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29/06/2012

VOILA COMMENT SE PERPETUE LE SENTIMENT DE PUISSANCE…

La lettre qui va suivre n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan des compromissions en tous genres et des soumissions de plus en plus écoeurantes. Mais elle est éclairante, ne serait-ce que pour ceux qui doutent de la puissance d’une certaine officine communautaire intitulée le CRIF. Et qui pensent qu’on exagère.

 

 

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Cette fois-ci, pour changer, ce n’est pas le président de la SNCF qui bat sa coulpe et se prosterne. C’est le président de la fédération française de foot, Noël Le Graet. On aurait pu penser qu’après les prestations mirifiques de ses employés (mieux vaut éviter le terme de « joueurs »), il avait d’autres chats à fouetter que d’adresser des bafouilles à Richard Prasquier. Pas du tout. Ce dernier a froncé le sourcil et l’autre, ventre à terre, se précipite et tâche de se faire bien voir quand même. En acceptant avec empressement la solution de remplacement que Prasquier, grand seigneur, lui a poliment mais fermement imposée. A savoir faire visiter aux dits employés… le mémorial de la shoah à Paris.

 

Mais ce responsable sportif (qui a été un élu socialiste) est totalement soumis, comme absolument tous ceux à qui le système confie une responsabilité quelconque, les autres étant soigneusement largués. Ils sont même tellement soumis et formatés pour correspondre à la pensée correcte qu’ils ne se rendent même plus compte, je crois, des énormités qu’ils profèrent. Et écrivent.

 

Ce qui m’intrigue quand même, c’est que les gens, au CRIF, ne sont pas spécialement idiots. Alors, une question : ils le font exprès, d’imposer la shoah matin, midi et soir à toutes les catégories de la population ? Ca fait partie d’une stratégie destinée à bien développer l’antisémitisme, partout et en tout lieu ? Parce que ça en a furieusement l’air.

 

« Réponse du président de la Fédération française de football à Richard Prasquier

 

Paris,le 27 juin 20l2

 

Monsieur le Président,

 

Relevant l'aggravation des agressions antisémites après l'attentat de Toulouse et faisant référence à l'éditorial que vous avez écrit dans la newsletter du CRIF, datée du 12 juin, dans lequel vous critiquiez l'absence de déplacement à Auschwitz de l'Equipe de France, alors que plusieurs équipes européennes l’avaient fait, vous suggérez une visite au Mémorial de la Shoah.

 

La compétition de I'EURO se déroulait en Ukraine et en Pologne et l'Equipe de France n'a joué aucun match en Pologne. Je ne pense donc pas qu'elle mérite la critique de ne pas s'être rendue à Auschwitz. En outre, un déplacement depuis Donetsk aurait nécessité, avec la visite du camp, une journée au total, pratiquement impossible à dégager dans le calendrier de la compétition.

 

La situation était tout à fait différente pour des équipes hébergées à Cracovie.

 

Cependant, comme vous le proposez, et au titre de la formation civique des Equipes de France, je retiens volontiers l'idée d'une visite d'un groupe représentatif du football français au mémorial de la Shoah à Paris, à organiser dans les prochains mois.

 

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Noël Le Graet

 

Président de la FFF »

 

http://crif.org/fr/lecrifenaction/r%C3%A9ponse-du-pr%C3%A9sident-de-la-f%C3%A9d%C3%A9ration-fran%C3%A7aise-de-football-%C3%A0-richard-prasquier/31819

26/06/2012

Poutine dans le système … vous parlez d’un scoop !!!

 

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Vladimir Poutine se trouve actuellement en visite officielle en Israël accompagné d’une suite de 300 personnes. Visite hautement stratégique qui démontre essentiellement la volonté des Russes de ne plus laisser le terrain du Moyen-Orient et ses nombreuses possibilités aux seuls Américains.

 

Alors, oui, Poutine a fait hier la déclaration suivante à Netanya, lors de l’inauguration d’un mémorial dédié à la victoire de l’Armée Rouge sur l’Allemagne nazie :

 

« Il est inadmissible de refaire l'histoire, les générations futures devant connaître la vérité sur les héros de la Seconde Guerre mondiale

 

Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que les doctrines nazies criminelles, quel que soit leur déguisement, restent dans le passé, pour que les conclusions du Procès de Nuremberg soient toujours inébranlables. Il est de notre devoir de garder et de défendre la vérité sur la guerre, de nous opposer à toute tentative d'innocenter les acolytes du nazisme".

 

Et d’autres choses encore, bien douces à entendre du côté de Tel-Aviv.

 

Je lis sous la plume de certains qu’il s’agit-là d’une déclaration « atterrante ». Sans doute des personnes qui s’imaginaient, parce que les dirigeants russes semblaient s’opposer aux américano-sionistes sur certains dossiers comme l’Iran ou la Syrie, qu’ils s’opposaient au système tout court.

 

Je pense, moi, qu’il n’en est rien. La Russie de Poutine joue effectivement sa petite musique conforme à ses intérêts mais s’agissant du système global, ses dirigeants en sont partie prenante. Et totalement solidaires lorsqu’il s’agit de défendre la colonne vertébrale qui maintient l’ensemble. Il serait donc illusoire d’en attendre plus qu’ils ne peuvent donner.

 

Vous imaginez Poutine déclarer tout uniment qu’il faut dynamiter les conclusions de Nuremberg ? Il aurait bonne mine. Je suppose qu’il connaît bien son histoire récente, Poutine, et qu’il sait pertinemment le rôle qu’ont joué les Soviétiques, bien d’accord avec les Américains, dans le déroulement de ce procès fort étonnant. Le procureur chargé de juger les crimes nazis était soviétique alors que dans le même temps, les victimes de Staline se comptaient par dizaines de millions. Et Katyn ? C’est bien le tribunal de Nuremberg qui attribua sans sourciller le massacre aux Allemands, alors que l’on savait déjà à l’époque que c’était Staline qui avait fait le coup.

 

Ah non, Poutine n’a aucun intérêt à ouvrir cette boîte de Pandore empoisonnée… Il a au contraire tout intérêt, comme les autres, à bien la cadenasser.

 

Le jour où cette boîte explosera – et ça finira fatalement par arriver, même si nous ne sommes plus là pour le voir – ce jour-là le système sautera. Et pas avant. Car il s’agit du pilier central qui soutient tout l’édifice. Que ce pilier vienne à manquer et tout s’écroulera.

 

Mais il faut être naïf pour croire que Poutine pourrait se charger de ce boulot.

 

 

Si vous voulez en savoir un peu plus sur le procès de Nuremberg, je vous recommande la lecture d’un petit opuscule « La face cachée de Nuremberg » écrit par Mark Weber. Sûrement facile à trouver sur internet.

23/05/2012

LES PRIORITES DE LA SNCF

"Jérusalem : la SNCF signe une convention avec Yad Vashem sur l'étude des conditions de déportation des Juifs de France pendant la Shoah"

 

 

"La SNCF avait annoncé en février avoir déposé des copies de l'intégrale de ses archives sur la Shoah au Mémorial de la Shoah à Paris, à Yad Vashem, et à l'Holocaust Museum à Washington. La SNCF a donc signé mercredi à Jérusalem avec le mémorial Yad Vashem une convention pour favoriser l'étude des conditions de déportation de 76.000 Juifs de France durant la Shoah.

 

"Le soutien de la SNCF contribuera à la partie française du projet de recherche intitulé Convois vers l'extermination: Base de données sur la déportation des Juifs pendant la Shoah", a indiqué Yad Vashem dans un communiqué. "Nous saluons cette contribution de la SNCF à cette recherche", a déclaré Avner Shalev, président de Yad Vashem, cité dans le communiqué. "La SNCF est fière d'apporter son soutien au grand projet de Yad Vashem pour la partie qui concerne la France", a déclaré Bernard Emsellem, vice-président de la compagnie, selon la même source."

 

 

Source: http://www.juif.org/antisemitisme-juif/172732,jerusalem-la-sncf-signe-une-convention-avec-yad-vashem-sur-l-etude.php

26/01/2011

AH LA, LA, DIFFICILE DE CONTENTER TOUT LE MONDE …

C’est vrai, ça. Il y en a qui ne sont jamais contents. En ce moment, la SNCF – et son président - ont quand même des choses infiniment plus importantes à faire qu’à s’occuper bêtement de tarifs ou d’horaires de trains. Tsss… les priorités d’abord, les accessoires ensuite. Et si on n’augmente pas les tarifs, où trouvera-t-on l’argent pour financer les « lieux de mémoire » de la shoah qui ont été promis par le président Pepy, hein, je vous le demande ?

 

1)   « Près de soixante-dix ans après la Shoah, la SNCF s'excuse publiquement

 

pres-de-soixante-dix-ans-apres-la-shoah-910669.jpg«En ces jours de malheur, la SNCF avait tous les visages de la France»

 

En cédant à la ville de Bobigny un terrain de la gare d'où sont partis plus de 20000 Juifs vers la mort en 1943 et 1944, le président de la SNCF Guillaume Pepy a reconnu les responsabilités de l'entreprise, qui fut « un rouage de la machine nazie d'extermination ». « Contrainte, certes, notre entreprise a acheminé ces trains jusqu'à la frontière. Elle l'a fait », a-t-il reconnu en présence de Simone Veil, présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah.

 

« En ces jours de malheur, notre entreprise avait tous les visages de la France », a encore relevé le patron de la SNCF, rappelant que « les cheminots résistants ont été l'honneur de l'entreprise et de la France ». Une « démarche de mémoire » va d'ailleurs être lancée sur les 2000 cheminots fusillés ou morts en déportation. »

 

 

2)   « Protestation contre la hausse des tarifs TGV

 

p.jpgDes associations d'usagers s'élèvent contre l'augmentation du prix moyen des tarifs TGV, Teoz et Lunea, de 2,85% à partir du 8 février, annoncée par la SNCF.

Dans un communiqué publié mercredi, l'association "SNCF ras-le-bol !" et l'Association des voyageurs-usagers des chemins de fer (Avuc) jugent cette hausse "indécente" compte tenu de la dégradation du service ces derniers mois.

"Cette annonce ne peut que renforcer notre détermination quant au maintien de la grève nationale de présentation du billet sur le réseau TER" des trains régionaux, écrivent-elles.

Cette grève, lancée lundi dernier, touche actuellement l'ensemble de la France, selon les organisateurs.

Dans un communiqué, la SNCF dit avoir reçu "l'accord des pouvoirs publics" pour cette augmentation, qui ne concerne pas le prix des cartes commerciales afin de "maintenir l'accessibilité du TGV au plus grand nombre".

L'entreprise justifie la hausse par des investissements destinés à rénover les matériels.

Après plusieurs mouvements de protestation d'abonnés, la SNCF s'est engagée à geler en 2011 le tarif des forfaits TGV pour les utilisateurs au quotidien. Elle a également réagi en dévoilant un plan de rénovation de douze "lignes malades".

Selon des données internes publiées mercredi par Les Echos, la ponctualité des trains s'est dégradée en 2010, et ce sur tous les types de trains (TGV, TER, Transilien, Corail intercités). 

Certains événements au cours de l'année 2010 ont perturbé le trafic ferroviaire, comme les intempéries en décembre ainsi que les grèves d'avril et d'octobre. Mais en les excluant, les chiffres évoluent toujours à la baisse, selon le quotidien. »

Sources : http://fr.news.yahoo.com/4/20110126/tts-france-sncf-tarif...

 

http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

24/01/2011

APRES CELINE, C’EST AU TOUR DE LA SNCF. NON MAIS !!!

Pas évident pour cette malheureuse communauté de se faire entendre, dans ce pays peuplé d’antisémites (voir article suivant). Mais enfin, avec de la persévérance, elle  arrive quand même à grappiller par-ci par-là, quelques menues satisfactions. Du genre de celle qui est relatée ci-après, par exemple.

Vous noterez que le président de la SNCF s’est bien gardé de nous préciser combien d’argent (public) serait encore englouti dans la transformation de l’ancienne gare de Bobigny en « lieu de mémoire ». Un oubli sans doute. Ou alors, ça ne nous regarde pas. On peut s’attendre au pire, lorsqu’on songe au coût de la simple « restauration » d’une baraque d’Auschwitz.

Si la SNCF a de l’argent en trop, qu’elle améliore donc son service et baisse ses tarifs. Au lieu de se vautrer dans la servilité la plus éhontée.

 

« La SNCF s'explique mardi à Bobigny sur son rôle dans la Shoah

PARIS (AFP)---En lançant mardi la transformation en lieu de mémoire de l'ancienne gare de Bobigny, d'où plus de 22.000 juifs internés au camp de Drancy sont partis vers les camps de la mort, le président de la SNCF, Guillaume Pepy, doit s'expliquer sur le rôle de la compagnie dans la Shoah.

Les heures sombres de l'histoire de la SNCF, qui a transporté quelque  75.000 juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, ont déjà fait l'objet de  plusieurs procès - jamais perdus par la compagnie. 

Elles ont été remises en lumière ces derniers mois, des élus américains  ayant exigé que les compagnies qui sont candidates à des contrats aux  Etats-Unis et qui avaient transporté des déportés présentent explications et  excuses, et éventuellement indemnisent les descendants.

Or, la SNCF est très intéressée par les projets de trains à grande vitesse aux Etats-Unis, notamment en Californie et en Floride.

Finalement, la loi californienne qui la menaçait directement a été  censurée, avant son départ, par le gouverneur Arnold Schwarzenegger, cependant que le représentant démocrate de Floride, qui avait déposé un projet de loi similaire au niveau fédéral, a été battu aux élections en novembre.

La compagnie française a néanmoins pris la chose assez au sérieux pour  dépêcher des dirigeants outre-Atlantique, pour rencontrer élus et associations  juives.

En Floride en novembre, Guillaume Pepy a fait le point sur sa position, exprimant "sa profonde peine et son regret" pour les conséquences de ces transports, "réalisés sous la contrainte "de la réquisition".

M. Pepy s'est référé au discours prononcé par le président français Jacques Chirac en juillet 1995, lors des commémorations de la Rafle du Vel' d'Hiv' : 

"Ces heures noires souillent à jamais notre histoire, et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l'occupant a été secondée par des Français, par l'Etat français".

"En tant que bras de l'Etat français, la SNCF reprend à son compte ces mots et la peine qu'ils reflètent pour les victimes, les survivants et leurs familles qui ont souffert à cause de notre rôle pendant la guerre", écrit alors le patron de la SNCF.

La compagnie a même créé un site internet, qui présente en anglais son rôle pendant la Shoah: http://www.sncfhighspeedrail.com/heritage.

Des descendants de victimes se sont émus en France de ce que la SNCF ait une repentance à géométrie variable, dictée, ont-ils dit, par des intérêts commerciaux.

A cela, Guillaume Pepy a rappelé à plusieurs reprises que son entreprise travaillait alors sous la menace armée des nazis. 2.000 cheminots sont morts pendant le conflit.

Tandis qu'un rapport qualifié de "sérieux" par les historiens interrogés par l'AFP a établi ses responsabilités en 1996, la SNCF a ouvert ses archives, installées au Mans, en 2000.

Elle a aussi signé en décembre un partenariat avec le Mémorial de la Shoah à Paris pour le développement des activités pédagogiques destinées aux scolaires sur la période de la Seconde Guerre mondiale.

M. Pepy a annoncé à plusieurs reprises qu'il s'expliquerait plus en détail à l'occasion du lancement du lieu de mémoire de Bobigny.

En présence de Simone Veil, présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, il cèdera alors à Bobigny le terrain de la gare de marchandises de cette ville, d'où sont partis vers le camp d'extermination d'Auschwitz, en 1943 et 1944, 21 convois transportant 22.407 personnes internées dans le camp voisin de Drancy.

Longtemps occupée par un ferrailleur, cette gare désaffectée de la ligne de grande ceinture a failli être démolie dans les années 1980. Elle a été classée en 2005 ».

   

 Source : http://fr.ejpress.org/article/39503

17/11/2010

ET SI VOUS SORTIEZ VOUS AUSSI VOS CADAVRES DES PLACARDS ?

C’est vrai ça, on commence à en avoir sérieusement marre. Vous aussi, vous avez quelques pages, avant la shoah, sur lesquelles vous pourriez utilement vous pencher. Et que vous devriez vous aussi regarder en face, ça vous changerait les idées.

Lisez donc la tartine qui suit. Je n’en donne que le début, vous verrez le reste en lien. Voilà un brave type qui tient à peine debout et qui se fait décorer … 67 ans après les faits. Ca ressemble à quoi, vous pouvez me le dire ? Ces flagellations à répétition deviennent carrément grotesques. Certes, le ridicule ne tue pas, mais il nous gonfle de plus en plus. Et voilà les gendarmes qui s’y mettent aussi. Ils n’ont rien de plus urgent à faire ?

 

 

«Regarder notre histoire en face»

"Camille Mathieu a été décoré de la Légion d’honneur par  le Préfet du Val d'Oise le 11 novembre 2010. Il est le seul gendarme en poste au camp de Drancy décoré de la médaille des Justes(1) pour avoir sauvé onze Juifs, dont plusieurs furent cachés dans sa ferme familiale. Le jour même de l'ouverture du camp, Camille fut révolté par le traitement infligé  aux internés de Drancy. Pour les aider, il fallait désobéir. Il a donc désobéi et fut révoqué  en 1943.  

 

Camille  Mathieu est une figure centrale de l’exposition itinérante sur les policiers et les gendarmes français « Justes parmi les nations » : « Désobéir pour sauver(2) ». A l’occasion du passage de cette expo à Bordeaux, la gendarmerie a organisé un colloque sur le thème : « Les gendarmes sous l'occupation : nuit, ombres et lumière(3). »  Le général d’armée Denis Vaultier, commandant la région de gendarmerie d'Aquitaine, est à l’origine de cette initiative et de ce titre, avec une idée : « regarder notre histoire en face ». La nuit, ou l’aveuglement des gendarmes qui ont refusé de voir autre chose que la lettre de la loi ; la lumière, pour ceux qui ont choisi de résister et de désobéir ; l'ombre, c’est la culture du respect de la hiérarchie militaire, ancrée dans les mentalités depuis des siècles et qui freinait l'entrée en résistance des gendarmes.

 

Ces  dernières années, de nombreuses initiatives ont permis de lever le voile sur les pages noires de l’histoire de cette institution : création d’un service historique de la gendarmerie, publication d’inventaires et de guides pour les chercheurs, ouverture de fonds d’archives, travaux universitaires, colloques, création d’un lieu d’accueil particulier pour les chercheurs (qui malheureusement n’existe plus)."

(suite en lien) :

http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

 

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13/11/2010

LA SNCF S’EST APLATIE DEVANT LE LOBBY JUIF AMERICAIN

Rien de bien étonnant. Le fric avant tout. D’ailleurs, pour faire bonne mesure et satisfaire les lobbys en France aussi, « Le groupe français envisage également d'aménager l'an prochain un lieu de mémoire près de la gare de Bobigny, d'où partaient les convois emmenant les prisonniers du camp de Drancy. ». Ca tombe bien, on manquait justement de lieux de mémoire.

 

Puisque la SNCF aime tant présenter ses excuses, qu’elle le fasse en priorité auprès de ses usagers bêtement français qu’elle fait si souvent lanterner et si elle a de l’argent en trop, au lieu de construire des « lieux de mémoire », qu’elle baisse donc ses tarifs. Ce sera nettement plus utile. 

 

« La SNCF fait acte de contrition pour sauver ses chances de marché aux Etats-Unis

 

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PARIS (AFP)---Pour préserver ses chances d'obtenir des contrats aux Etats-Unis, la SNCF a exprimé pour la première fois ses regrets pour son rôle dans la déportation des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que l'entreprise publique affirmait jusque-là pour sa défense qu'elle avait agi sous la contrainte.


En déplacement début novembre aux Etats-Unis pour présenter l'offre de la SNCF pour le projet de ligne à grande vitesse Tampa-Orlando, son président Guillaume Pepy a rencontré, à Fort Lauderdale, des élus de l'Etat de Floride et des associations juives.   

La compagnie a publié un communiqué à cette occasion, qui fait le point sur sa position et se termine sur "le souhait de la SNCF d'exprimer sa profonde peine et son regret pour les conséquences de ses actes" réalisés sous la contrainte "de la réquisition".   

M. Pepy fait référence dans ce texte au discours prononcé par le président Jacques Chirac en juillet 1995, lors des commémorations de la Rafle du Vel' d'Hiv': "Ces heures noires souillent à jamais notre histoire, et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l'occupant a été secondée par des Français, par l'Etat français."

"En tant que bras de l'Etat français, la SNCF reprend à son compte ces mots et la peine qu'ils reflètent pour les victimes, les survivants et leurs familles qui ont souffert à cause de notre rôle pendant la guerre", écrit le patron de la SNCF.  

La compagnie a même créé un site internet, qui présente en anglais son rôle pendant la Shoah: http://www.sncfhighspeedrail.com/heritage.  

La SNCF, également candidate à l'exploitation d'une ligne à grande vitesse en Californie, est sommée depuis plusieurs mois de rendre des comptes sur son action pendant la Seconde Guerre mondiale.

En Californie, le démocrate Bob Blumenfield a fait voter une loi qui oblige tous les candidats à un contrat à faire la lumière sur leur éventuel rôle dans le transport de "prisonniers" de 1942 à 1944, texte auquel le gouverneur Arnold Schwarzenegger a finalement mis son veto.  

Un élu de Floride à la Chambre des représentants, le démocrate Ron Klein, a déposé un projet de loi similaire au niveau fédéral.    

M. Pepy avait déclaré en août que la SNCF, qui a transporté quelque 76.000 Juifs déportés pendant la guerre, était prête à ouvrir ses archives aux Américains et qu'il prenait cette affaire "très au sérieux".    

S'il avait déjà fait brièvement allusion au discours du Vel' d'Hiv', il avait surtout mis en avant le fait que les cheminots étaient "sous le joug de l'occupant nazi" et que plus de 2.000 d'entre eux avaient été "exécutés".   

Mais au vu des enjeux financiers de ces contrats (des dizaines de milliards de dollars), pour la SNCF mais surtout pour son fournisseur de trains Alstom, la direction de la compagnie ferroviaire a choisi de se repentir publiquement. 

"C'est un pas évident dans l'avancée de la vérité historique, que le procès de mon père avait permis d'établir, ainsi que le rapport Bachelier" (publié en 1996 sur l'attitude de la SNCF pendant l'occupation allemande, ndlr), a réagi auprès de l'AFP l'ex-député européen Verts Alain Lipietz, qui invite M. Pepy à "redire ses excuses en France".  

 La famille Lipietz, dont quatre membres ont été déportés, a perdu en appel son procès contre l'Etat et la SNCF.   

"J'encourage la SNCF à regarder en face cette page de l'histoire, quitte à briser des mythes", a réagi de son côté François Zimeray, ambassadeur pour les droits de l'Homme, qui regrette toutefois que cette tragédie ait été "instrumentalisée à des fins de protectionnisme". »

Source : http://fr.ejpress.org/article/38848


08/03/2010

LE REVOILA

images.jpgVous connaissez sans doute l’excellent ouvrage de Yves-Marie Laulan, Jacques Chirac et le déclin français  - Trente ans de politique, premier bilan, paru en 2001. L’histoire jugera un personnage sous le « règne » duquel la France connut une dégringolade sans précédent dans nombre de domaines.

Rappelons simplement ces quelques lignes, lourdes d’ironie amère, qui figurent dans la conclusion de Laulan :

 

« Peut-on juger Jacques Chirac coupable de la situation que connaît la France ? En aucun cas. Car pour se sentir coupable, il faut avoir le sens du péché, du bien ou du mal, bref, disposer en politique d’une référence morale quelconque. Or, il a été abondamment démontré que Jacques Chirac était totalement dépourvu du sens de la France ou d’une vision de la France, de son identité, de sa destinée. Il ne saurait donc en aucun cas être tenu comptable de la décadence française. Son souci, ce sont les droits de l’homme, en Chine ou en Russie, ou la peine de mort, aux Etats-Unis, de préférence. Pas la France et son déclin.

 

Peut-on le considérer comme responsable, au moins partiellement, de ce déclin ? Pas davantage. La même démarche nous conduit à répondre par la négative, et pour les mêmes raisons. Car pour être jugé responsable, il faut avoir le sens des responsabilités. Or Jacques Chirac s’est précisément évertué tout au long de sa longue carrière à les esquiver, avec beaucoup de succès d’ailleurs. Il n’est donc absolument pas question de le considérer comme responsable de ce qui s’est passé en France depuis trente ans, encore moins depuis 1995 ».

 

Eh bien, c’est ce personnage qui écrit le texte qui suit afin d’ajouter son grain de sel au battage autour du film La Rafle. S’il n’avait pas le sens de la France, ni celui des responsabilités, il eut du moins en 1995  la prudence d’accomplir avec célérité la promesse électorale qu’il avait faite aux « élites » juives : leur offrir la repentance officielle à laquelle ses prédécesseurs, y compris François Mitterrand, s’étaient toujours refusés. Pressenti lui aussi d’accomplir, le cas échéant, le même geste, Edouard Balladur s’y était refusé. Mais il avait perdu. Et Chirac gagné. Chirac qui ose aujourd’hui parler de « grande nation » et de « cohésion nationale », alors qu’il a installé et favorisé tous les ferments de communautarisme qui explosent aujourd’hui.

 

 

«La mémoire éclaire l'avenir», par Jacques Chirac

 

Il n’y a pas de grande nation, pas de cohésion nationale, pas de capacité à relever les défis du monde, sans mémoire. C’est pourquoi j’ai voulu que l’un de mes premiers actes au service des Françaises et des Français soit de condamner le double crime de Vichy : un crime contre toutes ces familles livrées aux bourreaux nazis autant qu’un crime contre la France.

 

Le 16 juillet 1942, au petit matin, quatre cent cinquante policiers et gendarmes, ceux-là même dont la mission était de faire respecter la loi et de protéger les citoyens, sont venus arrêter près de dix mille femmes, hommes et enfants. Avec les rafles qui ont suivi, soixante-seize mille juifs de France ont été envoyés à la mort. Combien d’entre eux ont ressenti, dans leurs ultimes instants, la négation de la foi qu’ils avaient dans le magnifique proverbe yiddish: "Heureux comme un juif en France."

 

Les images atroces, restituées avec tant de force dans le film La Rafle, de fonctionnaires, en uniformes français, séparant les mères de leurs enfants, sans pitié ni respect pour les vieillards, les jetant brutalement dans les wagons de la mort, avaient ouvert une plaie que le temps ne parviendra pas à refermer. Nier, occulter cette réalité, c’était prendre le risque de voir se diffuser, dans notre conscience collective, le pire des poisons : le doute sur soi.

 

En tant que chef de l’Etat, j’ai estimé que ma mission et mon devoir étaient de reconnaître que, oui, la folie criminelle de l’occupant avait été secondée par des Français, par l’Etat français ; que la France, patrie de Lumières et des droits de l’homme, terre d’accueil et d’asile, avait accompli, ce 16 juillet 1942, l’irréparable.

 

La France devait le dire à ses compatriotes juifs. Elle le devait tout autant à elle-même. Savoir qualifier les instants noirs de son histoire, c’est savoir qui l’on est. C’est pouvoir affirmer, en toute conscience, que la France, ce n’est pas cela. La France, c’est la patrie du J’accuse de Zola, de l’homme du 18 juin, des Français libres de Bir Hakeim et de la Résistance.

 

La France, comme l’a souvent rappelé mon amie Simone Veil, ce sont aussi les justes, ces Français anonymes qui ont sauvé tant de juifs. Comme dans un jeu de miroir symbolique, le discours du Vel’ d’Hiv de juillet 1995 et l’hommage rendu aux justes au Panthéon en janvier 2007 se répondent dans une même fierté française. Car la mémoire éclaire l’avenir et tout doit nous conduire à revendiquer avec fierté les valeurs qui font l’identité française, des valeurs utiles à la France comme au monde.

 

Depuis la Révolution, depuis que le général de Gaulle et le Conseil national de la Résistance ont posé les bases de la France moderne, notre pacte social est fondé sur des principes dont nous devons tous nous sentir les dépositaires : l’égalité des droits et des chances pour tous les enfants de la République, quelles que soient leurs origines ; la solidarité, comme ciment de notre cohésion nationale ; et le courage d’affirmer partout dans le monde que jamais la force ne saurait primer sur le droit. A l’heure où beaucoup de repères sont bouleversés, sachons voir que ces valeurs qui fondent le modèle français s’imposent d’évidence comme autant d’atouts pour relever les défis de notre avenir. »

 

Source : Journal du Dimanche du 7 mars