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28/02/2012

LES PROGRESSISTES (suite)

 

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J’ai eu la curiosité d’aller hier sur le site des « progressistes », à savoir le « pôle de renaissance communiste en France », ou encore « initiative communiste », et j’y ai découvert une info qui m’a étonnée.

 

Sur le site, les « progressistes » s’étouffaient d’indignation à propos d’une initiative du Parlement européen visant à instaurer une journée de commémoration des crimes communistes. C’est vrai, ça. Des crimes ? Quels crimes ? Et ils proposaient une pétition pour combattre une idée aussi révoltante qu’incongrue.

 

Bon, ce n’est pas un scoop que je vous révèle là, toute cette affaire remonte à 2008. Le curieux, c’est que je n’en avais jamais entendu parler. J’ai pourtant entendu parler de bien d’autres journées de commémoration, de celles qu’il est impossible de rater car elles sont annoncées à coup de shofar matin, midi et soir. Mais de celle-là, jamais.

 

Comme vous êtes peut-être dans le même cas que moi, cela méritait d’aller y voir de plus près.

En effet, le 23 septembre 2008, le Parlement européen, dans un élan de courage tout à fait inédit, adoptait une Déclaration proclamant le 23 août,  journée européenne de commémoration des victimes du stalinisme et du nazisme, « afin de conserver la mémoire des victimes des exterminations et déportations de masse, tout en enracinant plus solidement la démocratie et en renforçant la paix et la stabilité sur notre continent ».

Victimes du stalinisme et du nazisme, naturellement. Oui, parce qu’évidemment, le Parlement européen n’est pas allé jusqu’au bout de sa démarche. Pour contrebalancer une audace aussi flagrante, il fallait obligatoirement y associer les infâmes de service.

Et puis aussi, évoquer uniquement les victimes du stalinisme permettait d’évacuer discrètement sous le tapis tous les crimes qui avaient précédé l’arrivée au pouvoir du petit père des peuples. Crimes qui n’étaient pas le fait de Staline, mais de certains révolutionnaires que nous connaissons bien.

Parapluie supplémentaire : pour se garder de toute polémique, les eurodéputés avaient pris grand soin de rappeler le caractère unique de l'Holocauste. Car il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes.

Mais enfin, ne chipotons pas, un certain début d’idée y était quand même.

 

Pourquoi le 23 août ? Parce que c’était la date anniversaire du pacte Molotov-Ribbentrop, conclu le 23 août 1939 entre l'Union soviétique et l'Allemagne.

 

Manque de bol, le 23 août est également la date retenue par l’UNESCO pour commémorer le souvenir de la traite négrière et de son abolition. Fatal télescopage de repentances et commémorations.

 

J’ignore si c’est en raison de ce carambolage de date, ou pour toute  autre mystérieuse raison, toujours est-il que je n’ai jamais entendu parler en France de cérémonies de commémoration dédiées aux victimes du communisme. Disparue, passée à la trappe, la décision européenne.

 

Les communistes français de tout poil et obédience ont hurlé comme un seul homme à la falsification de l’histoire et à la chasse aux sorcières. Ils avaient raison de gueuler, plus c’est gros mieux ça passe. Et dans ce domaine, ils en connaissent un rayon. Même Mélenchon, eurodéputé grassement rétribué comme ses petits copains, y était allé de son couplet scandalisé.

 

Le texte de la pétition est un petit bijou dans son genre, mêlant réécriture de l’histoire, amalgames, outrances et omissions en tous genres. Petits extraits choisis :

 

« L’hypocrisie de l’association [communistes/nazis] est une insulte aux communistes qui ont toujours été les résistants les plus déterminés au fascisme, avant, pendant et après l’occupation.

 

L’anticommunisme fut le cheval de Troie de l’hitlérisme, les falsificateurs, par des campagnes médiatiques déchaînées et répétées voudraient reporter les crimes d’extermination massive commis par les nazis sur le compte de ceux qui les combattaient. Nous sommes en présence d’une scandaleuse falsification historique.

 

Les auteurs du texte voté, le 23 septembre 2008, par le parlement européen, se moquent bien de l’histoire, ils veulent seulement amplifier leur campagne anticommuniste en utilisant le prétexte du Pacte de non-agression germano-soviétique, du 23 août 1939. Ils pratiquent ainsi un odieux amalgame entre le 3ème Reich et l’URSS.

 

Les eurodéputés français qui ont signé et voté le texte immonde du parlement européen et ceux qui pourraient le soumettre au parlement français rejoignent la légion anticommuniste de Daladier, Raynaud, Sérol qui porta le félon Pétain au pouvoir lors du coup d’Etat, du 10 juillet 1940, à Vichy.

 

À la vérité ces eurodéputés voudraient que le parlement français obtempère à leur scandaleuse démarche, mais rien  ne l’y oblige en l’état.

Députés et Sénateurs du Parlement français, nous vous interpellons solennellement. Vous êtes élus pour représenter la souveraineté du peuple. Si elle venait en débat, rejetez cette proposition infâme d’ « une journée du 23 août », insultante pour la France.

 

Travailleurs, démocrates, républicains et patriotes, signez et faites signer notre appel au parlement. Constituez partout des coordinations locale et/ou départementale de la flamme de la Résistance pour défendre la mémoire de nos héros et des martyrs. »

 

 

J’ai assez l’impression que ces grands démocrates ont su se faire entendre à haut niveau. Pour ceux qui l’ignoreraient encore, l’influence et l’idéologie communistes restent hélas massives en France.

 

Idéologie et influence financées de surcroît par le contribuable : vous serez étonnés d’apprendre que le parti communiste est le 3e parti le plus riche du pays après le PS et l’UMP. Son dernier financement public s’est monté à la bagatelle de 32 004 975 €.

 

Oui, plus de 32 millions versés par le contribuable pour entretenir cette idéologie perverse.* Aujourd’hui. En France. Avant de nous occuper de porter la guerre à l’étranger, nous ferions bien mieux de nettoyer nos propres écuries d’Augias.

 

 

 

* Sans parler de tous les petits copains qui touchent aussi (voir http://www.observatoiredessubventions.com/)

 

Source : http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/?p=2441  

 

11/03/2010

LE PARLEMENT EUROPEEN A « BIEN » VOTE

Le 5 mars, j’évoquais le vote du Parlement européen sur le rapport Goldstone qui devait intervenir le 10 du mois. Soit hier. Comme ni hier ni ce matin aucun site juif d’information ne pipait mot sur la question, (alors qu’en cas de « victoire », ils l’auraient claironnée) je suis allée aux nouvelles. Effectivement, le Parlement européen a très mal voté. Enfin, du point de vue sioniste/israélien. Et ce, malgré les mises en garde sévères de Moshe Kantor, président du Congrès juif européen, qui avait pourtant bien prévenu des dangers d’ « une résolution négative qui pourrait affecter les relations israélo-européennes. »

Le vote a cependant été assez serré et certains se sont illustrés, une fois de plus, par leur soumission et leur crainte quasi métaphysique de déplaire à Israël.

 

 

« Le Parlement européen soutient les recommandations du rapport Goldstone


A la veille d'un vote crucial au Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU, le Parlement européen soutient les recommandations du rapport Goldstone sur le conflit de Gaza. Le Parti populaire européen (PPE) a voté contre la résolution.

Mercredi matin, 335 députés européens ont voté pour le rapport Goldstone, 287 contre. Le PPE a refusé de cosigner la résolution commune adoptée par les libéraux (ALDE), les socialistes (S&D), les Verts, la Gauche unitaire européenne (GUE) et les conservateurs (ECR).

Dans cette résolution, le Parlement européen demande l'établissement des responsabilités pour toutes les violations du droit international y compris les cas allégués de crimes de guerre. Il «invite instamment les deux parties à mener dans les cinq mois des enquêtes qui satisfassent aux normes internationales d'indépendance, d'impartialité, de transparence, de rapidité et d'efficacité, conformément aux résolutions adoptées par l'Assemblée générale des Nations unies le 5 novembre 2009 et le 26 février 2010».Il souhaite que Catherine Ashton, Haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, «suive avec attention la mise en oeuvre des recommandations par le biais des missions extérieures de l'Union et des ONG travaillant dans ce domaine». Ce suivi doit conduire Catherine Ashton à analyser les résultats des enquêtes que doivent mener Israël et les Palestiniens puis à en rendre compte au Parlement.

Pour Nicole Kiil-Nielsen (France/Vert), membre de la commission parlementaire des Affaires étrangères, le véritable enjeu de cette résolution est que le rapport Goldstone « ne tombe pas aux oubliettes (...) On souhaite qu'Israël accepte les conclusions de ce rapport. On attend bien évidemment plus d'un Etat démocratique comme Israël que d'une organisation terroriste comme le Hamas », ajoute-t-elle.

« Réticents à critiquer Israël »


Le PPE a refusé de voter cette résolution. Ioannis Kasoulides, membre du groupe, explique qu'elle «aborde des sujets qui ne doivent pas être pour le moment évoqués, comme la levée du blocus de la bande de Gaza ». Il ajoute : « Nous préférons nous concentrer sur le fait que les Israéliens et les Palestiniens entament des investigations transparentes, justes et objectives».

Également divisés sur plusieurs points, les autres groupes politiques ont longuement discuté avant d'adopter la résolution commune. Nicole Kiil-Nielsen confie que les Verts ont fait « de gros efforts » pour qu'elle soit adoptée. Selon elle «les euro-députés verts allemands, en exercice depuis longtemps, ont plus de réserve vis-à-vis du rapport Goldstone. Ils sont réticents sur le fait de critiquer ou attaquer les actions d'Israël».

Le groupe des libéraux démocrates (Alde) sont également partagés sur le rapport Goldstone. Annemie Neyts-Uyttebroeck (Allemagne), a rédigé la proposition de résolution du groupe qui symbolise, selon elle, le consensus. Certains membres du groupe ne partagent pas son avis. Frédérique Ries (France/ALDE) rejette le rapport Goldstone alors que Chris Davis (Royaume-Uni/ALDE) soutient profondément les recommandations du juge.

A l'annonce du refus du PPE de voter la résolution, Adel Atieh, diplomate à la représentation palestinienne de Bruxelles, a déploré que le groupe politique « ne respecte pas des engagements pris lors des réunions préliminaires ».
Du côté israélien, en réponse à la menace des Nations Unies de déposer l'affaire devant la Cour pénale internationale (CPI) si aucune investigation probante est lancée, Nicolas Stofen-Macher, porte-parole du Congrès juif européen se déclare sans inquiètude . «Je doute énormément que le Conseil de sécurité dépose l'affaire devant la CPI, les Israéliens peuvent compter sur le véto américain ».

Une source proche de l'ambassade américaine en France a également critiqué le vote de cette résolution : « Ce n'est pas le moment de parler de Goldstone. On insiste sur des points qui opposent les Israéliens et les Palestiniens et ce n'est pas bon pour relancer le processus de paix ».

 

Source : http://mcsinfo.u-strasbg.fr/article.php?cPath=31&article_id=11851

 

12/02/2010

UNE FOIS N’EST PAS COUTUME

C’est à ce genre de « détails » qu’on se rend compte – bien mieux qu’avec des discours de géopolitique – que les States ne sont plus ce qu’ils étaient. Si même les Européens se mettent à tirer sur la laisse, maintenant … Mais bon, on ne va pas bouder, pour une fois que nos chers eurodéputés ont à peu près justifié leur salaire …

 

Voici ce que nous révèle Guysen :

 

« Blocage inédit d'un accord-clé entre l'UE et Washington

 

Le Parlement européen a irrité jeudi les Etats-Unis en bloquant un accord permettant aux autorités américaines d'accéder aux données bancaires des citoyens de l'UE pour lutter contre le terrorisme, affirmant du même coup une autorité nouvelle.

Ce vote annule un accord signé fin novembre par les ministres de l'Intérieur de l'UE. Il devait permettre aux Etats-Unis de continuer à pouvoir "tracer" le financement du terrorisme en utilisant les données bancaires européennes collectées par Swift, une société basée en Belgique et utilisée par 8 000 institutions financières de par le monde.
 

Intrusion dans la vie privée versus impératif sécuritaire

Le rapporteur parlementaire, la libérale néerlandaise Jeanine Hennis-Plasschaert, a jugé insuffisante la protection de ces données et appelé ses collègues à ne pas être "complices" d'un viol des lois européennes.

Les eurodéputés jugent qu'il s'agit d'une intrusion excessive dans la vie privée des citoyens de l'UE.
 

"Si l'administration américaine proposait la même chose au Congrès, de transférer en bloc les données de citoyens américains à une puissance étrangère, nous savons tous quelle serait la réponse", a-t-elle fait valoir.
 

Les députés ont ignoré l'intense lobbying ces derniers jours de plusieurs gouvernements européens, et surtout des Américains: la secrétaire d'Etat Hillary Clinton est même intervenue personnellement auprès du président du Parlement, Jerzy Buzek.
 

La mission américaine auprès de l'UE et un porte-parole du gouvernement britannique ont déploré jeudi un "revers" pour la coopération antiterrorisme entre les Etats-Unis et l'Europe.
 

Un recours à Swift depuis le 11 septembre

Les Américains ont commencé à utiliser les informations de Swift après les attentats du 11 septembre 2001 mais les transferts, secrets, n'avaient été révélés qu'en 2006, provoquant un gros scandale.
 

Sous pression notamment des eurodéputés, un premier accord UE-USA, mettant des garde-fous pour protéger la vie privée, avait été trouvé en 2007. Mais il doit être revu après un changement des structures de Swift, qui va désormais stocker ses données européennes en Europe et non plus aux Etats-Unis.
 

Le vote était aussi devenu une question de principe pour les eurodéputés.
 

Le chef de file des eurodéputés libéraux Guy Verhofstadt a salué jeudi "un moment historique", où "le Parlement a montré qu'il était une institution sur un pied d'égalité avec le Conseil", qui représente les gouvernements européens.
 

"Nous devrons maintenant réfléchir avec nos partenaires américains sur la possible négociation d'un nouvel accord", a commenté Cecilia Malmström, l'espérant "dans un futur proche".

 

 

Source : http://www.guysen.com/article_Blocage-inedit-d-un-accord-cle-entre-l-UE-et-Washington_11958.html