30.12.2007
L’ASSIMILATION, ETERNEL DANGER MORTEL
Un certain nombre de juifs de la diaspora, mais aussi d’Israël, achètent des sapins de Noël et les décorent. Eh oui, même en Israël, le marché des arbres de Noël – j’ignore s’ils sont naturels ou en plastique – explose, et il y a bien des gens pour s’en inquiéter vivement.
Notamment la Conférence des rabbins orthodoxes et des dirigeants de communautés provenant de 32 pays qui s’est ouverte lundi dernier 24 décembre à Jérusalem à l’initiative de la World Zionist Organization. Dès l’ouverture, elle a exprimé ses plus vives inquiétudes quant à l’assimilation des juifs de la diaspora qui irait selon elle en s’intensifiant et qu’elle va jusqu’à qualifier d’ « holocauste silencieux ». Comment y remédier ? « Un enfant de la diaspora qui passe ne serait-ce qu’une semaine en Israël court moins le risque de s’assimiler », a notamment déclaré le rabbin Yuval Sharlo, ajoutant « Nous devons ramener le plus de juifs possible, quelles que soient leurs origines, en Israël (…) Je suis effrayé par le nombre de juifs qui installent des arbres de Noël dans leur salon ce soir ».
Il paraîtrait qu’on n’a jamais autant acheté de sapins de Noël en Israël que cette année. Alors qu’autrefois – il n’y a pas si longtemps - on ne les trouvait que dans les zones où vivaient des chrétiens, on les trouve partout à présent. Qui les achète ? Principalement des Israéliens originaires de l’ancienne URSS ou d’Europe de l’est, qui après avoir profité de la loi du retour, ont à présent le toupet de célébrer ouvertement l’anniversaire du sauveur chrétien. C’est du moins ainsi que les choses sont largement présentées.
Car on en arrive toujours à l’épineuse loi du retour dont le but est de réunir tous les juifs sur le sol de la terre-mère. Une loi unique pour des arrivants nettement hétéroclites. Dont certains justement se mettent à fêter Noël. Se pose alors la grande question : les « juifs » fêtant Noël ont-ils leur place en Israël ? Les Israéliens peuvent-ils accepter d’accorder leur nationalité à des gens allant régulièrement à l’église ? Intéressant comme interrogation, n’est-il pas ?
Ce n'est cependant pas le seul motif d'inquiétude. Le Conseil des rabbins s'est élevé cette semaine également contre le nombre d'avortements pratiqués en Israël, rappelant qu'il s'agit-là d'un péché grave. Ne serait-ce que parce que ces naissances en moins retarderaient l'arrivée du messie. Il se pratiquerait environ 50 000 avortements par an dans l'Etat hébreu, dont seulement 20 000 dans le cadre de la loi.
Ce problème récurrent des « dangers de l’assimilation » me semble en tout cas aller fortement à l’encontre de l’opinion généralement admise (dans les milieux juifs) selon laquelle les juifs seraient partout et systématiquement en butte au mystérieux antisémitisme. Oui, il faudrait quand même savoir : quelle meilleure preuve d’ « anti- antisémitisme » que l’assimilation, par le mariage généralement ? Autrement dit, si l’assimilation constitue à ce point un danger, c’est bien que les sociétés d’accueil ne sont nullement antisémites. L’antisémitisme serait donc tout à fait autre chose, mais quoi ? Il servirait de tout autres buts, mais lesquels ?
08:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : licra, anne, kling, rabbins, israel, sionistes, assimilation



