25.03.2008
AU REVOIR
Bon, je dois reconnaître ne pas avoir eu beaucoup de succès avec ma proposition de recherches en commun (voir note précédente). Seules trois personnes ont répondu et je les en remercie. C’est dommage car je suis persuadée que le résultat aurait été très instructif. Il suffisait de presque rien … comme chantait Charles …
J’ai décidé en conséquence de m’atteler sérieusement à autre chose, ce qui suppose que je mette ce blog entre parenthèses. J’ignore vraiment combien de temps cette parenthèse durera.
Je répète ici une énième fois ce que je déclare depuis des années : le combat que nous menons contre le système est excessivement difficile dans l’union, il est impossible dans la désunion. Or nous sommes dans la désunion complète et la guerre fratricide. Tant que cette situation n’évoluera pas, je refuserai désormais de m’engager dans des actions perdues d’avance.
Comme petit cadeau de départ, je vous offre ce texte de Maurice Bardèche. Il est absolument étonnant. Il a été écrit en 1948.
« Nous vivions jusqu’ici dans un univers solide dont les générations avaient déposé l’une après l’autre les stratifications. Tout était clair : le père était le père, la loi était la loi, l’étranger était l’étranger. On avait le droit de dire que la loi était dure, mais elle était la loi. Aujourd’hui ces bases certaines de la vie politique sont frappées d’anathème. Car ces vérités constituent le programme d’un parti raciste condamné au tribunal de l’humanité. En échange, l’étranger nous recommande un univers selon ses rêves. Il n’y a plus de frontières, il n’y a plus de cités. D’un bout à l’autre du continent, les lois sont les mêmes, et aussi les passeports, et aussi les juges, et aussi les monnaies. Une seule police et un seul cerveau : le sénateur du Milwaukee inspecte et décide. Moyennant quoi, le commerce est libre, enfin le commerce est libre. Nous plantons des carottes qui par hasard ne se vendent jamais bien et nous achetons des machines à biner qui se trouvent toujours coûter très cher.
Et nous sommes libres de protester, libres, infiniment libres, d’écrire, de voter, de parler en public, pourvu que nous ne prenions jamais des mesures qui puissent changer tout cela. Nous sommes libres de nous agiter et de nous battre dans un univers d’ouate. On ne sait pas très bien où finit notre liberté, où finit notre nationalité, on ne sait pas très bien où finit ce qui est permis. C’est un univers élastique. On ne sait plus où l’on pose ses pieds, on ne sait même plus si l’on a des pieds, on se trouve tout léger, comme si l’on avait perdu son corps.
Mais pour ceux qui consentent à cette simple ablation que d’infinies récompenses, quelle multitude de pourboires ! Cet univers qu’on fait briller à nos yeux est pareil à quelque palais d’Atlantide. Il y a partout des verroteries, des colonnes de faux marbre, des inscriptions, des fruits magiques. En entrant dans ce palais vous abdiquez votre pouvoir, en échange vous avez le droit de toucher les pommes d’or et de lire les inscriptions. Vous n’êtes plus rien, vous ne sentez plus le poids de votre corps, vous avez cessé d’être un homme : vous êtes un fidèle de la religion de l’Humanité. Au fond du sanctuaire est assis un dieu nègre. Vous avez tous les droits sauf de dire du mal du dieu. »
09:34 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : bardèche, kling, combat
18.03.2008
LA BIPOLARISATION : INSTRUMENT PRIVILEGIE DE LA MAINMISE DU SYSTEME
Les récentes élections ont démontré une fois de plus avec éclat que la bipolarisation de la vie politique française était bien installée dans le paysage pour le plus grand bénéfice des deux faces du système qui s’est parfaitement bien débrouillé pour éliminer les empêcheurs de mondialiser en rond.
Je ne suis pas en train de dire que c’est exclusivement à cause de ce phénomène que nous avons fait un score aussi faible ici à Strasbourg. C’est vrai en partie seulement, bien d’autres causes – y compris relevant de notre propre responsabilité – y ont concouru.
Par contre, aux régionales de 2004, avec un score de 9,5% et AUCUN élu, nous avons bel et bien été volés par le système qui, en la personne de Chirac soutenu par toute l’UMP, venait de trouver LE truc.
A ce propos, qui se souvient qu’un certain François Fillon, alors ministre des Affaires sociales, avait vivement défendu le relèvement à 10% des électeurs inscrits du seuil permettant de se maintenir au second tour des régionales au motif scélérat que la bipolarisation était « nécessaire à la stabilisation de la vie politique française » ? Stabilisation ! Disons plutôt qu’elle était nécessaire à l’éviction de tous les opposants à la pensée unique et totalitaire. C’était en février 2003. Et tenez-vous bien, ce grand démocrate de Fillon précisait même : « J’aurais aimé que pour le Conseil régional et le Conseil général, on ait une élection unique avec un scrutin majoritaire. Je ne vois pas ce que la proportionnelle apporte au fonctionnement de ces assemblées. Je suis pour le scrutin uninominal dans toutes les élections, si possible à un tour ».
Edifiant, non ? La proportionnelle, avec son cortège d’indésirables et de mauvais pensants faisant irruption dans un « débat » bouclé d’avance, voilà quel était l’ennemi à éjecter sans faiblesse de ce beau système si démocratique. Ceci réalisé, quel rêve de pouvoir rester entre soi pour se passer et se repasser tranquillement les plats. C’est ce qui est en bonne voie d’être réalisé.
Cette constatation m’a donné une idée. Comment cela se passe-t-il chez nos voisins européens ? Ne croyez-vous pas qu’il serait très intéressant d’inaugurer une série sur les systèmes électoraux en vigueur chez nos partenaires de l’Union européenne, ainsi que chez ceux qui, en Europe, ont eu la sagesse de rester soigneusement en dehors, comme la Suisse ? Le sujet paraît aride, mais il est en réalité fondamental et de cette connaissance naîtra peut-être, qui sait, un mouvement destiné à imposer chez nous des méthodes un peu plus démocratiques ? Cela ne pourra éventuellement venir que de la base, pas du sommet où l’on est évidemment très content comme ça. Et après tout, l’Europe de Bruxelles, qui aime tellement uniformiser, pourra peut-être se montrer utile en la circonstance, même contre son gré ?
Mais je me propose de vous faire travailler car c’est trop de recherches pour une seule personne. Alors si vous trouvez l’idée intéressante, contactez-moi et indiquez-moi le pays dont vous vous proposez de nous faire connaître le système électoral.
Règle du jeu : renseignements bien vérifiés, simples, accessibles, pas de philosophie ni de commentaires. Le but est de faire savoir de façon très pragmatique comment on élit chez nos voisins un conseil municipal, régional ou autre, ainsi que l’assemblée nationale et éventuellement le Sénat. Seuil minimal pour être élu, cumul des mandats, nombre d’élus rapportés à la population, etc. Tout se trouve sur Internet.
Si on s’y colle, je suis sûre que cette comparaison va être instructive au possible. Une belle "exception française" en perspective.
J’attends donc de vos nouvelles …
16:59 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : bipolarisation, kling, fillon
27.02.2008
COMBIEN D’ENFANTS JUIFS OU NON MORTS EN DEPORTATION PARRAINABLES PAR LES ENFANTS DE CM2 ? 1.240 ou 13.000 ?
Mon correspondant (voir note Izieu) est en train de se livrer à une enquête très intéressante au pays des chiffres. Je vous livre ci-après un extrait de ses conclusions. Vous allez penser que nous accordons beaucoup d’importance à cette nouvelle lubie présidentielle. C’est que nous atteignons là un point qui sera peut-être (soyons optimistes) LE point d’achoppement qui permettra enfin au troupeau de moutons d’ouvrir au moins un œil. En tout cas, la chose est vitale car ce sont à présent nos enfants – et petits-enfants – qui sont dans le collimateur, prêts pour le méga conditionnement à vie. Il va falloir se bouger.
« Le comptage des morts n’est certes pas une activité très attrayante mais l’exploitation des morts est abjecte.
Je me suis procuré sur Internet, sur un site accessible à tous, le fichier complet et à jour des 51.100 personnes décédées en déportation tel que paru au Journal Officiel de la République Française. http://mortsdanslescamps.com/general.html
Le lecteur de ce qui suit possède ainsi toutes sources pour se livrer à vérification.
Pour mémoire, on estime à 600.000 le nombre total de morts militaires (250.000) et civils (350.000) en France. Je dis bien EN France et non Français : les statistiques sont incroyablement floues sur ce sujet mais le fichier référencé ci-dessus comporte par exemple 7.709 personnes nées en Pologne et 4543 nées en Espagne sur un total de 51.100 noms soit plus de 20% pour ces deux seuls pays!
J’ai compté sur Excel les gosses JUIFS ET NON JUIFS (le fichier ne donne évidement pas l’ethnie) décédés en déportation sur ce fichier dit «Journal Officiel » de 51100 noms : 3 601 mineurs DE TOUTE ORIGINE (nés de 1926 à 1944 inclus donc 0 à 18 ans).
Le compte des Klarsfeld qui fait autorité dans les médias inclut des « jeunes » de 19 et 20 ans qui n’étaient plus vraiment des enfants mais vraisemblablement, pour beaucoup, des combattants. Exemple : Simone Veil née en 1927 devint résistante en 1943 donc à 16 ans http://fr.wikipedia.org/wiki/Simone_Veil . Autre exemple : « Nous considérons comme jeune un résistant ayant entre 10 et 25 ans. » http://pedagogie.ac-toulouse.fr/col-r.roger-rieumes/resis... et bien entendu Guy Môquet militant communiste / résistant arrêté à 16 ans.
A noter que dans le cadre du parrainage par les petits de CM2, on imagine mal le parrainage d’un homme de 20 ans par des gosses de 9 ans!
Si on s’en tient aux enfants décédés en déportation de moins de 10 ans «parrainables» par les CM2 : 1 240 mineurs DE TOUTE ORIGINE!
On est bien loin des 11.000 enfants JUIFS exclusivement proclamés urbi et orbi, en particulier par les Klarsfeld dont on trouvera le comptage en annexe 1.
Pour comprendre comment les Klarsfeld arrivent à leur chiffre, c’est très simple : il suffit de lire le titre de leur tableau : « Nombre d’enfants déportés » et non « Nombre d’enfants décédés en déportation ».
On dira que presque tous les enfants déportés sont morts en déportation (ce qui est invalidé par les photos de libération des camps, entre autres – voir annexe 3) mais alors pourquoi M. Klarsfeld ne peut-il, selon son propre aveu, donner le nom et l’âge des 2000 autres enfants qui lui permet d’atteindre le nombre de 13.000 ? Pas assez de détails dit-il. Pas assez de détails mais alors d’où vient ce nombre de 2000?
Les Klarsfeld ont été prompts à déposer ces listes dans la base de données de Yad Vashem, le mémorial de la Shoah en Israël : les entrées y sont parfois dupliquées 4 fois aboutissant, selon la page d’accueil du site, à 3 millions de références ! »
17:57 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : shoah, cm2, sarkozy, kling, klarsfeld
AU SECOURS ! CE PAYS EST DEVENU COMPLETEMENT FOU !!!
Ca y est. C’est dans les tuyaux. Ah, on peut dire que certaines mesures ne traînent pas. C’est que les priorités, ça n’attend pas. Si ces stupides Français ne sont pas capables de le comprendre ….
Bref, vous, vous l’aurez compris, il n’ y a vraiment rien de plus urgent à faire en ce moment pour améliorer l’éducation nationale. Alors c’est parti :
"Xavier Darcos lance la mission sur l'enseignement de la Shoah au CM2
PARIS (AFP) - Le ministre de l'Education Xavier Darcos réunit mercredi notamment Simone Veil et Serge Klarsfeld pour lancer la réflexion sur la mise en oeuvre du souhait de Nicolas Sarkozy que chaque enfant de CM2 se voie "confier la mémoire" d'un enfant mort dans la Shoah.
Lors d'une table-ronde censée "marquer le début de la mission pédagogique confiée à Hélène Waysbord-Loing", inspectrice générale et directrice de la Maison d'Izieu (Ain), le ministre réunira "les institutions et les personnalités engagées dans la transmission de la mémoire de la Shoah", a expliqué le ministère dans un communiqué.
Outre Simone Veil, très vivement opposée à l'idée du président de la République, sont conviés Anne-Marie Revcolevschi, directrice de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, Serge Klarsfeld, président de l'association des fils et filles de déportés juifs de France, et Richard Prasquier, président du conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), tous deux plutôt favorables à l'initiative présidentielle.
La liste des invités comprend aussi Pierre Besnainou, président du fonds social juif unifié, Béatrice Rosenberg, présidente de Yad Layeled France, Philippe Schmidt, vice-président de la Licra, Raphaël Haddad, président de l'Union des étudiants juifs de France, Théo Hoffenberg, membre du conseil d'administration du Mémorial de la Shoah, Jacques Fredj, directeur du Mémorial de la Shoah et le cinéaste Claude Lanzmann.
L'Education nationale sera représentée par Jean-Louis Nembrini, directeur général de l'Enseignement scolaire, François Perret, doyen de l'Inspection générale et Joëlle Dusseau, inspectrice générale prendront part aux travaux.
La mission pédagogique de Mme Waysbord-Loing est "chargée de concevoir, avec l'appui d'experts du ministère et en consultant très largement, les documents pédagogiques qui permettront de la mise en place à la rentrée 2008 de la proposition du président de la République".
09:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : shoah, cm2, anne, kling, sarkozy
25.02.2008
COMPTES, DECOMPTES ET MECOMPTES….
Je n’ai pas le temps d’approfondir le sujet, mais j’offre à votre sagacité un exercice assez intéressant. Un correspondant m’envoie ceci :
« Ce 24 février 2008, la base de données de Yad Vashem contient 91 références pour les 44 enfants d'Izieu. Ce document contient:
- la liste «officielle» des enfants déportés depuis Izieu
- une copie de l'écran « Yad Vashem » obtenu en réponse à une requête sur le nom de l'enfant pour permettre un contrôle incontestable.
Il apparaît que la base de données de Yad Vashem héberge des témoignages et des recopiages de listes de victimes. Ces témoignages et listes ne font visiblement l’objet d’aucun recoupement. On trouve ainsi la même personne enregistrée 4 fois ! par exemple : par son pays d’origine (Autriche ), par son pays de séjour durant la guerre (France), par une organisation de recherche (Karsfeld) et enfin par ses proches de toute nature et sans limite de nombre : père, mère, frères, sœurs mais aussi … voisins de palier !
Pour avoir déjà procédé à un tel comptage lors d’une manifestation juive qui donnait les noms de victimes, je conclus que le déboulonnage de la base affaisserait considérablement son nombre d’entrées – sans doute dans un rapport 1 à 2.
On notera aussi que la base de données fait une nuance d’importance entre « VICTIMES » et « DECEDES ».
| Nom | Rang alphab. | Nbre ref Yad Vashem | |
| Sami Adelsheimer, 5 ans | 1 | 2 | |
| Hans Ament, 10 ans | 2 | 4 | |
| Nina Aronowicz, 12 ans | 3 | 1 | |
| Max-Marcel Balsam, 12 ans | 4 | 1 | |
| Jean-Paul Balsam, 10 ans | 5 | 0 | |
| Esther Benassayag, 12 ans | 6 | 2 | |
| Elie Benassayag, 10 ans | 7 | 2 | |
| Jacob Benassayag, 8 ans | 8 | 2 | |
| Jacques Benguigui, 12 ans | 9 | 2 | |
| Richard Benguigui, 7 ans | 10 | 2 | |
| Jean-Claude Benguigui, 5 ans | 11 | 2 | |
| Barouk-Raoul Bentitou, 12 ans | 12 | 2 | |
| Majer Bulka, 13 ans | 13 | 3 | |
| Albert Bulka, 4 ans | 14 | 2 | |
| Lucienne Friedler, 5 ans | 15 | 2 | |
| Egon Gamiel, 9 ans | 16 | 2 | |
| Maurice Gerenstein, 13 ans | 17 | 3 | |
| Liliane Gerenstein, 11 ans | 18 | 3 | |
| Henri-Chaïm Goldberg, 13 ans | 19 | 1 | |
| Joseph Goldberg, 12 ans | 20 | 0 | |
| Mina Halaunbrenner, 8 ans | 21 | 2 | |
| Claudine Halaunbrenner, 5 ans | 22 | 3 | |
| Georges Halpern, 8 ans | 23 | 3 | |
| Arnold Hirsch, 17 ans | 24 | 3 | |
| Isidore Kargeman, 10 ans | 25 | 2 | |
| Renate Krochmal, 8 ans | 26 | 4 | |
| Liane Krochmal, 6 ans | 27 | 0 | |
| Max Leiner, 8 ans | 28 | 3 | |
| Claude Levan-Reifman, 10 ans | 29 | 1 | |
| Fritz Loebmann, 15 ans | 30 | 2 | |
| Alice-Jacqueline Luzgart, 10 ans | 31 | 2 | |
| Paula Mermelstein, 10 ans | 32 | 2 | |
| Marcel Mermelstein, 7 ans | 33 | 2 | |
| Theodor Reis, 16 ans | 34 | 1 | |
| Gilles Sadowski, 8 ans | 35 | 2 | |
| Martha Spiegel, 10 ans | 36 | 3 | |
| Senta Spiegel, 9 ans | 37 | 3 | |
| Sigmund Springer, 8 ans | 38 | 3 | |
| Sarah Szulklaper, 11 ans | 39 | 2 | |
| Max Tetelbaum, 12 ans | 40 | 1 | |
| Herman Tetelbaum, 10 ans | 41 | 1 | |
| Charles Weltner, 9 ans | 42 | 2 | |
| Otto Wertheimer, 12 ans | 43 | 3 | |
| Emile Zuckerberg, 5 ans | 44 | 3 | |
| 91 |
Mon correspondant reprend ensuite pour chaque enfant les entrées correspondantes sur la base de données de Yad Vashem. Si pour les 44 enfants d’Izieu, le nombre d’entrées est en réalité de 91, est-il permis de se demander quel est le chiffre retenu en fin de compte dans le macabre décompte total des victimes? 44 ou 91 ?
09:00 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yad, vashem, izieu, anne, kling
14.02.2008
UN PAS DE PLUS DANS LE CONDITIONNEMENT DE MASSE IMPOSE PAR LE POUVOIR A L’EDUCATION NATIONALE
Sarkozy était présent hier au dîner annuel du CRIF – Conseil représentatif des Institutions juives de France. C’est la première fois qu’un président de la République – en principe garant de la laïcité - y assistait, ce qui en dit long sur les rapports de force et de pouvoir à l’œuvre dans ce pays. Vous noterez que je ne dis plus jamais « mon » pays car il y a belle lurette que je ne le considère plus comme tel et que ce qu’il devient m’indiffère de plus en plus.
Je me contenterai de relater – sans trop de commentaires – la dernière trouvaille de ceux qui nous gouvernent : histoire de bien enfoncer dans les têtes enfantines le vade-mecum qui leur servira ensuite tout au long de leur vie - avec des piqûres de rappel naturellement - à partir de la rentrée 2008, chaque enfant de CM2 en France se verra attribuer la mémoire d’un enfant mort de la shoah. . "J'ai demandé au gouvernement, et plus particulièrement au ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, de faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah…Les enfants de CM2 devront connaître le nom et l'existence d'un enfant mort dans la Shoah. Rien n'est plus intime que le nom et le prénom d'une personne. Rien n'est plus émouvant pour un enfant que l'histoire d'un enfant de son âge, qui avait les mêmes jeux, les mêmes joies et les mêmes espérances que lui » a notamment déclaré Sarkozy.
Formidable comme idée, non ? Bon, vous allez me dire : pourquoi ne pas leur attribuer la mémoire d’un enfant mort de faim pendant la famine d’Ukraine orchestrée par un certain Kaganovitch ? Ou d’un enfant arménien victime du génocide turc ? Ou d’un enfant cambodgien victime de la folie furieuse des communistes khmers rouges ? ou … ou… ou….
Oui, bon, mais il faut bien commencer par quelque chose, n’est-ce pas ?
Si j’avais des enfants d’âge scolaire, je ne me laisserais pas faire. Parce que là, franchement, on franchit un pas décisif et inédit dans le conditionnement de masse imposé par le pouvoir. Exactement le contraire de ce que devrait enseigner l’école. Et j’espère que les associations familiales et scolaires vont donner de la voix. Mais ce n’est pas sûr. L’abrutissement généralisé est tel dans ce pays depuis quelques décennies que tout le monde est sur le carreau et pratiquement incapable de réaction.
Tout le monde se trouve pris et empêtré dans cette formidable toile d’araignée : le moindre mot de travers et hop, accusation de racisme, déjà très embêtant, ou d’antisémitisme, alors là, l’horreur absolue. Qui s’y risque ? Le terrain ainsi magistralement libéré, le système qui nous gouverne peut donc l’occuper impunément et même s’y vautrer. Jusqu’à où ? Jusqu’à quand ?
08:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : anne, kling, sarkozy, crif, diner, annuel, shoah
17.01.2008
FRANCHEMENT, ILS NE SONT PAS TOUS ENFERMES …
Juste deux mots pour vous apprendre la dernière lubie-provoc de Georges Frêche : il aurait l’intention de rapatrier des USA une statue de Lénine pour la mettre en bonne place à Montpellier. Pas à ses frais, naturellement, il n’est quand même pas fou à ce point-là. Mais à ceux des contribuables, qui, eux, l’ont été suffisamment pour lui confier les clés et les finances de la région Languedoc-Roussillon.
La statue – qui pèse la bagatelle de 7 tonnes - avait été dégotée en 1989 à Poprad, en Slovaquie, par un Américain dénommé Lewis Carpenter qui l’avait achetée pour 15 000 dollars et ramenée dans le coin de Seattle. Il est mort en 1994 et ses héritiers ont décidé de se défaire de cet héritage encombrant. En attendant qu’un pigeon se présente (mise à prix actuelle : 150 000 dollars), ils l’ont louée à la ville de Fremont où elle a quand même fait des vagues, notamment auprès de la population originaire de Russie.
Il paraît que Frêche a eu le coup de foudre. C'est qu'il aime tellement ce bienfaiteur de l'humanité! Trop méconnu, hélas, de son point de vue. Je vous laisse imaginer combien coûterait le rapatriement de cet engin des Etats-Unis en France. Quand je vois combien coûtent les frais d’envoi de mon bouquin d’une ville à l’autre … Mais Frêche est bien sûr au-dessus de ces contingences sordides. Quand on aime, est-ce qu’on compte ?
Il faut donc conclure que la région Languedoc-Roussillon est positivement bourrée de fric pour se permettre des folies pareilles. Bravo. Dans ce cas, au nom de la solidarité dont on nous rebat les oreilles et que nous sommes sommés de mettre en pratique, qu’elle fasse donc profiter d’autres coins de France moins bien lotis de sa richesse phénoménale.
Cette amusette de Frêche pose en tout cas un problème politique de fond dont il faudra bien un jour finir par s’occuper avant que tous ces cinglés ne ruinent définitivement le pays : comment responsabiliser, d’une manière ou d’une autre, les politiques et les obliger à rendre enfin des comptes précis quant à l’utilisation des deniers publics qui leur sont confiés. Car pour le moment, l’irresponsabilité règne à tous les étages.
Ce serait un sacré progrès et on pourrait enfin tout doucement commencer à parler de démocratie. Dans les actes, et pas dans les mots.
13:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : anne, kling, georges, freche, lenine, carpenter, seattle
15.01.2008
LES COMMUNISTES, TOUJOURS LA MEME GRANDE GUEULE …
Je ne résiste pas à l'envie de reprendre un peu la plume pour vous faire partager une colère qui m'est venue hier. J'avise chez le buraliste une revue qui attire mon oeil avec une couverture superbe. C'est GEO Histoire qui propose L'or des Andes – Sur la route des Incas. Ma fille cadette est en Amérique du sud en ce moment, je me propose de la lui envoyer. Et c'est vrai que le dossier sur les civilisations précolombiennes est passionnant et illustré de belles photos. C’est ensuite que ça se gâte, voyez plutôt.
Dans la partie L’œil de l’histoire, vous est proposé/imposé un entretien sur trois pages intitulé Le fantasme identitaire. Le personnage interviewé s’appelle Gérard Noiriel et il est présenté comme Directeur d’études à l’Ehess (qu’est-ce ? mystère et boule de gomme), animant par ailleurs un « comité de vigilance sur les usages publics de l’Histoire ».
Le sous-titre commence très fort: Ce pionnier de l’histoire de l’immigration en France déplore que la question de la nationalité devienne un enjeu politique. Ah bon, la question de la nationalité n’est donc pas un sujet politique, à discuter comme tel ? Ce serait quoi, alors ?
Je vous cite quelques perles égrenées au fil de l’article par cet expert aussi éminent qu’impartial: « Et puis, fort de ses recherches, l’historien peut rappeler que depuis cent cinquante ans, jamais l’immigration n’a été aussi faible en France. En 2007, cela fait plus de trente ans qu’elle n’a pas augmenté de façon significative. Les statistiques produites par l’Ined le démontrent : il y a moins d’étrangers aujourd’hui qu’il n’y en avait en 1997 ». Etc, etc, etc, ça continue dans le même registre.
Sans oublier un peu plus loin l’essentiel: « Il est important de déconstruire cette notion-là : la France ». Nous y voilà.
Le journaliste qui présente cet entretien a juste oublié de mentionner une petite précision concernant Gérard Noiriel : c’est que ce dernier est, ou a été, quelle différence, communiste. Et qu’il se proclame toujours marxiste. Ce qui est son droit le plus absolu. Seulement, voilà : l’honnêteté de base consisterait quand même à le préciser au lecteur, car ce n’est pas un point de détail insignifiant. C’est même tout le contraire. C’est hautement signifiant. La vraie honnêteté intellectuelle consisterait en fait à présenter une opinion opposée sur cette question sensible en mettant les arguments en parallèle. Mais là, ne rêvons pas ! Une telle démarche serait parfaitement contraire à l'esprit hautement démocratique qui prévaut dans ce pays!
Conclusion : ce sont toujours éternellement les mêmes qui continuent à tenir le haut du pavé, qui pontifient et qui plastronnent, alors que l'idéologie qu'ils ont défendue et dont ils osent encore se réclamer est une monstruosité qui a coûté très cher à ceux qui l'ont subie. Et qui a ruiné des pays entiers.
Bon, je sais, ma petite diatribe ne changera pas le schmilblick. Ca ne fait rien, je la fais quand même car j’estime qu'il ne faut jamais perdre une seule occasion de dénoncer les expressions de la pensée unique et du terrorisme intellectuel que nous subissons sans relâche. Et rien ne vous empêche d’écrire à GEO Histoire pour vous plaindre. Quelques lettres de lecteurs courroucés les feraient peut-être réfléchir, qui sait ?
12:35 Publié dans Actualité



