Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22/04/2011

EN VOILA UN QUI MERITERAIT D’ETRE ENARQUE ….

… me suis-je dit en lisant l’info qui va suivre. Car il faut avoir l’esprit particulièrement tordu pour inventer pareilles astuces pour empêcher le peuple de s’exprimer. Alors, je suis allée aux nouvelles et j’ai été rassurée : l’inventeur de ce coup tordu est bel et bien énarque. Et socialiste, en prime. D’abord l’info et ensuite le portrait. Qu’est-ce que je bosse, moi, en ce moment !

 

 

« Le mode de scrutin en question face à la montée du FN avant 2012

La fondation Terra Nova propose de remplacer le scrutin majoritaire à deux tours par un nouveau système pour éviter que Marine Le Pen participe à la finale de la présidentielle en 2012, comme son père le 21 avril 2002.

Pour le président de ce cercle de réflexion classé à gauche, Oliver Ferrand, le scénario qui donne la présidente du Front national au second tour "prouve que le scrutin actuel ne permet pas au peuple d'élire la personne de son choix."

La percée du parti d'extrême droite, pourtant donné pour moribond il y a seulement deux ans, parasite à nouveau les stratégies des états-majors, qui redoutent l'élimination soit de Nicolas Sarkozy, soit du candidat socialiste.

Les velléités présidentielles d'un nombre accru de personnalités risquent en outre de provoquer un trop-plein de candidats qui pourrait favoriser les desseins de Marine Le Pen.

Neuf ans après l'accession de Jean-Marie Le Pen au second tour, le doute s'installe donc sur la pertinence du scrutin actuel pour le rendez-vous majeur du système politique français.

L'étude de Terra Nova montre que 2012 pourrait voir la qualification en finale de Marine Le Pen, qui est pourtant "la candidate la plus rejetée" en termes d'idées, et l'élimination au premier tour du "meilleur candidat", celui qui recueille l'assentiment majoritaire des Français.

L'étude de Terra Nova montre que le directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn, qui est largement plébiscité pour le second tour, n'est pas à l'abri d'une élimination au premier tour.

STRAUSS-KAHN SERAIT EN DANGER

"Si l'un des candidats progressistes aujourd'hui bas dans les sondages venait à décoller pendant la campagne présidentielle, DSK aussi serait en risque", écrivent-ils.

Or, chacun de ces candidats a un fort potentiel électoral : le centriste François Bayrou l'a montré en 2002, Jean-Luc Mélenchon, président du parti de gauche, est un bon orateur et l'écologiste Nicolas Hulot est très populaire.

Pour Olivier Ferrand, outre le manque d'attractivité des partis de gouvernement et la cristallisation du mécontentement sur le président en exercice, le risque d'un nouveau "21 avril" est dû avant tout "à la fragmentation du paysage politique."

Il souligne sur le site Slate.fr que l'UMP est aujourd'hui en voie d'éclatement, une demi-douzaine de personnalités envisageant de se présenter sous leurs propres couleurs, ce qui placerait Nicolas Sarkozy "en situation critique."

La fragmentation est aussi extrême à gauche, qui a présenté au premier tour en 2002 huit candidats, provoquant la chute de l'ancien Premier ministre Lionel Jospin.

Cette fois, le candidat socialiste pourrait trouver sur sa route, au premier tour, trois candidats trotskystes, un candidat Front de Gauche, un candidat écologiste, un candidat MoDem.

Terra Nova préconise donc un nouveau mode de scrutin, le "jugement majoritaire", qui évalue les mérites de chacun des candidats dans une échelle allant de "très bien à rejeter".

Dans ce scrutin à un tour, "chaque candidat obtient une mention majoritaire" et le vainqueur est celui qui a "la meilleure mention majoritaire".

Dans un tel système, "Marine Le Pen serait à sa vraie place : dernière", écrit Olivier Ferrand. En dépit de son soutien fort par un noyau d'électeurs, la présidente du Front national obtiendrait la mention "à rejeter" par une large majorité des Français sur la base des enquêtes actuelles. »

Source : http://fr.news.yahoo.com/4/20110422/tts-france-presidentielle-scrutin-ca02f96.html

 

 

Olivier Ferrand (par Wikipédia)

oo.jpg« Olivier Ferrand (né le 8 novembre 1969) est un haut fonctionnaire. Il est le président et fondateur de Terra Nova, club de réflexion progressiste créé en février 2008.

Olivier Ferrand est diplômé d'HEC, ancien élève de Sciences Po et de l'ENA.

Administrateur civil au ministère de l’économie et des finances, il a débuté sa carrière en 1997 à la direction du Trésor, où il s’est occupé de négociations financières internationales, puis de négociations européennes.

Il a ensuite été conseiller technique pour les affaires européennes du Premier ministre Lionel Jospin, conseiller du représentant de la France à la Convention sur l’avenir de l’Europe, Pierre Moscovici, membre du groupe des conseillers politiques du président de la Commission européenne, Romano Prodi, puis délégué général du think tank « À gauche, en Europe », fondé par Dominique Strauss-Kahn et Michel Rocard.

Depuis le 1er novembre 2009, il est formateur à l’IGPDE (Institut de la gestion publique et du développement économique).

Européen convaincu, il est rédacteur en 2004 du rapport Construire l'Europe politique que Romano Prodi a commandé à Dominique Strauss-Kahn. Administrateur de l'ONG EuropaNova, il rédige avec Guillaume Klossa, conseiller de Jean-Pierre Jouyet pendant la présidence française de l'Union européenne, le rapport Peut-on faire l'Europe sans les Européens ? remis au Conseil européen de juin 2006 ».

Il a été responsable du Parti socialiste français pour les questions européennes et internationales.

Maire adjoint du 3e arrondissement de Paris de 2001 à 2007, il est, en 2007, candidat parachuté par le PS aux élections législatives dans les Pyrénées-Orientales. Il ne passe alors pas le premier tour, mais se fait élire l'année suivante dans la ville de Thuir: il est depuis 2008 maire adjoint de Thuir et vice-président de la communauté de communes des Aspres. »

C’est sans doute son rapport Peut-on faire l'Europe sans les Européens ? qui lui a donné l’idée de faire les élections sans le peuple. Tellement plus confortable. Il n’a pas pensé qu’au lieu de tripatouiller les modes de scrutin, il serait carrément plus judicieux de jeter l’ENA et les énarques dans les poubelles de l’histoire? Comment font donc les autres pays européens pour s’en passer ? Ca ne les a pourtant pas empêchés de (presque) tous nous dépasser en quelques décennies. Il y a comme un problème, là. Et un vrai, celui-là.

 

 

23/02/2011

« Peut-on élire un Président juif en France? »

pp.jpg

Sous ce titre racoleur (voir lien ci-dessous), on nous ressasse l’éternelle rengaine de l’antisémitisme viscéral des Français, décidément incorrigibles. En filigrane, le chantage classique : désormais, refuser de voter DSK sera se désigner soi-même comme un antisémite de la pire espèce. Conclusion : votons tous pour lui comme un seul homme afin d’obtenir son brevet de brave con, pardon, de brave citoyen. On nous a déjà fait le coup, on a déjà donné.

Au risque de faire de la peine à l’auteur de l’article, qui s’est donné beaucoup de mal pour flétrir les mauvais penchants de ses compatriotes, je lui ferais observer que ce n’est pas à proprement parler d’un président juif que les Français devraient se méfier. Mais peut-être d’un président hyper sioniste. Mais ça, on n’en parle pas trop. On préfère insister lourdement sur les réalités françaises nauséabondes. Un terme décidément fétiche qu’on risque de beaucoup rencontrer ces prochains temps. En fait, et en un mot comme en cent, on préfère comme d’habitude déplacer le débat – ou le non débat – du domaine politique à celui de l’éternel racisme/antiracisme, où l’on se retrouve vite englué comme une mouche dans une toile d’araignée.

Or moi, ce que je trouve carrément nauséabond, c’est un homme politique « français » qui dans une campagne électorale à Sarcelles en 1993 trouve normal de clamer : "Je mets mon engagement de Juif avant toute autre préoccupation politique ». Ou qui raconte au magazine Tribune Juive « Se lever chaque matin en se demandant comment il pourra être utile à Israël. » Sans parler des autres déclarations abondamment reprises ces jours-ci.

Alors, oui, ces propos posent un énorme problème. Et un problème politique, qui a parfaitement sa place dans un débat politique pour la présidentielle. N’en déplaise à ceux qui agitent le drapeau passablement défraîchi de l’ « antisémitisme » pour enfumer les Français. Qui ne sont pas antisémites et ne se rendent pas compte – ou pas encore – de l’énorme emprise des institutions sionistes sur le pays. La lecture de mon bouquin sur le CRIF les instruirait, mais … C’est cela, et cela seul, qui pose problème. Si le fait d’être juif, comme d’être catholique ou protestant*, se cantonnait strictement à la sphère privée, il n’y aurait rien à redire. Et c’est cela que ces braves pommes de Français s’imaginent. Dans leur ensemble, ils n’ont pas encore compris que le soutien à Israël est constant et pèse d’un poids très lourd sur la vie politique française. Il pèse au niveau international et au niveau national, y compris justice, éducation, etc. Car le CRIF veille au grain.

Christian Jacob, avec ses propos sur le terroir qui n’ont strictement rien d’antisémite – ou alors, c’est que le sens du mot s’est transformé, ce qui est en effet le cas – aurait pu rétorquer aux indignés nauséabonds qu’il n’était pas le premier à utiliser le terme :

Fondateur en 1985 de Globe, journal bobo pro-mitterrandien, tendance antiracisme branché, on garde de Geoges-Marc Benamou cette exquise déclaration cosignée avec BHL et Pierre Bergé dans l’édito du premier numéro de ce magazine :

 

« Bien sûr, nous sommes résolument cosmopolites. Bien sûr, tout ce qui est terroir, bourrées, binious, bref franchouillard ou cocardier, nous est étranger, voire odieux ».

 

Voilà qui était clair, non ? Eh bien, nous, nous préférons être franchouillards et cocardiers, si ça nous plaît. Pourquoi 1% de la population devrait-il forcément imposer sa loi aux autres ?

 

 

* Vous aurez finement noté que je n’ai pas parlé du cas « musulman ». Car tant que l’islam ne sera pas capable d’établir une coupure nette entre le politique et le religieux, je le vois mal entrer en concurrence avec les autres.

 

 

http://www.slate.fr/story/34331/elire-president-juif-dsk  

 

01/02/2010

EFFARANT

Le pays est dans la mouise la plus totale, mais on n’en a cure, dans la France d’en haut. Des problèmes ? No problem. Et la partie de Monopoly reprend de plus belle en vue des … prochaines présidentielles. Car c’est exactement ce qu’est devenue la politique. Un jeu excitant entre membres d’une petite caste inamovible et indéboulonnable. Pas un seul n’a un projet à présenter ou des choix à offrir, c’est trop compliqué tout ça, faudrait réfléchir et puis, quel intérêt ? L’important, c’est d’arriver au sommet pour satisfaire son ego, se goinfrer de tous les privilèges attachés à la fonction et faire mumuse avec les autres irresponsables tout autant persuadés de leur rôle planétaire.

 

En lâchant de temps en temps quelques miettes, genre contrôle des banques dans un futur lointain, histoire de faire patienter les imbéciles d’en bas.

 

·          Les médias sont complices car partie prenante du système. Dernière illustration en date : « Dominique Strauss-Kahn est «capable de sortir le pays de la crise économique» pour 56% des Français, selon un sondage Ifop.

 

Le patron du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn (DSK), serait le meilleur candidat du PS pour l'élection présidentielle de 2012 pour 23% des Français, selon un sondage Ifop, paru dans l'édition dominicale du Journal du Dimanche. Il devance ainsi de trois points la première secrétaire du PS, Martine Aubry (20%).  (…)  En revanche, le directeur général du FMI a «l'étoffe d'un président de la République» pour 62% des Français (63% pour les seuls sympathisants socialistes). La maire de Lille n'obtient sur ce point que 24% et 28% » !!!!

 

Voilà un magnifique exemple d’intox et d’enfumage. Ils seraient donc si bêtes que ça, les Français ? Et comme par hasard, le sauveur est … Dominique Strauss-Kahn !

26/07/2007

2% de la population décidément très très influents…

40cfc7c369c7216e0e5b06352f0c06b9.jpgAujourd’hui, pour nous détendre un peu, et afin d’étayer nos propos (im)pertinents sur les lobbys très actifs outre Atlantique, et ailleurs, nous nous bornerons à contempler trois photos plus parlantes que bien des discours.

 

Voici donc trois candidats putatifs aux présidentielles américaines - Hillary Clinton, Barack Obama, Rudy Giuliani.  Vous constaterez avec quelle célérité tous trois se sont déjà précipités chez qui de droit pour faire leur examen de passage….

 

Les autres ne vont pas tarder à leur emboîter le pas et dire que la campagne n’a même pas encore vraiment commencé!

94d9261d3ae1d976e47bbd4c1bd377d6.jpg

 

 

En tout cas, vous l’aurez compris, il n’y a guère de « rupture » ailleurs que dans les mots à attendre là-bas non plus.

254a14452c7df39d466641804761dc2b.jpg

03/05/2007

IL N'Y A AUCUN DOUTE: SARKOZY EST BIEN LA "STAR" DES JUIFS DE FRANCE...MEME AILLEURS!

medium_images.46.jpgTel était en substance le titre d’un article paru sur ce blog en mars 2007 et je n’inventais rien : je ne faisais que répéter les déclarations de Patrick Gaubert, président de la LICRA. Alors….

J'indiquais également dans cette note qu’un timbre à l’effigie de Sarkozy avait même été créé par son comité de soutien en Israël. Eh bien, je peux vous confirmer qu’il a fait un tabac dans ce petit pays qui a tant souffert, et que son comité de soutien peut être content : il ne s’est pas démené pour rien. Sarkozy a en effet obtenu auprès des Français établis là-bas et ayant participé au scrutin, le score royal si je puis dire de …84,5%! Pas mal, non ? Un modeste 8,4% pour Royal et un encore plus modeste 1% pour Le Pen. Ah, les temps ont bien changé, et la gauche n’a plus vraiment la cote, maintenant…Un virage à 180° s’est bizarrement opéré ces derniers temps…

Ces chiffres parfaitement officiels émanent du ministère de l’Intérieur qui recense les votes des Français établis à l’étranger et ayant participé au premier tour de l’élection présidentielle. Ces chiffres sont intéressants et à première vue assez surprenants. Le nombre des participants tout d’abord : 822 944 inscrits pour 331 681 votants. La participation a donc été faible, de l’ordre de 40,30%. Or, cette participation était de 37,27% en 2002. Mais pour un nombre d’inscrits qui était alors de 143 689. On voit clairement à travers ces statistiques que les Français sont de plus en plus nombreux à s’installer à l’étranger.

On pourrait donc logiquement penser que ce faisant ils rejettent le système, un système qui les aurait justement poussés à partir? Mais il n’en est rien : avec globalement, tous pays confondus, 38,49% de voix pour Sarkozy, 29,92% pour Royal et 21,54% pour Bayrou, les partis du système rassemblent au contraire….89,95% des votants ! Soit encore plus qu’en métropole. Et Le Pen arrive péniblement à 3,27%.

Il faut donc en conclure que nous avons affaire à des gens extrêmement satisfaits de leur sort. Mais en réalité, cette contradiction n’est qu'apparente. Ceux qui s’inscrivent et participent au vote sont essentiellement des Français bénéficiant directement des largesses du système à des titres divers, en général de par leur profession. Eux n’ont effectivement aucune envie et aucun intérêt à ce que les choses changent en profondeur et de surcroît, les problèmes lointains de la mère patrie leur arrivent très ouatés et pour tout dire désincarnés.

En revanche, ceux qui sont partis à l’étranger pour chercher du travail parce qu'ils n'en trouvaient plus en France, les jeunes essentiellement, apprécient certainement moins les charmes du système. Mais eux ne se soucient guère de s’inscrire et de participer à des votes qui ne les concernent plus. Ces résultats, avec leur participation moyenne de 40,30%, sont donc à relativiser largement.

Mais certains sont des curiosités. Le Pen, on l’a vu, fait des scores généralement très en deçà de sa moyenne, sauf à Monaco, où il rejoint pile sa moyenne nationale, et au Paraguay où il atteint son meilleur score : 15,2%. Sarkozy, lui, par contre, s'il est plébiscité en Israël, n’est guère apprécié en Algérie : 14,8%, avec, il est vrai, un taux de participation de 20,5% ...