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02/03/2015

IL VIENT DE SORTIR!

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La shoah génère depuis soixante-dix ans un flot ininterrompu de sommes astronomiques au titre des « réparations/compensations » aux victimes juives. En se penchant sur l’historique de ces versements, une convergence d’intérêts saute aux yeux : celle qui unit les dirigeants américains et certaines organisations juives d’outre-Atlantique, ligués pour faire payer les Européens et les obliger à traduire en espèces sonnantes et trébuchantes leur inépuisable culpabilité et leur autoflagellation permanente, bien soigneusement entretenues.

C’est l’histoire de cette véritable saga, aux implications politiques et financières évidentes, qui est ici contée. Depuis les premières restitutions opérées dès la fin du conflit jusqu’aux développements les plus récents.  Mais non les moins lucratifs.

 

 256 pages, 18 €

Pour commander: adresser chèque de 22,20 € (18 € +4,20 € de frais d'envoi) à:

Editions Mithra - Anne Kling - BP 60291 - 67008 Strasbourg cedex

  

28/03/2011

ENCORE DES INDEMNISATIONS ET DES REPARATIONS !

… où l’on retrouve à nouveau la SNCF qui a décidément de gros soucis en ce moment. Vous ne voudriez pas qu’en sus de tout le reste, elle s’occupe par-dessus le marché des usagers, non ? Les priorités d’abord :

 

 

"Un nouveau site internet dédié aux procédures d’indemnisation"

 

 

ii.jpg"Depuis sa création en 1956, le Mémorial accueille et aide les survivants de la Shoah et leurs familles dans leurs recherches personnelles et historiques, ainsi que dans la constitution de dossiers de demandes d’indemnisations et de réparations.

 

Afin de rendre ces informations encore plus accessibles,  le Mémorial de la Shoah a mis en œuvre un site internet avec le soutien de la SNCF:

 

http://holocaust-compensation-france.memorialdelashoah.org

 

Ce site disponible, en Français, en Anglais et en Hébreu (dès le 5 avril), vise à mieux faire connaître les compensations et les restitutions attribuées par le gouvernement français aux Juifs français et étrangers qui ont été victimes des persécutions racistes et antisémites mises en place par le gouvernement de Vichy pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

Il sera régulièrement modifié en fonction de l’évolution de ces procédures et propose une assistance téléphonique.

 

Mémorial de la Shoah

17, rue Geoffroy–l’Asnier,

75004 Paris

Tél. 01 42 77 44 72

Fax : 01 53 01 17 44

contact@memorialdelashoah.org www.memorialdelashoah.org"

 

 

Source: http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=24236&artyd=99

21/11/2010

70% des Israéliens refusent de pardonner à l’Allemagne

Très instructif sondage que les Allemands devraient intensément méditer …. Sans doute n’ont-ils pas encore suffisamment payé :

 

« Un peu moins du quart des Israéliens pardonnent l'Allemagne pour les crimes nazis, selon un sondage publié dimanche par le Centre d'Etudes académiques. Ce centre se charge précisément d'examiner le ressenti des Israéliens par rapport à certains événements historiques.

Conduite par l'Institut Geocartographia, l'étude a été menée auprès 500 hommes et femmes de plus de 18 ans - un échantillon censé représenter la population juive israélienne.

 

Les laïcs plus "cléments" que les religieux

 

Les sondés devaient répondre à la question suivante : "Aujourd'hui, 65 ans après la Seconde Guerre mondiale, est-il temps de pardonner le peuple allemand et l'Allemagne pour les crimes commis durant la Shoah ?"

 

Vingt-trois pour cent des personnes interrogées disent avoir pardonné l'Allemagne, contre 70 % qui refusent. Sept pour cent s'estiment indécis. Le Centre d'Etudes académiques a remarqué que, étonnamment, plus l'âge des sondés était élevé, plus ces derniers étaient disposés à pardonner.

 

Egalement intéressant : les Juifs laïcs s'avèrent plus cléments à l'égard de l'Allemagne que les Israéliens religieux et ultra-orthodoxes.

 

Aaron Bock, porte-parole de la communauté juive allemande, s'est dit particulièrement surpris par les résultats du sondage. "Le nombre de personnes prêtes à pardonner est assez étonnant", a-t-il déclaré. "Il semble que le public israélien comprend mieux aujourd'hui que l'Allemagne ne doit plus être punie pour la Shoah. L'Allemagne d'aujourd'hui est différente, tout comme la nouvelle génération allemande." »

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1289993716829&a...

07/10/2010

OU ET QUAND S’ARRETERONT-ILS ?

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Les juifs américains qui ont nettement moins souffert de la seconde guerre mondiale et qui surtout, ne s’étaient guère mobilisés pour venir en aide à leurs coreligionnaires européens, sont aux premières loges maintenant pour revendiquer, encore et toujours. En voici ci-dessous une nouvelle preuve. Ron Klein (ci-dessus) est né en 1957 et évidemment, le pourquoi du comment se trouve dans cette petite phrase : « Cette compagnie n'a jamais présenté ses excuses pour son attitude inqualifiable, ni payé de réparations pour les familles des survivants ».

 

Elles ont bon dos, les « familles des survivants ». Payer, payer, toujours payer, ils n’ont que ce mot-là à la bouche. La SNCF, au lieu de s’aplatir, ferait mieux de leur conseiller dans ce cas de le construire tous seuls, comme des grands, leur train rapide ! Laissez-moi vous dire qu’ils auront du mal. J’ai eu l’occasion d’emprunter un de leurs trains près de New York pas plus tard qu’en juin dernier. Sans exagération aucune, j’avais l’impression de pénétrer dans un vestige préhistorique.

 

« Le patron de la SNCF invité en Floride par un parlementaire pour s'expliquer sur le rôle de la compagnie de transport dans la Shoah

 

WASHINGTON (AFP)---Le parlementaire américain Ron Klein, opposé à la participation de la SNCF à un appel d'offre pour un TGV aux Etats-Unis, a invité mercredi le patron de la compagnie ferroviaire française, Guillaume Pepy, à une réunion publique en Floride sur le rôle de la SNCF dans la Shoah.   

 

"Il est crucial que la SNCF soit aussi disponible que possible au moment où nous examinons (...) la participation de la compagnie dans les événements horribles qui ont eu lieu pendant la Seconde Guerre mondiale", a écrit M. Klein dans une lettre à M. Pepy datée de mercredi.   

 

"Je vous invite, vous ou un représentant de votre compagnie, à une réunion publique avec des experts, des historiens et des survivants pour discuter de ces problèmes", a-t-il ajouté.    

M. Klein précise que la participation de la SNCF à cette réunion qui se tiendra dans un avenir proche est "absolument nécessaire".   

 

L'élu démocrate de Floride est l'auteur d'un projet de loi à la Chambre des représentants américaine visant à empêcher la SNCF de participer à un appel d'offres pour un projet de train à grande vitesse aux Etats-Unis, en raison de son rôle dans l'Holocauste.   

 

"Cette compagnie n'a jamais présenté ses excuses pour son attitude inqualifiable, ni payé de réparations pour les familles des survivants", avait-il affirmé en septembre au moment du dépôt du projet de loi qui oblige les compagnies qui souhaitent travailler dans le domaine ferroviaire aux Etats-Unis à révéler leurs activité pendant la Seconde Guerre mondiale.   

 

Le futur TGV américain devrait passer par la Floride.   

 

Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a estimé récemment que cette obligation de transparence est légitime: ils ont raison, on y souscrit". Mais il a assuré que la SNCF n'avait "rien à cacher". 

 

En Californie, le gouverneur Arnold Schwarzenegger a mis son veto vendredi à une loi qui imposait à la SNCF et à tous les candidats aux contrats du futur TGV californien de faire la transparence sur leur rôle dans le transport des Juifs pendant la seconde guerre mondiale.
   

La loi, votée en août par le congrès californien à l'initiative de l'élu démocrate Bob Blumenfield, exigeait également des compagnies candidates qu'elles détaillent les réparations accordées aux survivants ou à leur famille.   

"Mais il ne faut pas oublier une chose: la SNCF, les cheminots, étaient sous le joug de l'occupant nazi, menacés de mort" et "2.000 cheminots ont été exécutés par l'occupant nazi", a souligné M. Pepy. »

 

Source: http://fr.ejpress.org/article/38492

 

28/04/2010

LA BAGATELLE DE « QUELQUE 60 MILLIARDS DE DOLLARS »

Dans L’industrie de l’holocauste, paru en français en 2001, Norman Finkelstein nous dit beaucoup de choses, dont nous allons extraire les deux paragraphes suivants, tirés du chapitre intitulé La double extorsion. Car ces deux paragraphes éclairent de façon intéressante l’article qui suivra :

 

« A l’origine, l’expression « survivants de l’Holocauste » désignait ceux qui avaient subi le terrible traumatisme du ghetto puis du camp. On estime à 100 000 le nombre de ces survivants à la fin de la guerre*. Aujourd’hui leur nombre ne peut guère dépasser le quart de ce chiffre. Comme ceux qui avaient souffert dans les camps se voyaient décerner la palme du martyre, bien des Juifs qui avaient passé la guerre ailleurs se sont fait passer pour des survivants des camps. Il y avait à cela un autre motif puissant, d’ordre matériel celui-ci. Après la guerre, le gouvernement allemand a versé des indemnités aux Juifs des ghettos et des camps. Beaucoup de Juifs se sont fabriqué un passé qui leur donne droit à figurer sur la liste des réparations **. « Si tous ceux qui se prétendent survivants le sont réellement – se demandait souvent ma mère – on se demande qui Hitler a bien pu tuer ».

 

* Henry Friedlander, « Darkness and Dawn in 1945 : The Nazis, the Allies, and the Survivors”, in US Holocaust Memorial Museum, 1945 – the Year of Liberation, Washington, 1995, pp. 11-35

** Voir par exemple Tom Segev, The Seventh Million, p.248

 

“La question des réparations est un moyen unique pour comprendre le fonctionnement de l’industrie de l’Holocauste. Comme on l’a vu plus haut, l’Allemagne, alignée sur les Etats-Unis dans la guerre froide, fut vite réhabilitée et l’holocauste nazi rapidement oublié. Pourtant, au début des années 1950, la République fédérale, après négociations avec des institutions juives, signa des accords pour l’indemnisation des victimes. Sans guère de pressions extérieures, elle a versé à l’heure actuelle quelque 60 milliards de dollars. »

 

Ce qui nous amène à l’article suivant, paru ce jour. A voir la façon dont le gouvernement traite ces « survivants », ou « rescapés », qui seraient au nombre de 270 000, on peut se demander s’il est tellement convaincu de leur « qualité » si je puis dire. Mais comme leur utilité est ailleurs, difficile pour ce même gouvernement de ne pas faire un petit geste, que voici :

 

« Déblocage pour les rescapés de la Shoah

 

La commission parlementaire de la Constitution, la Justice et la Loi vient de lever l'interdiction sur le transfert des noms et autres données à la Caisse nationale de santé concernant les rescapés de la Shoah. Des milliers de personnes vont ainsi pouvoir recevoir une aide financière et des réductions en matière de santé dans les prochains jours, d'après un porte-parole du ministre des Affaires sociales.

 

Cette décision fait suite à l'insistance du président de la commission parlementaire des finances, Moshé Gafni, auprès du gouvernement. Il s'était exprimé devant la commission, deux semaines plus tôt, en faveur de la redistribution des allocations aux survivants de la Shoah.

 

 

50 millions de shekels alloués à 80 000 personnes

 

 

Cette aide a été mise en place par le gouvernement deux ans plus tôt. Toutefois, en raison de la lourde bureaucratie et de plusieurs désaccords au sein des ministères de la Santé, des Finances et des Affaires sociales, les bénéficiaires n'ont toujours rien perçu. Les ministres concernés sont enfin parvenus à un accord début avril. La somme administrée aux 80 000 survivants s'élève à 50 millions de shekels par an. Cela comprend la prise en charge des soins et du matériel médicaux à hauteur de 90 %.

 

 

Selon une étude de l'Institut Meyers Brookdale, publiée en 2009, de nombreux rescapés de la Shoah souffrent de problèmes cardiaques et de désordres psychologiques chroniques en raison de leur expérience. Et beaucoup de traitements sont aujourd'hui très mal couverts par la Caisse de santé.

 

 

D'après les récents chiffres officiels, 270 000 rescapés vivraient aujourd'hui en Israël. Certaines organisations non-gouvernementales (ONG), estiment qu'un tiers d'entre eux vivent en-dessous du seuil de pauvreté, survivant grâce à la seule pension de l'Etat et quelques aides supplémentaires. Ils doivent ainsi parfois choisir entre s'acheter de la nourriture ou des médicaments. »

 

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1271934545469&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

27/11/2007

LES ALLEMANDS PRIES DE REPASSER A LA CAISSE

Fin juin, la firme Merrill Lynch rendait public son 11e rapport sur les grandes fortunes privées dans le monde et le site Ynetnews nous informait fièrement que 7 200 millionnaires vivaient en Israël. Sur sept millions d’habitants. Soit 12,9% de plus que les années précédentes et 50% de plus que la moyenne rapportée à la population mondiale (voir archives du blog 26/6).

A la mi-octobre, c’était au tour du magazine américain Vanity Fair de publier comme chaque année la liste des 100 personnes les plus riches du monde. Sur cette liste, plus de la moitié étaient juifs (archives 15/10).

Au cours du même mois, Shimon Pérès déclarait à Tel Aviv lors d’un forum économique : «  L’économie d’Israël est florissante. (…) Les hommes d’affaires israéliens investissent partout dans le monde. Israël connaît un succès économique sans précédent. Aujourd’hui, nous avons gagné l’indépendance économique et nous sommes capables d’acheter Manhattan, la Pologne et la Hongrie ».

Rien que de bonnes nouvelles, donc. On pouvait donc s’attendre à ce qu’un tel pays – capable d’acheter Manhattan - puisse  aussi prendre en charge sans problème particulier les survivants de la shoah survenue il y a maintenant …. 62 ans.

Eh bien, il semble que non. L’Etat d’Israël est apparemment incapable de répondre, non seulement aux besoins des survivants, mais de façon plus générale aux attentes des couches les plus défavorisées de la population. Si la croissance économique est indéniable, elle ne profite qu’à une toute petite fraction.

Le dernier rapport (israélien) du Taub Center for Social Policy souligne l’échec notoire de l’Etat dans sa lutte contre les inégalités sociales. Les Israéliens seraient d’ailleurs 69% à juger leurs gouvernants corrompus. La situation se dégrade et le nombre des nécessiteux ne fait que croître. Nécessiteux ou survivants de l’holocauste ?

Dans tous les cas de figure, la tentation est grande de demander à l’Allemagne de rouvrir son portefeuille pour venir en aide à « ses » victimes. Mais l’a-t-elle jamais refermé, ce portefeuille ?

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La polémique sur la question fait rage en Israël depuis que le ministre Rafi Eitan est allé jusqu’à suggérer une remise en question de l’accord de réparations signé en 1953, aux termes duquel l’Allemagne versait à Israël une compensation de 833 millions de dollars en biens et en services pour les survivants et la construction du nouvel Etat.

Devant la levée de boucliers, notamment en Allemagne, Eitan a tempéré son propos, se bornant à  réclamer l’installation d’un groupe de travail chargé d’examiner comment les Allemands pourraient à nouveau aider financièrement les survivants.

Même en Israël, les avis sont plus que partagés sur cette requête. Il y a ceux qui estiment que l’Allemagne ne paiera jamais assez et qu’Israël ne fait que réclamer son dû car il n’aurait pas demandé assez au départ. Uri Hanoch, président d’une association des survivants de Dachau a ainsi déclaré au Jerusalem Post « Je ne cesse de penser à ma famille qui était une famille de la classe moyenne ; la maison, les tableaux, les bijoux en diamant et les terres, ils nous ont tout volé ; ils ont pris mille fois plus que ce qu’ils ont payé ».

Myriam Steiner, réchappée d’un camp de concentration en Yougoslavie lorsqu’elle avait cinq ans, renchérit : « J’ignore ce que le gouvernement allemand a donné au gouvernement israélien. Tout ce que je sais,  c’est que les survivants de l’holocauste sont démunis aujourd’hui. Vous devez prouver que vous êtes misérable pour recevoir ce à quoi vous avez droit ».

Et il y a ceux qui ont honte de voir leur pays se comporter en éternels « schnorrers », en quémandeurs perpétuels. « Demander aux Allemands davantage de réparations, c’est mal. Les Allemands d’aujourd’hui n’ont rien fait et ceux qui ont mal agi sont morts, et leurs crimes ont été payés. Comment un peuple peut-il s’humilier de la sorte ? Jusqu’où allons-nous descendre ? Des Israéliens qui n’ont pas travaillé un seul jour en Allemagne, et dont les parents n'en sont même pas originaires, ont pu percevoir de ce pays une retraite qui n’existe que par l’épargne des travailleurs allemands. Cette pension est plus généreuse que ce qu’offre Israël ». Voilà ce que l’on pouvait lire, entre autres, sur Ynetnews. J’ai même lu le terme de « first-rate chutzpa ».

Ou encore, toujours sur le même site : « Personne en Allemagne ne nous doit un sou. Seule l’histoire de l’Allemagne nous doit quelque chose. Ils nous ont aidés à devenir une nation, un pays entreprenant, mais nous sommes en train de devenir un peuple manquant de respect de lui-même. Nous sommes sans vergogne. Nous prenons tout ce que nous pouvons ».

Ou encore ceci, que je laisse volontairement en anglais : “ For many years, Israelis and Jews have been travelling around and holding up the Auschwitz banner before the Germans, without anyone authorizing them to do so. If there is someone in our government who reads Hebrew, let him stop this journey of bowing down to German money – let him stop this shameful national fundraising campaign immediately”.

Jusqu’où charger la barque sans qu’elle coule ? Voilà la question. Le gouvernement allemand, reconnaissent les officiels israéliens, fait tout ce qu’il peut pour être agréable à l’Etat hébreu : le premier à condamner Ahmadinejad, le premier à soutenir les efforts d’Israël au sein de l’Union Européenne, ne ménageant pas ses efforts pour les soldats retenus en otages, accordant des fonds pour des projets éducatifs ou autres. Récemment encore, il a offert 100 millions d’euros pour les rescapés des camps de travail nazis.

A côté de cela, les Allemands eux-mêmes commencent tout doucement à en avoir légèrement assez. Internet en Allemagne bruissait de messages du style : « Un accord est un accord. Que veulent-ils encore de nous ? Il est absurde qu’une génération qui n’a pas commis de crime doive payer pour une génération qui n’a pas été tuée ».

Moi, je me demande pourquoi personne ne songe à demander à la Claims Conference de mettre la main au portefeuille également. C’est justement pour cela qu’elle a été créée. L’organisme chargé de collecter les indemnisations pour les dommages subis par les juifs durant la guerre – et de les redistribuer aux survivants - serait en effet à ce jour l’organisation juive la plus riche du monde, avec des réserves financières d’environ 1,7 milliard de dollars (archives blog 11/7). Il est vrai qu’entre autres aberrations administratives et en vertu d’un règlement totalement dépassé, la Claims ne peut ou ne veut pas indemniser un certain nombre de survivants, essentiellement arrivés de l’ex-Union soviétique et des pays de l’est, qui restent donc à la charge de l’Etat d’Israël. Voilà pourquoi il est fait appel au bon cœur des Allemands.