Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/02/2012

NE ME RETENEZ PAS, JE VAIS FAIRE UN MALHEUR !

Les dirigeants israéliens sont de fous furieux va-t-en guerre. Ce n’est pas nouveau, mais leur parano atteint des sommets. On aimerait bien entendre l’un ou l’autre candidat à la présidentielle s’exprimer sur ce sujet essentiel qui menace tout simplement la paix mondiale.

 

 

imagesCAKNELUI.jpg

La dernière trouvaille de l’Etat hébreu pour bien jeter de l’huile sur le feu et bien embraser les esprits, est la suivante : «l'Iran sera en mesure d'attaquer les Etats-Unis avant trois ans». Carrément. C’est le ministre israélien des Finances, Yuval Steinitz, qui vient ainsi ajouter son  grain de TNT à la mayonnaise, nouvel argument censé décider enfin les USA à faire ce qu’eux-mêmes, Israéliens, hésitent quand même à faire tous seuls.

 

Donc, idée : "L'Iran dépense des milliards de dollars afin de produire des missiles intercontinentaux balistiques et nucléaires dans le but de menacer l'Europe et les Etats-Unis". En bonne logique israélienne, les USA et l’Europe reconnaissants devraient séance tenante déclarer la guerre à un pays aussi belliqueux.

 

 

Libermanh.jpg

Et pour le cas où ce ne serait quand même pas le cas, le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, prévenait le même jour qu'Israël ne s'inclinera pas devant les pressions russes et américaines concernant une éventuelle attaque contre l'Iran.

 

Quel empressement à vouloir à tout prix attaquer l’Iran ! Pourquoi ne parle-t-on jamais des autres pays disposant de l’arme atomique tout autour de l’Iran : l’Inde, le Pakistan ou … Israël. Ils ne sont pas dangereux, ceux-là ? Ils n’ont pas envie d’attaquer les Etats-Unis ?

 

En voilà, des sujets intéressants pour une campagne électorale…

 

14/04/2010

CE QUI S’APPELLE CAUSER POUR NE RIEN DIRE

La France « veut ». C’est bien joli de vouloir, mais pouvoir, c’est mieux. Et là, on serait plutôt aux abonnés absents. Alors, pour le fun, rappelons quelques déclarations tonitruantes, récentes ou moins, qui doivent plutôt faire sourire du côté de Téhéran :

 

« La France veut des sanctions avant la fin du mois d’avril »

 

88.jpg« Nicolas Sarkozy a souhaité mardi 13 avril 2010 que le Conseil de sécurité des Nations unies adopte de nouvelles sanctions contre l'Iran dès "avril" ou "mai", "pas plus tard", pour pousser Téhéran à suspendre ses activités nucléaires potentiellement militaires.

 

"Il me semble qu'un calendrier raisonnable pour l'obtention de ces sanctions à l'ONU, c'est avril ou (..) mai, pas plus tard", a déclaré le président français lors d'une conférence de presse dans le cadre du sommet sur la sécurité nucléaire de Washington. La question du programme nucléaire iranien a été très discutée entre les chefs d'Etat et de gouvernement en marge de la conférence.

La France et les Etats-Unis sont "absolument sur la même ligne", a rappelé M. Sarkozy, estimant que "la minute de vérité approche".

 

Le président Nicolas Sarkozy a proposé, enfin, « à ses partenaires que les dirigeants de pays qui fourniraient intentionnellement des matières nucléaires à des groupes terroristes soient tenus pour responsables et qu’ils puissent être poursuivis et jugés par un tribunal international sous l’égide de l’Onu ».

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=19764&artyd=5

 

Mais pas plus tard, hein ! Sinon, je me fâche.

En septembre 2009, au sommet du G20, le même faisait déjà les gros yeux : « Ne laissons pas les dirigeants iraniens gagner du temps pendant que les centrifugeuses tournent. Et, si d’ici au mois de décembre, il n’y a pas un changement profond de politique de la part des dirigeants iraniens, des sanctions devront être prises, il en va de la paix et de la stabilité. »

 

Et en août 2007, déjà, il était très ferme : "Un Iran doté de l'arme nucléaire est pour moi inacceptable", a déclaré le président français à l'occasion de la Conférence annuelle des ambassadeurs, réunis à Paris. »

 

Paroles, paroles, paroles …. (sur l’air de Dalida).

Notez que je le comprends, cet homme : gloser sur l’Iran est plus confortable que s’occuper des problèmes de ces abrutis de Français, qui en remerciement,  ne peuvent même pas le sacquer. De quoi vous dégoûter de leur sacrifier les plus belles années de sa vie.

17/02/2010

BRANLE-BAS DE COMBAT

images.jpgObama s’est-il laissé convaincre que pour « sauver » sa présidence en train de naufrager il était urgent de faire dévier les regards ? Le Prix Nobel de la Paix entend-il prouver au monde ébahi que les States sont toujours les maîtres du monde? Toujours est-il qu’une intense agitation s’est emparée des autorités politiques tant israéliennes qu’étasuniennes depuis le début de la semaine en vue de passer à la vitesse supérieure à propos de l’Iran (ou « pays des aryens »). Et nous ne sommes que mercredi.

Petit résumé et petites phrases :

Le chef des armées américaines, l’amiral Mike Mullen, était en Israël dimanche et lundi derniers afin de renouer le dialogue stratégique entre les deux pays. Mullen et son staff ont rencontré le chef de Tsahal, le général Gaby Ashkenazi, et le ministre de la Défense, Ehoud Barak.  

« On peut dire que les experts israéliens ont été satisfaits du dialogue entre militaires. "Il a eu lieu entre gens sensés, parfaitement au courant de l’échéancier du projet perse et des conséquences qu’auraient sur le monde un Iran atomique", m’a confié ce matin l’une des éminences grises du ministère de la Défense. Car ni nos experts, ni nos politiques n’accordent un grand crédit à l’administration Obama. Encore, emploie-je ici un euphémisme. », ai-je pu lire dans une tribune.

 

Ce même lundi 15 février, Netanyahou était reçu à Moscou par Medvedev. « Sur le thème de l’Iran, B. Netanyahou a semble-t-il persuadé son interlocuteur russe d’adhérer pleinement au renforcement des sanctions contre Téhéran et de renoncer à la livraison aux Iraniens de missiles anti aériens sophistiques ».

Il a sûrement été très persuasif car pas plus tard que ce matin, on apprenait que : « La Russie a annoncé mercredi le report dû à des "problèmes techniques" de la livraison à l'Iran de systèmes antimissile S-300, au lendemain de la visite à Moscou du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, selon l'agence Interfax. (…) Le retard s'explique par des problèmes techniques. Les livraisons seront effectuées dès qu'ils seront résolus", a déclaré le directeur adjoint du service russe pour la coopération militaro-technique, Alexandre Fomine ». 

De son côté Hillary Clinton n’est pas restée inactive. Lundi, elle était en Arabie saoudite. « Des responsables dans l'entourage de Mme Clinton se sont déclarés "très satisfaits" de la teneur des entretiens de la secrétaire d'Etat lundi avec les dirigeants saoudiens sur l'Iran. Mme Clinton a notamment été reçue pendant quatre heures par le roi Abdallah d'Arabie saoudite. »

Elle a délicatement, comme on la connaît, insisté pour que les Saoudiens fassent pression sur la Chine afin qu’elle se joigne à la meute: (…) « Mais le prince Saoud s'est montré réservé concernant la contribution de Ryad, notamment par ses livraisons pétrolières, à des pressions sur Pékin dans le dossier iranien.

« La Chine n'a "pas besoin des suggestions" de Ryad, et les Chinois "assument avec sérieux leurs responsabilités au sein du Groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) et n'ont pas besoin de suggestion de l'Arabie saoudite sur ce qu'ils doivent faire", a-t-il dit. »

Selon le secrétaire d'Etat adjoint pour le Moyen-Orient, Jeffrey Feltman, la Chine a "d'importants liens commerciaux" avec le royaume, lequel pourrait mettre à profit ces liens "pour aider à accroître les pressions que ressentira l'Iran".

 

Et ce n’est pas fini. Cajoleries et menaces diverses se sont poursuivies en Grèce : « Après sa rencontre de lundi avec le président russe Dmitri Medvedev, Binyamin Netanyahou et sa femme Sarah ont rencontré le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères grec, George Papandreou. Netanyahou, sortant de quatre heures de discussions avec Medvedev, a poursuivi la même discussion avec Papandreou.

Envisageant l'Iran avec la bombe atomique, Netanyahou a fait miroiter la menace d'une diffusion de la bombe dans des pays comme la Turquie - ennemi de longue date de la Grèce -, l'Egypte ou encore l'Arabie Saoudite.

 

Pour Netanyahou, de même que la Grèce a besoin du monde pour l'aider à sortir de la profonde crise économique dans laquelle elle est engluée, la communauté internationale a besoin de l'appui grec pour lutter de concert contre le programme nucléaire iranien. »

Et voici un commentaire autorisé venant de Russie : "Une frappe contre l'Iran est actuellement à l'ordre du jour, elle sera très probablement portée par les Etats-Unis et Israël, mais beaucoup de choses dépendront de la position de la Russie et de la Chine", a annoncé le président de l'Académie des problèmes géopolitiques le général Leonid Ivachov. Selon lui, la frappe sera portée au moyen d'armes conventionnelles. »

Aux toutes dernières nouvelles, même l’Autriche, la pauvre, s’y met, afin de complaire à plus gros que soi et ne pas s’attirer d’ennuis: « L'Autriche va agir pour que l'ONU sanctionne l'Iran

En réponse au président, Shimon Pérès, qui lui demandait ce que l'Europe attend pour agir contre l'Iran, le ministre des Affaires étrangères autrichien, Michael Spindelegger, a annoncé que son pays va oeuvrer pour que le Conseil de Sécurité de l'ONU prenne des sanctions contre l'Iran. »

 

A la longue, et devant tant d’acharnement, on finira tous par trouver Ahmadinejad très sympathique. Et pourtant …

11/01/2010

CHERCHEZ L’ERREUR ….

Voici deux infos, datant l’une d’hier, l’autre d’aujourd’hui. Je n’ai pas le temps de traduire, mais dans la première, un général vétéran israélien, spécialiste des questions nucléaires, lance un sacré pavé dans la mare des fous furieux qui rêvent d’en découdre avec l’Iran : l’Iran ne constitue pas une menace nucléaire. On s’en doutait, mais l’intérêt vient du personnage qui l’affirme. Et qui ne craint  apparemment pas de rejoindre le juge Goldstone dans l'enfer des juifs "antisionistes/antisémites".

 

La seconde info, très brève, est toute récente. Vous verrez qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil israélien "officiel".

Après ça ces hystériques continueront à affirmer, la bouche en cœur, qu’ils ne veulent pas la guerre. Mais la Paix, rien que la Paix. Celle des cimetières, peut-être ?

 

“Israeli general denies Iran is nuclear threat

 

A general who was once in charge of Israel’s nuclear weapons has claimed that Iran is a “very, very, very long way from building a nuclear capability”.

Brigadier-General Uzi Eilam, 75, a war hero and pillar of the defence establishment, believes it will probably take Iran seven years to make nuclear weapons.

The views expressed by the former director-general of Israel’s Atomic Energy Commission contradict the assessment of Israel’s defence establishment and put him at odds with political leaders.

Major-General Amos Yadlin, head of military intelligence, recently told the defence committee of the Knesset that Iran will probably be able to build a single nuclear device this year.

Binyamin Netanyahu, the prime minister, has repeatedly said that Israel will not tolerate a nuclear-armed Iran. Israeli forces have been in training to attack Iranian nuclear installations and some analysts believe airstrikes could be launched this year if international sanctions fail to deter Tehran from pursuing its programme.

Eilam, who is thought to be updated by former colleagues on developments in Iran, calls his country’s official view hysterical. “The intelligence community are spreading frightening voices about Iran,” he said.

He suggested that the “defence establishment is sending out false alarms in order to grab a bigger budget” while some politicians have used Iran to divert attention away from problems at home.

“Those who say that Iran will obtain a bomb within a year’s time, on what basis did they say so?” he asked. “Where is the evidence?”

He has just published Eilam’s Arc, a memoir in which he reveals that he opposed the Israeli attack on Iraq’s nuclear reactor at Osirak in 1981.

According to well-placed defence sources, Israel is speeding up preparations for a possible attack on Iran’s nuclear sites. Last week its defence forces released footage that showed training to refuel F-15 jet fighters in mid-air. “This was a warning not to Iran but to the Americans that we’re serious,” said an Israeli defence source.

But Eilam argues “such an attack [against Iran] would be counter-productive”.

“One strike is not practical. In order to delay the Iranian programme for three to four years, one needs an armada of aircraft, which only a super-power can provide.
Only America can do it.”

 

Source :http://www.hizb.org.uk/hizb/news-watch/muslim-countries/israeli-general-denies-iran-is-nuclear-threat.html

 

 

« Netanyahou veut des sanctions immédiates contre l’Iran

 

 

A l’ouverture de la réunion hebdomadaire du groupe parlementaire Likoud, le Premier ministre Binyamin Netanyahou a précisé que lors de sa visite en Allemagne la semaine prochaine, il a l’intention de demander au gouvernement allemand de faire pression sur la communauté internationale pour qu’elle impose des sanctions immédiates à Téhéran. »

 

Source :  http://www.guysen.com/news_Netanyahou-veut-des-sanctions-immediates-contre-l-Iran_259379.html

 

25/11/2008

LE SCENARIO SE PRECISE ...

miliband_0726.jpg

 

Le secrétaire d’Etat britannique aux affaires étrangères est en tournée dans les Emirats unis afin « d’inviter les dirigeants arabes à être plus fermes avec l’Iran ». Petit à petit, les pièces du puzzle se mettent en place.

Oui, c’est embêtant de donner l’impression aux opinions publiques que seul le monde occidental veut absolument en découdre avec l’Iran. Elles pourraient finir par se poser certaines questions qu’il vaut mieux éviter. Tandis que si ce sont les pays arabes eux-mêmes qui sont demandeurs, ça change tout …

L’offensive a en réalité démarré au début du mois, aux alentours des 9-10 novembre : l’ambassadeur égyptien auprès de l’Union européenne avait alors déclaré : « La shoah est une chose horrible et nous devons tous éviter qu’elle se répète. (…) Aucun de nous [les arabes] ne nie la shoah. Ahmadinejad est le seul à le faire et il n’est pas arabe » .

Et la veille, lors d’une réunion pour l’anniversaire de la conférence d’Annapolis, c’étaient les « pays arabes modérés » qui s’étaient ouverts aux Etats-Unis et à l'Union européenne de leurs grosses inquiétudes concernant l'influence croissante de l'Iran au Moyen-Orient.  Par « modérés », il faut entendre ceux qui vivent des subsides de Washington : l’Egypte ou la Jordanie notamment. « Selon un participant à cet échange de vues qui souhaite garder l'anonymat, le chef de la diplomatie jordanienne a surpris par sa vigueur en soulignant que, si le dossier du nucléaire iranien était devenu un problème pour les Occidentaux, "la quête hégémonique de l'Iran" dans la région constituait depuis longtemps aux yeux des Arabes la véritable "crise". », indiquait alors la dépêche d’agence.

Il s’agit-là de déclarations d’officiels. Il serait intéressant de connaître l’état d’esprit des peuples concernés, qui ne sont peut-être pas sur la même longueur d’onde.

Toujours est-il que hier, le ministre anglais en a rajouté une couche, invitant les dirigeants arabes « à s'opposer plus clairement aux ambitions nucléaires de l'Iran et à s'impliquer dans le processus de paix ». La perspective d'un Iran doté de l'arme nucléaire serait, de son point de vue, la menace "la plus immédiate" pour la stabilité du Proche-Orient : "L'Iran doté de l'arme nucléaire représenterait un coup décisif contre ceux qui cherchent des solutions plus pacifiques et pragmatiques aux problèmes de la région (…) Une course à l'arme nucléaire serait très dangereuse. L'acquisition d'une arme nucléaire renforcerait la position régionale de Téhéran, lui donnant plus de confiance pour ses tentatives de divisions et la promotion de l'instabilité".

 

Il a parfaitement raison, Miliband. L’Iran est vraiment un danger planétaire, tout le monde s’en rend compte. Et ça fait des années que ça dure. Sans compter la mauvaise foi de ces gens-là. Imaginez-vous que devant ce discours, ils ont osé accuser Miliband … de partialité ! Parfaitement, de partialité : "Nous avons entendu les déclarations de David Miliband affirmant que l'Iran est une menace pour la région, alors qu'il n'y a aucun doute sur la très forte dépendance de Miliband des sionistes", a déclaré à la presse le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

 

Très forte dépendance du ministre anglais par rapport aux sionistes ? On se demande où ils sont allés chercher ça ! Certes, il est le fils du marxiste Ralph Miliband et le petit-fils de Samuel Miliband, un juif de Varsovie qui avait rejoint l’Armée rouge et repose aujourd’hui à Londres au cimetière de Highgate auprès de Karl Marx et d’autres nombreux révolutionnaires. Mais où  est le rapport ?