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15/03/2012

VALERIE IGOUNET/ROBERT FAURISSON

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Marc Knobel, le commissaire politique du CRIF, se fend ce jour d’un long article pour nous révéler tout le bien qu’il pense du livre de Valérie Igounet paru ces jours-ci, ouvrage qui se propose d’offrir aux foules le « portrait » véridique d’un innommable nommé Robert Faurisson. Elle semble garder une sévère dent contre lui depuis l’époque, 2000, où elle avait publié une Histoire du négationnisme en France. Robert Faurisson sera sans doute touché, et honoré, de tant d’attention. Et d’un livre pour lui tout seul. L’auteur semble oublier que le mieux est l’ennemi du bien. Attention aux effets boomerang.

 

Sans vouloir entrer dans ce débat, je m’interroge quand même sur l’impérieuse nécessité de noircir des bouquins entiers pour démolir des thèses qui nous sont présentées comme autant d’élucubrations et de délires antisémites. En bonne logique, puisqu’elles sont si débiles, un haussement d'épaule devrait suffire. Avait-on besoin d’une loi pour cela ?

 

A la lecture de l’article de Knobel (lien ci-dessous), vous comprendrez que l’auteur est allée farfouiller dans le passé familial, professionnel, etc, de Faurisson, pour nous livrer un diagnostic imparable : c’est un fasciste et un antisémite. Y a même des gens de sa famille qui sont au Front national, c’est tout dire ! Bon, et alors ? On s’en fout, de ce qu’il est. Il a bien le droit de penser ce qu’il veut. Ou alors, c’est déjà défendu ? Occupons-nous plutôt des thèses qu’il défend et voyons si on peut les démolir une bonne fois pour toutes. Ce ne serait pas ça, l’important ? Et la vraie démarche scientifique de l’historien ?

 

Pour éclairer votre lanterne, vous trouverez ci-après un autre lien qui vous conduira au texte de l’entretien de Valérie Igounet avec Robert Faurisson, en date du 5 mai 2000.

 

http://www.crif.org/fr/node/30345

http://robertfaurisson.blogspot.com/2000/05/valerie-igounet-et-son-histoire-du.html

Et pour finir, voici quelques extraits des réponses de Mme Igounet lors d’un forum du Nouvel Observateur, en date du 26 janvier 2004 :

 

« Question de : Internaute

Pourquoi un débat public n'a-t-il jamais eu lieu en France entre historiens et négationnistes ?

Réponse : Il n'y a jamais eu de débat public en France parce que les historiens déconsidèrent et méprisent les négationnistes. On ne peut débattre avec des personnes qui utilisent le mensonge comme centre de leurs discours.

Question de : Internaute

Est-ce mépriser, dénigrer, insulter la communauté juive (pour le simple fait qu'elle soit juive) de contester l'existence d'un plan d'extermination de la population juive pendant la 2ème guerre? Pour faire court, est-ce antijuif?

Réponse : A votre avis ?

Question de : Internaute

Pour quelles raisons principales les négationnistes sont-ils des menteurs?

Réponse : Les négationnistes sont des menteurs parce que leur discours dépend, répond avant tout à leur idéologie. Le négationnisme n'a aucun fondement scientifique. On part du postulat : "Les chambres à gaz n'ont jamais existé" et on développe son pseudo-discours à partir de cet item.

Question de : Internaute

Vous n'êtes pas un peu politiquement correcte par hasard ?

Réponse : Vous croyez ?

Question de : Internaute

Lorsque les Temps Modernes parlaient, en juillet 1946, à propos du procès de Nuremberg, de "contes de bonne femme" et de "l'outrecuidance de vouloir prévenir le jugement de l'avenir", n'y avait-il pas déjà là un peu de révisionnisme ?

Réponse : Il faut savoir qu'à la découverte des camps nazis, l'ignorance était totale*. Il a fallu des années pour pouvoir avoir une idée précise sur ce qu'a été le génocide.

Question de : Internaute

L'holocauste a-t-il existé vraiment ? Pourquoi des condamnations sévères frappent-elles les historiens qui tentent de développer des thèses différentes ? Y a-t-il eu autant de morts Juifs ? Les chiffres cités faisant souvent l'objet d'âpres contestations.

Réponse : "Pourquoi des condamnations sévères frappent-elles les historiens qui tentent de développer des thèses différentes ?" Ce n'est pas parce qu'on prétend être historien qu'on l'est. Ces gens dont vous parlez sont tout sauf historiens.

Question de : Internaute

Le N° spécial du Nouvel Obs sur la Shoah n'apporte aucun élément susceptible de lever le doute. A votre avis, pourquoi ?

Réponse : Parce qu'il y a eu génocide.

Question de : Internaute

Peut-on, comme vous l'avez brillamment fait, retracer l'histoire du négationnisme sans se trouver parfois ébranlé par certains arguments, certaines dénégations de témoignages? Ou, au contraire, la fréquentation assidue de ces textes, de la récurrence systématique de leurs propos, contribue-t-elle à une certaine nausée INTELLECTUELLE?

Réponse : Avoir lu ces textes pendant des années m'a fortifié dans l'idée que ce discours repose sur un délire idéologique et il est évident que ce n'était pas une partie de plaisir.

http://tchat.nouvelobs.com/societe/forum_avec_valerie_igounet,20081210163422663.html

 

*Puisque l’ignorance était totale, ce qui est exact, pourquoi donc ne cesse-t-on jamais de faire néanmoins grief aux Français de leur soi-disant passivité devant le sort des juifs ?

23/01/2009

BON ANNIVERSAIRE, MONSIEUR FAURISSON

 

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L’hebdomadaire allemand National Zeitung a publié dans son numéro du 21 janvier 2009 un entretien avec le professeur Faurisson sous le titre Robert Faurisson, wie man ihn nicht kennt (Faurisson comme on ne le connaît pas).

Voici la traduction française de cet entretien :

 

« 1. Wittgenstein disait : "Ce dont on ne peut parler, il faut le taire". Ne parlons donc que de ce qu’il est permis de parler.

 

Il y a 80 ans, le 25 janvier 1929, vous êtes né à Shepperton, près de Londres. Quand avez-vous vu la France pour la première fois ?

 

Mon père travaillait à Londres pour la Compagnie (française) des Messageries Maritimes. En 1931, mes parents se sont rendus à Tamatave (Madagascar) où ils se sont mariés et où est né mon frère Philippe. J’ai été confié aux parents de mon père qui habitaient à Saint-Mandé, près de Paris. En 1934, je rejoindrai mes parents à Saïgon. En 1935, je suis allé pour la première fois de ma vie dans une école anglaise à Singapour. En 1936, j’ai continué mes études en anglais dans une école américaine à Kobé (Japon). Je ne regagnerai la France qu’à la fin de 1936. Se moquant de mon accent, mes camarades de classe m’appelaient “l’Angliche”. Par la suite, j’ai fait toutes mes études secondaires ou supérieures en France, notamment dans une école de jésuites à Marseille (1941-1943), au Collège Stanislas à Paris (1943-1946), au Lycée Henri-IV, à la Sorbonne, ...

 

2. Votre père était français, votre mère écossaise. Vous sentez-vous français, écossais, tous les deux, ou encore européen ?

 

Je me sens français. Je ne connais pour ainsi dire pas l’Ecosse. “Se sentir européen” ? Je ne vois pas trop à quoi cela peut correspondre. Mon père prétendait que j’étais marqué par mon ascendance écossaise. Je suppose qu’il voulait dire par là que je manifestais une hardiesse, une détermination et une indépendance d’esprit qui pouvaient déconcerter les Français, lesquels, sauf en temps de guerre ou de révolution, sont plutôt raisonnables et moins obstinés qu’ils ne se l’imaginent.

 

3. Êtes-vous un homme de droite, de gauche, du centre - ou rien de tout cela ?

 

Tout cela, selon l’humeur du jour et les circonstances. Je n’ai aucun goût pour le maniement des théories ou des idées politiques mais j’aime à m’engager dans telle ou telle action aux côtés de gens qui peuvent avoir, eux, une théorie ou une idée politique. J’aime l’action précise pour une cause précise. Samedi dernier, j’ai participé à une manifestation en faveur de la Palestine. [Là où j’habite] cette manifestation était conduite principalement par le Parti communiste. J’ai horreur du vague et de l’abstraction, en particulier du vague communiste et de l’abstraction communiste, mais je peux, à l’occasion, m’associer à une initiative de gauche, de droite ou du centre. Je suis athée.

 

4. Est-ce par hasard que vous avez choisi un auteur aussi énigmatique que Lautréamont pour sujet de votre thèse de doctorat? Etiez-vous attiré par les énigmes de sa biographie ?

 

Ce n’est nullement par hasard que je me suis intéressé aux oeuvres d’Isidore Ducasse (1846-1870) et, en particulier, à ce qu’il a appelé Les Chants de Maldoror [par le Comte de Lautréamont] (1870). Ses oeuvres avaient la réputation d’être d’une haute et mystérieuse inspiration. J’ai voulu aller voir ce mystère de près. Je l’ai fait méticuleusement. J’ai découvert qu’il s’agissait en réalité d’une sorte de farce ou de mystification. Le plus fort est qu’il avait lui-même fait cette révélation à son lecteur dans un très bref passage, tout à la fin de son livre. Mais rares sont les lecteurs attentifs. La plupart aiment à rêver ou à philosopher ou à éprouver des sentiments.

 

5. Il y a une vieille tradition de germanophilie chez les penseurs et littérateurs français. Je pense à Madame de Staël, à Stendhal (dans son livre De l'amour), à Gérard de Nerval, qui considérait l'Allemagne comme "notre mère à tous". Cette tradition reste-t-elle encore vivante ?

 

Je crains que cette tradition n’ait disparu chez les intellectuels mais je crois pouvoir vous assurer que, dans le peuple français, on continue de nourrir une certaine germanophilie. C’est contre les Anglais et les Américains que le peuple français reste critique, hostile ou réservé. Quant à Nerval, il était amoureux de l’Allemagne. Si, en particulier, vous déchiffrez les confidences qu’il a faites dans les poèmes merveilleux et énigmatiques des Chimères, vous vous apercevez que Nerval avait horreur du froid, de la nuit, de la neige, du nord et de celui qu’il appelait le “duc Normand”, c’est-à-dire Wellington, le vainqueur de Napoléon (réincarnation des Césars de l’Antiquité païenne). Il n’aimait pas les barbares du Nord, c’est-à-dire les Anglais. En revanche, il aimait le soleil, le sud, l’Italie antique, l’Orient et, pour lui, Berlin, si l’on peut dire, ne se situait pas au Nord mais à l’Est, comme une porte ouverte sur l’Orient, d’où, dit-on, nous sont venues les lumières de l’esprit.

 

6. Vous auriez pu éviter toutes les poursuites judiciaires en vous installant en Grande- Bretagne car vous n'êtes seulement citoyen français mais aussi sujet britannique? Pourquoi  n'avez-vous pas choisi cette voie ?

 

J’aime trop la France ainsi que les Français et les Françaises. Je ne pourrais me passer  d’entendre et de pratiquer la langue de Molière, de La Fontaine, de Victor Hugo, de Céline et des plus humbles de mes vrais compatriotes.

 

7. Vous avez enseigné à la Sorbonne, puis à l'Université Lumière de Lyon. Vos spécialités ont été d'abord la "littérature moderne et contemporaine", puis la "critique de textes et documents (littérature, histoire, médias)". Quelle sorte de littérature peut vous émouvoir aujourd'hui ?

 

Un jour on a demandé à Céline : “Pourquoi écrivez-vous ?” Sa réponse, gouailleuse, a été : “Pour rendre les autres illisibles”. Dans mon cas, il a réussi. Je ne lis plus guère que Céline. Je l’admire pour son génie, son humanité, sa maîtrise de toutes les langues françaises (argotique, populaire, familière, soutenue, guindée, aristocratique), sa force comique surtout. Il est un lyrique dénué de tout chiqué, un satiriste à la Juvénal, un poète épique. Vous l’avez peut-être noté, il n’est pas d’épopée possible pour un vainqueur ; le vainqueur a gagné ; il ne bouleverse donc pas les coeurs. Seul le vaincu, frappé de malheur par les dieux au terme d’un long combat, peut avoir vécu une épopée. L’Allemagne a connu une incomparable tragédie, un naufrage sans pareil, une grandiose épopée. Qui jusqu’ici s’est montré capable d’écrire une épopée de l’Allemagne vaincue ? La réponse est : un cavalier français blessé en 1914 par des balles allemandes, un gentilhomme, Céline, alias Louis-Ferdinand des Touches (de Lentillière), une sorte de hobereau déclassé, proche du petit peuple. L’épopée de l’Allemagne tient en trois livres de Céline : D’un château l’autre, Nord et Rigodon. Les céliniens appellent cet ensemble “la trilogie allemande”. Il s’agit d’un “monument plus durable que l’airain” (monumentum aere perennius, disait le poète Horace).

 

8. Avez-vous une proposition à suggérer pour mettre fin à la tragédie en Palestine ?

 

J’ai mieux qu’une simple proposition. J’ai une solution, et qui ne tuerait personne. La loi française et la loi allemande m’interdisent de vous en dire plus.

 

9. Comment Dieudonné va-t-il ? Il est devenu la cible du maire de Paris qui a indiqué qu'il veut empêcher l'humoriste de jouer dans tous les théâtres publics de la Ville lumière.

 

Dieudonné va bien, mais que va-t-il devenir ? Il a une sensibilité d’artiste. Un artiste peut-il longtemps résister au boycottage ? Ce qu’il a osé faire le 26 décembre 2008 au Zénith, à Paris, devant  5 000 personnes, tient de l’héroïsme. Le contraste est venu quelques heures plus tard quand le monde entier, et non plus seulement 5000 personnes, a eu le spectacle de la plus infâme lâcheté avec l’agression perpétrée par les Israéliens contre Gaza. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, joint sa voix à celle des puissants. Il s’enflamme, s’excite et se surexcite contre Dieudonné et Faurisson. Il multiplie menaces et provocations. Il cherche à susciter un grave incident ou même un accident mortel à l’occasion de mon passage, prévu pour le 29 janvier, au théâtre privé qui appartient à Dieudonné. Ma propre réponse est connue. Le 29 janvier, je serai là où l’on m’attend et, s’il nous arrive quelque malheur, j’en tiendrai Bertrand Delanoë pour “responsable et coupable”. Je vais lui écrire en ce sens. »

 

 

 

Je m’absente pour une semaine. Avant de partir, je vous signale deux sites intéressants :

www.dedefensa.org    et

www.islam-documents.org

Sur ce dernier site, créé par une petite équipe d’universitaires, vous trouverez plus de 15 000 documents sur la naissance de l'islam, souvent inédits et toujours authentiques.

 

A bientôt. 

30/04/2007

BRUXELLES : ENCORE UN TOUR DE VIS A LA LIBERTE D’EXPRESSION

medium_Reviso051120.jpgPendant que nous avions le dos tourné, les yeux rivés sur la fin de la campagne et les résultats du premier tour, on s’activait à Bruxelles. Les ministres européens de la Justice sont parvenus à accoucher l’autre semaine d’un avorton destiné à lutter une énième fois contre le racisme et le négationnisme. Je dis avorton, car ce compromis prévoyant un certain nombre de sanctions pénales communes est finalement assez éloigné de ce dont rêvaient les apôtres de la pensée unique et obligatoire.

Mais certainement pas grâce à la France, comme vous pouvez vous en douter. Ni à l’Allemagne qui, au nom de « son devoir historique particulier » se croit apparemment obligée d’en rajouter encore et toujours dans l’autoflagellation.

Mais grâce aux anglo-saxons, Angleterre et Irlande, et aux pays nordiques qui souhaitaient, eux, - qu’ils en soient ici remerciés – conserver la liberté d’expression la plus large possible. Les efforts d’harmonisation européenne dans ce domaine sont « non seulement anti-libéraux, mais absurdes, car l’UE n’a pas à légiférer sur l’histoire », a déclaré Graham Watson, leader britannique des eurodéputés centristes.

Et grâce aux pays baltes et à certains pays de l’est, qui, dans la foulée, ont demandé un traitement parallèle entre les crimes staliniens* et nazis. Ennuyeux, ça.

Alors, dans un grand élan de générosité, histoire de les calmer, l’Union Européenne s’est fendue d’une Déclaration dans laquelle elle déplore les crimes commis pour d’autres raisons par des régimes totalitaires. C’est quand même sympa de déplorer, non ? Elle n’y était pas obligée, après tout. Même que, lorsqu’elle aura le temps, elle a promis d’étudier la possibilité de légiférer là-dessus.

L’Italie, elle aussi, mérite une citation. A la suite d’un manifeste publié par quelque 200 historiens italiens qui dénonçaient le risque d’une « vérité historique d’Etat », le gouvernement italien a renoncé il y a quelques semaines à introduire le délit de « négation de la shoah » dans le code pénal italien.

* Cet entêtement à parler des crimes « staliniens » est des plus suspects. Nous savons bien tous ici sur ce blog qu’il s’agit des crimes « communistes » perpétrés DES LE TOUT DEBUT. On ne le répétera jamais assez.