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04/05/2010

PRESSIONS ET DIKTATS

« Nucléaire iranien : le Centre Wiesenthal met en garde le Brésil »

 

« Le Centre Wiesenthal, organisation qui a pour mission de traquer les criminels de guerre nazis, a mis en garde lundi le Brésil sur le danger de se rendre "complice d'une tentative de génocide" en soutenant le programme nucléaire iranien. "Soutenir les visées nucléaires d'un régime qui menace de rayer de la carte l'Etat d'Israël risque de rendre le Brésil complice d'une tentative de génocide", déclare le directeur des relations internationales du Centre, Shimon Samuels, dans un communiqué diffusé à Buenos Aires, siège de la direction latino-américaine de l'organisation. »

 

Source :http://www.juif.org/diplomatie-moyen-orient/127569,nucleaire-iranien-le-centre-wiesenthal-met-en-garde-le-bresil.php

 

On peut se demander si c’est bien le rôle du Centre Wiesenthal de se mêler ainsi de la politique extérieure brésilienne et de « mettre en garde » ce pays. Mais on est à ce point habitué aux ingérences incessantes et aux diktats de tous ordres que la presse officielle ne relève même pas l’incongruité de la chose. Et ne la perçoit pas davantage.

 

Et pourtant, au lieu de faire les gros yeux au Brésil, le Centre ferait mieux de s’occuper de clarifier la biographie de son illustre fondateur, Simon Wiesenthal, décédé en 2005 à l’âge respectable de 96 printemps. A la suite de la parution en 2009 du livre La Traque du Mal, Wikipédia a quand même été obligé de rajouter un paragraphe embarrassé sur la page biographique de l’illustre chasseur, ainsi libellée :

« Les mensonges de Simon Wiesenthal

« Dans un livre publié en 2009, et dont un extrait a été reproduit par le Times, Guy Walters affirme que la réputation de Wiesenthal « est bâtie sur le sable » et qu'il a accumulé les mensonges sur ses diplômes, ses années de guerre et ses exploits de chasseur de nazis. Par exemple, dans son livre KZ Mauthausen : Pictures and Words (1946), Wiesenthal a publié un dessin qu'il aurait fait de trois détenus fusillés par les nazis dans le camp de Mauthausen. En fait, les trois figures sont identiques à celles de trois soldats allemands fusillés par les Américains pendant la Bataille des Ardennes, dont la photo avait été publiée en juin 1945 par le magazine Life.

Selon Daniel Finkelstein, éditeur associé du Times, « la démonstration documentaire que Walters fournit des incohérences et des mensonges de Wiesenthal est impeccable ». Daniel Finkelstein cite Ben Barkow, directeur de la Wiener Library (important fonds de documentation sur l'Holocauste), qui est, lui aussi favorable à une réévaluation de Wiesenthal. Selon Ben Barkow, on peut admettre que Wiesenthal ait été un menteur et reconnaître en même temps la contribution qu'il a apportée. »

 

(voir sur le sujet les archives du blog, 4 mars 2010)

 

Dans le même ordre d’idées, voici, le même jour, un autre exemple de la volonté manifestée en toutes circonstances par Israël, ce petit pays « qui ne veut que la paix », de mettre autant d’huile que possible dans les rouages des relations internationales :

 

 

« Israël contre l'adhésion de la Syrie à l'OMC

 

Israël est le seul parmi les 152 membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à s'opposer à l'adhésion de la Syrie, qui doit normalement être validée ce mardi à Genève par la direction de l'organisation. Israël n'a pas encore publié de décision officielle sur ce dossier, et c'est à Binyamin Netanyahou de trancher ce mardi. Toutefois le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman s'y refuse, mais il est critiqué par son collègue de l'Industrie et du Commerce, Binyamin Ben Eliezer, qui estime qu'une ''politisation'' au sein de l'OMC ne pourra que nuire à Israël et à son éventuelle adhésion à l'OCDE. »

 

Source : http://www.guysen.com/news_Israel-contre-l-adhesion-de-la-Syrie-a-l-OMC_273597.html

 

04/03/2010

SIMON WIESENTHAL MERITE-T-IL D’INTEGRER LE CLUB PINOCCHIO ?

 

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Pour traquer le mal, il faut être malin. C'est un peu ce qu'a oublié, ou voulu oublier, le journaliste britannique Guy Walters, qui prend le risque d'installer la confusion. Son enquête historique, précise mais pas nouvelle, s'attache à montrer la façon dont les bourreaux du IIIe Reich ont tenté d'échapper à la justice après la guerre et comment la traque des Eichmann, Mengele, Barbie ou Stangl s'est plus ou moins bien organisée.

 

 

Mais surtout, dans cette « Traque du mal » (Flammarion, 25 euros), l'auteur piste Simon Wiesenthal avec une constance qui vire à l'obsession: fausses études, faux diplôme d'architecte, fausse activité dans la Résistance, survie miraculeuse, oublis divers, etc. Tout n'aurait été dans la vie du plus célèbre chasseur de nazis que mensonges, supercherie et spectacle. Wiesenthal ne peut hélas apporter le moindre démenti. Il est mort en 2005 ».

 

« Droit de réponse de Guy Walters :

 

« Perplexité et colère. Voilà ce que j'ai ressenti en prenant connaissance de l'article publié par « Le Nouvel Observateur », le 25 février 2010, au sujet de mon livre, « la Traque du mal », paru chez Flammarion en janvier.

 

 

Je sais bien que les journalistes qui consacrent une courte note à un ouvrage ne le lisent pas forcément de A à Z ; mais, en l'espèce, étant donné la distorsion que Laurent Lemire fait subir à ce que j'ai écrit, je suis bien obligé de penser qu'il ne l'a pas lu du tout, pour des raisons qui m'échappent.

 

 

Pour commencer, Laurent Lemire explique que mon livre n'apporte rien de neuf sur le sujet (la traque des nazis après la guerre). De toute évidence, il ne sait pas de quoi il parle. Ma mise en cause de l'existence même de l'organisation Odessa, le fait que les Britanniques ont utilisé un officier des Einsatzgruppen, Friedrich Buchardt, comme agent secret après 1945, l'aide que l'évêque Hudal a apportée à Franz Stangl lorsqu'il s'est réfugié à Rome : sur ces points comme sur de nombreux autres, j'apporte des éléments nouveaux, fondés sur un minutieux travail d'archives. Et je suis prêt à parier, allez, tous mes euros, que Laurent Lemire ignore à peu près tout de la manière dont les Français ont utilisé un officier SS qui s'appelait Károly Ney.

 

 

Ce qui semble contrarier au plus haut point Laurent Lemire, ce sont les développements que je consacre, dans ce livre, à Simon Wiesenthal. Une petite mise au point, d'abord. J'ai en horreur les négationnistes, antisémites et néo-nazis de tout poil ; mais le fait que ces gens-là puissent se réjouir de ce que j'ai découvert sur Wiesenthal doit-il pour autant m'empêcher d'en parler ? Selon moi, non : ce qui prime, c'est la recherche historique. Or je mets très volontiers à la disposition de Laurent Lemire l'ensemble des documents que j'ai réunis sur la question. Et c'est très simple : oui, Simon Wiesenthal était un menteur ; non, il n'a pas menti sur tout, comme Laurent Lemire prétend que je l'ai écrit, j'ai même dit formellement le contraire. Mais Wiesenthal n'a pas, comme il le prétend, permis l'arrestation de 1.100 nazis : le chiffre le plus vraisemblable se situe autour de 10. Et pour le reste, j'invite le lecteur à aller voir les choses de plus près dans mon livre, pour se faire sa propre opinion.

 

 

Le devoir de l'historien est d'être honnête. La vérité fait mal, parfois, tant pis si elle ne plaît pas à tout le monde. Si les historiens commençaient à s'en préoccuper, ils ne feraient plus de l'histoire, mais de la politique. Est-ce cela que nous voulons ? »

 

 

 

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Source Nouvel Obs.com