Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/07/2012

ON COMPREND TOUT MAINTENANT ! TOUT S’EXPLIQUE !!!

Mais oui, Mario Balotelli, « super Mario » de l’équipe italienne, n’est pas un footballeur ordinaire. Il a un supplément d’âme. Je ne le savais pas, mais grâce au CRIF, maintenant, je le sais. Et vous allez comme moi être remués jusqu’au tréfonds  par ce grand chagrin silencieux (mais filmé et relayé par les médias, quand même):

 

 

« Mario Balotelli, la star italienne de football qui a envoyé son équipe en finale de l’EURO 2012 face à l’Allemagne, a été élevé par une mère adoptive juive dès l’âge de 3 ans. Le talentueux attaquant, qui est né sous le nom de « Mario Barwuah » en provenance du Ghana, a grandi à Palerme. Lors de l’après-match où son statut de star est devenu sans discussion, il s’est précipité pour embrasser sa mère adoptive, Silvia Balotelli. Il venait de marquer les deux seuls buts du match.

 

 

balotelli.jpg

 

 

Avec d’autres membres de l’équipe italienne, Balotelli avait visité Auschwitz au début du mois avant le début du tournoi. Il a dit avoir été « tourmenté » par cette visite. La presse italienne confirmait le lendemain en titrant « Balotelli bouleversé » ! Selon une radio néerlandaise, Balotelli s’est assis seul sur la voie ferrée menant à l’entrée du camp de la mort, les yeux mouillés, en silence. « Un peu plus tard, il dit montrer à ses coéquipiers une lettre cachée son lit, que sa mère adoptive lui avait écrit. Il a alors parlé de choses qu’il avait toujours gardées pour lui. »

 

Certains groupes néonazis, en Italie et au-delà, qui avaient déjà insulté le joueur pour sa couleur, le ciblent maintenant pour son affiliation au judaïsme. Sur le site raciste Stormfront, on peut lire depuis quelques jours : « Balotelli est noir et juif. Il devrait jouer en faveur d’Israël, pas de l’Italie. »

 

 

Source : http://www.crif.org/fr/revuedepresse/encore-du-racisme-et-de-l%E2%80%99antis%C3%A9mitisme-au-football/31857

 

 

 

Je vous fais mes adieux provisoires car demain est un grand jour : j’attaque un nouveau bouquin. Sur un sujet qui devrait bien vous intéresser. Comme je suis la paresse même, j’ai différé depuis plusieurs mois, mais cette fois ça y est, j’ai décidé de m’y mettre. Ca me stimule de bosser quand les autres sont en vacances. Donc, je vais mettre le blog en veilleuse (sauf éventuelles exceptions) car quand même, il ne faut rien exagérer.

 

A bientôt

 

 

Je rajoute un paragraphe pour vous dire que je signalerai quelques articles intéressants et je commence tout de suite:

 

de François Asselineau :

 

"Olafur Grimsson réélu président de l'Islande contre sa volonté pour avoir défendu les intérêts du peuple contre celui des banques".

 

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EFuEEZlZEEpek...

 

 

31/05/2011

LES ORIGINES JUIVES DE LENINE

imagesCA8AHN1I.jpg

 

Depuis quelques jours, les sites juifs bruissent d’une nouvelle ébouriffante : Lénine aurait eu des origines juives !!! Vous parlez d’un scoop ! Alors qu’il est de notoriété publique que Lénine avait un grand père juif du côté maternel, nommé Israël Davidovitch Blank, qui était commerçant à Odessa (Ukraine) et s’était converti à la religion orthodoxe, devenant Alexander, ou Sender, Blank. Un juif qui se convertissait voyait en effet se lever restrictions et limitations qui frappaient ses anciens coreligionnaires. Toutes ces informations figurent noir sur blanc dans d’excellents ouvrages, comme La France LICRAtisée ou Révolutionnaires juifs, qu’on ne doit pas suffisamment lire sur ces sites.

En fait, une exposition russe consacrée à Lénine (jusqu’au 3 juillet 2011) en apporterait aujourd’hui  la preuve irréfutable – et publique – sous forme d’une lettre. Une lettre écrite par la sœur aînée du grand homme, Anna Ulyanova, qui figure dans cette exposition organisée par le Musée d’Histoire d’Etat à Moscou.

Cette lettre, adressée à Staline, date de 1932. Elle fait clairement mention du grand-père maternel juif. Vladimir Ilitch ne se sentait pas plus juif que russe, d’ailleurs, lui qui déclarait sans ambages : « Je crache sur la Russie ». Ce qui est bien compréhensible car les bolcheviks avaient en ligne de mire la révolution mondiale, rien que ça, et les êtres  humains – russes, juifs ou autres - n’étaient que des instruments destinés à la servir.

En fait, l’utilité de rappeler aujourd’hui au son du shofar les racines juives de ce grand humaniste devant l’Eternel – les Russes ont pu s’en rendre compte dès 1917, sans attendre Staline – est de pointer une énième fois l’abominable antisémitisme qui sévissait sous les tsars, et même après, on se demande pourquoi. Ah, ces sales Russes ! On leur présentait le Paradis sur un plateau et ils étaient antisémites, en plus ! De quoi vous décourager de faire leur bonheur !!

Le pauvre grand homme avait donc estimé plus judicieux de cacher la chose à l’époque, et Staline, répondant à la lettre de la grande sœur, abondait dans le même sens, recommandant le secret. D’ailleurs Staline lui aussi était un affreux antisémite, lui qui eut pour n°2 pendant des décennies un certain Lazare Kaganovitch, le bourreau (juif) de l’Ukraine. Mort tranquillement dans son lit en 1991 à l’âge de … 98 ans. Encore un qui avait plutôt bien survécu à l’antisémitisme ambiant et atavique des Russes.

Tiens, justement, en 1932, l’année de la lettre de la soeurette, survenait l’Holodomor en Ukraine avec son cortège d’horreurs et ses agents de la tchéka zélés, dont environ 80% étaient … juifs ! Allez savoir pourquoi, il paraît que les Ukrainiens, dans leur immense majorité, étaient férocement antisémites. Ah, les salauds ! 

29/05/2011

NETTOYONS LES ECURIES D’AUGIAS – 5

Ce ministère polonais de la « sécurité » intérieure est une véritable mine de clients. J’en profite pour vous rappeler un autre personnage qui relève de la même série, dont nous avons parlé à au moins deux reprises : Helena Wolinska. La Pologne a réclamé en vain l’extradition de cette criminelle au Royaume-Uni, dont elle était ressortissante (voir archives du blog 21/11/07 et 21/02/11). Mais les Anglais ont fait la sourde oreille pour motifs « humanitaires ».

Aujourd’hui, nous allons nous pencher sur :

 

Józef Światło

 

180px-Swiatlo.jpgUn de plus qui s’est empressé de changer de nom pour mieux se fondre dans le paysage, mais qui a ajouté en fin de carrière la traîtrise et la délation à la cruauté, en opérant une spectaculaire reconversion de l’est vers l’ouest.

 

Né Izaak Fleischfarb le 1er janvier 1915 dans une famille juive d’Ukraine, il suit le cursus archi-classique puisqu’il se lance très tôt dans l’activisme communiste, mâtiné en ce qui le concerne de sionisme. Durant la guerre, il combat dans les rangs de l’armée polonaise et se retrouve prisonnier de l’Armée rouge. Ce qui ne l’empêche pas de convoler en avril 1943 avec une demoiselle Swiatlo, dont il va désormais porter le nom, à la sonorité plus polonaise. Et il devient à la même époque commissaire politique à la Polish 1st Tadeusz Kościuszko Infantry Division créée par les soviétiques.

 

Dès 1945, ce bon communiste est transféré à cette fameuse MBP qui vient d’être créée elle aussi, toujours grâce aux bons offices des soviétiques, MBP que nous commençons à bien connaître et où il n’a pas dû se sentir trop dépaysé. Là, il va faire comme ses petits camarades : tortures et contrefaçons en tous genres. A haut niveau, puisqu’il devient vite  directeur adjoint du département dirigé par Anatol Fejgin, que nous avons vu précédemment à l’œuvre.

 

Il aura à son actif l’arrestation de centaines de résistants polonais de l’Armia Krajowa, dont ses dirigeants, ainsi que la falsification du « référendum » de 1946. Il y gagnera le surnom expressif de « boucher », rendant ainsi hommage à la qualité de ses prestations.

Tous ces efforts connaîtront une juste récompense : il est promu colonel et se retrouve en 1951 parmi les hauts gradés du 10e département du MBP. Département sensible puisque chargé de la surveillance des membres du Parti eux-mêmes. A ce titre, il recevra directement ses ordres du premier secrétaire polonais, Boleslaw Bierut, et procédera à l’arrestation de personnages notables comme Gomulka ou le cardinal Wyszynski. Il aura par ailleurs accès à des documents ultrasecrets, dont il fera ultérieurement l’usage que nous verrons.

 

Car tout change en 1953. Staline meurt en mars et avec lui une page se tourne, assez délicate à négocier pour certains de ses adorateurs d’hier, trop empressés à lui plaire. En novembre, voilà notre Izaak Fleischfarb, alias Józef Światło, envoyé par Bierut à Berlin est, avec son chef direct Fejgin, pour y rencontrer le chef de la Stasi, Erich Mielke. Il s’agit de discuter l’élimination d’une certaine Wanda Bronska. La routine, quoi. Sauf que depuis la mort du dictateur en chef et l’arrestation de Béria en juin de la même année, ça sent le roussi. Swiatlo se méfie : et si cette mission était un piège ? Il rencontre cependant Mielke comme prévu, avec son chef, mais dès le lendemain, 5 décembre 1953, fait défection et se rend, dans tous les sens du terme, à la mission militaire américaine à Berlin ouest, abandonnant femme et enfants (deux) en Pologne.

 

Les Américains accueilleront avec satisfaction ce sympathique personnage qui se mettra à table sans tarder. A Noël il sera à Washington, en train de déballer les secrets jusque-là bien gardés de ses ex petits camarades. Il y en aura pour une cinquantaine de copieux rapports. En échange, il reçoit l’asile politique et une protection pour sa précieuse personne.

 

Tout le monde passera avec tact et discrétion sur ses propres crimes (après tout, faute avouée …) pour s’appesantir avec l’horreur convenue sur ceux de ses ex collègues. Le passé étant définitivement aboli maintenant qu’il travaillait « honorablement » pour la CIA et Radio Free Europe. Comme prévu, ses révélations contribueront considérablement à déstabiliser les autorités communistes polonaises.

 

Swiatlo est mort aux Etats-Unis en septembre 1994. L’histoire ne dit pas à quelle date sont morts son ancienne femme polonaise et ses enfants, reliquats embarrassants d’une vie antérieure heureusement rachetée par le passage à l’Axe du Bien. A ce jour, les archives le concernant sont toujours sous embargo aux USA et inaccessibles aux chercheurs.

 

26/03/2011

LES PROMOTEURS DU COMMUNISME – 10

Poursuivons notre voyage en Chine, avec un contemporain d’Israël Epstein :

SIDNEY SHAPIRO - 10

Il est en effet né la même année que lui, en 1915, mais à New York, et pareillement dans une famille juive. Il aura bien d’autres points communs avec lui et surtout, celui d’avoir également consacré sa vie au soutien du régime communiste chinois et à sa propagande à l’étranger.

sidney-shapiro-married-the-leftwing-author-and-actress-feng-zi.jpg

Ses premiers contacts avec la Chine datent de la seconde guerre mondiale, à laquelle il participe dans les rangs de l’armée américaine. Il débute alors son apprentissage du chinois dans l’éventualité d’un atterrissage dans la Chine alors occupée par les Japonais. Cet atterrissage ne se produira jamais, mais il continuera d’apprendre la langue, tout en poursuivant des études de droit. Après la guerre, en 1947, on le retrouve à Shanghaï, ville où vit une importante colonie juive. C’est là qu’il rencontre sa future femme, une actrice chinoise aux sympathies communistes prononcées, nommée Fengzi. Ce qui ne l’empêcha pas plus tard (Fengzi) d’écoper de 10 années de « rééducation » durant la révolution culturelle, car l’épouse de Mao avait quelques comptes à régler. En attendant ces années noires, le duo va essayer de rejoindre l’armée rebelle de Mao, n’y parviendra pas et assistera finalement à son arrivée triomphale à Pékin.

Officiellement, Shapiro travailla durant cinquante années au Foreign Languages Press (FLP), organisme dépendant de l’Etat. Il y était traducteur d’ouvrages chinois. Mais il était surtout – comment aurait-il pu travailler dans un organisme d’Etat, sinon ? – un ardent propagandiste du régime à l’étranger. Ceci apparaît nettement dans son autobiographie intitulée An American in China, parue en 1979, où il relate, à côté de son histoire personnelle, la longue marche vers le pouvoir du régime communiste chinois, en suivant scrupuleusement la vulgate du parti. Il a écrit plusieurs autres ouvrages, dont Jews in Old China et  I Chose China.

ddshp.jpgIl fut l’un des rares étrangers, comme Epstein, à recevoir la citoyenneté chinoise, en 1963, avant la révolution culturelle. Et l’un des rares également, toujours comme Epstein, à devenir membre de la Conférence consultative politique du peuple chinois.

Sa longévité est étonnante. Agé de quasi 96 ans, il est toujours de ce monde, vivant à Pékin. Il serait même le plus âgé des juifs vivant en Chine à l’heure actuelle.

Et il a reçu les mêmes honneurs qu’Epstein pour ses 90 ans, qu’ils ont d’ailleurs fêté ensemble. Le communisme, ça conserve. A certaines conditions.

 

14/03/2011

NETTOYONS LES ECURIES D’AUGIAS – 2

Nous avons quitté Julia Brystiger dans les couloirs passablement encombrés du ministère polonais de la sécurité intérieure (Ministerstwo Bezpieczeństwa Publicznego, MBP), lieu par excellence de toutes les basses œuvres du régime dans les années d’après-guerre en Pologne. Elle était loin d’être seule à y déployer ses talents. Nous n’aurons que l’embarras du choix pour poursuivre notre petit tour d’horizon des tortionnaires méconnus. Continuons donc  par :

 

ANATOL FEJGIN - 2

165px-Aatol_Fejgin_%28SB%29.jpgCe sympathique personnage est né à Varsovie en 1909 et tenez-vous bien, est mort de sa belle mort, toujours à Varsovie … en 2002! Sans avoir connu beaucoup d’ennuis, juste quelques-uns, il faut être juste.

Il était né dans une famille juive de la classe moyenne et malgré l’atroce antisémitisme régnant alors en Pologne, il entame des études de médecine en 1927, à l’âge de dix-huit ans. Mais il ne les terminera jamais car dès l’année suivante, en 1928, il rejoint les communistes polonais et se fait arrêter en 1929 pour activisme. Il est condamné à deux ans de prison, relâché, condamné à nouveau, etc. La routine habituelle en ces années orageuses. Tout ceci nous mène à 1939, date à laquelle Fejgin fuit à Lwow, en zone militaire russe, contacte le NKVD et commence à travailler pour les soviets.

En 1943 on le retrouve dans un régiment d’infanterie russo/polonais où il occupe les fonctions généralement redoutées d’officier de propagande pour le compte du NKVD. Redoutées car un mot de travers vous envoyait assez directement au peloton d’exécution ou au goulag pour les chanceux.

Le 1er janvier 1945, les soviets créent le MBP chargé d’éradiquer l’inexplicable opposition des déviationnistes bourgeois aux bienfaits que le petit père des peuples souhaite pourtant déverser à pleins seaux sur les Polonais. Y sont réunis les services de police secrète, d’espionnage et de contre-espionnage, etc. De sa création à sa dissolution, le MBP sera dirigé par un autre de nos sympathiques amis, Jakub Berman. Feijin ne rejoint pas tout de suite cette officine. Il commence sa carrière dans la police politique de l’armée communiste polonaise (Ludowe Wojsko Polskie).

« En 1948, l'opposition démocratique ayant été éliminée et les organisations clandestines anéanties, une nouvelle phase dans l'activité de l'UB (Urząd Bezpieczeństwa), [au sein du MBP] commence. Suivant l'exemple soviétique, la répression se dirige cette fois vers l'intérieur du parti communiste (Parti ouvrier unifié polonais) avec des accusations de titisme et de déviations nationalistes. Le colonel Anatol Fejgin se distingua dans cette nouvelle tâche en s'appuyant sur les archives militaires des années 1930. Ainsi Władysław Gomułka lui-même est-il visé mais l'épuration prend des dimensions considérables. L'opération est surveillée par Bolesław Bierut (président de la RP et premier secrétaire du parti communiste) et Jakub Berman (membre du bureau politique et responsable de la sécurité). En 1949, un groupe spécial est créé par le quartet, — les dirigeants les plus influents du parti (Bierut, Berman, Minc et Radkiewicz) —, pour mener des enquêtes secrètes sur les plus hautes personnalités du parti. »

250px-Medal_15-lecia_LWP_rewers.jpg

Le colonel Fejgin exercera ses talents au MBP, en tant que directeur de son Bureau spécial, rebaptisé en 1951 Département 10. Ce département était chargé de protéger le Parti des « provocateurs », en réalité de procéder à l’élimination physique des opposants politiques.

Il connaît quelques premiers ennuis en 1953 puisqu’il est suspendu après la défection, en 1953, du directeur adjoint du MBP, Józef Światło (Izak Fleischfarb), qui porte des accusations contre lui et d’autres staliniens. Mais ce n’est qu’en 1956 qu’il est éjecté en même temps que son patron, le vice-ministre Roman Romkowski. A cette époque, son nom, avec ceux de Józef Różański (Josek Goldberg), et du ministre Jakub Berman, symbolisait la terreur stalinienne en Pologne.

A la déstalinisation, il passe en jugement et se voit condamné en novembre 1957 à 12 ans de prison pour violation des droits de l’homme (!!!) et abus de pouvoir. Avec d’autres acolytes du même acabit, il est reconnu coupable d’avoir torturé 28 personnes durant des interrogatoires, y compris des femmes. Il commence à purger sa peine, qui est amnistiée en 1964. Il aura donc fait sept ans de prison.

En 1985, Fejgin devient membre d’une association de vétérans patronnée par l’Etat, intitulée (on est prié de ne pas rigoler) Société des Combattants pour la Liberté et la Démocratie. Parfaitement.

A ce titre, il bénéficiera des privilèges attachés à la qualité de vétéran de la guerre. Hélas, cinq ans plus tard, en 1990, à la chute de l’URSS, des antisémites vont s’intéresser à son cas et le priver de ces privilèges, en raison de son « passé stalinien » ! Fort mécontent, Fejgin en appelle à la Cour suprême polonaise qui rejettera sa requête au motif que ses activités postérieures à la guerre n’avaient pas à proprement parler été très positives pour le pays.

Au moment de sa mort, en 2002, - il avait 93 ans – l’Institute of National Remembrance (INR) polonais était toujours penché sur les crimes qu’il avait commis durant sa période de gloire…. Pas des plus réactifs, à l’INR.

06/05/2010

LE PILOTE HASSIDIQUE D’AIR FRANCE

Il se passe quand même des choses étonnantes dans ce pays : qu’on m’explique pourquoi ce pilote éprouve le besoin d’étaler ainsi ce que nul ne lui a demandé, et qui ne regarde absolument que lui. Qu’il soit juif et strictement pratiquant, tant mieux pour lui, mais franchement, on s’en fiche. Tout ce qu’on lui demande, c’est de piloter correctement son avion et d’amener tout le monde à bon port. Le reste, c’est son domaine privé, pour ne pas dire intime.

 

Quelle est l’utilité de cet exhibitionnisme ? Quelqu’un peut-il me l’expliquer ? Les mêmes viendront se plaindre ensuite d’ « antisémitisme », alors qu’ils font tout, mais vraiment tout, pour justement bien insister sur la chose.

 

Ce pauvre pilote hassidique a un peu de mal à faire respecter ses « droits religieux » à Air France. Peut-être serait-il plus à son aise sur El Al ?

 

 

 

images.jpg« Air France : un pilote juif religieux »

 

« Dans le cockpit d’un Airbus 330 d’Air France, environ une heure après le décollage, lors d’un vol entre Paris et le Sénégal, avec l’avion volant sur pilote automatique, le pilote, lui, termine d’étudier ses deux portions quotidiennes du Houmach et du Tanya. Il prend ensuite son micro : « bonjour ! C’est votre capitaine qui vous parle. J’espère que vous appréciez le vol… »

 

David Price, 47 ans, a la particularité d’être le seul pilote Chabad au monde.

 

Natif de Paris, l’initiation de Price au monde de l’aviation a commencé alors qu’il était enfant. Tard, un soir, le père de David, alors âgé de six ans, l’a réveillé pour qu’il regarde le premier atterrissage habité sur la lune. Pendant des années, le garçon a rêvé d’être astronaute.

 

L’initiation de Price au monde du judaïsme traditionnel est venue plus tard. Il avait onze ans lorsqu’il rentra pour la première fois dans une synagogue. C’était lors de la guerre du Kippour. Les informations effrayantes ont inspiré des juifs du monde entier, comme la mère de Price, à montrer leur solidarité avec les juifs d’Israël. Assez rapidement, la mère du garçon (ses parents avaient divorcé quelques années plus tôt) commença à devenir pratiquante et décida de donner à son fils une éducation juive, ce qu’elle fit avec l’aide de Chabad à Paris.

 

Price a visité le Rabbi de Loubavitch à deux reprises alors qu’il était adolescent, la première fois avec sa mère, la seconde avec un groupe d’adolescents en visite chez le Rabbi. Les visites ont été des expériences mémorables et ont fait une profonde impression sur le jeune Price.

 

Apres avoir obtenu son diplôme d’études secondaires, David s’inscrit dans l’école de pilote de Toulouse. Cinq ans plus tard il devient copilote, et dix ans plus tard, avec deux milles heures de vol à son actif, il obtient ses ailes de pilote.

 

Ces dix dernières années, Price a été un pilote transatlantique, volant de longues routes, qui lui laissent, selon ses propres mots, « tout le temps de s’émerveiller de la création d’Hashem ».

 

Père de trois enfants, Price prend souvent sa femme et ses filles en voyage aux Etats-Unis, et sa famille aime le voir assis aux commandes.

 

Il n’est pas toujours facile d’être un pilote observant dit Price, qui admet devoir constamment lutter pour ses droits religieux. La loi française donne aux pilotes plusieurs jours de repos et Price les utilise tous pour les Shabat et les fêtes juives. Malgré cela, il fait toujours attention de vérifier et d’être certain qu’il ne s’est pas vu assigner par erreur un vol pendant Shabat. Il prend également soin d’éviter des vols qui doivent décoller avant 10h du matin, lui laissant le temps de faire sa prière du matin au sol.

 

Ce n’est pas un choix de carrière pratique ou idéal pour un juif observant, reconnaît-il. Mais passer la majorité de son temps dans le ciel lui laisse tout le loisir de réfléchir aux questions spirituelles ou existentielles.

 

Interviewé durant la pire interruption de vols qui a récemment paralysé le ciel européen à cause des cendres volcaniques, le pilote hassidique a déclaré que cette situation lui a servi de rappel utile : « une éruption de cette ampleur n’est plus apparue depuis de longues décennies. Je ne doute pas qu’il s’agisse d’un signe d’Hashem, pour nous rappeler de ne pas prendre comme un fait acquis que le ciel nous est ouvert. »

 

« En outre, une chose étonnante qui est arrivée suite à l’éruption, » dit le pilote, incapable de résister à cette pensée, « des milliers de juifs n’ont pas volé Shabat… »

 

 

Source : http://www.juif.org/go-news-127662.php

20/09/2008

LE PLUS GRAND MUSEE JUIF DU MONDE OUVRIRA A MOSCOU

Etonnant, mais vrai. Les Russes étant apparemment très tolérants et sans rancune, le Musée de la Tolérance verra bientôt le jour à Moscou. La raison officielle de cette ouverture est de réduire les incidents antisémites qui se sont multipliés ces dernières années en Russie. Mouais … Je suis plus que sceptique devant ce « remède », mais il est vrai qu’on ne m’a pas demandé mon avis.

 

Il est plus vraisemblable de penser que les juifs reviennent aujourd’hui nombreux en Russie et entendent marquer fortement leur présence. Synagogues et organisations culturelles prolifèrent comme jamais : « Moscou compte plus d’organisations culturelles juives que tout le reste de l’Europe », déclare Boruh Gorin, l’un des hauts responsables communautaires.

 

A l’ouverture des frontières, en 1989, il restait environ 1,5 million de juifs en Russie. Plus d’un million ont alors émigré en Israël. Un bon dixième seraient aujourd’hui revenus en Russie, quoique leur statut soit assez flou : « La plupart ont conservé la nationalité israélienne, et ne sont ici que pour affaires : ils se considèrent comme israéliens expatriés en Russie. Je ne parlerais pas de «retour », selon Gorin.

 

Le Musée de la Tolérance sera constitué d’un ensemble de bâtiments englobant bibliothèques, centres d’étude, salles de conférences. Il couvrira une surface de 9 000m2, sans compter les sous-sols de 15 000m2. Il jouxtera des institutions juives déjà existantes, telles que restaurants, services sanitaires, yeshiva, plus une université en construction. Son ouverture est prévue pour 2011.

 

Qui finance ? Eh bien, la municipalité de Moscou a « accordé » à la communauté juive il y a cinq ans, le bâtiment historique, construit en 1927, dans lequel sera installé le Musée. J’ai mis des « » car j’ignore si c’est un don ou simplement un prêt. La Fondation culturelle russe versera aussi son obole.

Pour le reste, ce sont essentiellement des philanthropes juifs dirigés par l’homme d’affaires Lev Leviev, qui mettront la main au portefeuille.

 

Ce musée juif international veut être la vitrine de la vie et de l’histoire juives en Russie. Il présentera naturellement une importante section consacrée à la shoah.

 

Je me demande s’il consacrera également une place au souvenir d’un certain nombre d’acteurs, parmi les plus importants, d’une révolution qui fit trembler le monde et qui méritent pourtant de ne pas être oubliés car ils illustrent, eux aussi, un aspect important de la vie juive en Russie.

Ils le méritent d’autant plus qu’à l’époque, en 1917, toute la diaspora était très fière d’eux : les Trotski, Kamenev, Zinoviev, Sverdlov, Litvinov, Kaganovitch, Iagoda, Frenkel, Sokolnikov, Radek, etc, etc, etc, étaient portés aux nues. A ce jour, ils n’ont jamais été désavoués, ni fait l’objet de la moindre repentance, que je sache.

 

Ne les oublions surtout pas, ceux-là. En bonne logique, et pour faire complet, un autre musée, celui des horreurs, devrait ouvrir juste en face. Je parie qu’il ne désemplirait pas.

 

 

Un mot pour terminer, à propos de l’ « antisémitisme », toujours invoqué :

 

Dans un article du Courrier de Russie, d’avril 2008, qui parle de l’ouverture du musée, je lis ceci : 

« Sous l’URSS, la politique officielle des nationalités – égalitaire – s’est rapidement transformée en un antisémitisme d’Etat : « Si l’on découvrait qu’un fonctionnaire haut placé fréquentait la synagogue, il pouvait être exclu du parti ou démis de ses fonctions », explique Boruh Gorin. La synagogue de Kitaï Gorod est pourtant restée ouverte sans interruption, mais il s’agissait surtout de maintenir l’apparence quand les rabbins, au même titre que les prêtres orthodoxes et les imams, étaient contraints de collaborer avec le KGB. »

 

Il est clair à la lecture de ce qui précède que ce qui est traduit par « antisémitisme d’Etat » était en fait la persécution – égalitaire – de toutes les religions et ne s’adressait pas plus spécifiquement aux juifs qu’aux autres. Le terme d’ « antisémitisme » n’est donc pas approprié en la circonstance.

28/08/2007

FAITES CE QUE JE DIS, MAIS SURTOUT PAS CE QUE JE FAIS!

Vous allez admirer une magistrale illustration de ce principe dans l'article suivant, paru sur le site http://ladroitestrasbourgeoise.blogspirit.com/  .

"050262642ec04d837cca40c9057e7e9d.jpgLes Dernières Nouvelles d'Alsace de ce jour (dimanche 26 août) nous apprennent que le rabbin Yonathan Lévy, qui partageait ses fonctions entre les communautés juives libérales de Montpellier et de Strasbourg a été brutalement remercié par la fédération du judaïsme libéral. Pourquoi ce licenciement soudain ? C'est que, nous explique le quotidien, le rabbin Lévy a eu l'impudence d'épouser en juillet une pasteure de l'Église réformée de France !
Singulière décision, avouons-le, que ce lourdage expéditif. Aux yeux de certains, la huguenote ne pourrait pas faire bon ménage avec le docteur de la loi juive. Une pareille exclusion surprend à l'heure où nous sommes tympanisés par l'injonction mille fois réitérée de déposer le sac de nos origines pour nous mélanger et faire à l'Autre le présent de nos identités. A l'heure où l'évangile métisseur répété en boucle par tous les tuyaux de la communication citoyenne nous commande de n'exister que dans la sarabande des croisements et des hybridations.

Le paradoxe, c'est que les diverses confessions judéo-chrétiennes ne sont jamais en reste pour entonner le péan mélangiste. Leur pathos s'articule sans fin sur la nécessité de l'ouverture, de la rencontre et du partage. Un seul credo d'ailleurs, du camp laïque au camp religieux: le culte de l'Autre, la bénédiction de l'Alter. Un seul mot d'ordre: s'extraire de nos identités "frileuses" pour réaliser dans l'indistinction du genre humain la promesse d'une humanité pacifiée et heureuse. C'est établi de source sûre: l'identité c'est la crispation sur une construction imaginaire, c'est la fermeture, le rétrécissement, le rabougrissement et pour finir, la barbarie et le crime. D'où l'ironie qui nous titille quand nous rencontrons une information de cet acabit. Le rabbin Lévy se serait corrompu dans l'impureté en frayant avec une chrétienne. Soit.
Renégat, il ne serait plus digne d'enseigner à ses ouailles les beautés de la parole divine. Et le voilà débarqué pour cause de trahison à l'exclusivisme religieux.

Serait-il possible que les religions à prétention universaliste, à commencer par le judaïsme prétendument "libéral", soient les premières à s'exonérer de l'obligation morale qu'elles font aux autres de se perdre dans la soupe mondialisatrice qui plaît tant à l'occident contemporain? Un occident post historique qui voit dans le métissage des cultures et des religions la fin tant attendue de la négativité, du conflit et de toute dialectique, et, finalement, de toute vie humainement vivable, ainsi que l'ont parfaitement analysé Philippe Muray et Jean Baudrillard, des intelligences qui nous font aujourd'hui cruellement défaut.
Ce n'est pas sans une certaine ironie, c'est vrai, que l'on voit, ce jour, les tenants d'une croyance qui se pose en institutrice de l'universel, faire défaut au message qu'ils tiendraient du Très-Haut pour pratiquer une purge sectaire qui contredit avec tant d'insolence les commandements dont ils nous abreuvent. A ce point, le sourire voltairien éprouve le plus grand mal à réprimer le mouvement des zygomatiques...

Et pourtant, le paradoxe ironique une fois cultivé, il n'en reste pas moins cette vérité historique incontournable. Depuis 2000 ans qu'ils vivent en diaspora, minoritaires au milieu des nations, c'est grâce à leur fidélité et à leur inflexibilité que les juifs, orthodoxes ou libéraux, ont su porter jusqu'aux temps présents le témoignage d'une identité maintenue envers et contre tout. Si ils avaient dû conjuguer l'universel comme il nous est fait obligation aujourd'hui de le cultiver, il n'existerait tout simplement plus de juifs pour témoigner d'une des potentialités de l'humanité. Ils ont vécu dans l'affirmation d'eux-mêmes contre vents et marées et ceci au prix d'une fermeture volontaire, entourés de mépris et souvent en butte à la haine des gentils. Et ce réflexe de survie ne s'est pas dissous dans le nihilisme contemporain et dans son apologie toujours ressassée de la flexibilité et du déracinement salvateur. L'éviction du rabbin Lévy, aussi déplaisante puisse-t-elle paraître, rappelle à tous, et particulièrement à des catholiques "de progrès" empressés de prouver leur bonne foi dans le culte d'un oecuménisme caoutchouteux négateur de toute affirmation spécifique, que la fidélité a des exigences qu'il faut savoir maintenir même quand elles déplaisent à l'opinion publique, ou du moins à ce qu'on tient pour telle. L'abolition de toute différence qui est la tentation morbide d'un occident en fin de cycle débouche davantage sur l'anomie que sur la réconciliation. Et c'est pourquoi cette éviction est aussi une leçon.
Ce qui vaut pour les juifs et souvent aussi pour les musulmans ne pourrait-il valoir pour les autres ? N'est-ce pas le cardinal Ratzinger qui déclarait il y a peu que plus une religion correspond avec le monde et plus elle devient superflue.
Nous souhaitons en tous cas beaucoup de bonheur au rabbin Lévy et à sa compagne."

Coclés

J'ajoute à cet excellent article mon grain de sel, trouvé sur http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3441927,00.html  , qui relate également l'affaire. Sous le titre No ordinary love, on apprend que la famille de la mariée du côté maternel  était en fait juive, mais avait dû le cacher, vous devinez pourquoi. La pasteure était donc à la recherche de ses racines juives lorsqu'elle a opportunément trouvé à les cultiver de près, en la personne de Jonathan Lévy. Au résultat des recherches, il s'est avéré que selon la halacha, la loi juive, elle était juive elle-même. Ce qui ne l'a pas empêchée de conserver son ministère tandis que, comme on l'a vu, son époux perdait le sien. Ils se sont mariés à Jérusalem il y a six semaines et envisagent de partir un jour pour Israël.

Voilà en tout cas une belle histoire de métissage religieux et néanmoins amoureux, un magnifique exemple d'alliance judéo-chrétienne, qui devrait transporter d'aise tous les thuriféraires patentés de la tolérance et de l'ouverture, non? La mariée a d'ailleurs affirmé: "C'est un mariage à trois: Jonathan, moi et Dieu. Je suis toujours pasteur protestant et je crois toujours en Jésus. Nous prions tous les deux chaque matin". "Je vois notre mariage comme une union symbolique entre l'Ancien Testament et le nouveau", a ajouté le nouvel époux. Un sentiment loin d'être partagé par les officiels juifs, ce qui a fait dire à Jonathan: "J'en suis triste. J'aimerais que mon mouvement soit aussi tolérant qu'il le prêche aux autres. Tout ce qu'ils sont capables de voir, c'est qu'un rabbin a épousé une pasteure. Ils ne sont pas capables de considérer que Jonathan a épousé Catherine".