Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/10/2007

QUE SONT DEVENUS LES REVOLUTIONNAIRES ? PLUTOT BIEN RECASES, EN FRANCE !

Je vais reparler de télévision car une émission proposée hier soir sur LCP/Public Sénat, chaîne dirigée par Jean-Pierre Elkabbach, m’a fortement attirée. Je ne l’ai pas regardée, je le précise tout de suite, mais c’était parfaitement inutile. Sujet et invités étaient en concordance parfaite et il n’y avait vraiment aucune surprise à attendre.

Son titre: Où, quand, comment ? L’histoire, sous-titrée Que sont devenus les révolutionnaires ?

Et trois invités : Alain Krivine, Alain-Gérard Slama, Michael Löwy.

Eux seuls. Difficile dans ces conditions de ne pas conclure que la révolution serait donc bel et bien en quelque sorte une « spécialité » juive et que certains sont de ce fait nettement plus habilités que d’autres pour en parler. Notez que je m’en doutais un peu  – ce ne sont pas les exemples tirés de la révolution bolchevique qui manquent, nous sommes bien placés pour le savoir - mais en voilà  une démonstration supplémentaire,  qui arrive tout à fait à propos.

C’est que le Yiddishland révolutionnaire n’est pas une invention d’antisémite patenté. D’ailleurs, dans les années 70, une blague faisait bien rigoler à la LCR : «Pourquoi ne parle-t-on pas yiddish au bureau politique de la Ligue communiste? Parce que Bensaïd est séfarade! »

Ce qui n’empêchait pas Alain Krivine – premier invité hier soir - de déclarer : «Moi, le milieu juif ne m'a rien apporté pour ce qui est de la politique. Mais, pour beaucoup, c'est un fait central. Jean-Charles Michaloux, Henri Weber... beaucoup sont passés par l'Hachomer Hatzaïr, qui a façonné une bonne partie de l'extrême gauche française. Lutte ouvrière ne se comprend pas sans cela. Michel Rodinson, le fils de Maxime, directeur de la publication de LO, en vient aussi. Depuis les années 60, LO y faisait de l'entrisme et recrutait en force. L'Hachomer avait une dimension militaire qui, je m'en souviens, fascinait les jeunes. Dans les camps, il y avait le salut au drapeau, des officiers venant de kibboutzim encadraient les jeunes et leur apprenaient les principes de l'organisation paramilitaire... » Je précise que l'Hachomer Hatzaïr, « la jeune garde », est une organisation de scouts sionistes de gauche.

Et les choses n’ont pas dû changer depuis car Alain Krivine, qui avait reçu une volée de bois vert de la part de Roger Cukiermann, alors président du CRIF, en raison de ses propos sur Israël, s’en était plaint en ces termes : « De là à nous traiter de « rouges-bruns » ou d’antisémites, il y a un pas que seuls certains dirigeants de la communauté juive ont osé franchir (…) Se défendre face à de telles attaques, c’est absurde, c’est du délire. Surtout quand on connaît le nombre de juifs dans le bureau politique de la Ligue ».

Deuxième invité : Michael Löwy, né au Brésil de parents juifs viennois, directeur de recherche au CNRS et auteur de nombreux livres, dont Rédemption et Utopie, le judaïsme libertaire en Europe centrale – Une étude d’affinité élective. (Par libertaire, il faut comprendre « anarchiste »).

Dans une critique de cet ouvrage, Daniel Colson écrivait ceci : « L’importance numérique des militants d’origine juive dans l’histoire du mouvement libertaire n’est pas seulement due aux circonstances ou aux intérêts de classe. M. Löwy montre qu’il s’agit, de façon beaucoup plus profonde, d’une véritable "affinité élective", entre l’anarchisme naissant et l’extraordinaire vitalité culturelle et sociale que connaissent au même moment les communautés juives d’"Europe centrale". La précision géographique est importante. Il ne s’agit pas de n’importe quel foyer culturel juif. Alors que le judaïsme occidental (en France et en Angleterre plus particulièrement), mieux intégré dans des révolutions bourgeoises plus anciennes, participe d’une conception républicaine et rationaliste du monde (à l’exception notable de Bernard Lazare),  l’Europe Centrale, sous influence germanique, voit fleurir un fort courant de pensée que, faute de mieux, M. Löwy qualifie de "messianisme historique". Pendant plus de cinquante ans il y aurait eu une rencontre entre la pensée juive de cette aire culturelle et l’aspiration libertaire à une transformation radicale de la société, plus particulièrement à travers son expression "anarcho-syndicaliste", avec l’idée de "grève générale" insurrectionnelle et révolutionnaire, le "grand soir" qui a si longtemps hanté l’imaginaire ouvrier, en particulier dans les pays latins ».

Troisième invité : Alain-Gérard Slama, professeur d'histoire des idées politiques et maître de conférence en droit et en littérature à l'Institut d'études politiques de Paris. Egalement journaliste, éditorialiste au Figaro, chroniqueur du magazine Le Point et sur France Culture. Il est catalogué « à droite », mot désormais dépourvu de toute signification politique, nous le savons bien. Dans son dernier ouvrage, traitant de l’identité, Le siècle de Monsieur Pétain, il a écrit ces fortes pensées :

« Ceux qui, dans notre pays, refusent de voir que les intégristes de l’UOIF ne feront, tôt ou tard, qu’une bouchée des modérés au sein du Conseil français du culte musulman ; ceux qui croient possible de réussir l’intégration de croyants et de nostalgiques d’un autre âge au prix de la mise en place de discriminations positives et d’une révision de la loi de séparation de 1905 destinée à assouplir la règle selon laquelle l’État ne subventionne et ne salarie aucun culte devraient y réfléchir : le fondamentalisme n’est pas soluble dans le multiculturalisme. La vigilance d’un État rationnel laïc, impartial, veillant à l’égalité de tous devant la loi, mais aussi garant intraitable de la neutralité de l’espace public - ce qui exclut qu’il soit neutre face à l’intolérance - est devenue non seulement une exigence de liberté, mais, pour nos fragiles sociétés, une condition de vie ou de mort ».

Voilà ce qu’il écrit aujourd’hui, alors que l’incendie flambe à tous les étages de la maison. Je ne me souviens pourtant pas d’avoir entendu Monsieur Slama s’opposer – tout comme Finkielkraut et bien d’autres – à la LICRA et consorts au cours de toutes ces années où ces organisations dites « antiracistes » faisaient entrer par tous les moyens possibles une immigration de masse dans notre pays et prônaient un droit à la différence qui a précisément abouti à la situation que nous connaissons. Le tout avec la bénédiction des pseudo « intellectuels » .

Mais il est vrai, et cette émission est bien éclairante aussi sur ce point, que dans ce pays, certains ont le droit de parler et d’autres pas. Toujours et éternellement les mêmes, d’ailleurs. Même les « débats » ou plutôt la parodie qui en tient lieu, se déroulent strictement à l’intérieur du même cercle de ceux qui « savent » tout sur tout. 

En fait, c’est Alain Krivine qui a été invité cette fois. Mais certains de ses copains de mai 68 auraient tout aussi bien convenu  : Alain Geismar le maoïste par exemple, aujourd’hui inspecteur général de l’éducation nationale (eh oui !). Ou Daniel Cohn-Bendit, devenu notable européen.

07/04/2007

ELOIGNEZ LES ENFANTS DE LA TELEVISION !

medium_images.12.jpgJe regarde peu la télévision, mais je lis soigneusement tous les programmes. C’est essentiellement par là qu’est  quotidiennement déversé le poison destiné à embrouiller les cervelles fatiguées le soir, à faire voler en éclats les repères moraux, à formater les esprits, ou ce qu’il en reste. Car ce qui est dit et vu à la télé reste parole d’évangile pour beaucoup de gens.

Les comportements les plus déviants, les plus contraires à la morale, à la pudeur, ou à la décence - mots incongrus dans notre pays - apparaissent banalisés dès lors qu’ils sont mis en scène à une heure de grande écoute. Oh bien sûr, ils ont l’air d’être condamnés. Dans un premier temps. Mais l’essentiel est que la brèche soit ouverte.

Donc hier soir, pour la première fois, j’ai vu apparaître la zoophilie sur France 2, à 20h50, dans P.J.. Celle-là, on ne nous l’avait pas encore faite, ça manquait au palmarès de l’ignoble. Résumé de l’épisode du jour: « Venue au commissariat pour porter plainte, une belle jeune femme, Valérie, accuse un certain Satis d’avoir abusé d’elle en l’obligeant à visionner une vidéo zoophile. Etc, etc ».

La série policière P.J. est, paraît-il, très regardée. Normal, son site indique qu’elle est proche du quotidien des Français (si c’est vrai, je les plains encore davantage), et puis, elle montre une formidable équipe qui lutte pour imposer les valeurs de solidarité et le dialogue social (toujours d'après son site). Et croyez-moi, il en faut, des tonnes de solidarité et de dialogue social, pour faire éclater tous les misérables carcans moraux qui enserrent encore nos compatriotes et qui persistent à fausser leur jugement. Ce n’est pas de la tarte de faire évoluer cette France moisie.

On est donc peu à peu passé des rackets, cambriolages, meurtres et autres viols  - la délinquance de papa, d’une banalité à faire pleurer - à des sujets autrement plus actuels: drogue, homosexualité en tous genres, immigrés clandestins de toutes les couleurs, pédophilie sous toutes les coutures, etc. Nous voici maintenant arrivés à la zoophilie. Avant la fin de l’année, en bonne logique, on devrait avoir droit à la nécrophilie.

Une devinette à présent : qui a créé pour France 2 la série P.J. ? Allez,  je vous donne un indice : c’est lui aussi qui, depuis juin 2006, est co-président de l’UGS, l’Union-Guilde des Scénaristes. Vous ne voyez pas ? Il s’appelle Frédéric Krivine.  Il n’est pas tout seul. Il existe une seconde organisation de scénaristes. Elle s’appelle le Club des Auteurs et elle est présidée par Alain Krief.