07.11.2009

ENCORE UN QUI SAIT DE QUEL COTE LA TARTINE EST BEURREE

« Depuis 2006, les Six Heures pour la Palestine, à Evry, sont un rendez-vous annuel fort et ouvert d’information et de solidarité sur la situation en Palestine. C’est sur la base de témoignages concrets, à travers notamment le jumelage d’Evry avec le camp de réfugiés de Khan Younis, que chacun peut prendre conscience de la richesse de la société palestinienne et du caractère essentiel de son combat pour la paix par le droit. Comme en atteste de nouveau son programme cette année, cette manifestation intègre les témoignages de Palestiniens et d’Israéliens forces de paix dans leurs sociétés respectives.

Alors que la Mairie d’Evry s’était engagée jusqu’à présent, comme les années passées, à accueillir à l’Hôtel de Ville cette nouvelle édition des Six Heures prévue le 28 novembre prochain, l’association organisatrice, Evry Palestine, a subi une brusque volte-face du maire, Manuel Valls, qui refuse soudain d’accueillir cet événement pourtant préparé en concertation. Considérant ce revirement inacceptable sur la forme comme sur le fond, les organisations signataires, associations, partis et syndicats d’Evry et de l’Essonne, ont demandé avec insistance au maire d’Evry à être reçues afin d’obtenir des explications. Malgré un courrier commun en ce sens et de multiples démarches, un tel entretien n’a pas encore eu lieu. »

Source : http://www.france-palestine.org/article13067.html

va.jpgEvidemment, du côté sioniste, on jubile. Voilà un geste fort qui comptera un jour … si ce jour-là  arrive, bien entendu. Car Manuel Valls a de grandes ambitions. Après tout, il a parfaitement raison. Si un Sarkozy a réussi à se faire élire, pourquoi pas lui ? En attendant, il a compris 5 sur 5 ce qu’il convenait de faire.

Je vous conseille d’aller faire un tour sur son blog.(www.valls.fr ) Vous pourrez y constater qu’il a réussi – sûrement sans trop de difficultés - à jeter par-dessus bord une modestie plus encombrante qu’utile, qui entraverait de si grands desseins.

J’y ai trouvé notamment une interview qu’il vient de donner à Valeurs actuelles, où la revue le crédite flatteusement d’opinions « décomplexées ».

Au cours de l’entretien, il nous indique ses références politiques, particulièrement décomplexées: « A l’époque, jeune lycéen, je me retrouve dans ce que disent Aron et les nouveaux philosophes, Bernard Henri Levy ou André Gluksman, qui font de la question totalitaire l’élément principal de leur réflexion ».

A propos de l’immigration, toujours aussi décomplexé, il nous révèle qu’ « A gauche, nous devons être porteurs d’une conception ouverte de la nation. Je suis favorable à une immigration régulée, contrôlée et en même temps nous devons affirmer que l’immigration peut être une chance pour notre pays. Il faut trouver une nouvelle voie entre le raidissement de la droite et le discours traditionnel de la gauche compassionnelle qui pense qu’en étant seulement généreux on résout les problèmes ».

Reconnaissez que voilà un jeune homme plein d’avenir qui mérite vraiment de se faire aider. Quelle malchance pour lui que les lobbies n’existent pas en France !

J'attire votre attention sur ces articles de Gideon Levy, journaliste à Haaretz, à propos de la paranoïa d'Israël, traduits sur le lien suivant: http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2877

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2859

30.12.2007

L’ASSIMILATION, ETERNEL DANGER MORTEL

Un certain nombre de juifs de la diaspora, mais aussi d’Israël, achètent des sapins de Noël et les décorent. Eh oui, même en Israël, le marché des arbres de Noël – j’ignore s’ils sont naturels ou en plastique – explose, et il y a bien des gens pour s’en inquiéter vivement.

6b7234fd4543bbd1cdb5242f42b42a89.jpgNotamment la Conférence des rabbins orthodoxes et des dirigeants de communautés provenant de 32 pays qui s’est ouverte lundi dernier 24 décembre à Jérusalem à l’initiative de la World Zionist Organization. Dès l’ouverture, elle a exprimé ses plus vives inquiétudes quant à l’assimilation des juifs de la diaspora qui irait selon elle en s’intensifiant et qu’elle va jusqu’à qualifier d’ « holocauste silencieux ». Comment y remédier ? « Un enfant de la diaspora qui passe ne serait-ce qu’une semaine en Israël court moins le risque de s’assimiler », a notamment déclaré le rabbin Yuval Sharlo, ajoutant « Nous devons ramener le plus de juifs possible, quelles que soient leurs origines, en Israël (…) Je suis effrayé par le nombre de juifs qui installent des arbres de Noël dans leur salon ce soir ».

Il paraîtrait qu’on n’a jamais autant acheté de sapins de Noël en Israël que cette année. Alors qu’autrefois – il n’y a pas si longtemps - on ne les trouvait que dans les zones où vivaient des chrétiens, on les trouve partout à présent. Qui les achète ? Principalement des Israéliens originaires de l’ancienne URSS ou d’Europe de l’est, qui après avoir profité de la loi du retour, ont à présent le toupet de célébrer ouvertement l’anniversaire du sauveur chrétien. C’est du moins ainsi que les choses sont largement présentées.

Car on en arrive toujours à l’épineuse loi du retour dont le but est de réunir tous les juifs sur le sol de la terre-mère. Une loi unique pour des arrivants nettement hétéroclites. Dont certains justement se mettent à fêter Noël. Se pose alors la grande question : les « juifs » fêtant Noël ont-ils leur place en Israël ? Les Israéliens peuvent-ils accepter d’accorder leur nationalité à des gens allant régulièrement à l’église ? Intéressant comme interrogation, n’est-il pas ? 

Ce n'est cependant pas le seul motif d'inquiétude. Le Conseil des rabbins s'est élevé cette semaine également contre le nombre d'avortements pratiqués en Israël, rappelant qu'il s'agit-là d'un péché grave. Ne serait-ce que parce que ces naissances en moins retarderaient l'arrivée du messie. Il se pratiquerait environ 50 000 avortements par an dans l'Etat hébreu, dont seulement 20 000 dans le cadre de la loi.

Ce problème récurrent des « dangers de l’assimilation » me semble en tout cas aller fortement à l’encontre de l’opinion généralement admise (dans les milieux juifs) selon laquelle les juifs seraient partout et systématiquement en butte au mystérieux antisémitisme. Oui, il faudrait quand même savoir : quelle meilleure preuve d’ « anti- antisémitisme » que l’assimilation, par le mariage généralement ? Autrement dit, si l’assimilation constitue à ce point un danger, c’est bien que les sociétés d’accueil ne sont nullement antisémites. L’antisémitisme serait donc tout à fait autre chose, mais quoi ? Il servirait de tout autres buts, mais lesquels ?