23/02/2012

NE ME RETENEZ PAS, JE VAIS FAIRE UN MALHEUR !

Les dirigeants israéliens sont de fous furieux va-t-en guerre. Ce n’est pas nouveau, mais leur parano atteint des sommets. On aimerait bien entendre l’un ou l’autre candidat à la présidentielle s’exprimer sur ce sujet essentiel qui menace tout simplement la paix mondiale.

 

 

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La dernière trouvaille de l’Etat hébreu pour bien jeter de l’huile sur le feu et bien embraser les esprits, est la suivante : «l'Iran sera en mesure d'attaquer les Etats-Unis avant trois ans». Carrément. C’est le ministre israélien des Finances, Yuval Steinitz, qui vient ainsi ajouter son  grain de TNT à la mayonnaise, nouvel argument censé décider enfin les USA à faire ce qu’eux-mêmes, Israéliens, hésitent quand même à faire tous seuls.

 

Donc, idée : "L'Iran dépense des milliards de dollars afin de produire des missiles intercontinentaux balistiques et nucléaires dans le but de menacer l'Europe et les Etats-Unis". En bonne logique israélienne, les USA et l’Europe reconnaissants devraient séance tenante déclarer la guerre à un pays aussi belliqueux.

 

 

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Et pour le cas où ce ne serait quand même pas le cas, le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, prévenait le même jour qu'Israël ne s'inclinera pas devant les pressions russes et américaines concernant une éventuelle attaque contre l'Iran.

 

Quel empressement à vouloir à tout prix attaquer l’Iran ! Pourquoi ne parle-t-on jamais des autres pays disposant de l’arme atomique tout autour de l’Iran : l’Inde, le Pakistan ou … Israël. Ils ne sont pas dangereux, ceux-là ? Ils n’ont pas envie d’attaquer les Etats-Unis ?

 

En voilà, des sujets intéressants pour une campagne électorale…

 

17/02/2010

BRANLE-BAS DE COMBAT

images.jpgObama s’est-il laissé convaincre que pour « sauver » sa présidence en train de naufrager il était urgent de faire dévier les regards ? Le Prix Nobel de la Paix entend-il prouver au monde ébahi que les States sont toujours les maîtres du monde? Toujours est-il qu’une intense agitation s’est emparée des autorités politiques tant israéliennes qu’étasuniennes depuis le début de la semaine en vue de passer à la vitesse supérieure à propos de l’Iran (ou « pays des aryens »). Et nous ne sommes que mercredi.

Petit résumé et petites phrases :

Le chef des armées américaines, l’amiral Mike Mullen, était en Israël dimanche et lundi derniers afin de renouer le dialogue stratégique entre les deux pays. Mullen et son staff ont rencontré le chef de Tsahal, le général Gaby Ashkenazi, et le ministre de la Défense, Ehoud Barak.  

« On peut dire que les experts israéliens ont été satisfaits du dialogue entre militaires. "Il a eu lieu entre gens sensés, parfaitement au courant de l’échéancier du projet perse et des conséquences qu’auraient sur le monde un Iran atomique", m’a confié ce matin l’une des éminences grises du ministère de la Défense. Car ni nos experts, ni nos politiques n’accordent un grand crédit à l’administration Obama. Encore, emploie-je ici un euphémisme. », ai-je pu lire dans une tribune.

 

Ce même lundi 15 février, Netanyahou était reçu à Moscou par Medvedev. « Sur le thème de l’Iran, B. Netanyahou a semble-t-il persuadé son interlocuteur russe d’adhérer pleinement au renforcement des sanctions contre Téhéran et de renoncer à la livraison aux Iraniens de missiles anti aériens sophistiques ».

Il a sûrement été très persuasif car pas plus tard que ce matin, on apprenait que : « La Russie a annoncé mercredi le report dû à des "problèmes techniques" de la livraison à l'Iran de systèmes antimissile S-300, au lendemain de la visite à Moscou du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, selon l'agence Interfax. (…) Le retard s'explique par des problèmes techniques. Les livraisons seront effectuées dès qu'ils seront résolus", a déclaré le directeur adjoint du service russe pour la coopération militaro-technique, Alexandre Fomine ». 

De son côté Hillary Clinton n’est pas restée inactive. Lundi, elle était en Arabie saoudite. « Des responsables dans l'entourage de Mme Clinton se sont déclarés "très satisfaits" de la teneur des entretiens de la secrétaire d'Etat lundi avec les dirigeants saoudiens sur l'Iran. Mme Clinton a notamment été reçue pendant quatre heures par le roi Abdallah d'Arabie saoudite. »

Elle a délicatement, comme on la connaît, insisté pour que les Saoudiens fassent pression sur la Chine afin qu’elle se joigne à la meute: (…) « Mais le prince Saoud s'est montré réservé concernant la contribution de Ryad, notamment par ses livraisons pétrolières, à des pressions sur Pékin dans le dossier iranien.

« La Chine n'a "pas besoin des suggestions" de Ryad, et les Chinois "assument avec sérieux leurs responsabilités au sein du Groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) et n'ont pas besoin de suggestion de l'Arabie saoudite sur ce qu'ils doivent faire", a-t-il dit. »

Selon le secrétaire d'Etat adjoint pour le Moyen-Orient, Jeffrey Feltman, la Chine a "d'importants liens commerciaux" avec le royaume, lequel pourrait mettre à profit ces liens "pour aider à accroître les pressions que ressentira l'Iran".

 

Et ce n’est pas fini. Cajoleries et menaces diverses se sont poursuivies en Grèce : « Après sa rencontre de lundi avec le président russe Dmitri Medvedev, Binyamin Netanyahou et sa femme Sarah ont rencontré le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères grec, George Papandreou. Netanyahou, sortant de quatre heures de discussions avec Medvedev, a poursuivi la même discussion avec Papandreou.

Envisageant l'Iran avec la bombe atomique, Netanyahou a fait miroiter la menace d'une diffusion de la bombe dans des pays comme la Turquie - ennemi de longue date de la Grèce -, l'Egypte ou encore l'Arabie Saoudite.

 

Pour Netanyahou, de même que la Grèce a besoin du monde pour l'aider à sortir de la profonde crise économique dans laquelle elle est engluée, la communauté internationale a besoin de l'appui grec pour lutter de concert contre le programme nucléaire iranien. »

Et voici un commentaire autorisé venant de Russie : "Une frappe contre l'Iran est actuellement à l'ordre du jour, elle sera très probablement portée par les Etats-Unis et Israël, mais beaucoup de choses dépendront de la position de la Russie et de la Chine", a annoncé le président de l'Académie des problèmes géopolitiques le général Leonid Ivachov. Selon lui, la frappe sera portée au moyen d'armes conventionnelles. »

Aux toutes dernières nouvelles, même l’Autriche, la pauvre, s’y met, afin de complaire à plus gros que soi et ne pas s’attirer d’ennuis: « L'Autriche va agir pour que l'ONU sanctionne l'Iran

En réponse au président, Shimon Pérès, qui lui demandait ce que l'Europe attend pour agir contre l'Iran, le ministre des Affaires étrangères autrichien, Michael Spindelegger, a annoncé que son pays va oeuvrer pour que le Conseil de Sécurité de l'ONU prenne des sanctions contre l'Iran. »

 

A la longue, et devant tant d’acharnement, on finira tous par trouver Ahmadinejad très sympathique. Et pourtant …