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07/01/2011

LE CRIF FAIT CE QU’IL VEUT. MAIS NOUS N’EN N’AVIONS JAMAIS DOUTE

Je ne vais pas me faire le relais permanent de cette passionnante saga, mais enfin, je trouve très éclairant le texte qui suit. Il est une excellente illustration de ce que je démontre dans mon bouquin. Du reste, je suis verte de jalousie : moi aussi je suis passée en conseil de discipline, deux fois même, pour des propos sur l’immigration. Hélas, trois fois hélas, le CRIF n’a pas levé le petit doigt pour moi. Et j’ai été révoquée sans plus de façons.

 

Il y a quand même une question que je me pose : il n’y a donc aucun parent, bon sang, pour s’opposer à ces déplacements holocaustiques de plus en plus déplacés ? Personne n’ose moufter ? C’est triste à dire, mais le principal problème de ce pays, ce sont vraiment … les Français. Ou ce qu’il en reste.

 

 

« Catherine Pederzoli : «Le CRIF a été à mes cotés à tous les instants. Je tiens à le remercier de tout mon cœur»

 

Vous venez d’être réintégrée dans un prestigieux lycée de Nancy. Comment vivez-vous ce moment ? Quelles conclusions tirez-vous de cette affaire ?

 

Je viens d'être réintégrée dans un prestigieux lycée de Nancy : le lycée Henri Poincaré.  Cela intervient après un conseil de discipline de plus de 7h où maître Terquem, mon avocat, a lancé une offensive argumentative remarquable! Je dois avouer qu’en terme de punition, il y a vraiment pire.

 

En effet, si l’on  considère cette affectation comme un premier pas vers ma réhabilitation, professionnelle, intellectuelle et morale, elle ne serait pas pleine et entière tant que mon dossier administratif n’aura pas été vidé de toute accusation. N’oublions pas que le dysfonctionnement, responsable de la volonté de réduire voire supprimer les voyages de la mémoire de la Shoah, est tout entier du côté de la direction du lycée. Par conséquent, je dois poursuivre mon action, et en ce sens  maître Terquem s'y emploie.

 

Aujourd'hui, j'ai eu l'immense plaisir de retrouver des classes d'élèves. Enfin, je vais pouvoir enseigner ! Cette rentrée scolaire retardée par la suspension de 4 mois, m'a redonné des forces ! Priver un enseignant d'exercer le métier qu'il a choisi et qu'il aime est une punition, une sanction qui va bien au-delà de l'aspect administratif. J’espère donc reprendre mes activités autour de la mémoire et proposer bientôt à la direction de mon nouveau lycée, un projet de voyage de la mémoire de la Shoah. La garantie accordée par le Recteur dans sa déclaration concernant ce voyage est aussi un engagement qui doit être respecté!

 

Le CRIF s’est fortement mobilisé à vos côtés. Est-ce que son intervention a été pour vous un soutien concret et moral important ?

 

Depuis septembre 2007, date d'arrivée de la proviseure dans mon lycée, j'ai été en bute à des tracasseries perverses de sa part à cause du voyage de la mémoire de la Shoah. Elle a déployé toute son énergie dans ce seul but : abattre ce voyage. En juin 2009, suite à un de ses rapports au Recteur, elle annonçait sa volonté de me faire sanctionner. L'intervention de Mr André Rossinot maire de Nancy, ancien ministre, qui du reste soutient depuis 15 ans le voyage de la mémoire de la Shoah, auprès du recteur de Nancy a été décisive pour écarter la sanction. Cependant la hargne délirante de la direction du lycée a continué de s’exercer contre moi. La proviseure rédigeait encore un énième rapport contenant de fausses accusations, conduisant alors le directeur du cabinet du Recteur et son DRH à me convoquer devant un conseil de discipline pour la rentrée scolaire  de janvier 2010.

 

Depuis lors, c'est-à-dire depuis le mois de décembre 2009 et jusqu’au dénouement final de ma suspension,  la ténacité des interventions répétées de Richard Prasquier, tant auprès du recteur qu’au niveau ministériel voire plus haut, a permis de repousser efficacement  les menaces les unes après les autres.

 

C'est dire comment je fus accompagnée de près par le CRIF dès cette période et comment la connaissance du problème est ancienne pour le CRIF !! D’ailleurs, dès l’annonce de ma suspension en septembre 2010, le Président du CRIF fut parmi les premiers à intervenir auprès des autorités compétentes.

 

Après la rédaction du rapport de l'inspection générale le 5/07/2010 le CRIF est intervenu pour condamner la remise en cause de l'enseignement de la Shoah et les voyages de la Mémoire sur plusieurs jours. Enfin, la présence, l’écoute et le soutien moral du Président du CRIF m’ont été très précieux jusqu’au dénouement de l’affaire. Je tiens sincèrement à l’en remercier de tout cœur. »

 

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

05/01/2011

VOUS VOUS SOUVENEZ DE L’AFFAIRE PEDERZOLI ?

A savoir cette enseignante d’histoire sanctionnée pour avoir un peu trop appuyé sur le bouton « shoah ». Nous en avons parlé à deux reprises : le 1er septembre et le 6 octobre 2010. Vous serez heureux d’apprendre qu’elle n’a finalement pas été trop malmenée par sa hiérarchie, grâce, il faut bien le dire, au soutien sans faille de la communauté « officielle » qui s’est particulièrement démenée pour elle. Et qui est prête à monter derechef au créneau en cas de nouvelle contestation de la suprématie absolue de ladite shoah sur l’échelle de Richter des manifestations de la férocité humaine.

 

 

« Réflexions sur l’affaire Pederzoli, par Richard Prasquier

 

peder.jpgLa bonne, la très bonne nouvelle : Mme Pederzoli est affectée comme professeur d’histoire au prestigieux lycée Henri Poincaré à Nancy, la meilleure solution possible, compte tenu de l’impossibilité pratique de retourner dans son lycée Loritz d’origine. De plus, il est noir sur blanc écrit dans le communiqué adressé à la presse par le Recteur qu’elle pourra continuer à effectuer les voyages d’élèves à Auschwitz. D’ailleurs aucune des incriminations contre Mme Pederzoli devant la commission administrative paritaire, dont l’avis, consultatif mais obligatoire,  avait précédé l’arrêté préfectoral ne contenait d’allusion à la façon dont elle enseigne la Shoah. Mme Pederzoli sort donc la tête haute de ces mois éprouvants, marqués par une suspension et un rapport d’inspecteurs qui avait soulevé de telles critiques que le Ministre de l’Education Nationale lui-même l’avait, décision exceptionnelle, partiellement désavoué sur le sujet de l’enseignement de la Shoah (je répète volontairement ce terme qui a eu le don d’exaspérer les inspecteurs).

 

Reste que Mme Pederzoli reçoit une sanction (niveau 2 sur 4, précise le communiqué) qui restera dans son dossier. L’enseignante considère qu’elle n’a commis aucune faute et que les accusations portées contre elle ne sont que des prétextes. Peut-être, aidée de son remarquable avocat, Maitre Terquem, va-t-elle utiliser l’une  des voies de recours légales qui s’offrent à elle. Par ailleurs une plainte a été déposée contre un syndicat de proviseurs qui avait pris des positions en flèche contre Mme Pederzoli.  L’affaire n’est donc pas finie, notamment dans son volet disciplinaire.

 

En ce qui concerne le volet éducatif, il n’est pas sans importance de savoir si Mme Pederzoli pourra, comme cela avait été implicitement prévu, enseigner effectivement aux élèves de Henri Poincaré et qu’elle pourra effectivement exercer son dynamisme et ses compétences dans la préparation des voyages de mémoire. Autrement dit, qu’elle ne serait pas mise au placard. Nous y serons attentifs.

 

Nous connaissons plusieurs cas où l’enthousiasme de professeurs à enseigner la Shoah à leurs élèves a entraîné des réactions hostiles de certains de leurs collègues ou auprès de la hiérarchie locale. Il y a là des histoires humaines inacceptables et affligeantes vis-à-vis de l’idée élevée que nous  continuons de nous faire du système éducatif. Ces histoires doivent toutes être analysées dans le détail, car il est très facile, très attirant, mais très injuste de généraliser sur la base de situations individuelles elles-mêmes disparates. Nous avons discuté avec le ministère des dossiers qui nous paraissaient le plus problématiques et nous attendons que des solutions soient trouvées. Oui, je le répète, je pense que l’enseignement de la Shoah est en danger s’il ne se confronte pas à ses nouveaux défis et aux problèmes de l’avenir, dont l’effacement inéluctable des témoins n’est pas le moindre. Mais répétons-le : cet enseignement est exemplaire dans notre pays, il est porté par des hommes et des femmes dont l’engagement est admirable et il est soutenu sans faille par les autorités, à commencer par le plus haut niveau de l’Etat. »

 

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

06/10/2010

COMMENT PEUT-ON TROP UTILISER LE MOT SHOAH ?

C’est vrai, ça : jamais on ne pourra trop utiliser le mot shoah. Matin, midi et soir. A l’école, à l’usine, au bureau. A la ville et aux champs. Les jours ouvrables et le dimanche. Et un petit rab les années bissextiles. Bref, partout, en tous lieux, en toutes circonstances, du berceau à la tombe, jamais, jamais, on n’entendra suffisamment parler de la shoah.

La France est punie et comme la mauvaise élève qu’elle est, elle a sa punition à faire, son devoir « de mémoire » éternellement à recommencer.

Vous noterez que le débat dont il est question plus bas a été organisé par l’association de la presse israélienne à Paris (tiens, ça existe ? – de quoi se mêle-t-elle* ?) et que le communiste ou ex-communiste  Konopnicki est porte-parole du comité de soutien ( !) de l’enseignante douloureusement bafouée.

« Prasquier : «l'enseignement de la Shoah, ce n'est pas seulement l'Histoire, c'est l'apprentissage de la citoyenneté»

« L'enseignement de la Shoah en France est "exemplaire" même si on perçoit "des menaces" sur sa poursuite, a déclaré mardi 5 octobre 2010 le président du CRIF, Richard Prasquier, lors d'une conférence de presse sur le cas de Catherine Pederzoli, enseignante d'histoire à Nancy suspendue par son administration. "L’enseignement de la Shoah, ce n'est pas seulement l'Histoire, c'est l'apprentissage de la citoyenneté", a-t-il ajouté.

Il a parlé de "menaces" contre cet enseignement parce que le cas de Catherine Pederzoli n'est pas le seul (il a parlé d'autres sanctions ou intimidations) et parce que les survivants qui pouvaient témoigner disparaissent. Richard Prasquier a jugé certains termes utilisés dans le rapport de l'Inspection générale de l'Education nationale visant Mme Pederzoli "inacceptables" et s’est dit "indigné" que des inspecteurs aient pu utiliser des arguments comme "l'excès d'emploi du mot Shoah". Le débat qui a été organisé par l'association de la Presse israélienne à Paris réunissait Richard Prasquier, Catherine Pederzoli et l'écrivain Guy Konopnicki, porte-parole de son comité de soutien. »

* Si l’association de la presse israélienne à Paris s’intéresse tellement à l’éducation nationale, qu’elle veuille bien jeter un coup d’œil sur le système scolaire de la « démocratie-phare » du Proche-Orient. Assez curieux dans son genre. Nous y reviendrons un jour prochain.

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

Et à l'arrivée, sans même connaître les réels tenants et aboutissants de l'affaire, ni le contenu du rapport disciplinaire, voilà ce que ça donne:

"Manifestation de soutien à Catherine PEDERZOLI, sanctionnée pour avoir enseigné la Shoah

L’UPJF, Agir Ensemble et le Collectif d’Urgence demandent la réintégration de Catherine PEDERZOLI, professeur d’Histoire-Géographie à Nancy sanctionnée pour avoir enseigné la Shoah. Devant ce scandale qui porte atteinte à la Mémoire du génocide Juif, l’UPJF, Agir Ensemble et le Collectif d’Urgence et bien entendu toutes les associations qui voudront nous rejoindre, appellent à manifester massivement devant le Ministère de l’Education Nationale 110 rue de Grenelle 75007 Paris. Rendez-vous donc le dimanche 10 octobre à 15h pour dire ensemble : « Non à la banalisation de la Shoah ! ».

Source: http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-18994-144-7-...

Lisez aussi cela pendant que vous y êtes:

http://fr.ejpress.org/article/38471