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23/02/2010

BIEN LA PEINE DE SE PRECIPITER AU DINER DU CRIF ….

Satisfaire Israël n’est pas une sinécure. Seules sont agréées comme autant de tributs allant de soi les allégeances peines et entières à tout ce que dit et fait l’Etat hébreu. Sinon, gare. L’ire cette fois provient des propos de Kouchner. Pourtant, si l’on se souvient bien, Kouchner n’était-il pas en 2007 le chouchou du CRIF, qui s’était employé, avec succès, à éliminer de la liste des partants au poste de ministre des affaires étrangères Hubert Védrine, jugé trop « pro-arabe » ? C’était bien la peine… Encore un antisémite, ce Kouchner, finalement. Et les vieux griefs de ressurgir aussitôt ….

 

 

« Israël, furieux des déclarations de Kouchner, ignore officiellement la France

 

 

Israël ne saurait être plus clair: furieux des déclarations faites il y a 2 jours par le Ministre Français des Affaires Etrangères, l’Etat Hébreu décide officiellement de mettre à l’amende la diplomatie française. “Une diplomatie qui à les mêmes allures que celle prônée à l’époque par Jacques Chirac. Une diplomatie pro-arabe. Une diplomatie ou l’on critique Israël à tout va. Nous faisons tous des erreurs, Israël en fait. Les USA en font. Le Brésil en fait. Mais que Kouchner soit aussi agressif envers Israël est le signe très clair que nos relations diplomatiques sont particulièrement tendues. Et ce n’est pas une erreur de Kouchner, c’est toute sa pensée politique qui est déviante”. Cela à le mérite d’être clair. C’est un diplomate israélien qui le déclare à JSSNews ce matin sous couvert d’anonymat.

 

 

Le ministre de la défense israélien, Ehoud Barak, a d’ailleurs annulé sa visite prévue aujourd’hui à Paris. Il devait faire escale au Quai d’Orsay mais a décidé d’annuler son rendez-vous avec Bernard Kouchner. “Barak partira directement aux Etats-Unis sans faire escale à Paris” est l’annonce faite par l’ambassade d’Israël à Paris. Ils rajoutent “problème d’agenda”. Mais il n’y aurait pas de problème d’agenda avec un pays ami.

 

 

On se souvient d’ailleurs qu’il y a plusieurs semaines, Kouchner avait dû annuler un voyage en Israël : l’Etat Hébreu refusant alors de recevoir un homme qui ne leur veut que du mal. On se souvient que la France n’a pas voté contre le texte antisémite proposé par le juge sud-africain (Goldstone) et qu’en fin de semaine la France réclamait la “reconnaissance immédiate de la Palestine” alors que la Palestine n’est pas un Etat. Ce qu’il y a de plus honteux dans cette déclaration est que la France semble ne pas se soucier du fait que “la Palestine” ne reconnaît toujours pas Israël. Soit pas du tout. Soit pas en tant qu’état juif. Dans les deux cas, c’est la négation de l’autre. Comment vouloir annoncer la création d’un état qui, même sans l’être, nie déjà à l’autre le droit d’exister ?

 

 

Pour le diplomate joint par téléphone, les choses sont claires : “Sarkozy joue un double jeu. Il se dit ami d’Israël et charge Kouchner de donner les mauvaises nouvelles. C’est de la politique certes, mais un ami n’agit pas ainsi. La France doit prendre conscience de ses erreurs. La France qui dit vouloir jouer un rôle plus grand dans le conflit ne pourra jamais rien faire si elle continue ainsi. Même Medvedev peut faire mieux. Peut-être même que le Dalaï-Lama aurait plus d’influence que Kouchner s’il n’était pas écrasé par la Chine”.

 

 

Au moins les choses sont claires. »

 

 

Source : http://www.juif.org/go-blogs-22000.php  

24/11/2008

PAUVRE OBAMA !

La magnifique victoire d’Obama – pensez donc, un type qui n’est élu au niveau national que  depuis quatre ans et se retrouve président des Etats-Unis, quel talent ! – donne des envies, et des idées, à d’autres. Pour qui douterait encore des liens particulièrement étroits qui unissent les States et Israël, voici de nouveaux exemples de collaborations fructueuses pour les deux parties : deux stratèges ayant brillamment œuvré à l’élection d’Obama ont fait le voyage de Tel Aviv pour assister le dirigeant du Likoud, Netanyahou, dans sa campagne. Il s’agit de Bill Knapp et de Josh Isay, chargés de mettre sur pied une stratégie gagnante. Ces deux spécialistes ont par le passé déjà mis leurs talents au service du sénateur du Connecticut, Joe Lieberman ainsi qu’à celui de bien d’autres politiciens américains, comme Michael Bloomberg ou Charles Schumer. Un autre parti de gauche, un nouveau, a recruté, lui, deux conseillers de McCain : David Fenton et Tom Mazzei, des spécialistes d’Internet.

 

Gagner, c’est bien. Mais le plus dur reste à faire. Obama va avoir besoin de tout son extraordinaire savoir-faire pour se sortir du guêpier moyen-oriental où il est attendu de pied ferme. Et sans délai. Même Kouchner s’en mêle, c’est tout dire. Il a tenu à avertir Obama « du danger potentiel que représenteraient des négociations directes avec l’Iran ».

 

C’est vrai, ça, des fois que ce néophyte irait se mettre en tête de discuter directement avec les Iraniens, comme il l’avait inconsidérément suggéré … Il est donc du devoir du bon docteur Kouchner – qui « assure » la diplomatie européenne jusqu’au 1er janvier 2009, vivement qu’on y soit ! – de veiller à ce que des démarches intempestives n’aillent pas se mettre en travers de projets déjà décidés. Il a donc exprimé sa vive inquiétude en ces termes: « Nous devons nous tenir à distance de toute forme de dialogue qui pourrait briser non seulement l’unité de l’occident mais également des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU (Russie, France, Royaume-Uni, Russie, Chine). »  Prions le Ciel qu’Obama n’aille pas briser « l’unité de l’occident ». Ce serait vraiment dommage.

 

Il faut reconnaître qu’il est bien encadré, Obama, et que ça devrait l’empêcher de faire trop de bêtises. Pendant la campagne pour l’investiture, la douce Hillary n’avait pas mâché ses mots, qualifiant de « totalement irresponsable et franchement naïve » l’idée obamienne d’aller discuter avec les dirigeants de pays hostiles comme l’Iran, la Syrie et Cuba.

Il ne faut pas discuter. Jamais. C’est beaucoup trop dangereux. Il faut cogner. C’est ça, la démocratie, mais il y en a qui ne comprennent jamais rien à rien.

 

Donc, Obama va avoir de quoi passer des nuits blanches et son beau sourire risque de fatiguer assez vite. Car les arabes ressortent un vieux plan de paix qui avait été proposé par l’Arabie saoudite en 2002 et soutenu à l’époque par la Ligue arabe. Ce plan demandait pour clore définitivement le conflit, qu’Israël se retire à l’intérieur de ses frontières d’avant 1967 et accepte le retour des réfugiés palestiniens. Il s’était heurté à un refus net de Sharon. En 2007, les arabes avaient assoupli leur position sur les réfugiés. Et voilà que le plan saoudien ressurgit.

 

Au hasard d’un commentaire sur Guysen à propos de ce plan, je relève ceci, assez instructif : « N’oublions pas que Barack s’appelle aussi Hussein et que, pour la première fois de l’histoire, le lobby juif n’a pas réussi à imposer son candidat, McCain évidemment, ce qui représente une défaite lourde de sens. (…) Israël a largement de quoi s’inquiéter pour l’avenir, les années de vaches maigres commencent bel et bien ! »

 

Wait and see …

 

http://www.guysen.com/articles.php?sid=8508&titre=B-O...  

http://www.guysen.com/articles.php?sid=8518&titre=B-K...

17/09/2008

LES ROMS – EDVIGE – KOUCHNER – SOROS : ON AGITE ET CA FAIT UN DROLE DE COCKTAIL

roms.jpgLes Italiens veulent, paraît-il, « ficher » les Roms dans leur pays, ce qui a déclenché un beau scandale. Au départ, la Commission européenne n’y avait rien trouvé à redire, mais devant la levée de boucliers, il y a de fortes chances qu’elle retourne sa veste d’ici peu.

 

Je ne prendrai pas parti dans cette controverse car je ne connais pas suffisamment le sujet. Les Italiens ont sans doute de bonnes raisons pour agir ainsi.

Ce que je trouve un peu fort, c’est la réaction en forme de houtspah du ministre des affaires étrangères. Dans une grande envolée de vertu, Bernard Kouchner a osé déclarer à propos de cette affaire :  « Nous devons faire la preuve que les valeurs que nous défendons à l'extérieur sont vivantes chez nous et que nous sommes exemplaires en la matière ».

Outre qu’on en a plus que marre d’être « exemplaires », il ne s’est trouvé personne pour lui conseiller de commencer par balayer devant sa porte ? Le fichier Edvige, il en a entendu parler ? Justement, qu’est-ce qu’elle en dit, la Commission européenne, du fichier Edvige ? On lui a demandé son avis ? C’est compatible, le fichier Edvige, avec le droit communautaire ?

Parce qu’il faut bien reconnaître que les Italiens sont des bricoleurs à la petite semaine à côté de ce qui se concocte ici. Plus c’est gros, mieux ça passe. Sous le doux nom d’Edvige – Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale – ce n’est pas seulement une minorité éventuellement turbulente qui est dans le collimateur. C’est carrément le flicage potentiel de tous les Français: appartenance ethnique, opinions politiques, religieuses, affiliations syndicales, associatives, etc, tout sera passé à la moulinette. Et à partir de l’âge de treize ans !

Drôle de façon de les défendre, ces valeurs, qui nous rendent si « exemplaires ».

Jacques Barrot, le commissaire français chargé de la Justice et des Libertés (avec des majuscules, s’il vous plaît) a lui aussi vertueusement mis en garde le gouvernement italien contre toute pratique « incompatible avec le droit communautaire ». "Nous avons fait savoir que nous n'accepterions aucun recensement sur une base ethnique ou religieuse ».

On l’a connu nettement moins péremptoire et beaucoup plus discret à propos du fichier Sarkozy.

 

soros.jpgComme ce sont toujours les mêmes qui ont le droit de parler, on retrouve bizarrement le financier milliardaire américain George Soros dans cette histoire de Roms. On peut se demander a priori en quoi ça le regarde. Toujours est-il qu’il s’est fait leur ardent défenseur: "Je suis sérieusement préoccupé par le fichage des Roms en Italie. Je crains que cela ne devienne une norme de facto dans l'Union européenne. (…) Le fichage ethnique devrait être illégal et j'espère que la Cour européenne de Justice établira ce fait", a-t-il déclaré.

Je me demande ce que cache cette étrange sollicitude. La dépêche AFP qui relatait cette conférence sur les Roms à Bruxelles, tenue hier, se terminait par ces mots : « Les Roms, peuple sans Etat, seraient quelque 10 millions en Europe et constituent la plus grande minorité ethnique de l'UE ».

Les peuples sans Etat, c’est inquiétant. Ca peut mal se terminer. J’avais cru comprendre que les Roms étaient des nomades, des « gens du voyage » et qu’ils étaient très fiers de l'être. Je me demande s’ils ne sont pas en train de changer d’avis. Ou bien s’ils n’y sont pas très  fortement poussés… Dans quel but ?

20/05/2007

CA NE VA PAS TARDER A TANGUER !

Revenons sur la nomination de Bernard Kouchner au poste de ministre des affaires étrangères,  car elle est à elle seule emblématique de l’extraordinaire décalage qui existe entre le personnage qui se trouve à présent à la tête de l’Etat, et les aspirations de ceux qui l’y ont placé.  

medium_kou.jpgmedium_p90_sarko_sderot.jpgQu’on se souvienne que Sarkozy candidat voulait balayer – au karcher -  les restes de mai 68 et pourfendait, en paroles, la dictature du « droit de l’hommisme »  qui a fait tant de ravages chez nous. Vaste rigolade ! Sarkozy président installe à un poste-clé, au quai d’Orsay, un gauchiste pilier de mai 68, droit de l’hommiste convaincu et agissant.

C’est que bien d’autres solidarités sont en jeu, et de bien plus importantes, que le quidam de base n’a pas à connaître. Qu’il vote bien, c’est tout ce qu’on lui demande. Maintenant, les choses sérieuses commencent. Il s’agit d’envoyer un signal fort en direction des Etats-Unis et d’Israël, et de les rassurer. La France suivra. L’un des rarissimes « responsables » politiques français à avoir approuvé à l’époque l’intervention américaine en Irak au nom des « droits de l’homme » !!!  était justement notre nouveau ministre des affaires étrangères. Cela promet des lendemains qui font froid dans le dos. Suivez mon regard du côté de l’Iran, qui n’a qu’à bien se tenir… Ajoutons à cela, afin que le portait soit complet, qu’il n’a jamais raté une occasion de se déclarer en faveur de l’entrée de la Turquie dans la généreuse famille européenne… Bref, alignés au doigt et à l’œil sur les Etats-Unis et Israël comme ils le sont l’un et l’autre, j’ai l’impression que les Français, qui n’ont pas voté pour ce résultat,  mais pour autre chose, vont avoir du mal à suivre le convoi bien longtemps.

D’ailleurs, les réactions à cette nomination sont bien révélatrices. Celle des arabes, d’abord :

« Pour les pays arabes, l’élection de Nicolas Sarkozy constituait déjà une mauvaise nouvelle. Proaméricain, le nouveau président français a régulièrement soutenu le gouvernement israélien contre ses voisins arabes, suscitant de sérieuses appréhensions sur les nouvelles orientations de la politique étrangère de Paris. Signe de cette méfiance : plusieurs dirigeants arabes, à leur tête le roi Abdallah d’Arabie Saoudite, n’ont pas félicité Nicolas Sarkozy après son élection. Les autres dirigeants l’ont fait, mais souvent via des messages empreints de froideur.

Les craintes des Arabes devraient se confirmer ce vendredi, avec l’annonce du nouveau gouvernement français. Sauf surprise de dernière minute, c’est le « socialiste » Bernard Kouchner qui sera nommé au poste de ministre des Affaires étrangères, au nom de la démarche d’ouverture mise en place par le nouveau président élu. Pour les pays arabes, ce choix constitue une vraie mauvaise nouvelle. Car, l’homme cumule au moins trois défauts majeurs. En 2003, il fut l’un des rares hommes politiques français à avoir soutenu et défendu publiquement la guerre en Irak.  Un choix qu’il assume encore aujourd’hui, malgré les résultats catastrophiques de l’intervention américaine dans ce pays. Deuxième défaut : tout au long de sa carrière politique, Bernard Kouchner s’est rangé derrière les gouvernements israéliens. L’homme, engagé sur de nombreux dossiers humanitaires à travers le monde, n’a presque jamais eu un seul mot de compassion pour les nombreuses victimes palestiniennes dans les Territoires occupés.(…)

Enfin, et c’est sans doute ce qui va gêner le plus de nombreux dirigeants arabes, le futur chef de la diplomatie française est l’un des principaux promoteurs du très controversé droit d’ingérence humanitaire, souvent appliqué selon des critères contestés y compris par l’Organisation des Nations Unies elle-même. (….)  Or, le nouveau ministre connaît très peu le monde arabe où il ne dispose pas de relais capables de lui faciliter la tâche dans des négociations sur des dossiers souvent complexes. Les Libyens qui se sont rapprochés récemment des Américains n’apprécieraient pas en effet des ultimatum ou des menaces en provenance de la France qu’ils considèrent d’ailleurs comme un « petit pays ». Et la Ligue arabe, dont le Soudan est membre, ne risque pas d’apprécier une action militaire soutenue par Paris au Darfour. »

Bref, bien des ennuis en perspective. Ah, s’il ne s’agissait que de transporter des sacs de riz, la vie de ministre serait un champ de roses !

La réaction des Israéliens est la suivante. Volontairement retenue, on voit cependant se dessiner un subtil cahier des charges pour qui sait lire entre les lignes …

« Préparé par des ambassadeurs d’exception tels que Gérard Araud ou Nissim Zvili, le « dégel » des relations franco-israéliennes a permis le redéploiement d’une ambition commune que Jean-Michel Casa et Daniel Shek nourrissent aujourd’hui en France comme en Israël grâce à des projets concrets, une volonté d’œuvrer ensemble, une passion intacte pour la paix et le « mieux vivre ensemble ». L’agence de presse Guysen Israël News est le premier témoin des efforts produits à Paris comme à Jérusalem. Saluons de ce point de vue la volonté exprimée par Nicolas Sarkozy de regarder la Méditerranée en face, de voir prochainement Israël entrer dans la Francophonie, la prochaine inauguration du centre culturel français de Tel Aviv ou l’ambition de la Fondation France-Israël que préside Jacques Hutzinger, et le rôle non moins déterminant des principaux leaders de la communauté juive de France qui agissent aussi bien au titre de la défense des Juifs que de celle de la République.

La nomination très prochaine de Bernard Kouchner au poste de Ministre des Affaires Etrangères, « droit de l’hommiste » convaincu et pour lequel l’action diplomatique prime sur les déclarations de principe, est à priori rassurante. Car la presse israélienne n’avait pas caché son étonnement face à l’hypothèse de nommer un Hubert Védrine qui n’avait pas laissé de souvenirs particulièrement bons aux Israéliens.

Dans les couloirs des ministères à Jérusalem, comme dans les rédactions des grands journaux israéliens, l’élite politique et médiatique israélienne s’interroge : les paroles de Nicolas Sarkozy seront-elles d’improbables promesses ? Quelle surprise la nouvelle ère républicaine française réservera-t-elle à Israël ? Le fait de se déclarer « ami » d’Israël influencera-t-il son engagement pour une cause qui nous est chère, la sécurité d’Israël et la paix « en Méditerranée » ? ».

Sources : www.oumma.com   /  www.guysen.com      

19/05/2007

ILS NE VOULAIENT PLUS DE LA GAUCHE, ET QU’EST-CE QU’ILS ONT ?

Le nouveau gouvernement apporte la preuve éclatante de ce que nous affirmons à longueur de temps, à savoir qu’un système dirige totalement la France et qu’à l’intérieur de ce système, droite et gauche sont parfaitement interchangeables. Ou, pour être plus précis, ne se démarquent – car il faut bien entretenir l’illusion aux yeux des naïfs Français – que sur des points mineurs qui ne menacent nullement l’équilibre de l’ensemble.

Comme on pouvait s’y attendre, la pseudo ouverture ne concerne donc exclusivement QUE des gens déjà bien installés dans le système, et dont un bon paquet a déjà eu l’occasion de faire amplement ses « preuves » auparavant.

C’est qu’il a quand même fallu caser les amis de Fillon, de Raffarin, les sortants de Chirac et les chevaux de retour style Juppé. Voilà pour la « rupture », elle s’annonce très bien.

medium_images.62.jpgJ’ai gardé Bernard Kouchner pour la bonne bouche car il est franchement emblématique à bien des égards du nouveau pouvoir. Pour vous rafraîchir la mémoire au sujet de ce virtuose des médias, de ce jeteur de poudre aux yeux, je vous suggère de relire – ou de lire – le bouquin qu’il a co-écrit avec son compère Daniel Cohn-Bendit, Quand tu seras président…, bouquin né de leur « vieille amitié gauchiste », qui remonte à mai 68, lorsque Bernard appartenait au bureau national de l’union des étudiants communistes et Daniel enflammait les barricades…. C’était le bon temps !

C’était aussi la belle époque où Dany le Rouge défendait la pédophilie et où, pour ne pas être en reste,  Bernard signait, en 1977, avec toute l’intelligentsia de gauche (la liste complète vaut le détour) une pétition s’indignant à la perspective que trois pédophiles avérés soient condamnés à une grave peine de réclusion criminelle, car : « Nous considérons qu’il y a une disproportion manifeste (…) d’autre part, entre le caractère désuet de la loi et la réalité quotidienne d’une société qui tend à reconnaître chez les enfants et les adolescents l’existence d’une vie sexuelle (si une fille de treize ans a droit à la pilule, c’est pour quoi faire ?) »

Ce qui ne l’a pas empêché d’être plus tard ministre de la santé. Au passage, je vous signale que Martin Hirsch, « nouveau » commissaire à la pauvreté, a été son chef de cabinet à cette époque-là. Le monde est petit. Lorsque Bernard s’est retrouvé au chômage, n’ayant jamais réussi à se faire élire député, il a créé une société de conseil, BK Conseil, et là, il a fait fort :

medium_images.63.jpgIl est allé en Birmanie – oh, pas longtemps, juste du 25 au 29 mars 2003 – pour sortir le pétrolier Total du pétrin. L’entreprise était accusée d’avoir fait travailler gratuitement des Birmans sur certains chantiers, sous la menace de l’armée birmane. Cela s’appelle de l’esclavage. Des plaintes avaient été déposées. Bernard Kouchner, à la demande d’un des avocats de Total, Jean Veil - le fils de Simone - va voler à leur secours. Pour la modique somme de 25 000 euros, sans les frais, il va pondre un rapport de 19 pages dédouanant totalement Total. Ce qui n’empêchera pas Total, pour éviter des procès très embarrassants, de dédommager un certain nombre de plaignants. Preuve que l’entreprise n’avait pas la conscience tranquille.

Bernard n’avait du reste pas besoin de rester longtemps en Birmanie, car il disposait d’excellentes sources pour rédiger son rapport : l’International Crisis Group. Vous vous demandez sans doute ce qu’est ce machin ?  Eh bien, il s’agit d'un énième machin destiné à contrôler la bonne marche de la planète. Dans le bon sens naturellement. Deux éminentes personnalités de sa connaissance y figuraient à l’époque : Christine Ockrent - Mme Kouchner à la ville - et Simone Veil. Le monde est décidément très petit, on n’y peut rien.

Pour satisfaire une curiosité bien compréhensible, je vous invite à lire ce brillant rapport, sur :   

http://birmanie.total.com/fr/publications/rapportbkconsei...

Vous constaterez qu’à 1 315 euros la page, c’est chouette d’avoir des relations !