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13/02/2012

L’ « ENTERTAINMENT » EN POLITIQUE …

… et ses limites …

 

 

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Le 28 janvier 2010, je rappelais, à propos d’un article sur Obama, un papier plus ancien encore, paru dans Le Monde. En cette période électorale, je vous le laisse redécouvrir, ça vous fera rire (jaune, hélas).

 

Eh oui, les temps ont passablement changé depuis cette heureuse époque pourtant pas si lointaine où les politiques faisaient leur cinoche devant les foules éblouies : un bon acteur, une bonne histoire, un bon récit … On a vu ce que ça a donné. Pour les histoires, ils sont encore assez fortiches. Mais hélas, trois fois hélas, même les meilleurs spécialistes d’Internet, recrutés à grand frais avec l’argent sorti de la poche des contribuables, finissent un jour ou l’autre par se casser le nez et les dents sur les réalités non virtuelles.

Revoilà donc des extraits de cet article qui a maintenant deux ans :

 

(…) Bon, toutes ces petites péripéties d’un système en pleine déliquescence ne me font pas trop de peine et si je les énumère, c’est pour mettre en relief un article du Monde que j’ai retrouvé en rangeant mes petits papiers et qui m’a bien fait marrer : sous le titre « La campagne de M. Obama inspire les conseillers de M. Sarkozy », en date du 4 novembre 2008, on pouvait lire des perles du genre :

 

« Et s'il y avait une recette à importer ? Le phénomène Obama fascine la classe politique française, à droite comme à gauche, et surtout... à l'Elysée. Pierre Giacometti, ancien directeur d'Ipsos devenu conseiller politique de Nicolas Sarkozy, revient d'une semaine d'immersion dans l'équipe de campagne de Barack Obama : "embedded" pour le compte du président français, qui réfléchit à la refonte stratégique de l'UMP et... à sa future campagne présidentielle. (…)

 

Mais les Français sont encore très loin de l'ultra-professionnalisation des politiques américains. "Obama, c'est l'"entertainment" en politique, analyse Christophe Lambert, communicant, membre de la cellule stratégique de l'UMP. Il applique les lois du cinéma à la politique. Un bon acteur, une bonne histoire, un bon récit. Obama, c'est la cohérence entre le héros et un scénario. C'est une superproduction politique, l'histoire d'un héros qui incarne la promesse d'une Amérique nouvelle. Il a compris, comme Nicolas Sarkozy, qu'il fallait faire de la politique un spectacle."

Pour les communicants français, les succès de M. Obama tiennent dans le recrutement, dans la société civile, des meilleurs spécialistes d'Internet, de la communication, de la publicité, des sondages, des finances, de l'économie ou encore de la diplomatie.

Xavier Bertrand, le ministre du travail, qui rêve d'un grand destin avait, lui, envoyé son chef de cabinet, Michel Bettan. "C'est le seul événement politique planétaire, analyse M. Bettan. Quatre jours de spectacle regardés par le monde entier ; 75 000 personnes qui déferlent sur la ville. L'équipe d'Obama ne laisse rien au hasard. Même lorsque le spectateur croit à la spontanéité, même lorsque ce sont de simples citoyens qui interviennent, tout a été préparé en amont par les équipes d'Obama."

Rigolo, non ? Le big problem, c’est que la politique-spectacle n’a qu’un temps, de plus en plus court d’ailleurs. Même aux States, ils s’en sont rendu compte. Quand derrière le show, il n’y a RIEN, ou pas grand-chose, les cochons de payeurs finissent par se mettre en colère. 

Et les grands communicants se prennent une gamelle.

 

04/03/2011

GREGOIRE DE TOURS VERSUS SARKOZY

Ce pauvre Sarkozy a fait au Puy-en-Velay dans un registre qui n’est pas vraiment le sien : l’envolée lyrique sur l’âme millénaire et l’héritage chrétien d’un pays désormais saccagé. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y était encore moins crédible que d’habitude, ce qui n’est pas à la portée du premier venu, il faut le reconnaître. Si au moins, il maîtrisait le français, ce serait déjà un bon début !

 

Je voudrais que l’on m’explique ce qu’il entend au juste par la première phrase des extraits qui suivent : « La chrétienté nous a laissé un magnifique héritage de civilisation et de culture : les présidents d'une République laïque ». Est-ce à dire que les présidents d’une république laïque constitueraient le magnifique héritage de la chrétienté ? C’est une Kolossale finesse ou de l’inconscience pure et simple?

 

Et puis, le pedzouille de service qui lui a pondu son discours a cru malin d’y faire figurer Grégoire de Tours pour illustrer les "racines juives de la France". Ca fait classieux et cultivé. Et ce n’est pas tous les jours qu’on arrive à le placer, celui-là …

Certes, mais s’il s’était donné la peine minimum d’aller un peu aux nouvelles avant, je me demande s’il aurait persévéré. Parce qu’il y a deux colonnes sur Grégoire de Tours dans le bouquin de Blanrue, Le Monde Contre Soi. Et que ce brave historien du haut Moyen-Age n’est pas spécialement tendre à l’égard des juifs, justement.

 

Je ne vais pas tout reprendre, juste ce paragraphe tiré de l’Histoire des Francs :

 

uu.jpg«  … Le roi Gontran, dans la 24e année de son règne [NdA : en 585] partit de Châlons et vint dans la ville de Nevers. Il était invité à se rendre à Paris pour tenir, sur les fonts sacrés du baptême, le fils de Chilpéric, nommé Clotaire. En partant de Nevers, il vint à la ville d’Orléans, où il se mit en grand crédit auprès des citoyens, car il allait dans leurs maisons lorsqu’ils l’invitaient, et acceptait les repas qu’ils lui offraient. Il en reçut beaucoup de présents, et sa bienveillante libéralité les leur rendit avec abondance.

 

Lorsqu’il arriva à la ville d’Orléans, c’était le jour de la fête de St Martin, c’est-à-dire le 4e jour du 5e mois ; une immense foule de peuple alla à sa rencontre avec des enseignes et des drapeaux en chantant ses louanges. Elles retentissaient de diverses manières, en langue syriaque, en langue latine et même en langue juive. Tous disaient : Vive le roi ! Que durant des années innombrables sa domination s’étende sur les peuples divers ! Les Juifs aussi, qu’on voyait prendre part à ces acclamations générales, disaient : Que toutes les nations t’adorent, fléchissent le genou devant toi, et que toutes te soient soumises !

 

D’où il arriva qu’après avoir entendu la messe, le roi étant à table dit : Malheur à cette nation juive, méchante et perfide, toujours fourbe par caractère ! Ils me faisaient entendre aujourd’hui des louanges pleines de flatterie, proclamant qu’il fallait que toutes les nations m’adorassent comme leur seigneur, et cela afin que j’ordonnasse que leurs synagogues, dernièrement renversées par les chrétiens, fussent relevées aux frais du public ; ce que je ne ferai jamais car le Seigneur le défend.

 

Ô roi en qui éclatait une admirable prudence ! Il avait bien compris l’artifice de ces hérétiques, qu’ils ne purent rien lui arracher de ce qu’ils comptaient lui demander. »

 

Amusant, non ? Certes, ce n’est pas du Galliano dans le texte, mais enfin …

 

 

« Nicolas Sarkozy rappelle qu’il a salué les racines juives de la France

 

Extraits du discours du président de la République, jeudi 3 mars 2011, au Puy-en-Velay (Haute-Loire).

 

« La chrétienté nous a laissé un magnifique héritage de civilisation et de culture : les présidents d'une République laïque. Je peux dire cela, parce que c'est la vérité. Je ne fais pas de prosélytisme, je regarde simplement l'Histoire de notre pays. Une fois dit cela, je veux dire que la France a puisé à d'autres sources : il y a quelques semaines, j'ai reconnu et salué les racines juives de la France. Grégoire de Tours, le plus ancien de nos historiens, qui dans les mêmes pages de son Histoire des Francs, parle pour la première fois non seulement du sanctuaire du Puy-en-Velay mais de la synagogue de Clermont ! C'était en Auvergne déjà et Grégoire de Tours écrivait il y a près de 15 siècles ! C'est la France. La France que nous aimons, la France dont nous sommes fiers, la France qui a des racines…

 

J'étais venu ici devant vous pour dire que la France a un patrimoine qu'elle entend préserver. J'étais venu vous dire que la France a un héritage qu'elle doit partager. J'étais venu vous dire que la France a une identité dont elle doit être fière, mais ici, au Puy-en-Velay, peut-être un peu plus qu'ailleurs, il est évident que la France a aussi une âme. »

 

Source: http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

25/02/2011

LA BRILLANTE DIPLOMATIE FRANCAISE

... a encore frappé. Le Temps, de Genève, publie aujourd’hui l’article suivant, intéressant mais sérieux. Vous pourrez y admirer à loisir tout l’amateurisme, le mépris de ce qui tient lieu de « tête » à l’Etat pour le travail et l’engagement des autres et sa frénésie à essayer de redorer son blason dans la plus basse démagogie. En choisissant bien mal ses causes. Je pense qu’il doit être passablement étonné de ce que les Mexicains ne se soient pas laissé marcher sur les pieds et lui aient cassé, si je puis dire, son beau joujou.

Après, pour vous marrer, je vous conseille d’aller sur le site de L’Organe (voir lien) pour vous émerveiller des exploits d’un dénommé Boillon, « sarkoboy » et ambassadeur de son état. Avec l’ambassadeur des pôles que nous évoquions l’autre jour, pas de doute, on est vraiment à la hauteur. Talleyrand n’a qu’à bien se tenir. Les côtes.

« France-Mexique, vitrine cassée

Près de 360manifestations (expositions, concerts, films) prévues dans toute la France jusqu’à la fin de 2011 sont menacées, suite à l’annulation de l’Année du Mexique. Car non seulement le Mexique ne veut plus prêter ses œuvres, mais il a décidé de tirer un trait sur les aides financières promises

Un fiasco? On y va tout droit. En annonçant, le 14 février, que l’Année du Mexique en France serait dédiée à Florence Cassez, condamnée à 60 ans de prison à Mexico, Nicolas Sarkozy n’imaginait sans doute pas le désarroi et l’affolement qui allaient gagner les centaines de lieux culturels de l’Hexagone impliqués dans la manifestation. Car dès le lendemain, se sentant insulté, le gouvernement de Felipe Calderon se retirait des festivités.

Ce sont 360manifestations (expositions, concerts, films) prévues dans toute la France jusqu’à la fin de 2011 qui sont désormais menacées. Les deux qui avaient le malheur d’ouvrir le bal viennent de passer à la trappe. Et ce ne sont pas les plus petites… L’exposition Les masques de jade mayas, à la Pinacothèque de Paris, a été annulée moins de dix jours avant son ouverture, le 1er mars. Le directeur de ce musée privé, Marc Restellini, a appris la nouvelle «par un coup de téléphone» de l’ambassadeur du Mexique: «Il m’a dit qu’il ne pouvait pas se permettre de garder un seul événement, même dans un lieu indépendant de l’Etat français.»

Le public ne verra rien de l’exposition Les cultures antiques de Veracruz, qui devait ouvrir au Musée de Saint-Romain-en-Gal (Vienne), le 18 février. Ce qui s’est passé est assez surréaliste, comme le raconte le conservateur M’Hammed Behel: «La semaine dernière, les œuvres étaient arrivées, déballées, installées. Deux jours après, le Mexique annulait tout. Je suis allé, dimanche 20 février, chercher les conservateurs mexicains à l’aéroport, et dès le lendemain, ils remettaient les œuvres en caisse. Nous ne pouvons rien dire, ils en sont propriétaires.»

Non seulement le Mexique ne veut plus prêter ses œuvres, mais il a décidé de tirer un trait sur les subventions promises. Car, on le sait peu, c’est le pays invité qui paie pour présenter ses créateurs, ses œuvres, et faire sa promotion auprès du public français. Selon un responsable au Mexique, ce pays a investi quelque 22 millions d’euros (28 millions de francs) dans la manifestation (production d’œuvres ou de spectacles, transport d’objets, billets d’avion pour les artistes, communication, etc.). Rien que pour l’exposition Veracruz, le transport et l’assurance ont coûté 2 millions. Partis en fumée… La note doit aussi être salée pour les Mayas à la Pinacothèque. «Le Mexique paie et Sarkozy les insulte. Il faut les comprendre», commente un responsable d’institution.

A qui le tour d’annuler? Est en péril Diego Rivera, de Mexico au Paris des cubistes, au Musée des beaux-arts de Bordeaux, qui doit commencer le 10 mars. Le directeur se borne à dire qu’il attend une décision. De qui? Il n’a pas voulu répondre… En péril, aussi, la jeune scène mexicaine, attendue le 10 juin au Musée d’art moderne de la Ville de Paris. Angeline Scherff, la responsable, avoue que, si le Mexique se retire, c’est 150000 euros (191000francs) de perdus (transport et assurance) et la fermeture obligatoire.

Inquiétude encore pour les expositions les plus prestigieuses et lourdes prévues à l’automne: une rétrospective du peintre Rufino Tamayo au Petit Palais, le couple Frida Kahlo et Diego Rivera à l’Orangerie, et, surtout, ce qui s’annonçait comme l’événement de cette Année du Mexique, un vaste panorama de l’art mexicain de 1810 à 1920 au Musée d’Orsay. Guy Cogeval, responsable d’Orsay et de l’Orangerie, n’a pas voulu réagir. «Il est atterré», confie Xavier Darcos, responsable de l’Institut français, chargé de la promotion de la culture française à l’étranger.

Une épée de Damoclès est suspendue sur les Rencontres d’Arles, en juillet, plus gros festival de photo au monde. Un tiers du programme concerne le Mexique. Le pays a promis 350000 euros (446000 francs) et 20billets d’avion pour ses artistes. Tout est gelé. François Hébel, le directeur, leur a écrit pour dire qu’il était à leurs côtés. Il explique: «L’Etat français affiche son mépris envers des artistes mexicains qui sont des grands défenseurs de la République, de la démocratie et qui critiquent férocement leur société.»

Nous avons interrogé une quinzaine de responsables de lieux culturels. Ils sont sonnés, impuissants, attendent une issue qu’ils ne voient pas venir, déplorent de n’avoir aucune information du Ministère de la culture, font leurs comptes, envisagent d’autres programmes… Et ils sont remontés contre Nicolas Sarkozy qui les «prend en otage». Un responsable explique: «Je ne décolère pas contre ce mépris affiché pour un pays ami et démocratique, ce mépris pour la culture – s’il s’était agi d’Airbus à vendre, Sarkozy ne les aurait pas baptisés Florence Cassez.»

Beaucoup, dans les deux camps, espèrent que la situation se débloquera. «Il faudrait baisser le feu sous la casserole», dit un acteur du dossier. A l’ambassade du Mexique à Paris, on dit clairement ce qui pourrait tout arranger. Nicolas Sarkozy doit revenir sur sa décision de lier la manifestation à Florence Cassez: «Que cette Année redevienne la promotion de notre pays et non un hommage à quelqu’un.»

En attendant, le Comité français de pilotage semble désemparé, KO debout. Ni Jean-Paul Herterman, patron du groupe aéronautique Safran et président de l’Année du Mexique, ni Jean-Jacques Beaussou, le commissaire général, n’ont voulu répondre à nos questions.

Une issue diplomatique étant incertaine, des organisateurs d’événements dans le cinéma ou la musique cherchent les moyens de sauver ce qui peut l’être. Une option est de sortir du label «Année du Mexique en France». C’est le choix de la ville de Toulouse pour son festival de musique Rio Loco (du 15 au 19 juin): 133artistes mexicains étaient prévus, le Mexique donnant 110000 euros (140000francs) de billets d’avion. La ville s’est retirée du label, elle a donné de l’argent, mais le festival ne présentera que 20% de son programme initial.

Aux Eurockéennes de Belfort, début juillet, les groupes mexicains seront au rendez-vous, mais, là aussi, ils ne seront plus labellisés «Année du Mexique». Et le dimanche spécial est annulé.

Le festival de cinéma Travelling, à Rennes, axé sur les films mexicains, a pu démarrer le 22 février. Mais il a dû avancer 40000euros (51000francs) pour inviter une trentaine de personnes, en attendant de trouver une subvention. La responsable, Anne Le Hénaff, dénonce «l’arrogance de la France» et appelle Nicolas Sarkozy à «revenir sur sa décision». Francis Saint-Dizier, le président des Rencontres des cinémas d’Amérique latine, à Toulouse, devrait pouvoir mettre le Mexique à l’honneur, du 18 au 27 mars. Mais il a dû supprimer 5 des 40films programmés, trois invités sur les sept prévus viendront, et il compte sur la Ville pour combler les 25000euros (32000 francs) promis par le Mexique.

La Cinémathèque française, à Paris, a programmé (du 13 avril au 30 mai) des mélodrames mexicains des années 1940 et 1950, et un des plus illustres représentants du genre, le réalisateur Roberto Gavaldon. Mais la Cineteca de Mexico a annulé son dernier rendez-vous. Serge Toubiana, directeur de la Cinémathèque, n’a «pas encore annulé» cette programmation. Mais il dit ce qu’il pense: «Evoquer le cas de Florence Cassez à chaque manifestation est absurde. Il est hors de question de mettre une entreprise cinéphile sous l’égide d’une polémique juridique.»

Incertain aussi le festival Paris Cinéma, du 2 au 13 juillet. Aude Hesbert, la déléguée générale, explique: «Notre rendez-vous avec Imciné [l’équivalent mexicain du Centre national du cinéma] a été annulé au dernier moment. Nous travaillions depuis un an sur cette programmation, il est tard pour se retourner.» La participation du Mexique avoisine 40000 euros (51000francs) en voyages, droits des films, sous-titrage… Sans elle, Paris Cinéma devra réduire la voilure.

Au Festival d’automne (multidisciplinaire), un tiers des musiciens prévus étaient Mexicains et, encore une fois, 45billets d’avion étaient pris en charge par le Mexique. Même si l’équipe du festival a jusqu’à fin avril pour imprimer les programmes et réfléchir, «les délais sont largement réduits», dit-on, par les exigences des partenaires, comme les Bouffes du Nord et le Quai Branly, qui doivent s’organiser avant.

Une personne déjà demande des comptes. Marc Restellini, le patron de la Pinacothèque: «J’ai payé 300000 euros de scénographie, 700000 euros pour la publicité. Je dois ajouter 5 à 6 millions de manque à gagner en billets d’entrée et produits en boutique. J’ai dû imaginer en catastrophe une exposition Corto Maltese à la place. Je trouverais normal que le gouvernement français, qui a fait capoter ce projet, assume ses responsabilités.»

Source: http://www.letemps.ch/Page/Uuid/28fc0e2e-405e-11e0-9d58-e...  

Les exploits du beau gosse :

http://www.lorgane.com/LACHE-TES-COM-S-SUR-BORIS-LE-BOGOS...

18/04/2010

MANIP, INTOX ET CALEMBREDAINES A TOUS LES ETAGES

Vendredi 16 avril, je lisais :

 

« Sondage: 65% des Français ne veulent pas que Nicolas Sarkozy soit candidat en 2012 »

 

« PARIS (AP) — Deux tiers des Français (65%) ne souhaitent pas que Nicolas Sarkozy se représente à la présidentielle de 2012, selon un sondage BVA pour "La Matinale" de Canal+.

Ils sont 33% à plaider pour une candidature du chef de l'Etat, alors que 2% des sondés ne se prononcent pas.

Par ailleurs, 82% des personnes interrogées pensent qu'il sera candidat à sa succession. Seize pour cent pensent le contraire et deux pour cent ne se prononcent pas.

 

Interrogés sur les alternatives à droite pour 2012 au cas où Nicolas Sarkozy ne serait pas candidat, 33% des Français citent le Premier ministre François Fillon, devant l'un de ses prédécesseurs, Dominique de Villepin (31%). Le maire de Bordeaux Alain Juppé arrive en troisième position (21%), devant le chef de file des députés UMP Jean-François Copé (11%). Quatre pour cent ne se prononcent pas.

 

Sondage réalisé par Internet du 13 au 15 avril auprès d'un échantillon de 1.036 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. AP

 

Source :  http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100416.FAP8828/sondage-65-des-francais-ne-veulent-pas-que-nicolas-sarkozy-soit-candidat-en-2012.html

 

 

Le même jour, de 65%, ça passait à 57% ailleurs (au Figaro, pour être précis, mais repris de France Soir qui avait commandité, et payé, un autre sondage, justement dans les mêmes jours):

     « 57% des Français ne veulent pas que Sarkozy se représente »

 

« Dix jours après la défaite de la majorité présidentielle aux régionales, la popularité du chef de l'Etat atteint sa cote d'alerte.

 

Sondage après sondage, l'image de Nicolas Sarkozy se dégrade dans l'opinion publique. Mardi, c'est une enquête Ipsos pour France-Soir qui indique qu'une majorité de Français est hostile à l'idée que le chef de l'Etat brigue un second mandat en 2012. Interrogés pour savoir si «personnellement» ils souhaitent que Nicolas Sarkozy se représente à la présidentielle, 57% des sondés répondent non. Seuls 32% disent oui et 11% ne se prononcent pas. Des résultats venant confirmer ceux d'une autre enquête Ipsos publiée la semaine dernière. Le président de la République semble toutefois conserver le soutien de son électorat de 2007, 72% des sympathisants UMP interrogés disant souhaiter sa candidature à la prochaine présidentielle.

 

Il n'en demeure pas moins que le chef de l'Etat semble payer au prix fort la défaite de son camp aux régionales. Dans un autre sondage Ipsos diffusé lundi, sa cote de popularité dégringole de sept points en un mois à 32%, son score le plus bas depuis son accession à l'Elysée. Même tendance dans le baromètre mensuel Ifop publié dimanche : Nicolas Sarkozy perd six points de popularité à 30%, enregistrant là aussi son plus mauvais résultat depuis son élection en mai 2007.

«Plus mal que de Gaulle, Pompidou ou Giscard»

Un recul également confirmé par un sondage LH2 diffusé lundi sur le site du Nouvel Observateur : la popularité de Nicolas Sarkozy baisse de quatre points sur un mois à 35% d'opinions positives, son niveau le plus bas depuis juin 2008. Sept Français sur dix estiment notamment que le chef de l'Etat n'a pas tiré les leçons des élections régionales des 14 et 21 mars, selon un sondage Harris Interactive pour RTL diffusé vendredi dernier.

Selon le politologue Jean-Luc Parodi, qui parle de «crise de confiance» atteignant «le pouvoir en place», Nicolas Sarkozy se rapproche des records d'impopularité de la Ve République. Il «fait plus mal que de Gaulle, Pompidou ou Giscard dans leurs moins bons jours, mais (…) il n'atteint cependant pas encore les records de Jacques Chirac (27% en novembre 1995, novembre 1996 ou juin 2006) ou de François Mitterrand (26% en novembre 1986 et 22% en décembre 1991)».

 

 

Source :  http://www.lefigaro.fr/politique/2010/03/30/01002-20100330ARTFIG00450-57-des-francais-ne-veulent-pas-que-sarkozy-se-represent-.php

 

 

C’était mal barré, mais les miracles arrivent. La preuve :

 

 

« Sarkozy en tête des prétendants de droite pour 2012, selon Ifop »

 

« PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy arrive en tête des personnalités de droite dont la candidature est souhaitée pour 2012, suivi par Dominique de Villepin, selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche diffusé samedi.

 

Selon cette enquête, 20% des Français souhaitent la candidature le chef de l'Etat, contre 13% pour l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin et 8% pour l'actuel chef du gouvernement François Fillon.

 

La candidature d'Alain Juppé, lui aussi ancien Premier ministre, est souhaitée par 5% des personnes interrogées, devant le président du MoDem François Bayrou (3%) et Marine Le Pen, vice-présidente du Front National (2%).

 

Ce sondage a été réalisé du 15 au 16 avril auprès d'un échantillon de 956 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. »

 

 

On ne prendrait pas un peu les Français pour de bonnes pommes ? On croit vraiment qu'ils n'ont pas d'autres soucis que ces sondages bidon? Peut-être qu’on ne se rend pas vraiment compte, là-haut, qu’à force de leur avoir fait avaler des tonnes de couleuvres, ils sont arrivés à la limite de l’indigestion ? De l’exaspération ? Du désespoir ? Et du désespoir à la révolution, il n’y a finalement plus tellement loin…

Je suggère un sondage sur le sujet. Chiche que le résultat serait décoiffant.

 

14/04/2010

CE QUI S’APPELLE CAUSER POUR NE RIEN DIRE

La France « veut ». C’est bien joli de vouloir, mais pouvoir, c’est mieux. Et là, on serait plutôt aux abonnés absents. Alors, pour le fun, rappelons quelques déclarations tonitruantes, récentes ou moins, qui doivent plutôt faire sourire du côté de Téhéran :

 

« La France veut des sanctions avant la fin du mois d’avril »

 

88.jpg« Nicolas Sarkozy a souhaité mardi 13 avril 2010 que le Conseil de sécurité des Nations unies adopte de nouvelles sanctions contre l'Iran dès "avril" ou "mai", "pas plus tard", pour pousser Téhéran à suspendre ses activités nucléaires potentiellement militaires.

 

"Il me semble qu'un calendrier raisonnable pour l'obtention de ces sanctions à l'ONU, c'est avril ou (..) mai, pas plus tard", a déclaré le président français lors d'une conférence de presse dans le cadre du sommet sur la sécurité nucléaire de Washington. La question du programme nucléaire iranien a été très discutée entre les chefs d'Etat et de gouvernement en marge de la conférence.

La France et les Etats-Unis sont "absolument sur la même ligne", a rappelé M. Sarkozy, estimant que "la minute de vérité approche".

 

Le président Nicolas Sarkozy a proposé, enfin, « à ses partenaires que les dirigeants de pays qui fourniraient intentionnellement des matières nucléaires à des groupes terroristes soient tenus pour responsables et qu’ils puissent être poursuivis et jugés par un tribunal international sous l’égide de l’Onu ».

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=19764&artyd=5

 

Mais pas plus tard, hein ! Sinon, je me fâche.

En septembre 2009, au sommet du G20, le même faisait déjà les gros yeux : « Ne laissons pas les dirigeants iraniens gagner du temps pendant que les centrifugeuses tournent. Et, si d’ici au mois de décembre, il n’y a pas un changement profond de politique de la part des dirigeants iraniens, des sanctions devront être prises, il en va de la paix et de la stabilité. »

 

Et en août 2007, déjà, il était très ferme : "Un Iran doté de l'arme nucléaire est pour moi inacceptable", a déclaré le président français à l'occasion de la Conférence annuelle des ambassadeurs, réunis à Paris. »

 

Paroles, paroles, paroles …. (sur l’air de Dalida).

Notez que je le comprends, cet homme : gloser sur l’Iran est plus confortable que s’occuper des problèmes de ces abrutis de Français, qui en remerciement,  ne peuvent même pas le sacquer. De quoi vous dégoûter de leur sacrifier les plus belles années de sa vie.

01/03/2010

FAUT COMPRENDRE, QUAND MEME ….

C’est vrai, ça. Les Français, ou ce qu’il en reste, n’ont AUCUN sens des priorités. Ils devraient pourtant savoir qu’il y a torchons et serviettes, impératifs et superfluités.

Ce qui nous donne :

« Sarkozy : bref passage au dîner du Crif, le 3 février

Le président Nicolas Sarkozy a effectué ce soir un bref passage à la soirée du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) à Paris, où il a salué les principales personnalités religieuses du pays, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Le chef de l'Etat, qui est resté sur place une vingtaine de minutes, n'a fait aucune déclaration à la presse. »

et

« L'absence de Nicolas Sarkozy au salon de l'agriculture fait polémique

Le salon international de l'agriculture, la grand'messe annuelle du secteur, ouvre ses portes ce samedi à Paris dans une ambiance lourde et pourrait être l'occasion pour certains agriculteurs de manifester leur désarroi. D’autant que le salon commence par une polémique. Contrairement aux deux années précédentes, Nicolas Sarkozy n'inaugurera pas le salon.

Une absence mal vécue par certains syndicats et surtout la FNSEA, alors que le secteur est en panne. Le principal syndicat agricole français estime que le président a «beaucoup de difficultés avec le monde paysan» qui traverse la crise la plus importante de ces trente dernières années. »

 

 

Les péquenots, hein, qui s’en soucie dans la France d’en haut ? Il y a quand même dans ce pays des problèmes autrement plus importants et plus médiatiques. Celui de l’antisémitisme, par exemple, pour en citer un au hasard parmi les plus terrifiants.

 

Ils ne sont pas au courant, dans les campagnes, les bouseux ?

03/02/2010

ON N’EST PAS INVITES, MAIS ON SERA DE TOUT CŒUR AVEC EUX…

Il y a des méchants (et des jaloux) pour prétendre que le CRIF, c’est communautarisme et compagnie*. Faux et archifaux. Ils sont les premiers à l’affirmer : au CRIF, on ADORE positivement la France. Surtout ce qu’elle est devenue. En voici la preuve irréfutable :      

 

22.jpg« Le sens d’un dîner du CRIF

 

Les Juifs de France ont de la France une idée noble, haute et généreuse. La France, ils l’aiment tant qu’elle imprègne leur vie, qu’elle est l’aimée, et bénie dans leur prière. Et l’émotion nous étreint lorsque nous pensons à ce que les Juifs de France ont donné à ce pays : des artistes, des scientifiques de renommée internationale, des intellectuels de premier plan, de valeureux soldats et des travailleurs inlassables.

 

Mais, ce qui caractérise les Juifs de France -avant tout- peut se définir ainsi : les Juifs portent l’étendard des valeurs républicaines, haut au cœur, d’une France dont l’identité est plurielle, d’une France qui doit être accueillante et fraternelle.  

 

Comme nos compatriotes, nous sommes fermement attachés aux valeurs de liberté, de fraternité, d’égalité, du vivre ensemble et d’attachement à la Patrie.

 

Vive la République !

Vive la France ! »

 

Source :http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=18679&returnto=accueil/main&artyd=70

 

« Le président de la République Nicolas Sarkozy a téléphoné, ce mercredi 3 février 2010, au président Richard Prasquier, pour lui confirmer sa présence à la réception qui précédera le dîner du CRIF et pour adresser un message d’amitié au CRIF et à la communauté juive de France.

 

Le 25ème dîner du CRIF aura lieu ce mercredi 3 février au soir à Paris, en présence de huit cents personnes. Le président de la République participera au cocktail et, comme le veut la tradition, lors du dîner, un dialogue républicain s’instaurera entre le président du CRIF et le Premier ministre François Fillon. »

 

« Les images du dîner du CRIF 2010 seront retransmises sur la chaîne Public Sénat, le même jour, à partir de 22 heures, avec l’intégralité des discours de Richard Prasquier et de François Fillon. »

 

Source : http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=18680&returnto=accueil/main&artyd=2

 

Vous l’avez compris, le dîner du CRIF c’est quasiment un événement planétaire. Huit cents personnes ... Soit dit en passant, je me demande qui va payer la note, qui sera salée. J’ai comme un pressentiment … Quant au "dialogue républicain", il consistera surtout comme chaque année à distribuer à la classe politique humblement massée autour des tables, bons et mauvais points, vetos et diktats.

 

*Qui se souvient que Sarkozy, pendant la campagne des présidentielles, en 2007, a prononcé cette phrase impérissable : « J’ai refusé un CRIF musulman, car cela aurait été du communautarisme ». Incroyable, mais vrai. Mais logique, néanmoins. C’est qu’il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes. Ni le communautarisme des uns, qui est le BIEN avec celui des autres, qui est le MAL. Ce n’est pourtant pas compliqué à comprendre.

28/01/2010

LE DESASTRE OBAMA

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Un an après sa prise de fonctions, on peut dire que dans son genre, c’est une totale réussite : à l'extérieur, il a réussi à mécontenter les juifs, les arabes et quelques autres, sans s’attirer beaucoup de sympathie de la part des Russes ou des Chinois qui l’observent avec une commisération certaine. Et à l'intérieur, il a fortement mécontenté les Américains, qui lui ont infligé un début d’année en fanfare : la perte du siège de Ted Kennedy dans le Massachusetts, un siège dévolu aux démocrates de toute éternité et qui bascule façon coup de tonnerre dans le camp républicain. Cette poussée de colère populaire non pas virtuelle cette fois, mais bien réelle, a immédiatement conduit l’as de la communication à opérer un virage à 180°, en déclarant la guerre aux banques qu’il avait précédemment couvertes des largesses du contribuable.

 

Dernière trouvaille : pour colmater les brèches qui s’élargissent à vue d’œil – les élections de mi-term de novembre prochain risquent de tourner au désastre – le Prix Nobel de la Paix a promis de s’occuper de l’emploi en toute priorité – il n’y avait pas songé auparavant ? – tout en imposant un gel de 250 milliards de dollars dans les dépenses intérieures. Sans toucher bien sûr aux dépenses d’armements. Histoire peut-être de compenser justement les 250 milliards de dollars dépensés depuis son arrivée pour les guerres de l’Irak et de l’Afghanistan.  Une paille, d’ailleurs, ces 250 milliards de dollars, comparés aux … 1 400 milliards de dollars de déficit du pays. Oui, vous avez bien lu.

 

 

Comme un malheur ne vient jamais seul, ils sont légion à présent à Washington, tous les « fidèles » soutiens de la veille qui, inquiets pour leur réélection, prennent désormais leurs distances et commencent à se demander s’il arrivera à ce rythme à finir son mandat. Sans parler d’un second.

 

Bon, toutes ces petites péripéties d’un système en pleine déliquescence ne me font pas trop de peine et si je les énumère, c’est pour mettre en relief un article du Monde que j’ai retrouvé en rangeant mes petits papiers et qui m’a bien fait marrer : sous le titre « La campagne de M. Obama inspire les conseillers de M. Sarkozy », en date du 4 novembre 2008, on pouvait lire des perles du genre :

 

« Et s'il y avait une recette à importer ? Le phénomène Obama fascine la classe politique française, à droite comme à gauche, et surtout... à l'Elysée. Pierre Giacometti, ancien directeur d'Ipsos devenu conseiller politique de Nicolas Sarkozy, revient d'une semaine d'immersion dans l'équipe de campagne de Barack Obama : "embedded" pour le compte du président français, qui réfléchit à la refonte stratégique de l'UMP et... à sa future campagne présidentielle. (…)

 

Mais les Français sont encore très loin de l'ultra-professionnalisation des politiques américains. "Obama, c'est l'"entertainment" en politique, analyse Christophe Lambert, communicant, membre de la cellule stratégique de l'UMP. Il applique les lois du cinéma à la politique. Un bon acteur, une bonne histoire, un bon récit. Obama, c'est la cohérence entre le héros et un scénario. C'est une superproduction politique, l'histoire d'un héros qui incarne la promesse d'une Amérique nouvelle. Il a compris, comme Nicolas Sarkozy, qu'il fallait faire de la politique un spectacle."

Pour les communicants français, les succès de M. Obama tiennent dans le recrutement, dans la société civile, des meilleurs spécialistes d'Internet, de la communication, de la publicité, des sondages, des finances, de l'économie ou encore de la diplomatie.

Xavier Bertrand, le ministre du travail, qui rêve d'un grand destin avait, lui, envoyé son chef de cabinet, Michel Bettan. "C'est le seul événement politique planétaire, analyse M. Bettan. Quatre jours de spectacle regardés par le monde entier ; 75 000 personnes qui déferlent sur la ville. L'équipe d'Obama ne laisse rien au hasard. Même lorsque le spectateur croit à la spontanéité, même lorsque ce sont de simples citoyens qui interviennent, tout a été préparé en amont par les équipes d'Obama."

Rigolo, non ? Le big problem, c’est que la politique-spectacle n’a qu’un temps, de plus en plus court d’ailleurs. Même aux States, ils s’en sont rendu compte. Quand derrière le show, il n’y a RIEN, ou pas grand-chose, les cochons de payeurs finissent par se mettre en colère.

Maintenant, je n’ai rien contre le fait que Sarkozy imite en tout le « phénomène Obama » comme il se proposait de le faire pour sa réélection. Au contraire, même. D’ailleurs, il a déjà magistralement commencé. Et ce n’est sûrement pas fini. Happy birthday, President !