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21/03/2011

JUIFS ET MUSULMANS EN FRANCE : MEME COMBAT

Le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, fait encore des siennes. Dans une interview au Monde parue samedi dernier, il larmoie sur le triste sort des musulmans en France, mettant sur un pied d’égalité juifs et pratiquants de l’islam. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ses propos n’ont pas fait l’unanimité dans « la rue juive ». Une « Lettre ouverte au grand rabbin » circule sur les sites juifs, que vous pourrez lire ci-après.

 

rabb.jpgDans un premier temps, voyons en substance ce que le grand rabbin a déclaré :

 

 "Je sais qu'il est souvent difficile d'être musulman en France. Cette difficulté s'alourdit aujourd'hui dans un climat malsain, aggravé par un discours en vogue qui divise au lieu de rassembler. Je veux donc saisir l’occasion de dire à mes compatriotes musulmans que, précisément, ils sont d’abord mes compatriotes, et que ce qui nous rassemble en France, c’est la République qui nous est commune. »

 

"Quand une société en est à chercher des boucs émissaires, c'est qu'elle est très malade".
 

"L'islam étant récent en France, l'harmonie peut être plus longue à venir. Cela dépendra aussi de l'Etat. Il ne doit pas oublier que, si la laïcité exige que les pouvoirs publics ne reconnaissent aucun culte, elle leur impose dans le même temps de n'en méconnaître aucun".
 

"Notre calendrier prétendument laïque est ainsi calé sur les fêtes chrétiennes : un enfant, en France, n'aura jamais à manquer l'école pour pouvoir fêter Noël. Les juifs et les musulmans doivent pouvoir assumer et vivre leurs différences dans le respect de la loi républicaine".
 

"Mais le véritable enjeu est ailleurs, plus pervers et plus grave : c'est, hélas, la place des juifs et des musulmans dans la société française".

 

Le grand rabbin déclare aussi dans son interview avoir dit au secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé qu'il n’était "pas convaincu" de l'opportunité du débat sur la laïcité qui risque "de figer les positions, d'organiser les antagonismes et, en l'occurrence - c'est là le plus grave -, de stigmatiser une partie de la population française".

Il sera néanmoins présent le 5 avril pour dire "que la laïcité n'est pas une doctrine, qu'elle est moins encore la religion de ceux qui n'ont pas de religion, mais qu'elle est un art de vivre ensemble.
Je tiens à le dire à un moment où certains, en particulier au Front national, dévoient la laïcité dans le seul objectif de crisper et d’exclure. ».

 

La laïcité, un art de vivre ensemble ? Cette définition nouvelle – et particulièrement communautariste - vient sans doute de sortir. Toujours est-il que la position du grand rabbin et les réactions qu’elle suscite sont très révélatrices du grand trouble qui a saisi la communauté face à un problème qu’elle a largement contribué à installer chez nous. Communauté dont les dirigeants se retrouvent à présent désagréablement assis entre deux chaises. Partagés qu'ils sont entre la main tendue et le poing dans la gueule.

 

Voici la riposte, rédigée par une femme. Où allons-nous, mon D., si les femmes se mettent à chapitrer les grands rabbins ! 


"Lettre ouverte au Grand Rabbin de France , par Arielle Lewitt

Monsieur le Grand Rabbin de France,

 

énoncer que votre interview dans Le Monde daté du 20 mars 2011, appelle le débat est une litote, un «understatement», comme on dit en anglais! Elle appelle le débat, et plus que le débat, le désaccord.

Certes, vous rappelez des vérités, par exemple que le Juifs prient chaque samedi (et non pas « shabbat » ?) pour la République Française, ou que notre calendrier est « prétendument laïque », car calé sur les fêtes chrétiennes », etc … Ceci est exact, et il est « bon » en effet de le rappeler.

Ce qui peut étonner, c’est le moins qu’on puisse dire, c’est votre posture, qui pose la question de « la place des Juifs et des Musulmans dans la société française». Sachez que je ne me reconnais pas dans ce discours, et que nombre de mes « coreligionnaires » sont, comme moi, très mal à l’aise.

Pourquoi diable mettez-vous ainsi les Juifs et les Musulmans sur le même plan, et surtout en cette période où ces derniers sont attaqués pour non-laïcité ?

Pourquoi diable parlez- vous « au nom » des Juifs et des Musulmans ?

Pourquoi vous mettez-vous A LEUR PLACE pour affirmer qu’il est « souvent difficile d’être musulman en France » ?

Pourquoi diable réduisez-vous le judaïsme à une « religion » ? Est-ce parce que votre légitimité pour vous exprimer provient de la définition du « poste » de Grand Rabbin comme « chef » d’une « religion » ?

Permettez-moi de rappeler que ce mot « simple » de « religion » ne convient pas totalement ou si peu, au judaïsme ! Ce n’est pas à vous que je vais redire l’essentiel, ce qui fait la beauté du judaïsme: ce qui est demandé à l’être humain Juif, c’est, certes, d’observer les commandements que Dieu nous donne.
 
C’est surtout d’étudier, de comprendre, pour se rapprocher de Dieu, c’est de diffuser le message universel que contient la Bible, que nous étudions précisément dans son texte originel, depuis plusieurs millénaires avec une constance absolue.

C’est de conserver l’esprit ouvert, critique, de surtout veiller à ne jamais tomber dans le dogmatisme, dans la fermeture à l’autre. C’est dire tout ce que nous avons à offrir à l’humanité, et d’envisager ce que, nous, Juifs de France, attendons de vous, Monsieur le Grand Rabbin.

Il n’est pas de mon propos ici d’expliciter les différences entre la « religion juive » et la « religion musulmane » ? ni de rappeler le rôle qu’y joue la femme vu avec chacun des prismes, ni le piédestal sur lequel nous la plaçons.

 

Je vais en revanche rappeler nos valeurs, notamment notre rejet de la violence, l’importance sacrée de la vie de tout être humain, qui nous autorise à transgresser même le shabbat, la souplesse qui caractérise notre adaptation dans le pays dans lequel nous vivons, notre volonté de bonne intelligence, de contribution harmonieuse et en douceur à notre société, notre travail acharné pour réussir paisiblement nos études et notre vie professionnelle.

 

Vous n’êtes pas sans mesurer l’impact politique de votre interview en première page du Monde : vous êtes sorti d’un silence de longue durée depuis votre élection pour prendre une prise de position politique tonitruante, que nombre de nos « coreligionnaires » récusent : mettre sur le même plan les Juifs et les Musulmans.

 

Faut-il vous rappeler que NOUS NE REVNDIQUONS PAS la même place, que NOUS sommes Intégrés, parfois même « assimilés », en France, depuis plus de deux siècles?

Que nos penseurs ont un rayonnement sur la société française en termes d’éclairage, d’universalité (cf leurs interventions sur la scène publique concernant le Kosovo, la Lybie etc..) ?

 

Que nous ne sommes PAS prosélytes, que nos femmes sont libres et égales des hommes, que nous ne cherchons pas à contraindre la France à adopter nos coutumes et nos lois?

Au contraire, nous nous sommes toujours « calés », comme vous dites, sur la loi et la culture de la France, avec douceur et diplomatie.

 

Faut-il vous rappeler que nous nous situons dans une période où les tensions sont exacerbées ?

 

Votre posture est d’autant plus maladroite qu’elle incite les lecteurs de cet article à regarder « d’un même oeil » les Juifs et les Musulmans.

 

Elle risque de reporter sur les Juifs les mêmes sentiments négatifs que certains Musulmans provoquent parfois chez nos concitoyens.

 

Est-ce protéger les Juifs de France que de parler ainsi, Monsieur le Grand Rabbin, élu par vos pairs de toutes les régions de France ?

 

J’eusse aimé que vos déclarations soient précédées d’un débat « interne » et soient issues d’un « consensus » sur l’opportunité de les exprimer. Notamment en période pré-électorale, où le Front National se développe allègrement.

 

Pourquoi diable affirmez-vous qu’il n’y a « aucune contradiction entre la laïcité et pratique d’une religion » ? Monsieur le Grand Rabbin de France, ceci est, oui, certes vrai pour le judaïsme, nous l’avons assez démontré, nous qui revendiquons la laïcité pour notre pays.

Mais pourquoi diable affirmez-vous que c’est vrai pour l’islam ? Seriez-vous le porte-voix de l’islam de France ?

 

Alors que manifestement ceci fait vraiment débat, et même fureur dans la société mondiale et pas seulement française. Alors que tous les pays d’Europe, précisément, discutent ce point précis ? C’est peu de dire que le débat n’est pas tranché, et que votre position est controversée.

 

En posant publiquement la question de la place des Juifs et des Musulmans en France, alors que nos ennemis n’ont pas encore voulu ni osé le faire, vous légitimez leur questionnement.

 

Notre place n’est-elle pas bien établie ? Pourquoi faudrait-il la traiter comme celle d’autres, quels qu’ils soient ?

 

Faut-il que nos représentants sur la place publique ouvrent cette boîte de Pandore ?

 

Enfin, Monsieur le Grand Rabbin, votre affirmation relève d’un politiquement correct discutable.

 

Moralement, vous voulez faire preuve de « bonté » (de « hessed ») vis-à-vis de nos « cousins » d’une autre « religion », en affirmant qu’il est « souvent difficile d’ETRE musulman en France ».

 

C’est « bien », à priori, la bonté ! Mais faut-il rappeler, à vous, grand érudit, que nos sages mettent justement en garde contre « l’excès de hessed », car il peut conduire au pire mal et aux malheurs extrêmes ?

 

Je ne peux que vous engager, vous, « Grand Rabbin de France », qui avez fait un pas, tellement généreux et non sollicité, vis-à-vis de l’islam Français, à attendre que vos « homologues », « Grands Imams de France », fassent maintenant un premier pas vers vous, afin d’en faire un second vous-même. »

 

Source : http://www.guysen.com/article_Lettre-ouverte-au-Grand-Rabbin-de-France_15241.html

 

20/03/2011

L’INCROYABLE CULOT D’ATTALI

tt.jpgVoilà un type né en 1943 en Algérie, rapatrié en métropole avec sa famille en 1956, qui vient nous donner des leçons d’identité nationale ! Naturellement, il en connaît des tonnes plus que nous sur la question. Comme sur tout le reste, d’ailleurs. Curieusement, sans même s’en rendre compte, à travers toutes ses énumérations, il nous dit justement ce que sont les racines d’un pays, qui sont bien réelles, ne lui en déplaise : tout ce qui, au fil des siècles, a contribué à son histoire et à sa culture. Et, n’ayons pas peur des mots, à sa civilisation.

 

Evidemment, ce qui est fâcheux aux yeux de M. Attali, c’est que les juifs et les musulmans ne figuraient pas à l’époque au tableau d’honneur. C’est bien embêtant, mais la solution est simple : on efface le tableau d’honneur, les racines et le reste, puisque ces chances pour la France n’y figuraient pas encore. Et on ne s’occupe plus que de l’avenir, dans lequel on compte bien s’installer à demeure. Et continuer à dicter ses quatre volontés à ces culs-terreux tellement attachés à leurs racines.

 

Vous ne trouvez pas qu’on commence à en avoir sérieusement marre de ces éternels  donneurs de leçons ?

 

 

« Parlons de l'avenir de notre pays plutôt que de ses racines (Jacques Attali)

 

A quoi sert-il de parler des «racines» d'un pays, comme le font le président de la République et toute la droite, sinon à donner, implicitement ou explicitement, à ceux qui s'y rattachent un droit de propriété sur le pays, ou au moins une priorité sur les autres citoyens? En particulier, parler de racines chrétiennes voudrait-il dire qu'il convient de donner aux chrétiens la propriété de la France, ou au moins une priorité sur les autres citoyens? Mais quelle priorité? Et si un chrétien devenait athée ou musulman ou bouddhiste, perdrait-il ces privilèges? Absurde.

D'abord, jusqu'où s'enfoncent les racines de la France? Jusqu'au paléolithique, quand on identifie les premières populations sur le territoire de ce qui devint ensuite notre pays? Jusqu'à l'an 481, quand un roi franc, Clovis, la conquiert? Ou seulement jusqu'en 1190, quand la France prend ce nom?

Ensuite, de quels peuples les Français d'aujourd'hui sont-ils issus? Toute cette page ne suffirait pas à nommer les Vandales, Burgondes, Alains, Suèves, Bituriges, Arvernes, Eduens, Ambarres, Carnutes, Aulerques et autres qui y ont fait souche! Sans compter, plus tard, des Normands, des Anglais, et tant d'autres.

Enfin, quelles religions se sont succédé sur son territoire? Là encore, il faudrait des pages pour nommer les innombrables variantes de religions celtes, gauloises, grecques, romaines ou juives qui se sont suivies ou ont cohabité sur notre territoire avant l'arrivée des multiples versions du christianisme. Et dans une partie de la France d'aujourd'hui, connue alors sous le nom de Septimanie, des musulmans ont fait souche au VIIIe siècle, avant que la chrétienté n'y soit vraiment dominante. Et si les premiers rois de ce qui deviendra bien plus tard la France ont choisi, au Ve siècle, de devenir chrétiens, l'héritage d'un pays laïque ne se réduit pas à la religion d'un monarque, Clovis, qui a d'ailleurs décidé de devenir chrétien après quinze ans de règne, et surtout pour des raisons politiques, soucieux de l'alliance avec la puissante famille de sa deuxième épouse, Clotilde.

Cela n'est pas propre à la France: si on cherchait les racines d'autres pays, on aurait les mêmes surprises. L'Angleterre porte le nom d'un peuple allemand; l'Allemagne, celui de trois peuples différents, suivant la langue dans laquelle on la nomme; la Russie celui d'un peuple qu'ailleurs on nomme les Vikings.

Il ne faut donc pas jouer avec les mots: la droite ne nous parle des racines que pour nous dire qu'elle refuse les fruits. Mettre en avant l'héritage chrétien du pays, c'est exclure ceux qui ne se reconnaissent pas dans cette foi, et même ceux qui, chrétiens, ne veulent pas confondre leur foi et leur citoyenneté. C'est d'abord une petite manoeuvre pour exclure les musulmans, ainsi que pour minimiser le formidable héritage des Lumières, qui commencent d'ailleurs en France au XIIe siècle avec l'arrivée, par des traducteurs juifs, de textes musulmans porteurs de la pensée grecque...

C'est de tout cela qu'il faut être fier. C'est cela qui fait la grandeur de ce pays.

Une culture, une religion ou une nation ne peut survivre si elle se préoccupe d'exclure plutôt que de séduire, si sa légitimité se limite à revendiquer une place dans l'Histoire: elle doit revendiquer une place dans l'avenir. C'est pourquoi, au lieu de parler de l'héritage légué par chaque religion, on devrait plutôt évoquer la façon dont la civilisation de notre pays, nourrie notamment du fait religieux, peut répondre aux grandes questions du futur et attirer ceux qui le construiront. »

 

 

Au chapitre inépuisable de ses phrases impérissables, Jacques Attali avait édicté  ce qui suit dans son bouquin « L’avenir de la vie » paru au bon vieux temps de Mitterrand, en 1981 :  

« Dès qu’il dépasse 60-65 ans l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société. La vieillesse est actuellement un marché, mais il n’est pas solvable. Je suis pour ma part en tant que socialiste contre l’allongement de la vie. L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures. »

Evidemment, à l’époque, il avait 38 ans. Maintenant qu’il en a 67, il ferait bien de songer à s’appliquer à lui-même ce noble programme. Ca lui éviterait de dire bien des conneries.

 

26/08/2010

ET LA FRANCE DANS TOUT CA ?

Les couteaux commencent à s’aiguiser pour la prochaine présidentielle et la désinformation bat déjà son plein. Se retrouver avec DSK à la place de Sarkozy, vous parlez d’un changement ! Le seul qui oserait se démarquer du philosionisme militant apparemment obligatoire pour qui veut grimper au sommet de l’Etat (pour y faire quoi, une fois arrivé là ? question totalement secondaire) ce serait Villepin. C’est pourquoi la presse-Pravda du système lui tombe sur le paletot avec un bel ensemble. Et ce n’est qu’un début.

Vous lirez ci-après un article paru dans Le Point, présenté par le site JSSNews, que nous connaissons bien pour son approche particulièrement sérieuse et mesurée dès qu’il s’agit d’Israël.

Notez bien que je me contrefiche de Villepin. Il est dans le système et moi pas. Seulement, il présente une certaine originalité, rafraîchissante pourrait-on dire. Et je suis curieuse de voir comment il exécutera le grand écart obligatoire entre les musulmans à satisfaire et les électeurs « de droite » qu’il faudra séduire dans le même temps.

Vous apprécierez la qualité des cautions qui ont été appelées à la rescousse dans l’article du Point : Frank Melloul, Francis Szpiner, Elie Barnavi, Richard Prasquier, Alain Finkielkraut. Tous ces gens-là seraient horrifiés de voir Villepin accéder au sommet de l’Etat et ils feront tout pour le déboulonner. De quoi le rendre tout de suite un peu plus sympathique.

En tout cas une chose m’a frappée : juifs ou musulmans, tous n'ont l’air de ne juger des choses et des gens qu’en fonction de leur conflit perso. L’intérêt général du pays? Totalement évacué. Hors sujet.

Autre chose : on ne se gêne pas ci-après pour parler de « racaille ». En oubliant totalement que cette « racaille » n’est pas vraiment venue toute seule. Certains (mais qui donc ?) lui ont ouvert toutes grandes les portes. Qui font mine de l’oublier aujourd’hui.

« Dominique de Villepin, nommé ambassadeur de la racaille »

« Anna Cabana, journaliste au Point, vient de publier un article criant de vérité sur celui que JSSNews à déjà dénoncé pour des faits similaires. Dans l’article mis en ligne ce jour, la journaliste explique comment Dominique de Villepin se fait ambassadeur de la Palestine en France pour devenir Calife à la place du Président. Dans son enquête, Anna Cabana ne manque pas de rappeler que ceux qui applaudissent Guignol, sont aussi ceux qui baissent la tête quand ce dernier, dans un exercice d’équilibriste, tente de rappeler la mémoire de Dreyfus. Elle souligne également que ce sont ces même personnes qui qualifient “Sarkozy aux juifs et à l’argent”. Clichés ? Pas pour Dominique de Villepin visiblement qui à décidé que son cheval de bataille en politique extérieur serait le soutien inconditionnel à la cause de l’anti-sionisme.

L’article du Point : Comment Villepin enflamme les cités

“Que ne faut-il dire ou laisser dire pour se faire applaudir au Val-Fourré ? “ Quand le villepiniste Hervé Mariton a posé cette question importune, lors de la petite réunion conduite par Dominique de Villepin en présence des quelques parlementaires proches de lui, ça a jeté un froid. Nul n’a répondu au député de la Drôme. Blanc. Malaise.” La posture de Dominique est une des raisons de ma prise de distance avec lui “, expose Mariton, qui a boudé le lancement de République solidaire, le 19 juin. L’élu a toutefois relevé que Villepin avait pris soin, dans son discours, d’évoquer Dreyfus.” Le problème, pour ce type de référence comme pour sa tribune dans Le Monde [NDLR : daté du 5 juin],c’est que, désormais, on se demande s’il ne fait pas ça uniquement afin de rééquilibrer les choses… ”

Les choses ? Les mots, plutôt. Ceux qu’il a prononcés, à la suite de l’arraisonnement de la flottille en route vers Gaza, le 31 mai, sur le plateau de ” Mots croisés ” (France 2), quand, après avoir vertement condamné” la politique de force menée par Israël sans rapport avec la défense de sa sécurité “, il a fini par invoquer la mémoire de ” notre ami Mahmoud Darwich “, cet antisioniste de renom, et par déclamer un vers du poète : ” “Sur la corde à linge, il y a les mouchoirs du sang trop versé. ” Ce sang-là, a grondé Villepin,il continue de goutter dans les coeurs de tous les Palestiniens. Ecoutons Mahmoud Darwich ! “ Une exhortation grandiloquente qui a de facto promu l’ancien Premier ministre ambassadeur émotionnel de la Palestine.

Les mots, ce sont aussi ceux qu’il n’a pas prononcés, le lendemain, à Mantes-la-Jolie, quand le recteur de la grande mosquée, Ali Berka, non content de l’avoir congratulé -” Hier, mes amis et moi étions heureux de vous entendre. Vous avez si bien cité Darwich ! “-, a déclaré que ” jamais un gouvernement n’a été aussi pro- israélien que celui de Nicolas Sarkozy “. Silence radieux de Villepin. Quelques heures plus tard, au micro de Lahbib Eddaouidi, sur la radio LFM, il ne s’évertuera pas davantage à apaiser les esprits.” C’est Israël qui agresse, qui assassine des populations civiles”, accuse l’intervieweur. L’ancien Premier ministre ne dit pas non. Il ne dit pas stop. Le grand diplomate qu’il n’a jamais cessé d’être aurait pu glisser quelques mots pacificateurs : ” Je comprends votre émoi, mais vous y allez un peu fort. ” Non, il martèle : ” Israël bafoue les droits de la population palestinienne et le droit international. C’est inqualifiable, totalement injustifiable. “ Lahbib Eddaouidi n’en attendait pas tant. La première fois qu’il a eu l’heur de parler à Villepin, c’était le 31 mars, à l’occasion d’une rencontre avec des élus et des acteurs associatifs des quartiers, au Café de la place, dans le 18e arrondissement de Paris. Ce jour-là, le jeune homme était méfiant : ” Quand Sarkozy s’en est pris à la banlieue, vous, monsieur le Premier ministre, vous avez demandé à Azouz Begag de fermer sa gueule ! “ Aujourd’hui, le ton a changé.” Le type est intéressant “, reconnaît-il.” Pour moi, c’est le meilleur, le plus proche de chez nous “, loue en écho Abdellah Boudiaf, vice-président de l’association Alif à Elancourt (Yvelines).

Il est grisé, Villepin, par les youyous qui scandent ses virées dans les quartiers, par la ferveur de cette jeunesse en mal de leadership politique. C’est Ahmed qui, après avoir enlevé sa casquette pour lui serrer la main, proclame : ” Sarkozy aime les juifs, on a besoin de quelqu’un qui aime les musulmans, heureusement que Villepin est là ! “ ; c’est Malika, brunette aux yeux de Bambi, qui l’apostrophe : ” A l’Onu, vous avez dit niet ! Et maintenant à Israël ! Enfin un politicien qui condamne clairement l’Etat sioniste ! Bravo ! “ C’est le recteur Ali Berka, encore lui, qui s’enflamme : ” Quand un homme portera les valeurs qui nous paraissent manquer aujourd’hui, les musulmans sortiront de leur tanière. Pas seulement ceux qui sont ici, mais partout, tout autour, les organisations… “ Air entendu.” On se retrouvera ! “ promet-il à celui qui entend briguer la magistrature suprême. En plus du thé à la menthe offert par son hôte, Villepin boit du petit-lait : ” Merci de votre sagesse. “” Sagesse “. Etait-ce le mot idoine ?

” Politique du pire “.” Entre 2005 et 2007, Sarkozy était communautariste et Villepin non, affirme Mariton. Aujourd’hui, il devrait faire un peu attention. “ Ils sont quelques-uns, parmi ses proches, à l’avoir mis en garde.” Il faut contrôler ses effets “, lui a recommandé un ex-collaborateur dans une note circonstanciée. Frank Melloul, son ancien conseiller en communication, fidèle entre les fidèles, s’est démarqué, le 23 juin, sur les ondes de RCJ, la Radio de la communauté juive : ” Je ne peux que regretter la tonalité des propos tenus par Dominique de Villepin sur Gaza. J’aurais souhaité de sa part un peu plus de retenue, et je le lui ai dit. Je les regrette d’autant plus qu’il a été l’un de ceux, ces dernières années, qui ont le plus contribué au rapprochement franco-israélien. Quand on défend la cohésion nationale, on doit faire attention à ce genre de choses. “ Il n’est pas anodin que Melloul, l’un des meilleurs agents d’influence de Villepin auprès des journalistes, ait accepté l’offre du camp ennemi : une mission sur le développement de la France dans le monde que lui a confiée Xavier Bertrand, le secrétaire général de l’UMP.” Villepin joue la politique du pire sur le conflit au Moyen-Orient “, déplore de son côté l’avocat chiraquien Francis Szpiner. Même Elie Barnavi, l’ancien ambassadeur d’Israël en France, qui a noué avec Villepin des relations ” amicales “, s’étonne : ” Il fait un très mauvais calcul politique : ce n’est pas dans les banlieues que l’on bâtit une carrière d’homme d’Etat. “ Ce qu’un éminent conseiller de Sarkozy formule autrement : ” Villepin a des zones aveugles : vous ne pouvez pas être un candidat de la droite en couchant trop avec la racaille. “ Et Aziz Senni, entrepreneur au Val Fourré engagé au Nouveau Centre, de renchérir : ” Ça se saurait, s’ils votaient ! Pourquoi l’effet Dieudonné n’a rien donné dans les urnes ? Pourquoi Besancenot n’a pas réussi à capter ces voix-là alors qu’il avait un discours beaucoup plus juste encore que Villepin sur Israël ? “ Encore faudrait-il en convaincre Brigitte Girardin, la secrétaire générale de République solidaire.” Tu peux être élu par les banlieues ! “ répète-t-elle désormais à son grand homme.

” Dans les cités, on se mobilise pour lui car c’est le seul qui ne nous a pas stigmatisés “, certifie Azzedine Ouis, conseiller municipal à Corbeil-Essonnes et désormais chargé du réseau associatif de République solidaire.” J’ai regardé l’organigramme de son mouvement sur Internet et je n’ai pas vu de gens qui me ressemblent ! “ regrette pourtant Mohamed Chanaï, président d’une association dans le 9-5. A entendre cet homme qui fut candidat aux dernières municipales à Argenteuil sous les couleurs du Parti des musulmans de France, l’état-major de Villepin ne serait composé” que de Gaulois ! “ Il n’empêche, Chanaï est convaincu que le rival de Sarkozy ” va avoir beaucoup d’électeurs en banlieue, c’est acquis. Il a une vraie popularité auprès de ces jeunes qui ont oublié qu’en 2005 il a décrété un couvre-feu chez eux ! ”

Capuche.” Ils ” ont fait le déplacement le 19 juin, en tout cas. Et en masse. Vers 15 h 30, tandis que, sur la scène, l’ancienne secrétaire générale de Ni putes ni soumises, Bouchera Azzouz, animait le prélude au discours de Villepin, des dizaines et bientôt plusieurs centaines de jeunes gens à casquette et capuche accompagnés d’une poignée de femmes voilées ont jailli des rames de métro pour entrer en sautillant dans la halle Freyssinet avec, dans les mains, des banderoles faites maison – taillées dans des draps et taguées à la bombe.” Respect pour De Villepin ! ” (sic), pouvait-on y lire. Cette traînée d’exubérance s’est vite répandue dans la grande salle du 13e arrondissement de Paris, jusqu’à encercler les ” Gaulois ” à chemise Vichy qui, depuis 14 heures, avaient pris place sur les chaises. Une coexistence rare dans une réunion politique. Nordine, 20 ans, n’a jamais voté, mais là,” c’est différent “.” De Villepin est un Monsieur avec un grand M. Il représente bien le Français qui oeuvre pour la paix, pas comme Sarko, qui a choisi son camp : Israël et l’argent ! “ Il n’a pas applaudi quand l’ancien Premier ministre a rappelé” l’injustice faite à un petit capitaine de l’armée française parce qu’il était juif “, mais il a bondi de joie quand le même a pourfendu ” ce gouvernement qui instrumentalise la peur de l’islam. Je me suis déjà élevé contre cet engrenage de la peur qui a conduit à la guerre en Irak. C’est la même logique de la peur qui règne aujourd’hui au Proche-Orient “. Et de hurler son soutien, quelques minutes plus tard, tandis que Villepin tonnait : ” N’oublions pas, parmi les enfants de notre pays, les fils et petit-fils d’immigrés. On voudrait qu’ils renoncent à une partie d’eux-mêmes, comme expulsés de leur propre vie.

Les enfants de banlieues sont la cible de Villepin, son public.” S’il n’avait pas fait ce choix tactique, il n’aurait pas rempli la halle Freyssinet, estime l’un de ses amis. Mais ces gamins, il ne faut pas qu’il les excite ! “ Difficile pour Villepin de résister à la tentation de camper, sur ce terrain-là aussi, l’anti-Sarkozy… A fortiori depuis que le président de la République ne peut plus, sans heurts, mettre un pied en banlieue.” Villepin aiguise toutes ses différences avec Sarkozy, relève joliment Barnavi. S’inscrivant dans la filiation gaullienne, il est moins spontanément favorable à Israël que le chef de l’Etat, qui est à la fois philosémite et philosioniste. “ Quoique n’ayant pas oublié” le rôle de Villepin, quand il était à Matignon, dans l’amélioration des relations franco-israéliennes “, le président du CRIF, Richard Prasquier, est ulcéré, désormais : ” Villepin appartient à cette tradition française où le romantisme du discours s’accompagne d’une très classique fascination pour l’Orient et ses grandes étendues désertiques, mais aussi d’une bonne dose de cynisme : il y a plus à gagner avec les musulmans qu’avec les juifs. “ Une ” conduite politique en état d’ivresse “- l’expression est d’Alain Madelin — qui alarme un autre Alain, philosophe, celui-là : Finkielkraut (voir interview).

Contacté par Le Point, le principal intéressé n’a, lui, pas souhaité commenter. A l’Elysée, les vigies du sarkozysme guettent l’” immanquable dérapage de ce Lawrence d’Arabie sans turban. Il n’est pas assez rompu à la politique pour savoir éviter d’être instrumentalisé “. Au printemps, peu avant le grand meeting inaugural, ses proches avaient pris des contacts en vue d’organiser à Argenteuil une réunion avec Tariq Ramadan autour de ce thème : ” Etre musulman en République “. Le théologien décrié avait donné son accord, ne restait plus qu’à fixer la date. Villepin a renoncé. Le début d’une prise de conscience ? »

Source : http://jssnews.com/2010/08/23/dominique-de-villepin-nomme...

08/04/2010

OU EST L’AVENIR DE LA COMMUNAUTE JUIVE FRANCAISE ?

L’article suivant a été écrit par Isi Leibler, ancien président du conseil des gouverneurs du Congrès juif mondial, président du Jerusalem Center for Public Affairs et du Diaspora-Israel Relations Committee.

« Juifs français : une communauté en danger ?

La communauté juive française est la troisième plus grande au monde. Et pourtant, depuis dix ans, la situation des 500 000 à 600 000 Juifs français n'a cessé de se détériorer. Tous reconnaissent la même évolution : la montée inéluctable de l'antisémitisme. L'agressivité est devenue si prononcée que les Juifs redoutent aujourd'hui de porter leur kippa en public même au cœur de Paris, dans la rue la plus touristique du pays, l'avenue des Champs Elysées. On peut l'attribuer à une combinaison de facteurs dont la montée en puissance de l'islamisme radical, la renaissance d'un antisémitisme quotidien, et sur la scène internationale, le soutien traditionnel de la diplomatie française aux pays arabes depuis les années De Gaulle.

L'antisémitisme en France est multiforme. Ces dernières années, la haine des musulmans radicaux s'est d'abord exprimée dans la profanation des lieux du judaïsme français comme les synagogues. Puis, elle s'est emparée des banlieues jusqu'à l'impensable : l'enlèvement, la torture et la mise à mort d'Ilan Halimi, un jeune Juif parisien de 23 ans. Une descente aux enfers dans laquelle les médias ont joué un grand rôle. Inutile de rappeler qu'ils sont dans leur ensemble clairement hostiles à l'Etat d'Israël. C'est une chaîne française qui avait diffusé, en 2000, un reportage truqué sur la mort en direct du jeune Mohammed al-Dura sous les balles supposées de Tsahal. Des images qui avaient suscité une vague d'hostilité à l'encontre de l'Etat juif.

Sarkozy : "Je vais ralentir avec Israël"

Quel est le rapport des Juifs de l'Hexagone à la politique ? Bien que traditionnellement orientés à gauche, ils ont soutenu massivement la candidature de Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles de 2007, qu'ils perçoivent comme un soutien de poids à leur communauté. Lors de son passage place Beauvau au ministère de l'Intérieur, il avait introduit une politique de tolérance zéro à l'égard des crimes antisémites. Bien que baptisé selon le rituel catholique, le locataire de l'Elysée a des origines juives. Sa mère est la descendante de Juifs sépharades de Salonique. Mais il a fallu attendre deux générations pour que la famille retrouve ses traditions juives. L'un des deux fils du président, Jean Sarkozy, marié à la fille du clan Darty, vient de faire circoncire son premier-né.

Pour la grande majorité de la communauté juive, l'élection de Nicolas Sarkozy signifiait une nouvelle ère. Les espoirs s'étaient concrétisés peu de temps après le scrutin, lorsque le nouveau président avait été l'invité d'honneur du dîner annuel du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France). Il avait alors chaleureusement évoqué Israël assurant qu'il ne serrerait jamais la main d'un leader qui refuse de reconnaître l'Etat juif. Il avait, par ailleurs, appelé à l'introduction de cours obligatoires sur la Shoah dans les écoles. Mais l'euphorie s'est vite envolée. Certes, Nicolas Sarkozy a pris dans un premier temps ses distances avec l'ère Chirac et son soutien affiché au monde arabe. Mais sa politique étrangère est vite revenue dans le giron du gaullisme.

Le nouveau ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, tout comme son homologue britannique, a des origines juives, mais n'est clairement pas l'ami d'Israël. Durant la dernière Assemblée générale de l'ONU, la France a voté en faveur de la résolution Goldstone. Et plus récemment, même Sarkozy s'est fait plus dur à l'égard de l'Etat juif en qualifiant l'opération de Dubaï de "meurtre" avant de glisser cette autre petite phrase : "Je vais ralentir avec Israël".

Plus de 100 restaurants casher dans la capitale

Mais certains leaders juifs hésitent à rayer le nom de Nicolas Sarkozy de leur carnet d'adresses car le président français présente encore des atouts de poids : il entretient d'excellentes relations avec le Premier ministre Binyamin Netanyahou et a joué parfaitement le jeu contre l'Iran. Pour les plus optimistes, le navire a déjà quitté le port. En d'autres termes, Sarkozy ne peut plus, après tout ce qu'il a dit, trahir Israël. Néanmoins, contrairement à leurs homologues britanniques, les leaders de la communauté juive française n'ont jamais hésité à monter au créneau lorsque leur gouvernement accusait injustement Israël. L'ancien responsable du CRIF, Roger Cukierman, avait ouvert la voie en organisant une impressionnante manifestation dans les rues de Paris contre la politique de Chirac au cours de la dernière Intifada.

Certains attribuent les positions courageuses des organisations juives à l'intense travail de mémoire sur la Shoah en France. Mais pour d'autres, les origines ethniques de la communauté restent le facteur le plus probable. Avec la plupart des Juifs ashkénazes fondus dans la population, la communauté est composée aujourd'hui à 70 % de Juifs originaires d'Afrique du Nord. Des Juifs sépharades qui affichent clairement leurs racines et, même quand ils ne sont pas pratiquants, continuent néanmoins de suivre certaines traditions de leurs parents. Résultat : Paris compte plus de 100 restaurants qui respectent les lois de cacheroute et vous y verrez des clients qui ne portent même pas de kippa. Il y a 30 ans, il était extrêmement difficile de trouver un restaurant casher dans la capitale.

Mais surtout l'attachement des Juifs français à Israël est sans faille. Près de 300 000 personnes, soit la moitié de la communauté, se rendent en Israël au moins une fois par an. Tout est dit. Pour des raisons sentimentales, nombreux sont ceux qui achètent des appartements en Terre promise qui, malheureusement, restent vides la plupart de l'année.

Rester ou faire son aliya ?

Durant l'une de mes dernières visites à Paris, j'ai croisé Richard Prasquier, l'actuel président du CRIF. Tout comme son prédécesseur Cukierman, il est l'un des derniers survivants ashkénazes de la Shoah. Tous les deux ont des enfants résidant en Israël et représentent cette catégorie de leaders dont l'espèce est en danger. Prasquier s'est fait lyrique lors de l'impressionnant dîner du CRIF marquant le 25e anniversaire de l'organisation. Autour de lui 800 invités, dont le président Nicolas Sarkozy, et 23 ministres. Mais aussi des leaders politiques, des ambassadeurs et des représentants de l'Eglise catholique et de l'islam. On a surtout entendu ce soir-là le Premier ministre, François Fillon : antisémitisme, extrémisme islamique, relations avec Israël, menace iranienne. Tous les sujets ont été abordés et diffusés en prime-time sur les écrans de télévision français.

 

Prasquier s'est beaucoup investi dans le dialogue entre Juifs et Musulmans français, qui, contrairement aux extravagances américaines, n'a jamais été conditionné à un "compromis" sur Israël. L'opération Plomb durci a compliqué la tâche de Prasquier. Il l'assure : la France n'est pas un pays antisémite et la majorité de ses dirigeants s'échinent à combattre les racines de la haine traditionnelle vouée aux Juifs. Ainsi, la tâche pour l'organisme est rude : maintenir à flot la troisième plus grande communauté du monde dans un environnement délicat.

 

 

Le problème, c'est qu'elle contient également quelques moutons noirs : certains Juifs antisionistes très bavards dans les médias. Heureusement, ils ont été mis au ban de la communauté qui, elle, se sent liée à l'Etat juif. Surtout que l'avenir n'est pas rose en France. La majorité des Juifs ont une vision assez pessimiste.

 

 

Malgré l'interdiction du voile intégral et les efforts pour endiguer l'extrémisme islamique, l'intégration des Musulmans dans la société française est un échec cuisant. Par ailleurs, si la courbe des naissances continue sur sa lancée dans l'Hexagone, la France deviendra dans les 50 prochaines années une nation à majorité musulmane. Dans cet environnement délicat, la communauté juive française pourrait revoir son avenir et Israël devrait davantage s'y intéresser. »

 

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?apage=2&cid=1268045719835&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

 

 

Quelques remarques : Les médias français « clairement hostiles à l’Etat d’Israël » ? Je n’avais pas vraiment noté la chose. Il est vrai que pour certains, l’hostilité commence dès le plus petit embryon de début de critique.

 

« Près de 300 000 personnes, soit la moitié de la communauté, se rendent en Israël au moins une fois par an. Tout est dit. » Là, je suis assez sceptique. Ce que je croirais plutôt, c’est que certains y vont plusieurs fois par an et sont comptabilisés plusieurs fois dans ces « 300 000 personnes » qui seraient plutôt 300 000 visites.

 

« Tout comme son prédécesseur Cukierman, il est l'un des derniers survivants ashkénazes de la Shoah ». Allons bon, lui aussi ? Prasquier  est pourtant né en juillet 1945.

 

« Par ailleurs, si la courbe des naissances continue sur sa lancée dans l'Hexagone, la France deviendra dans les 50 prochaines années une nation à majorité musulmane. Dans cet environnement délicat, la communauté juive française pourrait revoir son avenir et Israël devrait davantage s'y intéresser. »

 

Ca, c’est le pompon. Après avoir fait entrer les musulmans à tour de bras pendant trente ans et criminalisé toute opposition, la LICRA et consorts commencent à se rendre compte de l’étendue des dégâts. Mais attention, ce n’est pas de leur faute, hein !

Finalement, ce n’est pas trop grave, car eux ont une solution de repli : quand les choses tourneront trop au vinaigre, « la communauté juive française pourrait revoir son avenir », autrement dit nous signifier : « salut les copains, on vous a assez vus, on nous attend ailleurs ».

 

22/03/2010

CROISSEZ ET MULTIPLIEZ-VOUS

C’est ce que recommandait Dieu, et ce que nous recommande aussi Roger Cukierman, qui fut président du CRIF de 2001 à 2007. Je trouve qu’il ne manque pas de sang-froid – ou de houtspah – pour venir nous dire ça maintenant. Car le fin fond de sa pensée est le suivant : les musulmans font plus d’enfants que les juifs et les « de souche » ; autrefois les musulmans étaient sympas avec les juifs, pas comme ces fichus Européens - au passage on a droit à nouveau à une louche - donc ce n’était pas grave s’ils étaient prolifiques. Seulement maintenant, les choses sont différentes : les musulmans ne sont plus tellement sympas avec les juifs, donc ça devient grave et inquiétant qu’ils aient beaucoup d’enfants. Surtout en France. On se demande d’ailleurs pourquoi ils sont tellement nombreux dans ce pays, encore un mystère de la démographie sur lequel M. Cukierman est muet comme une carpe.

 

Bref, tout ça devient bien embêtant (pour les juifs naturellement) d’où le judicieux conseil de M. Cukierman : ayons beaucoup d’enfants ! Il est sympa, pour la circonstance et vu l’urgence, il « nous » inclut aussi. Ce qui est très généreux de sa part. Il aurait peut-être été plus intelligent de ne pas introduire délibérément ce problème en France, mais maintenant, il est un peu tard pour chialer.

 

« L’équilibre démographique européen, par Roger Cukierman

 

Pour maintenir dans le temps une population il faut un taux de natalité de 2,1. Si deux couples n’ont qu’un enfant chacun. Si leurs enfants n’ont eux aussi qu’un enfant, en deux générations, la population est passée de 4 à 1, une division par 4.

 

Or le taux de natalité européen se situe en moyenne à seulement 1,4  : 1,8 pour la France, 1,6 pour la GB, 1,3 pour la Grèce et l’Allemagne, 1,2 pour l’Italie et l’Espagne.

 

Ces taux sont améliorés par l’immigration venue des autres continents. L’ensemble de l’Union européenne qui compte une population totale de plus de 400 M d’habitants comprendrait aujourd’hui de 25 à 30 millions de musulmans pour la plupart récemment immigrés. Ceux-ci ont un taux de natalité plus élevé que le reste de la population européenne. La proportion de musulmans est en conséquence  plus élevée parmi les enfants que parmi les adultes européens.

 

La présence musulmane n’est pas limitée à l’UE. Il y aurait 25 M de musulmans en Russie, et 9 M aux USA alors qu’en 1970 on n’en comptait que 100.000. L’Afrique et l’Asie sont aujourd’hui largement islamisées. Globalement il semble qu’il y ait aujourd’hui dans le monde plus de musulmans que de chrétiens. On parle de 1,5 milliard de musulmans contre 1,3 milliard de chrétiens

 

Le président libyen Khadafi a affirmé qu’Allah vaincrait les impies d’occident sans guerre et sans terrorisme par le seul phénomène démographique.

 

 Il est clair que nos enfants et nos petits enfants vivront dans un environnement où la culture chrétienne aura perdu en influence au profit de la culture musulmane.

 

Si j’en juge par le passé, les Juifs ont vécu de nombreux siècles dans un monde musulman qui leur a permis de vivre leur religion relativement sereinement. Il y a eu certes en terre d’Islam des pogromes mais dans l’ensemble  les Juifs étaient traités comme des « protégés » par les dirigeants du monde islamique. On ne peut en dire autant dans l’Europe chrétienne où les expulsions, pogromes, conversions forcées et massacres en tous genres n’ont pas manqué et ont culminé avec la Shoah.

 

Au présent, les relations des Juifs avec le monde chrétien depuis Jean XXIII et Jean Paul II ont complètement changé et sont devenues fraternelles. On ne peut pas en dire autant  des relations entre le monde juif et la plupart des dirigeants politiques du monde musulman qui ont mal ou pas accepté la création d’un état juif en plein monde arabe.

 

La démographie n’est pas qu’une science humaine, c’est surtout un ensemble évolutif de données  qui modifie l’environnement politique et social dans lequel nous vivons. Je pense bien sûr à l’équilibre démographique en Israël, comme à l’équilibre démographique en France.

 

Je n’en tire qu’un seul enseignement : ayons beaucoup d’enfants ! »

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=19442&artyd=108

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02/11/2009

LES APPELS A LA PRIERE? « UNE NUISANCE INTOLERABLE »…

Vous allez voir comme c’est rigolo. J’avais l’intention de parler aujourd’hui de sujets plus sérieux, mais vous connaissez Internet… C’est comme au marché, il y a des nouvelles du jour qu’il faut saisir. Et puis, ne méprisons jamais les détails, c’est là que le diable se cache. Donc, au détour d’un site (anglophone, les plus intéressants), qu’apprends-je ? Qu’on se plaint à Jérusalem … des nuisances occasionnées par les appels à la prière bruyamment diffusés de bon matin du haut des minarets. Vous saisissez immédiatement, je suis sûre, le lien avec le sujet dont nous parlions l’autre jour, Vive les minarets !

Vous me direz qu’il y a une différence, et elle est de taille : les minarets suisses sont une chose, les minarets israéliens, une autre. De surcroît, à Jérusalem, on a le sommeil léger, tandis qu’à Berne ou à Lausanne, on l’a très épais. Tout le monde le sait.

Voici les faits : des juifs résidant à proximité des quartiers est de Jérusalem, où se concentre la population musulmane, se plaignent de plus en plus vivement de ce que les appels à la prière diffusés par hauts-parleurs cinq fois par jour soient devenus « an intolerable nuisance, particularly when it blasts through their neighborhoods at 4 a.m. every day ».  Oui, oui, « une intolérable nuisance, particulièrement quand ils claironnent à 4h chaque matin ».

 « C’est comme s’ils prenaient les hauts-parleurs et les mettaient dans ma chambre à coucher…Pourquoi doivent-ils réveiller tout le quartier ? Ne peuvent-ils pas avoir simplement des réveille-matin ? », a déclaré Yehudit Raz, résidente du quartier Pisgat Ze’ev, au Jerusalem Post. D’après elle, tous les habitants du quartier sont excédés par le bruit, qui irait en s’amplifiant. Et comble de malchance, ni la police, ni la municipalité n’ont l’air de  bouger, chacun renvoyant la responsabilité aux autres.

Et ce n’est pas tout. Ces habitants se plaignent aussi des coups de fusil et autres feux d’artifice tirés généreusement lors des mariages, à croire qu’on fait le siège de leur quartier. « C’est comme si nous vivions sous leur autorité », ajoute la même résidente. Tiens donc …

Les autorités religieuses musulmanes, interrogées également par le Post en la personne du mufti Sanduka, rétorquent que les musulmans étaient là avant que le quartier Pisgat Ze’ev ne soit construit. Et d’ailleurs, ajoute le mufti avec une certaine clairvoyance, « Ce n’est pas le bruit qui ennuie ces gens, c’est l’islam. Mais il y a aussi des choses qui nous ennuient, nous … »

Sanduka prétend que, suite à une demande de la police, il a un peu baissé le son. Mais, ajoute-t-il : « Je ne peux pas demander aux gens de supprimer les hauts-parleurs. Ca fait partie de notre religion ».

Le problème, c’est qu’on se plaint des mêmes nuisances dans d’autres quartiers de Jérusalem, du Mont Scopus à Gilo. Benny A., un résident de Gilo qui souhaite courageusement conserver l’anonymat, a déclaré au Post que l’appel à la prière affecte des centaines de gens dans leur quartier également : « Nous l’entendons chaque matin. Les gens se réveillent, n’arrivent plus à se rendormir et après, ils vont au travail épuisés…. Ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est que si c’est une religion qui prêche la tolérance, pourquoi ne commencent-ils pas par être tolérants ici ? »

Justement, quel manque de tolérance de la part de ces juifs face à une religion qui est la tolérance même ! Ne peuvent-ils supporter des désagréments bien minimes, somme toute, au regard de l’inappréciable apport de ces différences qui enrichissent tellement la vie d’un pays ! Ils nous l’ont si souvent enseigné, et à juste titre! A notre tour de les remettre dans le droit chemin.

Je me demande d’ailleurs s’il ne faudrait pas prévenir de toute urgence les bonnes âmes qui s’évertuent à lancer les minarets à l’assaut des cieux suisses. Un petit séjour de conciliation à Jérusalem me paraît s’imposer.

Source: http://www.vosizneias.com/41049/2009/11/01/jerusalem-early-morning-muslim-prayer-call-is-a-rude-awakening-for-many