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05/04/2013

« DISSIDENTS », VRAIMENT ?

 

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Le livre La France Orange mécanique fait un carton, paraît-il. Tant mieux pour son auteur et son éditeur. Il s’agirait de « l’enquête la plus aboutie sur un sujet tabou : l’ensauvagement d’une nation ». Comme si jamais rien de pertinent n’avait été écrit ces dernières années sur la violence et la délinquance qui règnent effectivement dans ce pays. Très curieux, cette soudaine révélation.

Avant d’aller y voir un peu plus près, rafraîchissons-nous la mémoire avec quelques titres ayant paru sur ce même sujet:

- La guerre des rues – la violence et « les jeunes », de Christian Jelen (1999)

- La France africaine – islam, intégration, insécurité : infos et intox, de Jean-Paul Gourévitch (2000)

- Violences urbaines – des vérités qui dérangent, de Lucienne Bui Trong (2000)

- Violences et insécurité urbaines, d’Alain Bauer et Xavier Raufer (2000)

- Tolérance zéro – en finir avec la criminalité et les violences urbaines, de Georges Fenech (2001)

Et bien d’autres, également excellents, sortis depuis.

Il convient donc de se demander pourquoi tout à coup le microcosme médiatique se met à parler en long, en large et en travers de ce « sujet tabou ». Pourquoi justement ce livre-là est promotionné à tour de bras. Pourquoi on lui fait de la pub, même, et surtout, en l’éreintant.

Alors, au risque de paraître obsessionnelle, j’ai quand même relevé quelques points troublants.

Voyons d’abord l’auteur: « Laurent Obertone » qui se cache courageusement sous un pseudonyme, car il « aurait reçu des menaces… » est un journaliste de 28 ans. Il collabore depuis 2010 à la revue Ring, qui a elle-même élargi l’an dernier ses activités aux éditions du même nom. Les éditions qui ont précisément publié Orange mécanique.

Là, ça devient tout de suite plus intéressant. Car il convient maintenant de se pencher sur la revue Ring. Son fondateur/directeur/propriétaire est David Kersan. Sur le site du magazine, le rédacteur en chef est présenté en tant que David Serra. Deux David, donc ? Non, un seul car en fait, il s’agit de la même personne, David Serra dit Kersan. Pourquoi ? Comment ? Ca le regarde, mais c’est curieux quand même. Lui aussi a un pseudonyme ?

La revue Ring présente fièrement tout un florilège de chroniqueurs et là, on commence à y voir carrément plus clair : Alexandre del Valle, Ivan Rioufol, Elisabeth Roudinesco, Pierre-André Taguieff, Guy Millière, David Abiker, etc, etc. Y figurent aussi le magistrat Philippe Bilger et le criminologue Xavier Raufer, qui a préfacé le livre. Le jeunot n’a pas eu à aller trop loin pour trouver ses infos.

Nous sommes donc très clairement dans un contexte de droite et même d’ultradroite sioniste. Il serait d’ailleurs intéressant d’en savoir un peu plus long sur le financement de toutes ces activités… On ne s’étonnera donc pas que Zemmour, qui navigue dans les mêmes eaux, ait encensé le bouquin. Et que son auteur ait été invité partout. Normal aussi que Marine Le Pen ait assuré sa promotion, elle qui cherche éperdument à se concilier les bonnes grâces de ce milieu particulièrement actif et militant dans notre beau pays.

On ne s’étonnera pas davantage que Mediapart l’ait en revanche vertement critiqué car nous retrouvons là un clivage essentiel à qui veut comprendre quelque chose aux courants souterrains qui font encore la pluie et le beau temps en France. Souterrains, car les braves gens qui achètent le bouquin n’y voient naturellement que du feu.

Depuis que certains juifs se sont mis à dérouiller dans les banlieues - globalement depuis le début des années 2000 - un virage très net s’est en effet opéré dans la communauté : avant, on n’avait pas le droit, mais à partir de là, on pouvait taper sur les immigrés puisqu’ils étaient accusés d’antisémitisme. Et donc toute une frange « droitière » - mais sioniste, hein, attention ! – a commencé à s’opposer à la frange qui restait indécrottablement « de gauche » - quoique sioniste aussi, en général. Voilà pourquoi les Zemmour et Cie font un tabac. Ils sont chargés de taper sur les boucs-émissaires en se gardant bien d’expliquer pourquoi et comment ils sont arrivés là.

Vous croyez que mon explication est tirée par les cheveux ? Demandez-moi alors quel avocat « Laurent Obertone » a choisi pour le défendre contre Mediapart ? Gilles-William Goldnadel, l’un des pontes du CRIF. Un pur hasard, sans doute…

Non, vous voyez, de « droite » ou de « gauche », on a vraiment l’impression que ce sont toujours les mêmes qui tirent les ficelles et qui occupent tout l’espace médiatique. En promotionnant qui délivre le message requis au bon moment. Et naturellement, en observant toujours l’omertà totale à l’encontre des autres. Ce qui n’est pas grave en soi. Mais au moins, il faut en avoir conscience pour ne pas mourir idiot.

 

15/12/2012

12 PINGOUINS … ET MOI… ET MOI… ET MOI …

« J’ai un ami trisomique. Il est plus intelligent que moi. Michel Garroté »*

 

Voilà un constat lucide que je n’ai aucun mal à croire. Oui, l’amer Michel a encore frappé et son ire se concentre cette fois sur les « trisomiques » de l’extrême-droite, dont je suis. Des trisomiques dont le crime inexpiable est de critiquer Israël et les institutions qui le soutiennent à mort.

J’apprécie à sa juste valeur cette petite décoration à laquelle je ne pouvais décemment pas manquer de réagir un peu.

Donc, si vous voulez vous marrer (et apprendre l’existence de sites que vous ignoriez peut-être) allez lire sa dernière éjaculation:

(http://www.dreuz.info/2012/12/ripoublik-les-trisomiques-de-lextreme-droite/).

Et surtout, surtout, ne ratez pas les commentaires qui suivent et en disent plus long que bien des discours sur les trisom, pardon, sur les intellos, qui le lisent. A mourir de rire.

Je suis sûre que vous apprécierez au passage la délicatesse avec laquelle il traite le FN. Nettement moins trisomique que les autres. Dame, Fifille s’est donné assez de mal pour ça.

 

Bon, pour les derniers pingouins qui seraient arrivés sur ce site sans connaître les antécédents de cette passionnante saga - dont ceci n’est que le dernier épisode en date - voici de la lecture intelligente pour le week-end. Installez-vous bien et en avant :

 

http://france-licratisee.hautetfort.com/archive/2009/08/07/israel-n-est-pour-rien-dans-tout-ca.html (07/08/09)

 

http://france-licratisee.hautetfort.com/archive/2010/05/01/pauvre-michel-garrote.html (01/05/10)

 

http://france-licratisee.hautetfort.com/archive/2010/05/04/de-l-insulte.html (04/05/10)

 

http://france-licratisee.hautetfort.com/tag/trou+du+cul (19/09/10)

http://france-licratisee.hautetfort.com/archive/2011/02/2...  (27/02/11)

 

Et je parie que j’en ai oublié. Le pauvre. Il s’en donne du mal, pour douze pingouins !

 

 

* Cette déclaration d'anthologie figure précisément dans les commentaires suivant son article. S'étant fait allumer par quelques défenseurs de trisomiques, il a cru devoir se justifier en ces termes.

16/03/2011

UN PARCOURS ... INTERESSANT

yy.jpgPaul-Eric Blanrue annonce sur le site Mecanopolis: "Je suis musulman depuis 2009". Je m'empresse de préciser que c'est là son droit le plus strict. Cette conversion colore néanmoins d'une certaine façon les activités et déclarations de cet écrivain, dont je vais retracer brièvement le parcours, assez emblématique de notre époque épique et erratique.

Né en 1967, on le rencontre une première fois en Lorraine où il s'occupe d'un bulletin royaliste à partir de 1989. Quatre ans plus tard, en 1993 - il a 26 ans - il crée le Cercle zététique. Ce nom assez ésotérique cache les recherches, basées sur le doute, relatives aux phénomènes paranormaux et autres mystères de l'histoire. Le Cercle sera dissous en 2005.

On va surtout entendre parler de lui à partir de 2007, année de parution de son livre Le Monde contre Soi - Anthologie des propos contre les Juifs, le judaïsme et le sionisme. Livre préfacé par Yann Moix. Cet ouvrage, qui joue subtilement sur les deux tableaux, n'est pas mal vu du tout par la "communauté" officielle. La preuve: Blanrue est invité en novembre 2007 au Salon des écrivains du B'nai B'rith pour le présenter.

9782919937127.gifEn novembre 2009, c'est au pot des Amis de Rivarol qu'il est invité, cette fois, pour présenter Sarkozy, Israël et les Juifs. Là, il la joue plutôt écrivain maudit dont le livre serait refusé par les éditeurs politiquement corrects qui craindraient ce brûlot. Cependant, il faut admettre que quelques mois plus tard, cet ouvrage "mis à l'index en France" était vendu sur le site de la Fnac.

En août 2010, il lance une pétition contre la loi Gayssot. C'est très bien, mais là encore je me pose des questions: voilà un homme qui déclare appartenir au parti communiste français depuis 2006 (encore une fois c'est son droit le plus absolu - il a même donné le n° de sa carte). Sait-il que le sieur Gayssot était un député communiste? Il ne voit pas là une légère contradiction?

Donc, maintenant, le voilà musulman. Interrogé par Mecanopolis, il nous met l'eau à la bouche: "Je sais que tu prépares un gros coup pour la fin de l'année, un truc énorme. Tu peux m'en dire plus?

Oui: je compte écrire le livre le plus anticonformiste qui se puisse écrire aujourd'hui. Je travaille tous les jours sur la bête et, comme le recommandait Céline, je mets ma peau sur la table!"

Bigre, le livre le plus anticonformiste qui se puisse écrire aujourd'hui! J'en frémis déjà. J'espère en tout état de cause qu'il le sera un peu plus que son anthologie sur l'antisémitisme qui annonçait prudemment sur sa 4e de couverture: "Ce projet se propose en somme d'être un manuel d'éducation civique non-conformiste, destiné à ouvrir les yeux de ceux qui veulent savoir d'où ils viennent et où ils vont. Car "on ne peut combattre que ce que l'on connaît".

http://www.mecanopolis.org/?p=22322

 

10/03/2011

FAUDRA EN RAJOUTER UNE BONNE LOUCHE

Elle est encore loin du compte. C’est vrai, ça. Elle croyait que c’était arrivé. Mais non, ce qu’elle a dit, c’est juste un bon début. Il faudra en faire plus, bien plus, encore bien des génuflexions et des protestations, et des repentances pour le passé, le présent et l’avenir, avant de pouvoir espérer faire partie du cercle magique des élus. De ceux qui sont admis aux fromages de la république.

 

Donc, Marine Le Pen a finalement vu son émission de dimanche prochain sur Radio J annulée. J’ai lu que cette décision avait été prise « sous la pression de la rue juive ». Elle a bon dos, la rue juive. En réalité, ce sont les officines habituelles, CRIF en tête, Union des patrons juifs de France, Union des étudiants juifs de France, etc. qui ont hurlé à la mort et imposé l’annulation.

 

Ils ont dû trouver que tout ça allait d’un coup trop vite et risquait de brouiller par trop le message. Certes, on peut et on doit faire bouger les lignes, l’intérêt bien compris de tous le commande, mais il convient de faire les choses subtilement. Finalement, ce premier pas raté est une bonne chose. On amorce le poisson et on attend la suite des événements.

 

Si elle est intelligente (enfin, si elle possède la sorte d’intelligence requise par le système, ce qui ne fait aucun doute), elle aura compris qu’il lui faut persévérer dans cette voie de bon sens : ce qu’elle a dit sur la shoah, c’était un bon début. Mais un début seulement.

 

En attendant l’escalade, qui ne saurait manquer, n’oublions pas que si les journaux, magazines, radios, télés « républicains » lui sont ouverts en grand, c’est bien parce que ça ne dérange pas trop la communauté officielle. On le saurait depuis belle lurette, sinon.

27/02/2011

INCROYABLE DELATION

Notre ami l'amer Michel, alias l'incomparable Michel Garroté, ne craint pas de franchir un pas décisif dans sa lutte titanesque contre la grosse bébête immonde qui monte, qui monte: là, il vient carrément de donner toutes infos personnelles venues à sa connaissance sur des personnes qui ont le grand malheur de lui déplaire. Si ces infos sont aussi fiables que celles qu'il avait généreusement fourguées sur ma modeste personne, ces gens peuvent dormir tranquilles.

A priori je m'en voudrais de faire de la pub à une entreprise aussi nauséabonde - là, pour le coup, je trouve que le terme est adéquat - mais je pars du principe qu'il ne faut pas dissimuler ce genre de saloperies sous le tapis, ça les renforce.

Vous jugerez par vous-mêmes. Ce torchon s'appelle noblement Y'en a marre des antisémites cachés derrière leurs écrans et prend soin de nous préciser, pour le cas où cela aurait échappé au lecteur: "...Car le problème est un problème de morale. La morale est au-dessus de la délation". Et la morale, chacun le sait, exige hélas des sacrifices.

Moi, ce que je perçois vraiment dans ce déballage, c'est de la trouille face à un phénomène qui échappe de plus en plus aux commissaires politiques sionistes. Qui ne savent plus qu'inventer pour colmater les brèches qui s'ouvrent de tous les côtés.

Et ce que je suggère aux "antisémites" nommément désignés, c'est de se regrouper et d'attaquer de concert pour diffamation et/ou atteinte à la vie privée. Ils doivent ça au combat commun. Ou alors de contre-attaquer en balançant eux aussi toutes infos persos sur les excités d'en face. Puisque ce sont eux qui ont ouvert le feu ...

 

 

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michel garrotté,l'amer michel,antisémites,délation,internet,anne kling,france licratisée

 

Avant? Après? Ou vice-versa? A vous de choisir ...

 

http://webcache.googleusercontent.com/search?hl=fr&q=...

23/02/2011

« Peut-on élire un Président juif en France? »

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Sous ce titre racoleur (voir lien ci-dessous), on nous ressasse l’éternelle rengaine de l’antisémitisme viscéral des Français, décidément incorrigibles. En filigrane, le chantage classique : désormais, refuser de voter DSK sera se désigner soi-même comme un antisémite de la pire espèce. Conclusion : votons tous pour lui comme un seul homme afin d’obtenir son brevet de brave con, pardon, de brave citoyen. On nous a déjà fait le coup, on a déjà donné.

Au risque de faire de la peine à l’auteur de l’article, qui s’est donné beaucoup de mal pour flétrir les mauvais penchants de ses compatriotes, je lui ferais observer que ce n’est pas à proprement parler d’un président juif que les Français devraient se méfier. Mais peut-être d’un président hyper sioniste. Mais ça, on n’en parle pas trop. On préfère insister lourdement sur les réalités françaises nauséabondes. Un terme décidément fétiche qu’on risque de beaucoup rencontrer ces prochains temps. En fait, et en un mot comme en cent, on préfère comme d’habitude déplacer le débat – ou le non débat – du domaine politique à celui de l’éternel racisme/antiracisme, où l’on se retrouve vite englué comme une mouche dans une toile d’araignée.

Or moi, ce que je trouve carrément nauséabond, c’est un homme politique « français » qui dans une campagne électorale à Sarcelles en 1993 trouve normal de clamer : "Je mets mon engagement de Juif avant toute autre préoccupation politique ». Ou qui raconte au magazine Tribune Juive « Se lever chaque matin en se demandant comment il pourra être utile à Israël. » Sans parler des autres déclarations abondamment reprises ces jours-ci.

Alors, oui, ces propos posent un énorme problème. Et un problème politique, qui a parfaitement sa place dans un débat politique pour la présidentielle. N’en déplaise à ceux qui agitent le drapeau passablement défraîchi de l’ « antisémitisme » pour enfumer les Français. Qui ne sont pas antisémites et ne se rendent pas compte – ou pas encore – de l’énorme emprise des institutions sionistes sur le pays. La lecture de mon bouquin sur le CRIF les instruirait, mais … C’est cela, et cela seul, qui pose problème. Si le fait d’être juif, comme d’être catholique ou protestant*, se cantonnait strictement à la sphère privée, il n’y aurait rien à redire. Et c’est cela que ces braves pommes de Français s’imaginent. Dans leur ensemble, ils n’ont pas encore compris que le soutien à Israël est constant et pèse d’un poids très lourd sur la vie politique française. Il pèse au niveau international et au niveau national, y compris justice, éducation, etc. Car le CRIF veille au grain.

Christian Jacob, avec ses propos sur le terroir qui n’ont strictement rien d’antisémite – ou alors, c’est que le sens du mot s’est transformé, ce qui est en effet le cas – aurait pu rétorquer aux indignés nauséabonds qu’il n’était pas le premier à utiliser le terme :

Fondateur en 1985 de Globe, journal bobo pro-mitterrandien, tendance antiracisme branché, on garde de Geoges-Marc Benamou cette exquise déclaration cosignée avec BHL et Pierre Bergé dans l’édito du premier numéro de ce magazine :

 

« Bien sûr, nous sommes résolument cosmopolites. Bien sûr, tout ce qui est terroir, bourrées, binious, bref franchouillard ou cocardier, nous est étranger, voire odieux ».

 

Voilà qui était clair, non ? Eh bien, nous, nous préférons être franchouillards et cocardiers, si ça nous plaît. Pourquoi 1% de la population devrait-il forcément imposer sa loi aux autres ?

 

 

* Vous aurez finement noté que je n’ai pas parlé du cas « musulman ». Car tant que l’islam ne sera pas capable d’établir une coupure nette entre le politique et le religieux, je le vois mal entrer en concurrence avec les autres.

 

 

http://www.slate.fr/story/34331/elire-president-juif-dsk  

 

07/02/2011

ENCORE UNE BELLE HOUTSPAH !

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Le premier ministre britannique, David Cameron, revendique ses origines juives*. Ce qui est son droit le plus absolu. Il n’empêche que l’on peut se demander si ces mêmes origines n’influent pas un peu trop directement sur sa conduite à la tête du gouvernement. Et partant, sur l’ensemble du pays.

 

Voyons ses récentes déclarations à la conférence de Munich sur la sécurité européenne :

 

« David Cameron veut lutter contre l’intolérance islamiste » 

 

« L’Europe doit faire cesser l’intolérance des valeurs occidentales au sein de ses communautés musulmanes et des groupes d’extrême-droite si elle compte vaincre les racines du terrorisme. Le Premier ministre britannique David Cameron sonne le gong et compte bien réveiller l’Europe de son immobilisme inquiétant.

Cameron était à Munich hier ou il a participé à la Conférence Annuelle sur la Sécurité des Gouvernements Européens. Pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir, il a tenu un discours critique contre l’islamisme. Mais plus encore, il a fait l’autocritique de l’Europe en affirmant que trop de tolérance vers les minorités intolérantes amène la haine et la division.

 Il a dit que la Grande-Bretagne avait constaté que de nombreux terroristes condamnés avait d’abord été influencés par ce qu’on appelle des “extrémistes non-violent”. Des gens qui ne sont pas impliqués dans des complots, mais qui dénoncent la politique occidentale et de la culture européenne. Un discours indirect d’incitation à commettre des actes de violence.

“Nous ne vaincrons pas le terrorisme par les seules mesures que nous prenons en dehors de nos frontières. L’Europe a besoin de se réveiller. Elle à besoin d’analyser et de voir ce qui se passe dans notre propre pays, dans notre propre union», a dit Cameron lors de la conférence.

La Grande-Bretagne et l’Allemagne ont de bruyants débats nationaux sur l’impact de l’immigration, et sur les difficultés de l’intégration de certaines communautés religieuses. Pour la France, cela devrait arriver petit à petit avec l’élection présidentielle. Sarkozy ayant décidé de choisir le terrorisme islamique comme un des thèmes de campagne. “Chez nous, nous avons même toléré ces communautés séparées quand elles voulaient vivre d’une manière allant à l’encontre de nos valeurs”, explique Cameron. «Nous avons encouragé les différentes cultures à vivre des vies séparées. Nous avons laissé germer la graine de la haine.”

“C’est notre culture de tolérance qui a permis aux deux extrémistes: islamistes et d’extrême-droite, de renforcer le soutien pour leur cause. Nous avons été trop prudents. Nous avons même franchement eu peur. Peur de nous lever contre eux”, a t-il dit.

“Certains alliés européens ont critiqué la Grande-Bretagne pour héberger les pires religieux musulmans que compte l’Europe. Des religieux expulsés de leurs pays orientaux pour extrémisme. On a été critiqué pour ne pas sévir contre ces mosquées et pour laisser se promouvoir une vision pervertie de l’Islam. ”

“Si nous voulons vaincre cette menace, je crois qu’il est temps de tourner la page sur l’échec des politiques du passé», explique Cameron. “Au lieu d’ignorer cette idéologie extrémiste, nous, les gouvernements et les sociétés avons appris à y faire face.”

Réponse de la brebis: Mohammed Shafiq, de la Fondation Ramadhan: “vous tentez le diable en échauffant les esprits. Pointer du doigt les musulmans comme vous le faite alimente l’hystérie et la paranoïa de l’islam et les musulmans. “

Jusqu’à présent, aucun gouvernement européen n’a réellement osé déclarer de telles choses contre les islamistes. Pas contre les “musulmans”, non, contre les islamistes. Parce qu’a chaque mot contre les apprentis terroristes musulmans, étrangement, ce sont tous les musulmans qui se sentent visés. Il y a pourtant une barrière entre les deux. »

 

Et voilà le travail. Presque pas gonflé, M. Cameron. Avant, on n’avait même pas le droit d’émettre la moindre critique de l’islam, sinon on était catalogué « raciste », voire « néo-nazi ». Maintenant, tout à coup, tout le monde a le droit, et même le devoir, de taper sur les musulmans. Et pour faire bonne mesure, l’ « extrême-droite » est mise d'office dans le même sac que les "minorités intolérantes"!

 

Pour résumer:

1)     le système qui a conduit Cameron au pouvoir et l’a assis sur son trône a favorisé de toutes ses forces l’immigration musulmane massive, il s’agirait de ne pas l’oublier

2)    l'"extrême-droite" qui voyait arriver les inévitables problèmes induits par cette immigration a été criminalisée et mise hors circuit

3)    les problèmes sont bel et bien arrivés, comme de juste, mais accompagnés d’ « antisémitisme ». Pas de chance, ce n’était pas prévu au programme

4)     du coup, il est devenu très tendance d’accuser les immigrés de tous les maux. Ils ne sont pourtant pas arrivés par l’opération du Saint Esprit

5)     et puis tiens, tant qu'on y est, tapons aussi sur l’ « extrême-droite », du moins celle qui s’obstine à ne pas s’aplatir devant le sionisme. D’une pierre, deux coups.

 

 

* « Cameron appelé à revendiquer son identité juive

 

Le président du Board of Deputies of British Jews (fédération représentative des principales associations juives britanniques), Vivian Wineman, de passage à Tel-Aviv, a dénoncé la déligitimation de l’Etat d’Israël dans l’opinion publique britannique et la montée en puissance du boycott.

 

Pour renverser cette tendance, il a annoncé que son organisation souhaite que l’exemple de la solidarité avec Israël vienne d’en haut. Dans cette perspective, le Board of Deputies of British Jews prie de le nouveau Premier ministre David Cameron de revendiquer plus souvent son origine juive.

 

Au cours de sa campagne électorale, il avait été demandé à M. Cameron si ses origines n’altéreraient pas l’objectivité de son jugement sur le Proche-Orient. Il s’en était défendu, tout en exprimant sa fierté de compter parmi ses ancêtres Elia Levita (1469-1549), un écrivain majeur de langue yiddish. »

 

« David Cameron talked warmly of finding his Jewish roots and said he had spoken about them to one of Britain's leading rabbinical authorities.

 

Last July, Yaakov Wise of Manchester University's Centre for Jewish Studies traced Mr Cameron's family tree to 16th-century Jewish scholar Elijah Levita, author of the Yiddish chivalric verse romance, the Bovo-Bukh.

 

The Tory leader consulted Dayan Ehrentreu, former head of the London Beth Din, about his roots, a meeting he called "one of the highlights of my year".

Mr Cameron's great-great-grandfather, Emile Levita, was a German émigré banker who became a British citizen in 1871. Emile married out and led the life of a country gentleman as the owner of a grouse moor in Wales. His four sons, like Mr Cameron, went to Eton.”

 

http://www.voltairenet.org/article166113.html

 

http://webcache.googleusercontent.com/search?hl=fr&q=...

 

http://www.upjf.org/fr/3649-reveil-de-l’europe-david-came...

15/01/2011

LES PROMOTEURS DU COMMUNISME – GEORGES ADDA (2)

Continuons notre petit tour d’horizon. Comme la Tunisie est à l’ordre du jour, intéressons-nous aux débuts du communisme dans ce pays.

Le Parti communiste tunisien (PCT) est fondé en 1920, à l'époque du protectorat français. Ce n’est pas à proprement parler Georges Adda qui va le créer, car il avait quatre ans à l’époque. Mais puisque le portail des juifs tunisiens, www.harissa.com proclame fièrement ce qui suit, nous n’allons pas être plus royalistes que le roi. Voici donc ce qu’on peut lire sur leur site : « GEORGES ADDA, MILITANT FONDATEUR DU PARTI COMMUNISTE TUNISIEN ».  

 

88.jpgEn tout cas, s’être engagé au parti semble avoir été un brevet de longue vie, car Mohamed Nafaâ qui en sera le premier secrétaire de 1946 à 1981, a vécu de 1917 à 2007 et son compagnon de combat, Georges Adda, a fait mieux encore: né en 1916 à Tunis, il est mort en 2008, toujours à Tunis, à l’âge de 92 ans.

Dès ses 18 ans, en 1934, il adhère au PCT dont il deviendra très vite l’un des principaux dirigeants. Nous sommes dans le contexte (en URSS) de la collectivisation forcée des terres agricoles assorties de la persécution et des massacres dirigés contre les koulaks (entre autres). Des millions de victimes qui ne serviront même pas : la Russie premier exportateur de céréales au monde sous les tsars, devient définitivement un pays importateur sous l’appellation URSS. Une belle réussite.

Adda sera notamment responsable des jeunesses communistes du pays dès 1936 et milite ardemment pour les « droits de l’homme ». Le parti communiste n’est pas particulièrement apprécié du protectorat français, pas plus que les mouvements militant pour l’indépendance du pays, si bien qu’il connaît à diverses reprises la prison et la résidence surveillée : de septembre 1935 à avril 1936, d’avril 1940 à novembre 1943, de 1952 à 1955.

Arrive finalement l’indépendance de la Tunisie, en 1956. Il est toujours membre de la direction du PCT jusqu’en 1957, puis directeur de son hebdomadaire en langue française, L'Avenir de la Tunisie. Le PCT sera interdit en 1963 par Bourguiba puis autorisé à nouveau à partir de 1981, par le même. Bien vidé de sa substance, il n’était plus guère dangereux. On pouvait donc le laisser batifoler.

Georges Adda se présentait lui-même comme un juif tunisien antisioniste, militant pour la cause palestinienne. Ce qui fait qu’il ne fut que très médiocrement regretté par le CRIF et consorts.

Il a écrit dans Jeune Afrique, le 15 octobre 2006, le texte suivant qui vous permettra de mieux comprendre pourquoi:

« Je viens de loin. Les Berbères, mes ancêtres, ont connu les Phéniciens, les Romains, les Vandales, les Arabes, les Normands, les Turcs et les Français qui ont successivement occupé mon pays, devenu indépendant il y a seulement un demi-siècle. Certains de ces Berbères se sont convertis à la religion de Moïse et leurs enfants ont résisté aux harcèlements des chrétiens, puis à ceux des soldats d’Okba Ibn Nafaa, en gardant leurs traditions (coutumes, cuisine, musique), et ils ont adopté l’arabe, qui est devenu la langue de tous.

Ainsi, la Tunisie est mon pays, et le peuple tunisien est mon peuple, mais mes convictions ne sont pas celles de ma mère et de mon père. Toutes les femmes et tous les hommes qui subissent les injustices politiques et sociales sont mes sœurs et frères. Pour la libération de mon pays, j’ai connu prisons, camps de concentration et déportation des colonialistes français. Aujourd’hui, je me dois d’apporter mon soutien au peuple palestinien martyr. S’agissant de la Palestine, il faut d’abord s’entendre sur la signification de certaines expressions telles que « communauté internationale », « légalité internationale », « droit international », etc. Ainsi, en novembre 1947, la résolution de l’ONU par laquelle les Palestiniens ont été dépouillés de leur pays devient entre les mains des deux superpuissances et des sionistes « légalité internationale » et « droit international ». Alors qu’en réalité des Palestiniens ont été victimes de la « communauté internationale ». Pour les étrangers, venus de pays lointains, cette résolution serait la réparation de la destruction du Temple, de la prétendue diaspora des enfants de Canaan, des pogroms quotidiens et les bourreaux étaient et resteront exclusivement européens.

Voici ce que déclarait à cette date Arek Edelman, qui avait été en 1943 le chef de l’insurrection du ghetto de Varsovie : « Si Israël a été créé, c’est grâce à un accord entre la Grande-Bretagne, les États-Unis et l’URSS. Pas pour expier les six millions de Juifs assassinés en Europe, mais pour se partager des comptoirs au Moyen-Orient. »

La communication, c’est-à-dire le travail de convaincre, est aujourd’hui une arme essentielle. Or, en ce domaine, les responsables palestiniens et arabes enregistrent un réel déficit. Il nous faut rappeler certaines vérités qui seront autant de points forts de notre communication. Les sionistes sont venus en Palestine en prétendant être les descendants du peuple de Canaan. Or ceux qui se réclament de Moïse sont, en réalité, issus d’anciens peuples et de régions diverses bien déterminées, très éloignées de Jérusalem et du Jourdain.

Léon Poliakov a, dans son Histoire de l’antisémitisme (Paris, Calmann-Lévy, 1961), démoli les théories sionistes qui reposent sur la soi-disant « diaspora » et sur le retour à la terre des prétendus ancêtres cananéens. De son côté, le sociologue et historien Paul Sebag, dans son Histoire des juifs de Tunisie (L’Harmattan, Paris, 1991), écrit : « Dans l’Afrique romaine, comme dans les autres provinces de l’Empire romain, il y eut très tôt d’autres juifs que des juifs de souche, dont les ancêtres étaient venus de Judée à des dates diverses. Des hommes et des femmes de toutes races et de toutes conditions se sont convertis au judaïsme, qui fit preuve aux premiers siècles de l’ère chrétienne d’une grande force de pénétration.

Lors de la conquête arabe de l’Afrique du Nord, une partie des Berbères professaient le judaïsme. Dans sa grande Histoire des Berbères, Ibn Khaldoun nous donne les noms des tribus berbères judaïsées et précise les régions où elles étaient établies, de l’est à l’ouest du Maghreb, citant entre autres les Nefoussa au sud de l’Ifriqiya les Jarâwa dans les montagnes de l’Aurès. »

Arthur Koestler a écrit en 1976 La Treizième Tribu (Calmann-Lévy, Paris, 1976) où il relate l’histoire de ses ancêtres khazars : « Le pays des Khazars, peuple d’ethnie turque, occupait une position stratégique entre la Caspienne et la mer Noire sur les grandes voies de passage où se confrontaient les grandes puissances orientales de l’époque... Cela voudrait dire que les ancêtres de ces juifs ne venaient pas des bords du Jourdain, mais des plaines de la Volga, non pas de Canaan, mais du Caucase, où l’on a vu le berceau de la race aryenne ; génétiquement, ils seraient apparentés aux Huns, aux Ouïgours, aux Magyars, plutôt qu’à la semence d’Abraham, d’Isaac ou de Jacob.

S’il en était bien ainsi, le mot “antisémitisme” n’aurait aucun sens, il témoignerait d’un malentendu également partagé par les bourreaux et par les victimes. » Le politologue italien Loris Gallico a publié une longue étude intitulée Un popolo introvabile (« Un peuple introuvable ») en 1984, où il écrit : « Il n’est plus possible de contester le fait que la majeure partie des juifs de l’Europe centro-orientale ait comme origine la dispersion et le mélange des Khazars avec d’autres populations. » Le chancelier autrichien Bruno Kreisky a donné le coup de grâce à l’idéologie sioniste en déclarant dans le Nouvel Observateur en 1981 : « Cette blague du peuple juif est un des grands mensonges de la vie... Parler de peuple juif n’a pas de sens... Sans Hitler, Israël comme pays n’aurait jamais existé... » Je ne peux terminer sans mentionner l’historien français Marc Ferro, qui dans son livre Les Tabous de l’Histoire (Nil, Paris, 2002), a consacré tout un chapitre sous le titre « Les Juifs sont-ils des sémites ? » pour mettre en pièces toute « l’architecture » sioniste et balayer les contrevérités concernant le « peuple juif », la « nation juive », la « race juive ».

On le voit, on peut constituer une énorme anthologie rassemblant des chercheurs, des historiens, des politologues qui ont invalidé les théories des sionistes, tels Alfred M. Lilienthal, Norton Mezvinsky et Maxime Rodinson, etc.
Par ailleurs, en cherchant un peu, on trouvera un très grand nombre de femmes et d’hommes qui, eux aussi, condamnent le sionisme, ou qui n’ont rien à voir avec lui.
On les trouvera dans tous les pays, ils sont de toutes les confessions et de toutes les convictions politiques et philosophiques, car la lutte antisioniste ne doit pas être une affaire judéo-juive, ni judéo-palestinienne ou judéo-arabe. La lutte contre le sionisme doit se développer dans chaque peuple et à l’intérieur de chaque peuple.

Après avoir cherché une terre dite « promise » entre l’Ouganda et l’Argentine, Theodor Herzl a jeté son dévolu sur la Palestine, l’ancienne Canaan des rois David et Salomon. Et pour convaincre les grandes puissances occidentales, il lance, le 14 février 1897, son livre L’État des Juifs. On peut y lire : « Pour l’Europe, nous constituerons là-bas (en Palestine) un morceau du rempart contre l’Asie, nous serons la sentinelle avancée de la civilisation contre la barbarie. » Mais la barbarie se trouvait bien loin des bords du Jourdain. Elle se trouvait dans la Russie de Pouchkine et de Tolstoï, dans la Pologne de Chopin où les pogroms étaient quotidiens, au cœur de l’Europe dans l’Allemagne de Goethe et de Beethoven, avec les camps de la mort et les fours crématoires où ont été exterminés entre 1933 et 1945, par des Européens, plus de 5 millions de Polonais, de Russes, d’Allemands, de Français, de Hongrois, etc., eux aussi tous européens, de religions hébraïque et chrétienne.

Nous devons rappeler ces données aux étrangers qui sont venus, il y a plus d’un demi-siècle, occuper la Palestine, ainsi qu’aux opinions publiques européenne et américaine.
Il faut aussi rappeler que les survivants de cette apocalypse et leurs descendants ont des droits imprescriptibles. Ils ont d’abord le droit au retour dans leur Europe natale. Ils ont droit au dédommagement sur leurs terres natales. Il faut encore rappeler sans relâche qu’on n’a jamais vu un Palestinien ou un Arabe pousser un homme de religion hébraïque ou d’origine cultuelle hébraïque dans un four crématoire. Comme il faut toujours rappeler qu’en 1941, en pleine tourmente, un roi arabe, le roi du Maroc Mohammed V, dont le pays était occupé par l’armée française, a refusé d’appliquer dans son pays les lois antijuives en criant au général Charles Noguès : « Ne touchez pas à mes juifs ! »
Il nous faut donc, sans aucune gêne, parler du génocide qui a bouleversé l’Europe.

Le jour où nous enlèverons ce génocide des mains des sionistes - qui en font un fonds de commerce - pour le faire entrer dans le patrimoine de l’Humanité, le peuple palestinien remportera une très grande victoire. Un dernier mot. Les Palestiniens ont une arme : le regard du dominé, du spolié. Je crois que, sur la terre palestinienne, les sionistes ne craignent plus beaucoup les engins explosifs ou les tirs de roquettes. En revanche, ils craignent de plus en plus les regards qui les entourent de toutes parts, qui les poursuivent, qui les encerclent, les étouffent et les asphyxient. Ces regards les font continuellement trembler. Ils dorment entourés des regards des opprimés qui n’aspirent avec raison qu’à la libération de leur pays. »

http://www.harissa.com/harissatheque/GEORGEADDA.htm

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