16.12.2009
DU MOMENT QUE C’EST ELLE QUI LE DIT ….
Ca a fait le tour du Web, mais je reviens quand même dessus parce que c’est assez hallucinant. Elle avait bu, ou quoi ? Pour d'autres, on ne se priverait pas d'accuser la sénilité, comme on l'a vu en certaines circonstances.
Bref, interviewée par un copain, Fogiel, sur Europe 1 il y a quelques jours, la journaliste Claude Sarraute s’est lâchée dans les grandes dimensions :
« Un de vos confrères est venu vous défier sur le thème « tu n’oseras jamais taquiner sur la shoah » et vous avez écrit :
Regardez-nous les juifs, ce qu’on a réussi à faire avec notre shoah
Ah, j’ai dit ça à une Arménienne
On l’a vendue partout. On est couverts d’argent. On est vraiment plus fort que vous
Oui, j’ai dit ça à une Arménienne (…)
Ces cons-là, ils ont vraiment eu la même chose et tout ce qu’ils trouvent à faire, c’est de s’asseoir par terre dans la rue ».
Intéressant. On peut en retenir que les Arméniens sont des cons – ils apprécieront sûrement. Qu’ils ont eu « la même chose ». Ah tiens, je croyais que c’était tellement indicible que c’en était hors de l’histoire.
Et enfin que les juifs ont très bien vendu la chose. On s’en doutait un peu, mais c’est bien qu’une juive le dise. Merci, Claude.
http://www.dailymotion.com/video/xbfv2r_claude-sarraute-a...
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11.12.2009
LE PETIT CHAPERON ROUGE EXPLIQUE LA SHOAH AUX ENFANTS

Non, non, vous ne rêvez pas . A ce stade, je dois dire que la réalité est en train de dépasser l’affliction la plus totale. Si vous avez des enfants, n’hésitez pas une seconde : emmenez-les vite se régaler pour Noël des contes de fée légèrement revisités que leur concocte la PUTE, à savoir la Pensée Unique Totalitaire Envahissante. Bon, cela risque d’être un peu tard pour le Petit Chaperon Rouge, mais ne vous inquiétez pas : ils auront droit bientôt au Petit Poucet dévoré tout cru par le vilain nazi ou à Riquet à la Houppe déporté à Auschwitz.
J’ai tout compris. L’histoire qu’on n’enseignera plus aux terminales scientifiques – pourquoi faire ? ça ne peut que leur brouiller l’esprit inutilement – ce sont les gamins du primaire (ô combien) qui vont y avoir droit à forte dose. Une histoire légèrement reformatée, s’entend, car il ne faut pas qu’ils prennent de mauvais plis dès le départ, ces futurs citoyens. C’est-y pas astucieux, ça ?
Oyez donc, bonnes gens, ce que nous apprend le CRIF :
« La compagnie Etincelles présente jusqu’au 11 décembre 2009 à l’espace Renaudie d’Aubervilliers le Petit Chaperon Uf de Jean Claude Grumberg. Sortez de Paris, et promenez vous dans les bois où vous croiserez un petit chaperon rouge qui rencontre un loup, normal…Mais Wolf, est un loup déguisé en caporal. Il apprend au petit chaperon rouge la triste vérité : Elle est Uf et, comme pour tous les Ufs petits et grands, tout ou presque lui est interdit.
Isabelle Charaudeau installe ses comédiennes fabuleusement masquées dans un décor intelligemment épuré et des costumes soignés. Ils nous racontent une allégorie des statuts des Juifs d’octobre 1940 et juin 1941 à travers le personnage du loup , déguisé en caporal-Kapo ( Rafaele Arditti) dont les exactions renvoient à l’histoire de la collaboration en France et à l’application des mesures d’exclusion envers les juifs: port de l’étoile : « capuchon jaune caca d’oie», classement de la population ( « Uf et non-Uf »), restrictions alimentaires , clichés dévalorisants stigmatisant les Juifs : Le loup se pince le nez comme si ça sentait mauvais « Ufs sales, très toujours» …
Par un travail scrupuleux avec les enfants à partir de 7 ans, la troupe a circulé dans les classes pour accompagner les instituteurs dans une première approche de l’enseignement du génocide des Juifs, le Petit Chaperon Uf est une oeuvre pédagogique et drôle pensée pour le tout public qui mêle conte et réalité de façon pertinente.
Jeudi 10 décembre 2009 à 14h, vendredi 11 décembre à 14h et 19h, à l’Espace Renaudie, 30 rue Lopez et Jules Martin 93300 Aubervilliers (Métro : Fort d’Aubervilliers) 01 48 11 08 02»
Je ne peux m’empêcher de voir dans tous ces efforts frénétiques pour faire parler encore et toujours de la shoah – je lisais l’autre jour qu’une des dernières trouvailles, en Hollande, a été une émission de télé où l’on a réussi à faire comparaître 15 anciens condisciples d’Anne Frank, pour parler d’elle, comme ça, tout à coup, 65 ans après les faits – une fébrilité et presque une panique qui en disent long sur un certain sentiment de voir les choses et les situations échapper à ce qui était prévu. D’où un pathétique besoin de resserrer tous les boulons possibles et imaginables. Sans plus aucune mesure ni pudeur.
Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...
09:04 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : petit chaperon rouge, shoah, crif, anne kling
21.11.2009
BARBARIES
Quelle différence entre ces deux scènes de rue?
Celle du bas se déroulait en 1942 dans le ghetto de Varsovie et celle du haut dans une rue de Kharkiv en 1933.
Celle du bas était due à Hitler et on en entend parler matin, midi et soir, celle du haut à un certain Lazar Kaganovitch qui eut pendant l’Holodomor la haute main sur l’Ukraine. L’Holodomor et ses six millions de victimes, dont deux millions d’enfants.
Mais de cela on n’entend JAMAIS parler. Serait-ce parce que Kaganovitch était juif ? Et que cette fois les victimes étaient surtout de l’autre côté ?
J’y pensais en relisant - suite à la note d’hier sur Jan Karski - l’article que lui consacra le New York Times à son décès, en juillet 2000. On apprend dans cet article que Karski avait réussi à "infiltrated both the Warsaw Ghetto and a German concentration camp".
Ce qui me paraît étonnant. Infiltrer le ghetto de Varsovie, passe encore, mais un camp de concentration allemand … On y entrait et on en sortait donc comme ça ? Bizarre.
Bref, contacté en 1942 par deux chefs de la résistance juive qui avaient eux aussi réussi à quitter le ghetto, il y entre à son tour avec eux afin de pouvoir témoigner. Pourquoi ces deux chefs, qui étaient à l’extérieur, n’ont-ils pas eux-mêmes fait le nécessaire pour alerter au moins des responsables de leur communauté à l’étranger ? On l’ignore.
Toujours est-il qu’ils le font pénétrer en août 1942 dans le ghetto où il pourra assister à des scènes comme celles indiquées plus haut.
“Decades later, when asked to describe what he had seen, Mr Karski, a fastidious man who hated violence even in films or on television, would usually simply say “I saw terrible things”. (Des décennies plus tard, lorsqu'on lui demandait de décrire ce qu'il avait vu, M. Karski, un homme délicat qui détestait la violence, même dans des films ou à la télévision, se contentait de dire généralement : «J'ai vu des choses terribles ».
“But on some occasions, such as in his appearance in « Shoah », Claude Lanzmann’s documentary film about the Holocaust, he would tell of seeing many naked dead bodies lying in the streets and describe emaciated and starving people, listless infants and older childre with expressionless eyes ». (Mais à certaines occasions, comme lors de son apparition dans "Shoah", le film documentaire de Claude Lanzmann sur l'Holocauste, il disait avoir vu les corps nus de nombreux morts gisant dans les rues et il décrivait les gens émaciés et affamés, les nourrissons et les enfants apathiques, aux yeux inexpressifs. )"
Horrible, bien sûr, mais très exactement ce que l’on voyait aussi durant l’Holodomor, neuf ans auparavant. Sans beaucoup de réaction non plus, reconnaissons-le.
J’ajoute même que les millions d’affamés d’aujourd’hui crèvent de faim dans la plus profonde indifférence de nos « dirigeants ». Du moment qu’eux n’ont jamais faim, peuvent-ils seulement imaginer ce que signifie avoir le ventre vide, et le cortège de malheurs qui vont avec ?
Tout ça pour dire que cette façon de se gratter toujours et éternellement au même endroit, sans rien voir autour, et surtout pas ce qui se passe aujourd’hui, m’insupporte. Disons-le et redisons-le, c’est notre devoir.
Pour en revenir à cet étonnant M. Karski, sorti du ghetto de Varsovie, il réussira à pénétrer avec ses mentors dans un camp de concentration allemand. Où il verra d’autres horreurs. Mais où on lui donnera une clé contenant des microfilms.
Heureusement pour lui, il parviendra à sortir du camp comme il y était entré et partira pour Londres, puis New York avec sa clé. Il rencontrera plein de monde afin de tenir sa promesse, qui était de témoigner de ce qu’il avait vu. Il verra des responsables juifs et non juifs - y compris un juge juif de la Cour Suprême des Etats-Unis, Félix Frankfurter – qui ne le croiront pas. Et même le premier ministre britannique et le président Roosevelt. The question is : pourquoi personne ne l’a-t-il cru ?
Source: http://www.nytimes.com/2000/07/15/world/jan-karski-dies-a...
08:27 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jan karski, ghetto varsovie, shoah, anne kling
12.09.2009
DES SURVIVANTS DE L’HOLOCAUSTE FONT LA MANCHE EN ISRAEL
Une fois de plus, la société israélienne est obligée d’affronter ce constat assez lamentable : un survivant israélien de l’holocauste sur trois vit en-dessous du seuil de pauvreté. C’est le journal Haaretz qui l’affirme, relayant les associations d’aide aux rescapés. J’ai un peu de mal à comprendre, mais il paraît que « la crise » a eu un double effet dévastateur. D’abord sur les dons, qui se sont réduits. Pourtant, malgré « la crise », il reste bien encore quelques billionnaires en Israël. Comme Leviev dont nous parlions l’autre jour. Il doit bien lui rester quelques sous au fond de ses poches pour une cause aussi noble. Deuxième effet, « la crise » aurait provoqué un afflux de nouveaux appels à l’aide.
Tout ça est assez minable et donne une image plutôt piteuse du pays: les survivants ont aujourd’hui 65 ans de plus que ce qu’ils avaient à l’époque, ils jouissent donc d’un âge quasi canonique. Il ne doit plus en rester tant que ça, à ces âges ... Haaretz est hélas très discret sur les chiffres, il ne nous en donne aucun, alors que ce serait justement très intéressant.
Bref, qu’ils soient nombreux ou pas, la vérité est la suivante : l’Etat d’Israël offre généreusement une retraite de misère à ces survivants qui s’obstinent à s’accrocher à la vie. Il y en aurait même obligés de dormir sur les bancs publics (http://209.85.229.132/search?q=cache:z8KaZ5ASQIwJ:www.haa...
Et c’est là qu’on peut quand même se poser quelques questions : il est passé où, le fric ? Ca fait des décennies que les Allemands raquent, raquent et raquent encore. Justement pour les victimes de la shoah. Sans parler de tous les autres, contraints de verser leur (généreuse) obole sous peine d’être traités d’antisémites.
Et les organisations américaines ? Très douées pour ramasser l’argent à la pelle. J’avais fait l’an dernier un petit tour des lobbys pro-israéliens étatsuniens. J’avais fini par m’arrêter parce que sinon, j’y serais encore. Toutes la larme à l’œil pour évoquer la shoah et réclamer de l’argent pour les victimes. Argent qu’elles ont reçu à flots. Mais dont les rescapés n’ont apparemment pas vu la couleur.
Quelle ingratitude ! C’est pourtant pour donner un refuge aux survivants de l’holocauste qu’Israël a été créé. Et aujourd’hui, ils sont toujours drôlement utiles, les survivants. Quand il s’agit de leur faire raconter leur histoire afin que « la mémoire » universelle se perpétue.
Ou alors, il faut envisager de voir les choses sous un autre angle : le fait est là, Israël néglige et abandonne les survivants de la shoah. De la lecture de certains commentaires peu amènes suivant l’article de Haaretz, on pourrait déduire que ces rescapés sont, de l’avis d’un certain nombre d’Israéliens, des gens comme les autres. Autrement dit, leur statut de « survivant » ne leur donnerait aucun droit supplémentaire. J’ai même discerné un certain mépris pour des gens qui ont apparemment vécu toute leur vie sur ce seul «statut » et n’ont pas été capables de se faire une existence décente.
Cela ouvre certains horizons sur la façon dont l’holocauste est perçu en Israël. A voir la façon dont sont traités ces gens dans leur propre pays, on a vraiment l’impression que la shoah est essentiellement à usage externe. Apparemment, le monde n’a surtout pas le droit d’oublier. Israël, si.
14:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : survivants, shoah, israël, pauvreté, anne kling
19.08.2009
ENCORE UN FALSIFICATEUR DE L’HISTOIRE
Cette fois-ci, c’est le prince du Liechstenstein qui est dans le collimateur. A juste titre car il a tenu tout récemment des propos consternants d’antisémitisme. Dans une interview au journal Volksblatt, Hans-Adam II a en effet osé déclarer en toutes lettres « que le secret bancaire que son pays pratique avait permis à de nombreux Juifs d’être sauvés de la mort durant la 2e Guerre mondiale. » Positivement incroyable.
Il a déclenché illico les foudres de l’Union des communautés juives d’Allemagne qui l’a accusé carrément « de se moquer de la Shoah et des Juifs qui ont réussi à survivre, de falsifier l’Histoire et présenter le Lichtenstein comme protecteur ou sauveur des Juifs durant la Shoah ». Et puis, avoir l’air de prétendre qu’il y aurait eu des juifs assez riches pendant la guerre pour avoir des comptes en Suisse ou au Liechstenstein, c’est d’un déplacé …
C’est vrai que cette histoire de secret bancaire lui reste sur l’estomac, au prince. La petite principauté est sous pression depuis que le G20 a vertueusement décidé au début de l’année de s’occuper des paradis fiscaux et de les rayer de la surface du globe. Oui, enfin bon, pour ce qui est de les rayer de la surface du globe, soyons clairs, ça peut attendre. Disons qu’il y a des priorités. Il y a des mal- pensants, qu’il convient de punir dare-dare. Suivez mon regard du côté de la Suisse ou du Liechtenstein. C’est qu’il a une lourde hérédité, le prince. Allez savoir, il est peut-être bien lui aussi le fils d’un traître génétique. Ca ne vous rappelle pas une affaire récente?
Ouvrons une parenthèse pour rappeler le magnifique film Vent d’Est, dont voici l’histoire (grâce à Wikipedia) : « Ayant combattu pour une cause qui leur semblait juste (la lutte contre le bolchevisme), et s'étant ralliés aux forces allemandes pour mieux y parvenir, un régiment de l'armée de libération de la Russie alors en déroute se réfugie par la force des choses au Liechtenstein pour ne pas subir les foudres des soviétiques vainqueurs.
Venus chercher asile et salut dans cet État neutre, ils sont accueillis avec bienveillance par le gouvernement en place. En effet, bien que rentrés en force dans le pays, le prince se montrera compréhensif et acceptera les réfugiés avec le respect dû à leur rang de combattants.
Le général Smyslowsky, alors à leur tête, n'aura de cesse d'essayer de préserver ses soldats (qu'il considère tous sous son entière responsabilité) et s'emploiera à les conduire en Argentine, un pays où ils ne seront plus pourchassés.
Dissuadés par le gouvernement en place d'employer la force, les soviétiques proposent alors aux soldats de rentrer chez eux sans être trop lourdement punis. Selon leurs dires, quelques travaux d'intérêt général leur suffiraient pour accomplir leur peine et, dès lors qu'ils les auraient accomplies, tous les soldats pourraient reprendre une vie "normale".
Ceux qui choisiront de rentrer seront fusillés lors du trajet. »
Fin de la parenthèse, mais qui peut expliquer bien des choses, même 60 ans après.
Pour en revenir aux soucis actuels, le Liechstenstein figure sur la liste noire de l’OCDE. Mais il y a bien d’autres paradis fiscaux qui n’y figurent pas, eux. Par exemple, les paradis américains, bien discrets. Ce qui avait d’ailleurs amené le premier ministre luxembourgeois à déclarer à l’époque : «Le G20 est une entreprise sans crédibilité si sur la liste dite “noire” des paradis fiscaux, il n'y a pas le Delaware, il n'y a pas le Wyoming, il n'y a pas le Nevada…».
C’est vrai qu’on ne parle pas beaucoup du Delaware – mais les gens heureux n’ont pas d’histoire. « A peine plus grand que la Haute-Marne, il est devenu un géant mondial en tant que terre d'accueil des sociétés. Plus de 40 % des entreprises cotées à la Bourse de New York y sont domiciliées.»
Je suppose que voilà un paradis fiscal et juridique qui ne sera pas trop inquiété par les grands inquisiteurs du G20. Dernier point de détail le concernant : son gouverneur est le premier gouverneur juif élu aux States : Jack Markell.
11:23 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : prince du liechstenstein, shoah, secret bancaire, anne kling
29.02.2008
FRAPPE CHIRURGICALE DE "L'ORGANE"
Excellent ! à lire d’urgence sur le site de l’Organe (et n’oubliez pas les commentaires) …
http://www.lorgane.com/index.php?action=article&numer...
Et pendant que vous y êtes, offrez-vous sur le même site « Survivre avec les tyrannosaures »
http://www.lorgane.com/index.php?action=article&numer... ,
qui vous fera peut-être penser à « Survivre avec les loups ».
Vous allez être tristes, cette merveilleuse histoire était, hélas, imaginaire. "L'histoire d'une petite juive partant à la recherche de ses parents pendant la seconde guerre mondiale, qui a inspiré le livre et le film à succès "Survivre avec les loups", est imaginaire, a reconnu jeudi son auteur belge, Misha Defonseca, après avoir prétendu le contraire".
http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/405152/surviv...
07:03 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cm2, shoah, sarkozy
27.02.2008
COMBIEN D’ENFANTS JUIFS OU NON MORTS EN DEPORTATION PARRAINABLES PAR LES ENFANTS DE CM2 ? 1.240 ou 13.000 ?
Mon correspondant (voir note Izieu) est en train de se livrer à une enquête très intéressante au pays des chiffres. Je vous livre ci-après un extrait de ses conclusions. Vous allez penser que nous accordons beaucoup d’importance à cette nouvelle lubie présidentielle. C’est que nous atteignons là un point qui sera peut-être (soyons optimistes) LE point d’achoppement qui permettra enfin au troupeau de moutons d’ouvrir au moins un œil. En tout cas, la chose est vitale car ce sont à présent nos enfants – et petits-enfants – qui sont dans le collimateur, prêts pour le méga conditionnement à vie. Il va falloir se bouger.
« Le comptage des morts n’est certes pas une activité très attrayante mais l’exploitation des morts est abjecte.
Je me suis procuré sur Internet, sur un site accessible à tous, le fichier complet et à jour des 51.100 personnes décédées en déportation tel que paru au Journal Officiel de la République Française. http://mortsdanslescamps.com/general.html
Le lecteur de ce qui suit possède ainsi toutes sources pour se livrer à vérification.
Pour mémoire, on estime à 600.000 le nombre total de morts militaires (250.000) et civils (350.000) en France. Je dis bien EN France et non Français : les statistiques sont incroyablement floues sur ce sujet mais le fichier référencé ci-dessus comporte par exemple 7.709 personnes nées en Pologne et 4543 nées en Espagne sur un total de 51.100 noms soit plus de 20% pour ces deux seuls pays!
J’ai compté sur Excel les gosses JUIFS ET NON JUIFS (le fichier ne donne évidement pas l’ethnie) décédés en déportation sur ce fichier dit «Journal Officiel » de 51100 noms : 3 601 mineurs DE TOUTE ORIGINE (nés de 1926 à 1944 inclus donc 0 à 18 ans).
Le compte des Klarsfeld qui fait autorité dans les médias inclut des « jeunes » de 19 et 20 ans qui n’étaient plus vraiment des enfants mais vraisemblablement, pour beaucoup, des combattants. Exemple : Simone Veil née en 1927 devint résistante en 1943 donc à 16 ans http://fr.wikipedia.org/wiki/Simone_Veil . Autre exemple : « Nous considérons comme jeune un résistant ayant entre 10 et 25 ans. » http://pedagogie.ac-toulouse.fr/col-r.roger-rieumes/resis... et bien entendu Guy Môquet militant communiste / résistant arrêté à 16 ans.
A noter que dans le cadre du parrainage par les petits de CM2, on imagine mal le parrainage d’un homme de 20 ans par des gosses de 9 ans!
Si on s’en tient aux enfants décédés en déportation de moins de 10 ans «parrainables» par les CM2 : 1 240 mineurs DE TOUTE ORIGINE!
On est bien loin des 11.000 enfants JUIFS exclusivement proclamés urbi et orbi, en particulier par les Klarsfeld dont on trouvera le comptage en annexe 1.
Pour comprendre comment les Klarsfeld arrivent à leur chiffre, c’est très simple : il suffit de lire le titre de leur tableau : « Nombre d’enfants déportés » et non « Nombre d’enfants décédés en déportation ».
On dira que presque tous les enfants déportés sont morts en déportation (ce qui est invalidé par les photos de libération des camps, entre autres – voir annexe 3) mais alors pourquoi M. Klarsfeld ne peut-il, selon son propre aveu, donner le nom et l’âge des 2000 autres enfants qui lui permet d’atteindre le nombre de 13.000 ? Pas assez de détails dit-il. Pas assez de détails mais alors d’où vient ce nombre de 2000?
Les Klarsfeld ont été prompts à déposer ces listes dans la base de données de Yad Vashem, le mémorial de la Shoah en Israël : les entrées y sont parfois dupliquées 4 fois aboutissant, selon la page d’accueil du site, à 3 millions de références ! »
17:57 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : shoah, cm2, sarkozy, kling, klarsfeld
AU SECOURS ! CE PAYS EST DEVENU COMPLETEMENT FOU !!!
Ca y est. C’est dans les tuyaux. Ah, on peut dire que certaines mesures ne traînent pas. C’est que les priorités, ça n’attend pas. Si ces stupides Français ne sont pas capables de le comprendre ….
Bref, vous, vous l’aurez compris, il n’ y a vraiment rien de plus urgent à faire en ce moment pour améliorer l’éducation nationale. Alors c’est parti :
"Xavier Darcos lance la mission sur l'enseignement de la Shoah au CM2
PARIS (AFP) - Le ministre de l'Education Xavier Darcos réunit mercredi notamment Simone Veil et Serge Klarsfeld pour lancer la réflexion sur la mise en oeuvre du souhait de Nicolas Sarkozy que chaque enfant de CM2 se voie "confier la mémoire" d'un enfant mort dans la Shoah.
Lors d'une table-ronde censée "marquer le début de la mission pédagogique confiée à Hélène Waysbord-Loing", inspectrice générale et directrice de la Maison d'Izieu (Ain), le ministre réunira "les institutions et les personnalités engagées dans la transmission de la mémoire de la Shoah", a expliqué le ministère dans un communiqué.
Outre Simone Veil, très vivement opposée à l'idée du président de la République, sont conviés Anne-Marie Revcolevschi, directrice de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, Serge Klarsfeld, président de l'association des fils et filles de déportés juifs de France, et Richard Prasquier, président du conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), tous deux plutôt favorables à l'initiative présidentielle.
La liste des invités comprend aussi Pierre Besnainou, président du fonds social juif unifié, Béatrice Rosenberg, présidente de Yad Layeled France, Philippe Schmidt, vice-président de la Licra, Raphaël Haddad, président de l'Union des étudiants juifs de France, Théo Hoffenberg, membre du conseil d'administration du Mémorial de la Shoah, Jacques Fredj, directeur du Mémorial de la Shoah et le cinéaste Claude Lanzmann.
L'Education nationale sera représentée par Jean-Louis Nembrini, directeur général de l'Enseignement scolaire, François Perret, doyen de l'Inspection générale et Joëlle Dusseau, inspectrice générale prendront part aux travaux.
La mission pédagogique de Mme Waysbord-Loing est "chargée de concevoir, avec l'appui d'experts du ministère et en consultant très largement, les documents pédagogiques qui permettront de la mise en place à la rentrée 2008 de la proposition du président de la République".
09:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : shoah, cm2, anne, kling, sarkozy
14.02.2008
UN PAS DE PLUS DANS LE CONDITIONNEMENT DE MASSE IMPOSE PAR LE POUVOIR A L’EDUCATION NATIONALE
Sarkozy était présent hier au dîner annuel du CRIF – Conseil représentatif des Institutions juives de France. C’est la première fois qu’un président de la République – en principe garant de la laïcité - y assistait, ce qui en dit long sur les rapports de force et de pouvoir à l’œuvre dans ce pays. Vous noterez que je ne dis plus jamais « mon » pays car il y a belle lurette que je ne le considère plus comme tel et que ce qu’il devient m’indiffère de plus en plus.
Je me contenterai de relater – sans trop de commentaires – la dernière trouvaille de ceux qui nous gouvernent : histoire de bien enfoncer dans les têtes enfantines le vade-mecum qui leur servira ensuite tout au long de leur vie - avec des piqûres de rappel naturellement - à partir de la rentrée 2008, chaque enfant de CM2 en France se verra attribuer la mémoire d’un enfant mort de la shoah. . "J'ai demandé au gouvernement, et plus particulièrement au ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, de faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah…Les enfants de CM2 devront connaître le nom et l'existence d'un enfant mort dans la Shoah. Rien n'est plus intime que le nom et le prénom d'une personne. Rien n'est plus émouvant pour un enfant que l'histoire d'un enfant de son âge, qui avait les mêmes jeux, les mêmes joies et les mêmes espérances que lui » a notamment déclaré Sarkozy.
Formidable comme idée, non ? Bon, vous allez me dire : pourquoi ne pas leur attribuer la mémoire d’un enfant mort de faim pendant la famine d’Ukraine orchestrée par un certain Kaganovitch ? Ou d’un enfant arménien victime du génocide turc ? Ou d’un enfant cambodgien victime de la folie furieuse des communistes khmers rouges ? ou … ou… ou….
Oui, bon, mais il faut bien commencer par quelque chose, n’est-ce pas ?
Si j’avais des enfants d’âge scolaire, je ne me laisserais pas faire. Parce que là, franchement, on franchit un pas décisif et inédit dans le conditionnement de masse imposé par le pouvoir. Exactement le contraire de ce que devrait enseigner l’école. Et j’espère que les associations familiales et scolaires vont donner de la voix. Mais ce n’est pas sûr. L’abrutissement généralisé est tel dans ce pays depuis quelques décennies que tout le monde est sur le carreau et pratiquement incapable de réaction.
Tout le monde se trouve pris et empêtré dans cette formidable toile d’araignée : le moindre mot de travers et hop, accusation de racisme, déjà très embêtant, ou d’antisémitisme, alors là, l’horreur absolue. Qui s’y risque ? Le terrain ainsi magistralement libéré, le système qui nous gouverne peut donc l’occuper impunément et même s’y vautrer. Jusqu’à où ? Jusqu’à quand ?
08:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : anne, kling, sarkozy, crif, diner, annuel, shoah
18.10.2007
ET ENCORE UN ETAGE, UN !
La 34e session de la Conférence générale de l’UNESCO vient de s’ouvrir à Paris dans une indifférence épaisse. Ce fait est d’autant plus regrettable qu’elle a à son ordre du jour un point dont l’importance n’échappera à personne : mettre la shoah au cœur de la conscience collective.
Eh oui, les survivants – plus de 60 ans après les faits – ont tendance à disparaître. Comment faire pour que le monde entier se souvienne éternellement de la dette qu’il a contractée à l’égard des juifs ? Et bien sûr, agisse en conséquence, notamment à l’égard d’Israël ?
Certes, les machins internationaux qui nous gouvernent ont déjà pris des mesures :
En 2005, l’ONU a institué la journée internationale du souvenir de l’holocauste, le 27 janvier, date de la libération du camp d’Auschwitz
En 2006, l’ONU, décidément très actif dans certains domaines, a voté une résolution condamnant le « négationnisme » sous toutes ses formes.
Mais apparemment, l’édifice reste fragile et il faut sans cesse le consolider. D’où cette nouvelle offensive qui consisterait en ceci : un véritable programme, parrainé par l’UNESCO, (Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture), enseignerait aux étudiants DU MONDE ENTIER ce qu’est l’holocauste et ses terribles conséquences. Ce projet, baptisé Mémoire de l’holocauste est présenté par Israël, les Etats-Unis, le Canada, l’Australie et … la Russie. Et serait soutenu par 54 Etats (l’UNESCO compte 193 Etats membres). Nous verrons d’ici le 3 novembre, date de clôture de la Conférence, si le texte est adopté.
Je constate que l’on s’engage de plus en plus ouvertement dans une vision franchement monomaniaque de l’histoire. Les promoteurs de ce genre d’initiatives se rendent-ils compte que devant une telle partialité, elles finissent au mieux par se heurter à une indifférence profonde – car sans cesse remâcher les mêmes choses aboutit à leur complète banalisation – et au pire, à une exaspération de plus en plus affichée?
Car encore, si la balance était équilibrée et si l’on daignait, dans ces hautes instances, se souvenir des crimes d’une autre idéologie, le communisme – et justement en ce mois d’octobre anniversaire de 1917, il y aurait de quoi se souvenir et se lamenter – j’admettrais.
Mais là, franchement, ils nous gonflent.
Songez que l’an dernier, le directeur du Centre Simon Wiesenthal, Shimon Samuels, s’était fendu d’une lettre au directeur général de l’UNESCO, Koichiro Matsuura, pour protester contre « une minute de silence et cinq minutes de prière pour la paix au Liban » organisée par le personnel de l’organisation ! Et l’avait sommé d’y mettre fin, sous peine de voir l’UNESCO « associé aux forces de la haine qui ont provoqué cette tragédie » !
Vous l’aurez compris, il y a victimes et victimes.
10:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : licra, anne, kling, unesco, shoah






