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29/05/2007

ATTENTION : UN SIMON LEVY PEUT EN CACHER UN AUTRE (ET VICE-VERSA)

L’article qui suit n’a aucune prétention informative, ou historique, ou autre d’ailleurs. Je suis tombée dessus par hasard et l’ai trouvé si amusant dans son genre que je ne résiste pas au plaisir de vous en faire profiter.

Il émane d’un site marocain, s’appelle Quand la haine aveugle, et est daté du 22 mai 2007 :

« Attajdid le quotidien des frères musulmans au Maroc s'est fait un plaisir de reprendre à son compte une information publiée par le journal Achark al Awsat concernant la condamnation, pour émission de chèques sans provision, de Simon Levy. La photo qui accompagne l'article ne fait pas de doute sur l'identité de l'intéressé, à savoir Simon Levy, le dirigeant historique du Parti du Progrès et du Socialisme que chacun a dû reconnaître.

Attajdid, apparemment ravi de l'aubaine, entre dans les détails de l'affaire et nous rapporte, «de source bien informée» que le montant de la forfaiture atteint 5,10 millions de dirhams.
Annoncée en première page, cette information apparemment vérifiée par la rédaction du journal, semble avoir été du pain béni pour la confrérie des frères musulmans d'Attajdid pour régler son compte à un militant de la gauche marocaine, très connu pour ses positions constantes et courageuses contre les tenants de l'obscurantisme et de l'antisémitisme qui n'avaient pas hésité, par le passé, à lui asséner menaces et attaques, dans le but vain de l'intimider. Car ces gens-là n'acceptent pas qu'un Marocain juif puisse s'exprimer, d'une manière résolue, sur les dangers pour le Maroc de l'instrumentalisation de la religion à des fins politiques.

L'occasion était donc belle pour démolir, une bonne fois pour toutes, ce Simon Lévy, devenu par la force des choses, la bête noire des intégristes de tous bords.

Sauf que la réalité est tout autre. Et les frères musulmans d'Attajdid auraient pu s'en rendre compte très facilement, s'il n'y avait pas chez eux la véritable intention de nuire. Parce que le Simon Levy en question réside lui à Agadir, et non à Casablanca. Qu'il a été un personnage politique, mais appartenant à l'Union Constitutionnelle qu'il a même représentée au Parlement dans les années 90, alors que le Simon Lévy du PPS a été victime d'une véritable campagne de dénigrement lorsqu'il était candidat à Casablanca pour les législatives de 1993 par ces mêmes intégristes qui s'adressaient aux électeurs pour leur signifier que voter pour un juif était un sacrilège.

Les gars d'Attajdid auraient pu donc éviter de tomber dans le ridicule s'ils avaient fait un petit effort pour distinguer entre les 2 Simon Lévy. Mais apparemment, tel n'était pas leur objectif. »

Ah les salauds ! Confondre comme ça deux Simon Levy, un vertueux et l’autre juste un peu moins…  Toujours aussi malveillants !

Comme je suis incorrigible, j’ai voulu en savoir un peu plus sur Simon Levy (le vertueux) et j’ai trouvé qu’il est généralement qualifié de « militant communiste de la première heure et dirigeant dynamique de la communauté juive de Casablanca ». Sachez que si 300 000 juifs environ vivaient au Maroc dans les années 1950, ils ne sont plus aujourd’hui au maximum que 5 000, dont 90% résident à Casablanca justement. Les autres ont émigré en Israël, au Canada, aux  USA. Sont-ils partis chassés par l’antisémitisme ? Oh non, répond Simon Levy, pas du tout. « Le vrai racisme et le vrai antisémitisme, c’est avec les Français que je les ai vécus dans ma chair », ai-je lu. Il n’y a décidément rien de nouveau sous le soleil.

Source : www.albayane.ma 

01/05/2007

SIMON PETLURA, PATRIOTE UKRAINIEN

medium_images.39.jpgJ’évoque bien sûr dans La France LICRAtisée l’origine de cette association « antiraciste », née du crime de Samuel Schwartzbard sur la personne de Simon Petlura, accusé de pogroms en Ukraine (voir sur ce blog dans la catégorie « Extraits de La France LICRAtisée », les trois premiers articles). La LICRA n’a jamais cessé depuis de poursuivre la mémoire de Simon Petlura de sa haine vigilante, y compris l’an dernier, criant au scandale à propos d’une cérémonie ukrainienne de  commémoration de sa mort, à Paris.

On m’a fait découvrir hier un blog absolument passionnant sur lequel figure la biographie suivante de Simon Petlura. Elle ouvre bien des perspectives et m’a amenée, en recherchant deci-delà, à des réactions intéressantes et bien actuelles. Mais ce sera pour demain.

 "Symon Petlura

C’est à Poltava, dans une Ukraine asservie et divisée entre empires russe et austro-hongrois que naquit le jeune Symon dans une famille descendante de cosaques appauvris, en mai 1879. L’émergence du sentiment national chez ce peuple farouchement attaché à sa liberté et son identité s’était accélérée à la fin du 19ème siècle, surtout dans la partie autrichienne (Galicie). Dans l’empire des tsars, au contraire, les Ukrainiens, qualifiés de « Petits Russes » subissaient une domination quasi coloniale nantie d’une répression impitoyable et d’une interdiction de leur langue, dont l’existence même était niée. .

Très tôt acquis à la cause nationale, il adhère au Parti révolutionnaire Ukrainien (RUP). Pour échapper à la police, il doit partir dans le Kouban où il participe à la rédaction de plusieurs publications nationalistes.
A l’automne 1904, Petlura se trouve en exil à Lviv en Galicie, après un premier séjour en prison, où il devient un membre dirigeant du Parti social démocrate ouvrier ukrainien.
Le mouvement national ukrainien de cette époque est très hétérogène et fortement marqué à gauche avec un mélange particulier de socialisme et de fédéralisme.
Dans cet environnement idéologique, Petlura s’affirme clairement antimarxiste et s’impose par son éloquence et son pouvoir de persuasion.
A la veille du premier conflit mondial, Petlura est mobilisé sur le front sud ouest et affecté comme délégué général adjoint aux services auxiliaires pour former et préparer au combat les recrues ukrainiennes de l’armée impériale : 3 millions de ses compatriotes luttent dans les rangs tsaristes alors que 250 000 revêtent l’uniforme autrichien.

L’heure de la délivrance sonne pour l’Ukraine avec la révolution de février 1917 qui prend une coloration fortement nationale sur la vieille terre des cosaques zaporogues.
A Kyiv, Petlura intègre un parlement provisoire, la Rada centrale, représentatif de toutes les forces vives du pays, incluant les minorités nationales, qui se met en place dès le mois de mars. En tant que président élu de l’Organisation militaire ukrainienne, il convoque trois congrès militaires pan ukrainiens à Kyiv pour constituer l’embryon d’une armée nationale et doter la Rada de forces crédibles.
Il se heurte à la fois à l’opposition du gouvernement provisoire de Kerenski, mais aussi aux réticences de nombreux responsables socialistes ukrainiens, idéalistes et antimilitaristes, comme Hrouchevskyi et Vynnytchenko.
Il se distingue également en se montrant attaché à la poursuite de la guerre aux côtés des pays alliés de l’Entente et mise de grands espoirs sur la France.

Au moment où survient la révolution bolchevique, l’Ukraine s’est engagée dans une marche irrésistible vers la souveraineté qui aboutit le 20 novembre 1917 à la création de la République populaire ukrainienne (UNR).
Cela est inacceptable pour Lénine qui lance une première invasion du pays après un ultimatum et la création d’une république bolchevique fantoche à Kharkiv.
Petlura, en désaccord avec Vynnytchenko qui désire sortir de la guerre et participer aux pourparlers de paix avec les empires centraux, avait déjà démissionné de son poste de secrétaire général aux affaires militaires et gagné la province pour former de nouvelles unités .
A la tête d’un corps d’armée il se distingue par son courage et son abnégation dans la résistance à l’envahisseur.

Après la proclamation de l’indépendance de l’UNR le 22 janvier 1918, Kyiv est investie une première fois par les bolcheviks après le départ du gouvernement dont les délégués signent la paix de Brest-Litovsk avec les empires centraux le 9 février.
Les armées allemandes et austro-hongroises envahissent le pays et repoussent les bolcheviks dans l’espoir de faire main basse sur les immenses ressources de ce traditionnel « grenier à blé ».
Un coup d’état soutenu par les Allemands propulse au pouvoir le général Pavlo Skoropadskyi qui se fait nommer hetman et établit un régime conservateur et monarchique, sans assise populaire, en dépit d’une œuvre non négligeable dans la promotion de la culture ukrainienne.
Ami de l’Entente, Petlura quitte l’armée, avant d’être emprisonné quelque temps par les Allemands, puis prend part au soulèvement contre l’hetman qui abdique le 14 décembre 1918 et s’enfuit en Allemagne.

La Rada revient à Kyiv et un Directoire de cinq personnes assure le pouvoir. Petlura y occupe la fonction d’otaman général, c'est-à-dire de chef suprême des armées de la République.
Il se consacre énergiquement à l’organisation des forces militaires, qui, à part quelques régiments réguliers disciplinés, sont composées d’un trop grand nombre d’unités hétéroclites et volatiles.
Mais la guerre reprend en ce début d’année au moment où un vieux rêve ukrainien se réalise, l’union, le 22 janvier 1919, avec la Galicie qui avait proclamé son indépendance deux mois plus tôt sous le nom de République populaire d’Ukraine occidentale (ZUNR).
Dans ce champs clos qu’est devenue l’Ukraine, les invasions et les fronts se multiplient avec l’intervention de plusieurs armées, toutes adversaires du Directoire.
Les Bolcheviks avec l’armée rouge organisée par Trotsky ouvrent le bal, suivis de peu par les Polonais de Pilsudski, nouvellement indépendants et qui n’avaient pas renoncé à la Galicie, longtemps restée sous leur domination.
Au sud du pays, les troupes françaises et grecques débarquent pour choisir de soutenir l’armée blanche du général Dénikine, lequel, fidèle à sa vision d’une Russie une et indivisible, considère qu’un « séparatiste » ukrainien ne vaut pas mieux qu’un Bolchevik.
Il ne faut pas oublier, dans ce tableau dantesque,

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