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18/04/2011

APRES LES JUSTES, LES PETITS-ENFANTS DES JUSTES

… en attendant les arrière petits-enfants, puis ensuite, les arrière-arrière petits-enfants… Il y a encore de la marge.

 

« La Fondation France-Israël présidée par Nicole Guedj, conduira une délégation de 20 petits-enfants de Justes français parmi les Nations en Israël du 30 Avril au 4 Mai 2011.

 

« Mémoires de Justes parmi les Nations » est une initiative de la Fondation France Israël, qui ambitionne de transmettre la mémoire de la Shoah autrement, notamment aux nouvelles générations françaises. En accordant une attention particulière aux descendants de Justes parmi les Nations, il s’agit à la fois d’humaniser cette mémoire parfois lointaine mais aussi de la positiver en soulignant les actes héroïques de ceux de nos concitoyens qui se sont élevés contre la barbarie nazie.

 

A l’occasion des cérémonies de la journée de commémoration nationale de la Shoah en Israël, ces « Ambassadeurs de la mémoire » rendront hommage à leurs grands-parents mais aussi aux 3 158 Justes français parmi les Nations, qui ont sauvé des Juifs au péril de leur vie pendant la Seconde Guerre Mondiale. A Yad Vashem, ils auront la fierté de découvrir le nom de leurs grands-parents sur le mur des Justes parmi les Nations et de rencontrer des rescapés, dont certains ont été protégés par leurs aïeux. De nombreuses rencontres avec des Israéliens seront également initiées pour pérenniser les liens indéfectibles qui unissent l’histoire des Justes parmi les Nations à celle de l’Etat d’Israël.

 

Ce projet a reçu le soutien public du Président de la République Française, Monsieur Nicolas Sarkozy, qui a déclaré lors de son allocution au dernier dîner du CRIF : « Ces Justes dont les petits-enfants peuvent faire désormais le pèlerinage à Yad Vashem grâce à la fondation France- Israël et au magnifique travail de Nicole Guedj ». Précisons enfin que le comité français de Yad Vashem est étroitement associé à ce voyage et participe activement à sa mise en œuvre. »

 

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=24549&artyd=57

22/11/2010

ENCORE UNE MEDAILLE DES JUSTES DECERNEE A TITRE LARGEMENT POSTHUME

Est-il véritablement utile, dans la France de 2010, de continuer à distribuer des médailles des Justes pour commémorer des actes datant de plus de 65 ans ?

 

Bien sûr que oui car ces remises officielles répondent à un objectif bien précis, qui est fort bien explicité à la dernière ligne : « et reconnaissant qu'entre 1940 et 1944, « dans une France ayant commis l'irréparable, certains ont su distinguer le bien du mal ».

 

Voilà. Pour le cas où on l’aurait oublié, je le souligne: la France a commis l’irréparable entre 1940 et 1944. Tout le monde a bien compris ? Sinon, ne vous inquiétez pas trop, des remises de médailles, il y en aura encore. Et vous aurez bien d’autres occasions de vous battre la poitrine.

 

Et puisque la France a commis l’irréparable il y a 70 ans, aujourd’hui elle doit payer, payer encore, payer toujours. Et soutenir Israël. Et combattre l’Iran. Etc, etc. Voilà l’utilité de ces médailles. Et voilà pourquoi on racle les fonds de tiroir pour en trouver encore et éternellement.

 

 

« Sœur Saint-Cybard reconnue «Juste parmi les Nations»

 

 

Le 7 novembre 2010, le Grand Rabbin Claude Maman, Conseiller Rabbinique en charge des Derniers Devoirs auprès du Grand Rabbin de France a participé à une émouvante cérémonie aux côtés de l’Evêque d’Angoulême Mgr Claude Dagens.

 

« La médaille des  Justes » a été remise à titre posthume aux petits neveux de la religieuse charentaise Sœur Saint-Cybard, en présence de Natan Holchaker, délégué aquitain du comité Yad Vashem, Michel Harel, de l'ambassade d'Israël, de Daniel Soupizet, ancien maire de Lesterps, de François Julien-Labruyère, l'éditeur qui a publié le récit de Josie Lévy Martin en 2007, et de Josie Lévy Martin.

 

En 1944, Sœur Saint-Cybard (disparue dans l’anonymat) avait caché dans l’école catholique de l’Esterps, la petite Josie, alors âgée de 5 ans. Témoignage : « Sous son allure parfois sévère, sœur Saint-Cybard cachait une grande générosité […]. Elle fut pour moi guide de bonté, lumière transperçant l'obscurité. » Parmi les discours les plus poignants, celui de Laurent Alaton, sous-préfet de Confolens, dévoilant une page méconnue de son histoire familiale et reconnaissant qu'entre 1940 et 1944, « dans une France ayant commis l'irréparable, certains ont su distinguer le bien du mal » ».

 

 

Source :  http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

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19/04/2010

LES JUSTES

foucault-jerusalem.jpg« Jean-Pierre Foucault honoré à Yad Vashem »

 

« En ce Yom haShoa, Marcel Foucault, père de notre ami Jean-Pierre Foucault, a reçu à titre posthume une plaque de "Juste parmi les Nations" à Yad Vashem, "Qui sauve une âme sauve l’humanité toute entière”, plus haute distinction décernée par Israël.

Il avait sauvé plusieurs Juifs pendant la Shoa, dont une Polonaise à Marseille qui est devenue sa femme. Jean-Pierre Foucault faisait partie d'une délégation de "Justes" en Israël à cet effet. »

 

Interview de Jean-Pierre Foucault

 

Q : Que représente ce voyage en Israël pour vous ?

 

JP Foucault : Beaucoup, car mon père a refusé de parler de ce qu'il avait fait pendant la guerre, trouvant normal d'avoir protégé des juifs. Je suis touché de lui rendre l'hommage qu'il mérite sur cette terre émotionnelle et affective. La médaille des "Justes" a été un cadeau inestimable pour ma mère, décédée un an, jour pour jour, avant cette récompense, et pour ma famille.

Je suis donc content d'être présent en Israël lors de ce Yom HaShoah.

 

Q : Parrain de ce voyage, allez-vous continuer ce genre de projets ?

 

JP Foucault : Il est hors de question qu'on oublie la Shoah. Garant de cette mémoire et voulant médiatiser la mémoire de la Shoah, j'ai accepté la demande de la Fondation France-Israël.

Quand j'ai publié mes mémoires en 2005 et raconté pour la 1ère fois au public ce passé juif, j'ai commencé à comprendre cette partie de mon identité.

 

Q : Etre fils de "Juste parmi les Nations", cela veut dire quoi ?

 

JP Foucault : J'ai reçu des valeurs fortes d'honneur, de respect d'autrui et de générosité. J'ai un profond respect pour autrui et si D.ieu pouvait me donner les valeurs de mon père, je serai un homme heureux.

 

 

Source : http://www.juif.org/le-mag/284,jean-pierre-foucault-honore-a-yad-vashem.php

 

 

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« Témoignage de Paula Foucault Boyer, née Pessa Leska :

- "J'ai vu le jour le 27 février 1916 à Mogelnica, en Pologne. J'étais la troisième de neuf enfants d'une famille juive traditionnelle. Mes parents tenaient une boulangerie-pâtisserie où ils travaillaient très dur.
Comme il n'y avait aucun avenir pour moi en Pologne, je suis partie en 1938 pour la Belgique où j'ai rejoint ma soeur Anna qui tenait avec son mari un supermarché de produits frais. Je faisais de mon mieux pour l'aider à tenir le magasin et élever ses deux enfants, Paulette et Maurice.
Et puis les Allemands sont arrivés en Belgique. Je suis alors partie sur les routes à pied, sans ma soeur, mon beau-frère et les enfants qui pensaient ne rien risquer...

En juin 1940, après l'armistice, j'ai pensé rejoindre l'Argentine en prenant le bateau à Marseille. Là, dans cette ville, je n'avais qu'un seul contact : Monsieur Falek. C'est grâce à lui que j'ai rencontré celui qui allait devenir mon sauveur, celui de ma famille et plus tard mon mari : Marcel Foucault.

Marcel Foucault m'a aidée tout au long de la guerre. Il prenait pour moi, comme pour d'autres juifs, des risques énormes. Il nous fournissait de faux papiers, essayait de nous trouver des logements et mettait sans cesse sa vie en péril pour sauver la nôtre.
En 1941, il avait rejoint le réseau "Combat", la plus importante organisation de Résistance en zone sud, où il tenait une rôle de "boîte aux lettres" dans les services de liaison, s'occupait aussi des dépôts d'armes et surtout de la fabrication de tickets d'alimentation et de faux documents.

Quand les rafles ont commencé à Marseille, alors qu'il me connaissait à peine, il m'a cachée chez une dame de la Rose, Madame Garnier, et m'a donné de faux papiers. Il payait lui-même ma logeuse chaque mois et me rendait visite sans cesse.
Quant à mes neveux, Maurice 5 ans et Paulette 9 ans à l'époque, s'ils sont en vie encore aujourd'hui, ils ne le doivent qu'au courage et à la générosité de Monsieur Foucault qui a pris tous les risques imaginables pour les sauver des griffes des Allemands.

Je peux vraiment dire que toute la famille que j'ai aujourd'hui, je la dois à celui qui est devenu mon Mari, car c'est lui qui a sauvé, au péril de sa vie, le peu de famille que les Allemands n'ont pas réussi à m'arracher.

 

Mais la générosité de Monsieur Foucault à l'égard des juifs ne s'arrêtait pas à aider ma seule famille. Je sais qu'il a fourni à sa secrétaire, qui était juive, de faux-papiers. Malheureusement, elle fut arrêtée et forcée de dénoncer celui qui lui avait fourni sa carte d'identité. Vous n'imaginez pas le combat qu'il a fallu mener pour sortir Monsieur Foucault des mains de la Gestapo. Quinze jours très douloureux dont il est ressorti encore plus fort et convaincu de s'opposer à l'occupant. »

 

Source :http://209.85.135.132/search?q=cache:VI2j5ETv_eAJ:blogyadvashemfr.blogspot.com/2009/10/p-177-marcel-foucault-juste-parmi-les.html+marcel+foucault&cd=3&hl=fr&ct=clnk&gl=fr

 

 

Je me pose au moins deux questions : pourquoi avoir attendu 2009 pour attribuer encore de nouvelles médailles, alors qu’elles existent depuis les années 1960, sans susciter  - alors - beaucoup d’intérêt? Mme Foucault mère est décédée en 2008, à l’âge de 92 ans.  Pourquoi ne pas l’avoir remise de son vivant ? Pourquoi tout à coup cette remise « médiatique » ?

 

Et deuxième question : Comment fait-on pour obtenir la médaille des justes ? Là, la réponse est facile aussi. Voici la marche à suivre. Vous verrez que ce n’est pas très compliqué et il y a du reste une certaine confusion : devient-on juste parce que l’on a « aidé » ou « sauvé » un juif ? Les deux termes sont utilisés. Pourtant, la différence est importante. Car des Français qui ont aidé des juifs pendant la guerre, n’en déplaise aux obsessionnels de la persécution,  il y en a eu un paquet. Et qui ne se sont pas considérés comme particulièrement justes pour autant. Ni n’ont rien demandé à personne.

 

COMMENT CONSTITUER UN DOSSIER DE DEMANDE DE NOMINATION D’UN JUSTE

1.       Un juif qui a été sauvé par un non juif rédige un "témoignage" relatant les faits tels qu'ils se sont produits.

2.       Il faut fournir, dans la mesure du possible, deux témoignages certifiés de personnes juives sauvées.

3.       D’autres témoignages de personnes non juives ayant été présentes lors du sauvetage peuvent néanmoins conforter ce dossier (le sauveur lui-même, des personnes de sa famille ou le voisinage afin d’apporter un regard différent).

4.       Chaque personne juive sauvée doit faire certifier sa signature à la Mairie de sa localité, ou auprès du Délégué du Comité français pour YAD VASHEM.

5.       Les points développés dans le document joint doivent servir de fil conducteur à la rédaction de votre témoignage.

6.       Il faut fournir la copie du livret de famille du (ou des) Juste(s) et un certificat de décès s’il y a lieu.

7.       Toute personne portant témoignage doit fournir la photocopie d’une pièce d’identité.

8.       Nous adresser le dossier au : Comité Français pour YAD VASHEM

Département des Justes
33, rue Navier -  75017 Paris
Téléphone : 01 47 20 99 57

Fax : 01 47 20 95 57



Il est important de commencer le témoignage par la formule :
"Je soussigné(e)........................., certifie les faits suivants :
D’autre part il est souhaitable de rappeler d’abord l’histoire de la famille, ses origines, sa composition, les activités exercées avant la guerre.
On retracera ensuite l’itinéraire de la famille pendant la guerre et les circonstances de la rencontre avec le ou les sauveteurs.

Nous vous demandons de nous fournir, en double exemplaire, la photo du (ou des) Juste(s) et tout document d’époque lié au dossier pour les archives de Yad Vashem.

Le dossier sera transmis à la Commission des Justes, à l’Institut Yad Vashem de Jérusalem qui, après enquête, statuera.
Pour le Juste reconnu, une cérémonie officielle sera organisée par un délégué du Comité Français pour Yad Vashem. La médaille et le diplôme de « Juste parmi les Nations » lui seront alors remis par un représentant de l'Etat d'Israël au nom du Peuple juif reconnaissant.