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18/09/2008

UNION FACE AUX GOYIM ET AUX GADGE ?

Curieuse, cette irruption soudaine des Roms au premier rang des préoccupations communautaires – je parle de la Communauté européenne, bien sûr – et qui plus est, sous la houlette de George Soros.

 

Ce  n’est pas la première fois que les élites juives s’intéressent aux Roms, c’est même une vieille histoire. A croire que face aux goyim et aux gadgé, la solidarité est de mise.

Il est clair que les points de convergence sont nombreux : orgueil d’appartenir à un peuple « différent », conscience d’une culture et d’une histoire très fortes, refus de s’assimiler, dispersion. Sans oublier le sentiment de devoir lutter contre un monde extérieur perçu comme  systématiquement et inexpliquablement hostile.

 

Lorsque je préparais La France LICRAtisée, j’avais réuni un petit dossier sur le sujet car la LICRA s’intéressait vivement à la question et soutenait alors ardemment les Fils du vent. L’ « antigitanisme » remplissait alors des pages entières de son journal, Le Droit de Vivre, qui ne se faisait pas faute de rappeler sans relâche les cruelles persécutions subies tout au long des siècles.

 

Elle avait ainsi annoncé sur une pleine page la Première grande journée nationale Romani, qui eut lieu le 25 mai 1981 – la gauche venait d’arriver au pouvoir, les circonstances étaient favorables. Cette journée était officiellement organisée par la Fédération Tsigane de France. Ce qui est intéressant, ce sont les chiffres, alors fournis par la Fédération elle-même et reproduits dans l’article. A la question : Qui sommes-nous ?, la réponse était : « Entre 250 000 et 500 000 citoyens français appartenant aux cinq groupes ethniques suivants : Sinté, Roms, Gitans, Manouches, Yeniches. »

 

Dans ces conditions, je me demande d’où Le Monde tire le chiffre de 6 000 Roms qui seraient actuellement présents dans l’Hexagone, chiffre cité dans un article tout récent. A moins de jouer sur les mots et de ne désigner que les seuls Roms en oubliant les ethnies sœurs, qui partagent pourtant les mêmes revendications.

 

Finalement, pour des raisons que j’ignore, cet engouement de la LICRA, vif de 1981 à 1983, faiblira par la suite. Pour finir, il ne sera plus question des Roms. J’ai dans l’idée qu’à l’époque, ils n’avaient pas dû répondre comme prévu aux attentions dont ils étaient l’objet.

 

Pourtant, ils avaient bien commencé. Ainsi, Le Droit de Vivre de mars 1982 apprenait à ses lecteurs que « Les Gitans allemands demandent des indemnités à Bonn » et on pouvait lire ce qui suit : « Les Gitans qui vivent en République fédérale allemande ont demandé au gouvernement ouest-allemand des réparations pour les persécutions subies pendant la période nazie.

Cette requête suit de peu la réunion d’un congrès des Gitans qui s’est tenu à Darmstadt. A l’issue de celui-ci, ils ont décidé de créer une organisation centrale et nationale qui aura pour objectif de lutter pour la reconnaissance politique des Gitans.

Dans une lettre adressée aux autorités ouest-allemandes, les Gitans ont proposé une série de mesures : reconnaissance officielle du génocide nazi ; réparations pour les individus et la communauté ; réexamen de la situation des Gitans qui ont été privés de la citoyenneté allemande sur les bases racistes de l’Allemagne hitlérienne ; mesures sociales, éducatives et professionnelles pour l’ensemble des Gitans.

Par ailleurs, cette lettre demande que l’histoire des Gitans en Allemagne soit consignée dans les livres d’histoire des écoliers ouest-allemands ».

 

Force est d’admettre une curieuse similitude avec certaines autres revendications qui eurent plus de succès. Pour les Roms, les temps n’étaient sans doute pas mûrs. Peut-être le sont-ils davantage aujourd’hui …

09:22 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : roms, soros, licra, kling

17/09/2008

LES ROMS – EDVIGE – KOUCHNER – SOROS : ON AGITE ET CA FAIT UN DROLE DE COCKTAIL

roms.jpgLes Italiens veulent, paraît-il, « ficher » les Roms dans leur pays, ce qui a déclenché un beau scandale. Au départ, la Commission européenne n’y avait rien trouvé à redire, mais devant la levée de boucliers, il y a de fortes chances qu’elle retourne sa veste d’ici peu.

 

Je ne prendrai pas parti dans cette controverse car je ne connais pas suffisamment le sujet. Les Italiens ont sans doute de bonnes raisons pour agir ainsi.

Ce que je trouve un peu fort, c’est la réaction en forme de houtspah du ministre des affaires étrangères. Dans une grande envolée de vertu, Bernard Kouchner a osé déclarer à propos de cette affaire :  « Nous devons faire la preuve que les valeurs que nous défendons à l'extérieur sont vivantes chez nous et que nous sommes exemplaires en la matière ».

Outre qu’on en a plus que marre d’être « exemplaires », il ne s’est trouvé personne pour lui conseiller de commencer par balayer devant sa porte ? Le fichier Edvige, il en a entendu parler ? Justement, qu’est-ce qu’elle en dit, la Commission européenne, du fichier Edvige ? On lui a demandé son avis ? C’est compatible, le fichier Edvige, avec le droit communautaire ?

Parce qu’il faut bien reconnaître que les Italiens sont des bricoleurs à la petite semaine à côté de ce qui se concocte ici. Plus c’est gros, mieux ça passe. Sous le doux nom d’Edvige – Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale – ce n’est pas seulement une minorité éventuellement turbulente qui est dans le collimateur. C’est carrément le flicage potentiel de tous les Français: appartenance ethnique, opinions politiques, religieuses, affiliations syndicales, associatives, etc, tout sera passé à la moulinette. Et à partir de l’âge de treize ans !

Drôle de façon de les défendre, ces valeurs, qui nous rendent si « exemplaires ».

Jacques Barrot, le commissaire français chargé de la Justice et des Libertés (avec des majuscules, s’il vous plaît) a lui aussi vertueusement mis en garde le gouvernement italien contre toute pratique « incompatible avec le droit communautaire ». "Nous avons fait savoir que nous n'accepterions aucun recensement sur une base ethnique ou religieuse ».

On l’a connu nettement moins péremptoire et beaucoup plus discret à propos du fichier Sarkozy.

 

soros.jpgComme ce sont toujours les mêmes qui ont le droit de parler, on retrouve bizarrement le financier milliardaire américain George Soros dans cette histoire de Roms. On peut se demander a priori en quoi ça le regarde. Toujours est-il qu’il s’est fait leur ardent défenseur: "Je suis sérieusement préoccupé par le fichage des Roms en Italie. Je crains que cela ne devienne une norme de facto dans l'Union européenne. (…) Le fichage ethnique devrait être illégal et j'espère que la Cour européenne de Justice établira ce fait", a-t-il déclaré.

Je me demande ce que cache cette étrange sollicitude. La dépêche AFP qui relatait cette conférence sur les Roms à Bruxelles, tenue hier, se terminait par ces mots : « Les Roms, peuple sans Etat, seraient quelque 10 millions en Europe et constituent la plus grande minorité ethnique de l'UE ».

Les peuples sans Etat, c’est inquiétant. Ca peut mal se terminer. J’avais cru comprendre que les Roms étaient des nomades, des « gens du voyage » et qu’ils étaient très fiers de l'être. Je me demande s’ils ne sont pas en train de changer d’avis. Ou bien s’ils n’y sont pas très  fortement poussés… Dans quel but ?

31/10/2007

LA VOIX DE SON MAITRE

19469a55a50d107fe288c0b507d428df.pngLa semaine dernière étaient rendus publics les résultats d’un sondage mené au niveau mondial, Voice of the People Survey, qui nous apprenaient que la population mondiale était lasse de l’Iran… et des Etats-Unis, et souhaitait un affaiblissement de leur influence. Je suppose que l’absence des Etats-Unis à ce stade aurait paru quand même par trop suspecte. On apprenait dans la foulée que les braves citoyens du monde souhaitaient aussi un affaiblissement de l’influence de la Chine et de la Russie.

Les absences sont souvent plus révélatrices que les présences, n’est-ce pas ? Je me suis demandé si, éventuellement, la population mondiale n’était pas lasse aussi d’un autre pays? Allez savoir … Mais justement, de celui-là, le sondage ne pipait mot.

J’ai donc eu envie d’en savoir un peu plus sur ses commanditaires.

53 749 citoyens  de 68 pays des cinq continents ont donc été interrogés en juin et juillet derniers sur les problèmes mondiaux et leur perception desdits problèmes. Cette enquête a été initiée et menée par l’Institut Gallup International en coopération avec le Conseil européen sur les relations étrangères (ECFR), « centre de recherches » basé à Londres.

L’Institut Gallup International est présenté comme une association suisse à but non-lucratif. Il continue certes à porter le nom du Dr George Gallup, pionnier américain des enquêtes d’opinion, mort en Suisse, mais depuis 1988 il est présidé par Jim Clifton, qui vit à Washington. Gallup International se considère comme l’un des plus grands think tanks mondiaux et se glorifie de voir ses enquêtes prises en compte au Forum annuel de Davos.

Ces grands sondages mondiaux destinés à « refléter » les opinions publiques ont débuté en 2002. Juste après les attentats de septembre 2001.

Très intéressant aussi est le Conseil européen des relations étrangères (European Council on Foreign Relations – ECFR), tout nouveau tout beau car lancé officiellement ce mois-ci. Sachez, bonnes gens, que nous pouvons tous être tranquilles et dormir sur nos deux oreilles car des sommités veillent sur nous et pensent à tout à notre place. Les 50 membres fondateurs de ce nouveau machin européen sont tous d’anciens présidents, ministres, parlementaires, intellectuels, des pays membres de l’Union Européenne et des pays candidats. A ce propos, vous serez heureux d’apprendre que l’une des tâches prioritaires que s’est fixé l’ECFR est l’intégration des Balkans – Turquie incluse bien entendu – dans l’Union. Sans parler de l’adoption du Traité, une priorité également.

L’ECFR, qui a les moyens, a ouvert des bureaux dans sept capitales : Berlin, Londres, Madrid, Paris, Rome, Sofia, Varsovie. Le principal initiateur du projet, et son président, est George Soros. Né en Hongrie en 1930, il est devenu célèbre pour ses activités de spéculation sur les devises et autres activités philanthropiques. Il est actuellement président de Soros Fund Management et de l'Open Society Institute. Il est le fils de Teodoro Ŝvarc, écrivain juif hongrois, docteur, avocat et espérantiste.

A présent, vous vous demandez sans doute qui sont les Français admis à ce cénacle distingué ? Vous ne serez pas déçus : il s’agit d’Alain Minc, de Dominique Strauss-Kahn, de Christine Ockrent (bien qu’elle apparaisse sur la liste comme étant Belge) et de Diana Pinto. J’avoue que j’ignorais qui était cette dernière. J’ai donc cherché et j’ai trouvé ceci : « Diana Pinto. Historienne. Née d'une famille juive italienne, éduquée aux Etats-Unis et vivant en France. Diplômée et Docteur en Histoire de Harvard, elle est auteur en France de « Entre deux mondes » (Odile Jacob 1991). Spécialiste du pluralisme démocratique, ancienne consultante auprès du Conseil de l'Europe pour la société civile en Europe de L'Est. Elle est l'auteur de nombreuses publications sur la nouvelle présence juive dans l'Europe pluraliste d'après 1989. »

bc24425b631ba09ec7a51362bb5cccf6.jpgJe termine sur une note plutôt amusante de ce sondage : à une question sur le niveau de « démocratie » de leur pays, il paraît que les Français ont été 26% à estimer que leur pays était gouverné selon la volonté du peuple. Et les Allemands, 18%. Ce qui signifie en clair que 74% des Français et 82% des Allemands considèrent que le niveau de « démocratie » laisse beaucoup à désirer chez eux.

Ce qui n’a pas l’air de troubler le moins du monde ceux qui ont fait réaliser et payé le sondage. Parler de démocratie, ça ils sont d’accord. Ils ne font que ça à longueur de temps. Quant à la mettre en œuvre…. Vous n’y pensez pas, j’espère ?  Où irions-nous ?