pour qu’ils finissent par ne plus même y songer. Par oublier leur identité, par la noyer dans le mondialisme et les trucs à acheter.

 

Et voilà pourquoi chez les teigneux qui s’entêtent malgré tout à la défendre, leur identité, elle devient du racisme, à combattre d’urgence. Elémentaire, mon cher Watson.