Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/08/2007

FRONT NATIONAL : ELECTRO-ENCEPHALOGRAMME DEFINITIVEMENT PLAT

5023b4b418d641ba5e6df7f4a2ecebc0.jpgLe président du FN n’a rien trouvé de plus intelligent ces jours derniers pour refaire un peu parler de lui que d’aller passer un coup de brosse à reluire à Sarkozy dans le registre « Chacune de ses actions est mûrement réfléchie, pesée, très bien informée et jusqu'ici assez bien réalisée, il faut le dire ». Qu’espère-t-il ? Un strapontin pour Fifille ? Même si c’était le cas – très hautement improbable, mais imaginons – pense-t-il vraiment que ce serait pour aboutir à ce beau résultat-là que des militants auraient essuyé pendant des dizaines d’années avanies et rejets de toutes sortes ? Et que des millions d’électeurs lui auraient fait confiance ?

Certainement pas. Pas plus que dans l’espoir de participer à une commission. Pendant toutes ces années, à tort ou à raison, le FN a symbolisé la lutte contre le système. Un système immigrationniste et mondialiste au service d’autres intérêts que les intérêts nationaux ou populaires. C’était cela sa force. Or, rien n’a changé dans la situation du pays depuis le 6 mai. C’est toujours très exactement le même système immigrationniste et mondialiste qui est au pouvoir, même s’il a procédé à quelques retouches cosmétiques histoire de faire passer la pilule. Les raisons qui ont poussé par le passé des millions de Français à apporter leurs suffrages à un parti qu’ils croyaient anti-système continuent à exister. Elles risquent même de se multiplier assez rapidement.

Car il existe un décalage manifeste entre le personnage présentement à la tête de l’Etat - aligné sur la politique americano-sioniste et soutenu par ces puissances - et l’électorat populaire qui l’y a placé. Ce décalage  provoquera fatalement à plus ou moins brève échéance de douloureuses prises de conscience.

Ce que nous avons vu jusqu’à présent en fait d’ « actions », c’était le plus facile : un show à l’américaine. Des paillettes, des discours, des gesticulations, de l’ ouverture façon gauche caviar, qui prouve d’ailleurs bien à quel point est pertinente l’expression UMPS.

A part ça, avons-nous vu quelque chose de réellement novateur ?

Où est la rupture avec la pensée unique, la repentance, l’esprit de mai 68 ? Dans la lettre de Guy Môquet qui sera obligatoirement lue aux lycéens, histoire de faire plaisir aux communistes ?

Qu’en est-il de l’équilibre budgétaire, du désendettement de l’Etat ? Ces sujets fâcheux sont renvoyés aux calendes grecques. Autrement dit, continuons cette course folle vers toujours plus de dettes et tant pis pour les générations futures. Dans cette perspective, on comprend mieux le souhait de voir DSK à la tête du FMI. Nous risquons d’en avoir bien besoin dans un futur proche.

Et la Turquie ? N’était-il pas question de bloquer illico presto son adhésion ? Ce n’est plus  vraiment une priorité et le traité que les Français ont refusé leur sera refilé en douce, qu’ils le veuillent ou non. Là n’est pas le problème.

On pourrait continuer. L’inversion des flux migratoires n’est pas pour demain. Pas plus que n’est à l’ordre du jour la suppression des lois liberticides qui sont la honte de notre pays.  

En élisant Sarkozy, les Français ont paré au plus pressé : rejeter la gauche dont ils ne voulaient plus. Ils ne voulaient pas davantage d’un FN devenu complaisant, donc illisible, et dépourvu de toute façon de crédibilité. Le FN, qui espère rejoindre le système plutôt que l’affronter, n’est plus d’aucune utilité au pays et signe son arrêt de mort. C'est plutôt une bonne nouvelle.

29/04/2007

LE PEN: LA DERNIERE VALSE

medium_images.38.jpgC’est sous ce titre que Claude Askolovitch, du Nouvel Observateur, se pourlèche littéralement les babines en racontant la soirée électorale et la campagne erratique de Jean-Marie-Marine. Ca aurait pu s’appeler aussi On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre.

La soirée électorale, d’abord : « Encore alerte, le vaincu ! Le Pen gambille, la jambe souple, il entraîne sa femme Jany au bal des dupes, tandis que les haut-parleurs balancent « Hot Stuff » de Donna Summer, « On va s'aimer », de Gilbert Montagné, héros disco des gentilles années 1980... (…) Elle est tellement vraie, cette soirée du 22 avril, quand on veut comprendre le mal douceâtre qui a emporté Le Pen ! Le disc-jockey de la soirée a voté Sarkozy, ce sont des copains frontistes qui l'ont branché sur ce plan... Le jeune couple qui chaloupe à côté de Le Pen ? Eux ausi sont sarkozystes, des lycéens UMP de 18 ans ! Ça sent Neuilly ou Saint-Cloud.

«Ça ressemble à un rallye des gens chics de mon bahut», se marre Yacine, 17 ans, qui s'éclate avec son maillot de l'OM sur le dos et podcaste la soirée : il balancera tout ça sur dailymotion. Marion, une petite-fille de Le Pen, est sa copine, elle l'a invité : lui, rebeu, fils de Tunisiens, sympathisant des Verts et militant de la Gay Pride : «Je suis pas homo, mais la Gay Pride, c'est une teuf géniale!» Le Front ausi, comme teuf, ça le fait. (…) C’est ainsi que le FN enterre son rêve : dans une boum ».

Tout aussi cruelle, l’analyse de la campagne, mais ô combien conforme à la réalité : « …Ce qui frappe, dans cette histoire, c'est la bulle onirique qui explose. Le Pen a beaucoup rêvé depuis cinq ans. Il a cru que le 21 avril 2002 était sa victoire, quand elle n'était que la défaite de Jospin. (…) L'histoire est cocasse. Le Pen, vomi en 2002, a cette fois été soutenu par le « système ». De tous les candidats, il est le seul à avoir été surévalué par les sondages ! La gauche et les médias l'ont épargné, se formalisant à peine quand il a attaqué Sarkozy sur son origine étrangère.(…) Le Pen ronronnait. Les mouches avaient changé d'âne. Le seul diable était Sarko. Le Pen, lui, était un homme, du «centre-droit», disait-il. On lui parlait du peuple. Il avait de nouveaux amis. L'écrivain Alain Soral le posait en héritier de Marx ! Etait-ce drôle ? Etait-ce doux ! »

Oui, il a rêvé, au lieu de mettre ses troupes en ordre de marche. Et il s’est fait rouler dans la farine par le système. L’intégralité de cet article excellent, vous la lirez si vous en avez le courage, dans le Nouvel Obs de cette semaine. Claude Askolovitch jubile et il a raison. Finalement, que la semaine prochaine sorte du chapeau l’un ou l’autre, quelle importance, n’est-ce pas ? L’essentiel n’est-il pas ailleurs ?

Nous aussi, nous le savons bien que l’essentiel est ailleurs et qu’il faudra un jour attaquer les problèmes de fond et les responsabilités réelles. Il n’y a curieusement qu’une seule réaction à cet article, mais elle est excellente et ce sera le mot de la fin. Elle dit en substance : « Vous rigolez aujourd’hui, mais sachez-le, la relève existe et elle sera plus dure ».

Oui, elle sera plus dure.

27/04/2007

JAMAIS RESPONSABLES, JAMAIS COUPABLES

medium_images.37.jpg« Ce n’est pas une défaite, c’est une absence de victoire » : ça s’appelle de la dialectique, ça ? Auquel cas les marxistes de l’entourage de Le Pen lui auront au moins servi à quelque chose. Mais poursuivons : « Elle est due à l’aveuglement des Français. Ils ont été abusés mais je leur prédis des lendemains qui déchantent ». Forcément, ça ne peut être que de la faute de ces stupides Français, toujours prêts à se laisser berner, pour rester polis. Ce serait de la faute de qui, sinon ?

« Nous avons gagné la bataille des idées, c’est une victoire idéologique, un acquis irréversible du FN ». Ca, c’est beau comme l’antique. Transformer une déculottée en victoire idéologique, il n’y a pas de doute, JMLP a bien profité des leçons de ses experts. Ce n’est plus « responsable, mais pas coupable », c’est, une fois de plus, « ni responsables, ni coupables ».

Cette réaction du président du Front national est en tout cas parfaitement révélatrice de l’état d’esprit qui prévaut au FN – et qui a toujours prévalu - et de ce que nous pouvons en espérer à l’avenir. C'est-à-dire, pas grand-chose. Car qu’attendre d’un mouvement qui ne sait pas reconnaître ses erreurs, même les plus manifestes, ni se remettre un tant soit peu en question ?

J’ai toujours pensé que Jean-Marie Le Pen avait raté une occasion historique au soir du premier tour en avril 2002. Ce soir-là, il avait l’occasion de se transcender, de passer enfin du statut de chef de clan à celui, véritablement, de chef de parti. Comment ?  En sifflant la fin de la récréation, en pardonnant publiquement sans arrière-pensée des offenses largement réciproques, et en rassemblant à nouveau  l’INTEGRALITE du camp dit « d’extrême-droite » derrière lui. Ce soir-là, il pouvait le faire et il aurait été suivi d’enthousiasme. S’il l’avait fait, il aurait initié une vraie dynamique qu’il avait ensuite cinq ans pour organiser de façon offensive. Mais voilà : il avait d’autres vues sur la boutique et il ne fallait surtout pas faire de courant d’air.

Il a donc continué à rejeter tous ceux qui n’avaient pas le doigt sur la couture du pantalon. Tous ceux qui, malgré tout, au long de ces années, ont continué à défendre leurs idées, tout en souffrant d’une double exclusion : celle du système, qui était normale, et celle du FN, qui était injuste et suicidaire pour tous. Résultat : au lieu de se développer, le FN s’est rétréci, étriqué, et le duo Jean-Marie-Marine a été perçu comme tel. Le qualifier, comme je l’ai entendu, de « laboratoire d’idées », c’est faire preuve d’un sens de l’humour particulièrement débridé. Franchement, si l’heure était à la rigolade, ce serait même à hululer de rire.

A quelque chose malheur est bon. Nous sommes à un tournant de notre combat et devons nous demander ce que nous voulons continuer à défendre en priorité : est-ce l’identité ? est-ce la république ? est-ce la nation ? est-ce l’Europe de la puissance ?

Nous devons aussi nous demander si l’avenir de nos idées passe obligatoirement par un mouvement qui, outre qu’il ne les partage pas forcément, ne semble toujours pas décidé à pratiquer l’ouverture et l’union. Ce qui serait préférable pour tout le monde. Mais, si ce n’est pas possible…

24/04/2007

VAUT-IL MIEUX ETRE DIABOLISE A 20% OU DEDIABOLISE A 10% ?

medium_images.33.jpgJe lis beaucoup depuis hier que la stratégie de dédiabolisation du FN voulue et menée par Marine Le Pen, directrice stratégique de la campagne de son père, a totalement échoué et a conduit le mouvement au score que l’on sait. A mon avis, c’est en réalité vrai et faux.

Certes, cette stratégie a échoué à produire des résultats satisfaisants pour le FN, c’est le moins que l’on puisse dire, mais elle a bel et bien réussi sur le fond : le discours du FN s’est trouvé effectivement dédiabolisé, pour la première fois, et a été présenté comme tel par les médias. Mais le résultat est particulièrement pervers pour les nationaux: c’est le système qui a tout naturellement récupéré la mise. Car les électeurs, face à deux discours relativement proches et tous deux dédiabolisés, ont  logiquement choisi l’efficacité. Vraie ou fausse, bien sûr. Là n’est pas la question, comme ils ne tarderont pas à s’en rendre compte.

Cela me conduit à me demander si le système n’a pas trouvé cette fois l’arme absolue pour réduire le FN comme un peau de chagrin, de l’intérieur puisqu’il n’y arrivait pas de l’extérieur. Et si cette arme absolue - si curieusement choyée par les médias -  qui va finir par offrir le FN sur un plateau au système, ne s’appelle pas Marine Le Pen.

09/02/2007

KARL MARX SERAIT-IL AUJOURD'HUI LEPENISTE?

medium_marx.jpgAutant il est sain pour un parti de souhaiter élargir et diversifier le nombre de ses électeurs, autant il est dangereux de se livrer pour cela à de grands écarts idéologiques et à des amalgames qui pour être dialectiques, n’en restent pas moins illisibles et même déplacés. En d’autres termes est-il judicieux de tenter de gagner de nouveaux électeurs si les anciens - comme la tentation monte de plus en plus au vu d’un certain nombre de faits - décident tout compte fait de s’abstenir un certain 22 avril prochain ?

Le texte suivant, que je trouve particulièrement pertinent, émane de Bernard Antony, directeur de la revue Reconquête.

« Karl Marx serait aujourd’hui lepéniste »!

Voilà, à en croire les informations du 6 février à 19h sur France-Inter, une affirmation de l’ancien militant et intellectuel communiste Alain Soral , le conseiller actuellement en vogue de Jean-Marie- Le Pen pour les élections présidentielles. Elle aurait été assortie de propos sur le fait que ce dernier pourrait rassembler en effet derrière lui les pauvres des H.L.M comme le parti communiste de jadis (sous entendu : le vrai, le grand, le pur)
Et c’est ainsi qu’en l’an de disgrâce 2007, c’est un conseiller de Le Pen qui refait le coup d’un Karl Marx somme toute du genre Armée du Salut.
Mon premier mouvement a été le haussement d’épaule et j’ai commenté pour ma chienne Praline qui me regardait, interrogative : n’importe quoi !

Et puis, très vite, une pulsion d’indignation, la pensée que l’on ne pouvait laisser passer une telle ineptie pour ce qu’elle recouvre, tout de même, d’explicite adhésion à l’un des plus gigantesques bourrages de crâne de l’histoire, de distillation, encore, du mensonge essentiel au cœur de la subversion communiste, à savoir que ce serait la générosité, le désir de justice (la charité, quoi!) qui seraient les principes de la pensée et de l’action du communisme marxiste.
Je ne connais pas Alain Soral . Des amis me le disent sympathique et je les crois volontiers, ils me demandent de comprendre les difficultés de son évolution idéologique et j’y suis prêt. Je combats pour des idées et non contre des personnes. Mais ce qui est affligeant c’est que Soral dispose tout de même de l’audience accordée, es-qualité, aux conseillers de Jean-Marie Le Pen.

Ce que sa déclaration révèle, en convergence avec d’autres propos, c’est que venant du parti communiste, il ne rompt avec le communisme mais seulement avec l’actuel parti bien décevant pour lui.
Alors, il se livre en quelque sorte à une manœuvre de transfert visant à impulser dans le Front National l’élan révolutionnaire qu’il ne trouve plus dans le parti de Marie Georges Buffet, la « dame-pipi » du siège du Colonel Fabien.
Ainsi, sous couvert du parti de Jean-Marie Le Pen, il continue, si on veut bien y réfléchir, à faire de la propagande marxiste.
En effet, affirmer que Marx serait lepéniste, ce n’est pas autre chose qu’un artifice de dialectique marxiste consistant à marxiser Le Pen ! Bravo camarade Soral !

Encore une fois, j’aurais pu mépriser, me contenter de penser que l’important c’était que Le Pen ne devienne pas marxiste et qu’il n’y a pas fondamentalement de danger pour cela, je le sais bien.
Mais l’évidence, c’est que pareille affirmation -ô certes pas déterminante pour l’avenir de l’humanité, prend néanmoins place dans une propagande toujours recommencée d’admiration pour Marx et de légitimation du marxisme qui nourrit sans cesse, sous différents masques, une subversion fondamentale dont la technique des dialecticiens consiste à détourner bien des causes et des valeurs à son usage.

Je ne doute pas un seul instant que Le Pen se contrefiche absolument des propos de Soral. Verba volent. Mais, je le connais. Après tout se dit-il, si l’on fait voter Karl Marx en ma faveur, c’est toujours bon à prendre. On a déjà tellement fait voter les morts !
Le malheur c’est que la charogne de ce mort là, avec celle de son fils « spirituel » Lénine, n’en finit pas d’empester.
Car Karl Marx (Soral le sait bien!) ne pensait pas, n’agissait pas, vraiment pas, pour la cause des pauvres.

Son ami Engels, proclamait : « Dans le prolétariat, ce qui nous intéresse, ce n’est pas qu’il est pauvre, c’est qu’il est une force ».
Et au bureau politique du parti communiste cher à Soral, le redoutable Jacques Duclos sous son air jovial, notait dans son célèbre cahier :
« problème : ouvriers parisiens de la métallurgie trop payés » !
Cela rendait en effet plus difficile la mobilisation communiste de Billancourt.

C’est cela le marxisme : l’utilisation cynique, odieuse, des pauvres pour la manœuvre révolutionnaire, pour une révolution sans morale, sans valeur, sans finalité autre que le pouvoir pour le pouvoir ; cette « révolution grande dévoreuse d’hommes » comme le disait l’ignoble Trotski faisant fusiller les marins de Cronstadt et n’imaginant pas qu’il serait lui aussi- et tant mieux – dévoré, son crâne de grand exterminateur fendu par un coup de piolet stalinien asséné par son secrétaire de toute confiance…

Mais camarade Soral, monsieur Le Pen, puisque l’occasion nous en est imposée, rappelons tout de même ce qu’était ce Karl Marx, ce lepéniste du XIXème siècle. Oh bien sûr, qu’il en dit et écrit des choses, ce gros prophète à la barbe sale qui, selon tous les témoins exhalait des odeurs de mauvaise charcuterie anglaise ou germanique, et dont les furoncles pustulaient à n’en plus finir ; qui après avoir engrossé sa servante, mais très avide de respectabilité bourgeoise, demandait à Engels de reconnaître le bébé comme le sien. Sa douce épouse, il est vrai, ne badinait pas sur la morale.

Mais plus personne, ne lit aujourd’hui sa lourde philosophie, ce conglomérat de matérialisme à la Feuerbach et de dialectique hégélienne au profit d’une substitution athée du messianisme talmudique. De cette pesante pensée, tous les intellos gauchos, cocos, maos, les Glucksman, les Finkelkrat, les Lévy, ceux qui s’autoproclamèrent « les nouveaux philosophes », finirent par s’émanciper, préférant finalement « avoir raison avec Aron que tort avec Sartre ».

Alors que conserver de lui ? Son antisémitisme ? On espère que non. A sa décharge, dans la ligne voltairienne il n’était pas le seul, ils étaient presque tous antisémites à gauche, comme le rappelle Zeev Sternhell, de Chirac (Auguste) à Tridon, à Toussenel, à Proudhon, à Blanqui, aussi antisémites qu’anti chrétiens.
Marx, un « Juif de la haine de soi » ? Comme disent aujourd’hui les psychanalystes freudiens préposés à la traque de l’inconscient antisémite comme madame Roudinesco -néanmoins toujours marxiste, car les ressources de la dialectique sont inépuisables.

Etonnant Karl Marx! Dans sa jeunesse, dévot de la vierge Marie, dans sa vieillesse faisant des poèmes à Satan. Et maintenant, d’outre-tombe, par l’opération de l’esprit de Soral, devenant lepéniste !
Mais le Karl Marx le plus connu, le Karl Marx des cocos, le Karl Marx des bolchos, c’est celui du Manifeste du Parti Communiste.
C’est celui-là, sans doute, que le camarade Soral transforme en proto-lepeniste (et donc Le Pen en néo-marxiste).

Ce Marx là, que dit-il dans son texte emblématique ?
Que « la bourgeoisie est la grande classe révolutionnaire de l’histoire » mais qu’elle va devoir céder la place au prolétariat qui va l’anéantir, établir sa dictature, avant de fermer, l’histoire avec l’avènement radieux de la société sans classe du paradis communiste. Quant aux autres classes, « les classes moyennes, le petit industriel, le petit marchand, l’artisan, le paysan…elles cherchent à faire tourner à l’envers la roue de l’histoire ».

Et voici comment parle celui que l’on veut faire passer pour un petit frère des pauvres, des classes les plus démunies : « racaille en haillons, pourriture inerte des couches les plus basses de l’ancienne société ».

La haine de Karl Marx à l’égard notamment des paysans était obsessionnelle, terrifiante, satanique en effet. Elle contenait en germe l’extermination lénino- trotskiste de dizaines de millions d’hommes éliminés non pas pour ce qu’ils faisaient mais pour ce qu'ils étaient. De même qu’Hitler exterminait les Juifs pour le seul fait qu’ils étaient juifs, les communistes exterminaient les koulaks pour le seul fait qu’ils étaient des koulaks.

Voilà ce dont, depuis des années, et des années, ont témoigné les militants de l’anti communisme, vilipendés, injuriés, persécutés, écrasés souvent mais ayant toujours pour honneur de rappeler l’immense martyrologe des plus de cent millions de morts de la logique marxiste. C’est pour eux que Jean-Marie Le Pen eut un jour le geste admirable d’une minute de silence au cœur d’une grande émission de télévision. Ce soir là, il me fit venir les larmes aux yeux.

J’aimais ce Le Pen là qui faisait remonter la voix des morts oubliés des charniers de toutes les loubianka kagebistes, des fosses communes immenses recouvertes de neige, des camps d’extermination de la presqu’île de la Kolyma et des chantiers du canal de la Mer Blanche, et de ceux des famines d’Ukraine, et de ceux expirant sous les tortures des bourreaux de Pol Pot, d’Enver Hodja et de Caucescu.

Je pense aujourd’hui à Jean-Marie Le Pen. Est-il possible que le conseiller principal qu’il a choisi puisse lui faire accepter d’en appeler ainsi à Karl Marx pour rallier les suffrages des pauvres ? Après tout lui diront certains, « il faut ratisser large », même avec un vieux râteau rouillé.

J’aurais pu bien sûr me contenter de prophétiser sans peine que la récupération de Marx ne rapportera pas une seule voix.
Mais au-delà de calculs électoralistes, mauvais de surcroît, je tenais à exprimer que c’est une mauvaise action que de participer à l’actuelle tentative de retour à l’idéologie marxiste alors que de la Chine à Cuba, le communisme toujours encore, asservit et tue."