12.12.2009
MONSIEUR LE PRESIDENT, JE VOUS FAIS UNE LETTRE …
Décidément, tout est bon pour servir LA CAUSE. LA CAUSE SACREE : sus à l’Iran, le nouveau monstre planétaire, qui menace toute l’humanité ! Alors on racle même les fonds de tiroir et on ressort de la naphtaline tous les ex-grands hommes qui firent tant d’honneur à la République.
Avant que de sombres affaires - et même quelques peines de prison, avec sursis – ne les contraignent à ravaler quelques-unes de leurs folles ambitions. On les retrouve en général aujourd’hui dans des fonctions plus conformes à leurs capacités réelles. Ainsi en est-il du président de l’Association pour le rayonnement du Château de Vincennes, j’ai nommé le flamboyant François Léotard. Vous vous souvenez de lui, j’espère ? Si droit dans ses bottes lorsqu’il s’agissait de pourfendre l’autre monstre, le Front national – un peu démonétisé aujourd’hui, celui-là - mais légèrement moins lors de certaines affaires malencontreuses qui le conduisirent à prendre un peu de recul. Depuis, il fait dans la critique acerbe aux présidents qui n’ont pas l’heur de lui plaire. Sarkozy a eu son tour, aujourd’hui il sort le grand jeu pour Ahmadinejad, qui va sûrement en être extrêmement affecté.
« Lettre ouverte au président Ahmadinejad
Monsieur le Président,
Franchement, en commençant cette lettre, je n'avais pas envie de vous appeler de cette manière. Ce titre implique en effet un minimum de respect. Je le fais néanmoins parce que c'est vous qui vous exprimez au nom des Iraniens. Sur les photos, je vous vois devant des foules, des visages, des mains levées. Sans doute peut-on y deviner une forme d'enthousiasme, en tout cas d'adhésion.
Nous avons, en Europe, connu ces foules. C'était un mauvais moment pour nous. Une période tragique dont nous continuons à porter la honte et l'angoisse. L'un des peuples les plus cultivés du monde, un peuple qui avait élevé à un haut degré la philosophie, la musique, la poésie, la science, un peuple qui avait étonné ses voisins par son rayonnement, avait sombré dans la haine, la folie raciale, l'ignominie. Des dizaines de millions d'individus ont subi, dans leur chair, leur culture, leur dignité, cette étrange barbarie qui se voulait un ordre nouveau. Ce furent d'abord les propres ressortissants de cet État, des Allemands, puis peu à peu les autres, tous les autres... On appela cette folie une guerre mondiale.
Mais ce fut surtout une guerre contre ce qu'il y avait d'humain en nous. Les livres furent brûlés, les enfants déportés et assassinés, les intelligences brisées. Tout ce qui faisait l'honneur de l'homme fut piétiné. Et puis...
Et puis, j'en viens à vous : une partie de l'espèce humaine, le peuple juif, fut destiné à l'enfer. Ce n'était ni les plus nombreux ni les plus riches, ni même les plus influents. C'étaient des hommes et des femmes qui avaient porté très longtemps et très loin leur foi, leurs questions sur le monde, sur Dieu, sur la nécessité de vivre ou de souffrir, sur le bonheur d'aimer. Généralement ils fréquentaient les livres. Ils réfléchissaient beaucoup. Ils ne comprenaient pas bien pourquoi on ne les aimait pas, pourquoi on les appelait des « sous-hommes », des Untermensch, pourquoi on les considérait comme des insectes... Ils furent pourchassés dans toute l'Europe, pendus, fusillés, brûlés...
Vous savez parfaitement tout cela. Mais je l'évoque devant vous pour trois raisons au moins :
— la première, c'est que nous (je dis « nous », c'est une façon de parler) n'accepterons pas que ça recommence. Je ne suis pas juif mais les Juifs sont, comme les Perses, mes frères en humanité.
—
— La seconde, c'est qu'ils ont le droit, comme vous, comme moi, d'avoir une patrie. Que ce soit la France ou Israël ne change rien à l'affaire.
—
— La troisième raison ne vous plaira pas. Mais tant pis : ce qu'ils apportent au monde (et probablement c'est cela que vous voulez « rayer de la carte »), c'est une conception de l'homme et de son destin, qui a enrichi plusieurs siècles de civilisation, et qui fait honneur au peuple juif comme à l'État d'Israël.
—
Monsieur le Président, vous avez le droit d'être nationaliste. Vous avez le droit d'être fier de l'histoire du peuple perse. Vous avez le droit d'être croyant et de prier le Dieu « clément et miséricordieux », comme il est dit au début de chaque sourate du Coran. Vous pensez avoir le droit de voiler les femmes, de torturer les opposants, d'emprisonner les journalistes qui vous contredisent, de condamner à mort des enfants mineurs, de persécuter vos minorités. Mais vous n'avez pas le droit de porter sur Israël le regard trouble, imbécile et haineux qui accompagne vos discours. Car il me semble que vous haïssez dans cet État la libre parole, la diversité des partis, le rôle de l'opposition, l'indépendance de la justice, la recherche universitaire et sans doute aussi... le courage. C'est-à-dire tout ce que nous sommes en droit d'admirer.
Les hommes qui ont organisé la réunion de Wannsee où fut décidé l'anéantissement des Juifs d'Europe sont tous morts aujourd'hui. Naturellement, comme chacun d'entre nous, vous suivrez ce destin.
Je souhaite seulement que pour vous-même, pour le peuple perse, pour les jeunes enfants d'Iran ou d'Israël qui vous survivront, il ne vienne à personne l'envie d'aller cracher sur votre tombe.
François Léotard (article publié dans Tribune Juive, décembre 2009 »
Dieu, que c’est beau ! Tout, absolument tout, y est. Comme les choses deviennent simples, avec les grands hommes : les méchants très méchants d’un côté, les gentils tout gentils de l’autre. Pour l’éternité. Jamais de doute, jamais de questionnement, jamais de nuance. C’est d’un reposant ! François, reviens-nous vite, tu nous manques trop !!!
Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...
08:22 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : françois léotard, ahmadinejad, iran, israël, lettre, anne kling
27.11.2009
Les malades mentaux répondent à Jean-Yves Camus
Jean-Yves Camus est un personnage qui se prend extrêmement au sérieux et professe sur toutes choses – surtout sur les choses qui ne lui plaisent pas – des opinions totalement définitives à défaut d’être forcément fondées. Il s’est autoproclamé « spécialiste des extrêmes » et du coup, le pauvre, il ne chôme pas.
Au départ, sa bête noire, ce n’était que la bête immonde, mais les choses étant ce qu’elles sont, il a dû rajouter un s à sa spécialité afin de pourfendre tous les salauds d’antisionistes répandus sur l’échiquier politique.
Des salauds, mais aussi des débiles.
Justement, il vient de traiter de malades mentaux certaines personnes ayant le tort de ne pas penser comme lui, c’est-à-dire comme le système, lors d’une interview sur Guysen. Lisez-la, dans son genre, elle est assez intéressante (http://www.guysen.com/articles.php?sid=11218) On y apprend entre autres que Dieudonné « n’a pas de pensée politique propre » et qu’il n’est que « dans une logique de dénonciation du système ». Je ne voudrais pas contredire ce monsieur si péremptoire, mais être dans une logique de dénonciation du système, me semble déjà l’expression d’une pensée politique plutôt claire. Mais bon …
Toujours est-il que les « débiles » se sont rebiffés et sur le site La plume et l’enclume, répondent la lettre qui suit. Le site n’est pas vraiment de notre bord politique, mais nous avons un énorme point commun : nous sommes tous dans la dénonciation du système. Et donc peut-être tous des "débiles "? Je relaie donc leur lettre, qui est très pertinente (j’ai bien aimé les « juifistes absolutistes ») :
« JYC, la plume de l’ambassade israélienne à Paris, et se croyant bien renseigné par l’extrême-droite à laquelle il appartient, affirme que Dieudonné n’a pas de pensée politique, qu’il se laisse guider tantôt par l’extrême gauche tantôt par l’extrême droite, ou encore par des malades mentaux qui figurent sur la Liste Antisioniste.
Pourtant, la Banlieue S'Exprime, il pourrait l’écouter gronder, autour de Dieudonné. Et par ailleurs nous confirmons, oui, nous sommes de grands malades.
- Malades de voir ce que les réseaux pro-israéliens font de notre pays, et veulent faire de notre conscience.
- Les massacres de Gaza, et nos gouvernants qui ferment les yeux, ça nous rend malades.
- Le parti socialiste incapable de se joindre à l’indignation populaire contre les massacres de Gaza, ça nous rend malades.
- Sarkozy pressé d’envoyer des Français bombarder les Afghans et les Iraniens qui ne nous ont rien fait, ça nous rend malades.
- Sarkozy manœuvrant en douce pour faire rentrer l’Israël dans l’Union européenne, sous prétexte d’Union méditerranéenne, ça nous rend malades.
- Sarkozy défendant à outrance la transplantation d’organes, au moment précis où on découvre le scandale de l’industrie transnationale du vol d’organes centralisée et protégée par Israël, ça nous rend malades.
- Sarkozy essayant de nous fourguer « démocratiquement » son gosse à la tête du plus gros budget immobilier de France, parce qu’il s’imagine que le lobby pro-israélien, dont dépendent les médias, lui prêtera son parapluie contre l’indignation générale, ça nous rend malades.
- La télévision comme écran de fumée pour nous empêcher de réfléchir aux mensonges officiels ISRAELO-AMERICAINS sur le 11 septembre, ça nous rend malades.
- Les opposants aux lobbies médicaux-pharmaceutiques traités comme des malades mentaux par Roselyne Bachelot, ça nous rend malades.
- La peur, si on dit un mot de travers contre les juifistes absolutistes comme JYC, de se retrouver devant les tribunaux, ça nous rend malades.
- Le pays d’Astérix et d’Obélix vendu pour un plat de lentilles aux Romains de notre temps, ça nous rend malades.
- L’impuissance des grands organes qui devraient constituer des bastions de la tradition critique française pour freiner l’aventurisme aveugle des politiciens, ça nous rend malades.
- Que ni l’Eglise, ni la Presse, ni l’Armée ne parviennent à se faire entendre pour dire : ce ne sont pas les puissances d’argent qui doivent s’emparer du destin de la France et de l’Europe, ça nous rend malades.
Nous, les malades, avons dit très clairement ce que nous voulons: UNE EUROPE LIBÉRÉE DE LA CENSURE, DU COMMUNAUTARISME, DES SPÉCULATEURS ET DE L’OTAN. Ces mots d’ordre de la Liste Antisioniste te semblent négatifs, JYC ? Oui, la résistance à l’occupation commence par dire un NON retentissant à l’occupant, et NON à tous ceux qui le protègent, NON à tous ceux qui relayent la logique impériale de l’état maffieux d’Israël, des pauvres types dans ton genre, JYC.
Notre programme, concrètement, pour casser l’occupation ?
Avec les Palestiniens, le boycott des produits israéliens, le désinvestissement des entreprises françaises en Israël, la dénonciation des accords de coopération avec l’Etat « hébreu ».
Avec la population française, d’abord et avant tout l’unité dans un Front de Libération Nationale, la subordination de nos divergences légitimes sur mille sujets à la nécessité d’UNION NATIONALE CONTRE L’OCCUPANT.
C’est qui, l’occupant ?
On le reconnaît à sa façade de sable: sa puissance financière, et à son flanc sournois: le mensonge qui tue, l’inquisition, la répression et la censure contre toute expression de la santé mentale dans sa richesse et sa créativité. Le CRIF demande au gouvernement de faire lire nos emails, tu es au courant, JYC ? Et tu voudrais qu’on s’écrase, qu’on s’aplatisse ? Et puis quoi encore, messire Tartuffe ?
Le rôle de Dieudonné le bien nommé, dans tout ça ?
Il est notre Obélix à nous. Astérix le gringalet, censé porter l’intelligence gauloise, est notoirement en manque de potion magique, mais Obélix, lui, il fait le con, et il soulève les menhirs. Dieudonné c’est un héros de Rabelais, il est la voix du peuple pété de rire, hypercritique mais étranglé, sarcastique, déniaisé, offensé. Et comme il n’a pas peur, il fait peur. Face à tous ceux qui trouvent normal de fricoter avec les massacreurs des enfants de Gaza, il l’est notre Ogre de Barbarie, notre ritournelle subversive, notre Rappeur Majeur, celui qui ose dire : tout le monde ment, entre autres JYC le mandaté.
Voilà pourquoi les mégamenteurs ont si peur, si peur des malades mentaux qui se battent avec Dieudo. »
Source : http://www.plumenclume.net/articles.php?pg=art183<...
07:57 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean yves camus, dieudonné, malades mentaux, israel, anne kling
26.11.2009
OH, CE SOURNOIS D’OBAMA …
Le malheureux a mis quelque temps à s’apercevoir qu’il y avait loin de la coupe fleurie de l’idôlatrie planétaire aux lèvres amères de la désillusion et qu’avec la situation au Proche Orient, il s’était fait refiler une sacrée patate chaude dans les mains.
Comment faire, mon Dieu, pour sortir de ce guêpier ? Apparemment, faute d’avancées spectaculaires, l’ « homme le plus puissant du monde », le lauréat du Prix Nobel de la Paix qu’il va bientôt recevoir – et qui va qu’on le veuille ou non lui lier les mains pour la suite des événements. Bravo les juges du Nobel, ils lui ont bien compliqué la vie ! – se contente à présent de tous petits pas fort modestes sur ce terrain brûlant.
Ce qui nous donne ceci :
« L’ingérence tangible d’Obama
L’avocat Elyakim Aetzni, qui défend la cause des implantations juives, met en garde les responsables des localités juives de Judée-Samarie contre des représentants d’Obama présents sur le terrain. Mercredi, ils ont sillonné la localité d’Ephrat pour essayer d’obtenir des témoignages d’habitants. Ils en ont interrogé tout particulièrement le maire. Il semble que les Américains vont tenter d’envoyer d’autres émissaires dans la région: « Je vous fais parvenir ce message car a priori l’émissaire/enquêteuse risque de se présenter un peu partout et je me permets d’exprimer ma désapprobation au sujet de la coopération qu’a montrée le maire d’Ephrat… Le pouvoir américain tente dans un premier temps de bloquer la construction pour ensuite nous détruire. Remettre des informations consiste en une coopération de la victime avec son bourreau ».
Source : http://www.juif.org/go-news-114556.php
Ce que j’aime, moi, chez les Israéliens, c’est leur sens de la mesure, leur approche nuancée des choses, leur souci de toujours équilibrer les jugements. Et leur réelle propension à savoir se remettre en question.
Coopération de la victime avec son bourreau !! S’agissant des Américains ! Quelle ingratitude ! Après tout ce qu’ils ont fait pour eux.
C’est bien fait. Ca leur apprendra.
10:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : implantations, israel, obama, anne kling
25.11.2009
«NOUS DEVONS DELEGITIMER LA DELEGITIMATION »
Un peu compliqué à prononcer, mais il paraît que c’est le nouveau slogan de l’Etat d’Israël. Qui se plaint d’une « tentative de délégitimation d’Israël à l’échelle planétaire » parfaitement inexplicable. Et qui se cherche des alliés un peu partout, d’où le nombre impressionnant en ce moment de voyages à l’étranger de ministres israéliens désireux de nouer ou de rafistoler le maximum de liens.
Heureusement, il y a aussi les fidèles, ceux qui vont en Israël pour l’assurer de tout leur soutien indéfectible. Justement, l'exécutif du CRIF y est en ce moment pour une « mission » de quatre jours, au cours de laquelle il a rencontré de nombreux responsables de haut niveau. Comme le ministre des communications, Moshe Kahalon, qui leur a tenu ce langage : « L’inquiétude en Israël est réelle, car le rapport Goldstone marque incontestablement un tournant. Pourtant, Tsahal est reconnu, par tous les observateurs impartiaux, comme l’armée la plus morale du monde ». Le CRIF rapporte que pour le ministre, « il faudrait que, partout, des hommes et des femmes se lèvent et, à l’instar d’Emile Zola, lancent très fort le cri : « J’accuse ! ». En un mot, « partout où l’on ment, notre rôle et celui du CRIF est de dire, de crier, d’asséner la vérité ».
Vaste programme. Au chapitre des fidèles inconditionnels, notons aussi la présence de Christian Estrosi, lui aussi en Israël en ce moment. Il a fait le voyage accompagné de plusieurs personnalités de la communauté juive de Nice, dont Martine Ouaknine, maire adjoint. Et ancienne présidente du CRIF local.
Et justement, comme le monde est petit, il a rencontré à Jérusalem lundi dernier la délégation du CRIF à qui il a remis un message de Sarkozy : « Le président de la République m’a demandé de vous transmettre toutes ses amitiés et son soutien pour l’action que vous menez. (…) Vous avez toute notre confiance. », leur a-t-il déclaré.
On aimerait bien en savoir un peu plus sur ce « soutien pour l’action que vous menez ». Et toute cette confiance, c’est pour qui, pour quoi ?
Ce que je pense surtout, c’est que les subtiles manoeuvres ont déjà commencé afin de s’assurer l’appui du CRIF en vue de 2012 qui sera vite là. Apparemment, on tremble en haut lieu que le CRIF n’aille porter son soutien ailleurs. Après tout, il aurait bien d’autres choix, non ?
Ce qui me fait tout à coup songer à une chose : le CRIF aurait-il donc une quelconque influence sur la vie politique française ? Je n’y avais jamais pensé, mais maintenant …
Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...
11:26 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : israel, crif, christian estrosi, anne kling
16.11.2009
TSAHAL SOUS L’INFLUENCE D’EXTREMISTES RELIGIEUX
Sous ce titre et sous la plume de Serge Dumont, on peut lire ce qui suit dans le quotidien Le Temps de Genève, en date du 12 novembre:
« Une «Torah des rois» rédigée par un rabbin explique qu’il est permis de tuer des non-juifs. Le livre a été distribué aux soldats participant à l’opération «Plomb durci» à Gaza.
La Torah des rois. A priori, ce livre de préceptes religieux rédigé par le rabbin Itzhak Shapira n’aurait pas dû intéresser grand monde en Israël. Pourtant, cet ouvrage relié cuir déchaîne la polémique. Et affole le Département «extrémistes juifs» du Shabak (la Sûreté générale de l’Etat hébreu). Car La Torah des rois s’adresse aux centaines d’élèves des «yeshivot» (écoles de talmudiques) de Cisjordanie auxquels elle explique qu’il est permis de tuer les «goyim» (non-juifs) sans remords. Et sans se poser de question. Cette autorisation s’étend aux bébés, aux innocents et même aux amis d’Israël.
Vendu 30 shekels (7 francs suisses), ce livre n’est pas un obscur opuscule diffusé sous le manteau. Il est, au contraire, recommandé comme ouvrage théologique par une série de rabbins des colonies de Cisjordanie qui l’ont inscrit au programme des «yeshivot».
A Ytzhar, l’implantation dont Itzhak Shapira est le ministre officiant, personne ne semble comprendre pourquoi La Torah des rois soulève la polémique en Israël et pourquoi le quotidien Maariv en a fait sa manchette en dénonçant le «droit divin de tuer» que s’arrogent les colons.
Un «ADN juif»
«Le «rav» [rabbin] se contente de résumer ce qui se trouve déjà dans la Bible, estime Daniel W., un étudiant de la «yeshiva». Ce livre confirme notre droit divin à éliminer nos ennemis [ndlr: les Palestiniens]. Il explique que nous pouvons agir seuls sans demander la permission de qui que ce soit.»
Les publications appelant à la violence au nom d’une prétendue «justice divine» se multiplient depuis le démantèlement des implantations de la bande de Gaza (août 2005). Elles confirment le développement d’un fondamentalisme juif dont l’épicentre se situe dans les colonies extrémistes de Cisjordanie. Un courant emmené par une soixantaine de rabbins parmi lesquels Dov Volpe (le ministre officiant de la colonie de Kyriat Arba) et Itzhak Ginsburg, un rabbin persuadé qu’il existerait un «ADN juif» supérieur à celui des «goyim».
Parmi les auteurs les plus prolixes du fondamentalisme juif figure le rabbin Shlomo Aviner dont les préceptes interdisant «de céder le moindre millimètre de notre terre aux non-juifs» ont été distribués aux soldats participant à l’opération «Plomb durci» (l’invasion de la bande de Gaza en janvier 2009). Cette brochure appelait ses lecteurs «à ne montrer aucune pitié» face à l’«ennemi cruel» palestinien et à provoquer le plus de destructions possible.
Certes, l’officier responsable de la distribution du pamphlet a été sanctionné, mais, durant l’été dernier, un nouvel ouvrage a fait son apparition dans les chambrées. Intitulé Des deux côtés de la frontière, ce livre rédigé par un rabbin de Safed avec l’aide d’une organisation ultraorthodoxe américaine prétend en substance que le Vatican financerait le Hezbollah afin de perpétrer un nouvel Holocauste.
A travers leurs «yeshivot», les rabbins fondamentalistes de Cisjordanie forment annuellement des centaines de candidats aux unités d’élite de Tsahal (l’armée) ainsi qu’aux carrières de sous-officiers et d’officiers. Selon les statistiques de l’armée, ils représenteraient 40 à 50% des candidats aux fonctions d’officiers et de sous-officiers alors que les colons constituent moins de 5% de la population israélienne.
«Cours de démocratie»
Le 23 octobre, profitant d’une cérémonie de prestation de serment devant le mur des Lamentations, des anciens de «yeshivot» affectés à l’unité spéciale «Shimshon» (des commandos antiterroristes opérant en Cisjordanie) ont manifesté publiquement leur désapprobation à propos de l’évacuation d’une colonie de Cisjordanie. Une première dans l’histoire de l’Etat hébreu. Certes la hiérarchie a sanctionné les quelques soldats qui avaient brandi le slogan «Homesh ne sera pas évacuée», mais le rabbin Dov Volpe et ses semblables leur ont accordé un prix «pour avoir donné un cours magistral de démocratie et de civisme».
Source: http://www.letemps.ch/Page/Uuid/30cfaa32-cf0a-11de-84d0-2...
Intéressant, non ? Apparemment, pour trouver de bons journalistes, il faut admettre que c’est plutôt en dehors de l’UE qu’il faut chercher …
A propos de bons journalistes, juste un mot pour indiquer que Donald Boström, le fameux journaliste suédois du « trafic d’organes sur les Palestiniens », a eu une révélation qui l’a conduit à une grande repentance. Cela s’est passé durant son voyage en Israël, là, tout récemment. Il paraît que « sa visite en Israël et les dialogues auxquels il a participé l’ont incité à repenser la version de son article. Invité à participer à la conférence des médias dans la ville de Dimona, Boström s’est livré à de nombreuses interviews et a pu entendre une série de critiques sur son article. Il s’est rapidement avéré qu’il s’était appuyé sur des témoignages de familles palestiniennes endeuillées ».
Voilà, tout s’explique. D’où l’intérêt des voyages.
Un qui ne s’est hélas pas rétracté, c’est Goldstone. Il a fait la sourde oreille au grand air de la séduction joué par l’ADL et du coup, il se fait traiter par Shimon Peres en visite au Brésil, de « petit bonhomme dénué de tout véritable sens de la justice, de technocrate qui ne comprend rien à la jurisprudence, mais qui n’a qu’une idée en tête : nuire à Israël ». Peres a même ajouté « Si quelqu’un doit faire l’objet d’une enquête, c’est bien lui ». Rappelons que le Brésil de Lula a voté en faveur des conclusions du rapport, à la grande colère d’Israël qui considère ce fait comme « une grave erreur ». Erreur aggravée par la prochaine visite du président iranien attendu à la fin du mois au Brésil.
15:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tsahal, israel, torah des rois, anne kling
03.11.2009
DROLE DE FROMAGE

« Selon un sondage, réalisé en octobre par Greenberg Quinlan Rosner Research (GQRR) et commissionné par The Israel Project (TIP), un grand nombre d’Américains rejette le rapport de l'ONU accusant Israël de crimes de guerre.
Une majorité de 88 pour cent des sondés n’est pas informée du rapport, mais pour ceux qui sont familiers avec le document, ils expriment un désaccord selon une marge de 50 à 29 pour cent. Pour la majorité de ceux qui ne connaissent pas ce rapport (entre 19 et 30 pour cent), ils en arrivent à la même conclusion de désaccord lorsqu'ils sont informés que ce dernier accuse Israël et le Hamas de crimes de guerre avec des accusations beaucoup plus sérieuses à l’égard d'Israël. Avec une marge de 50 à 27 pour cent, les Américains pensent qu'Israël a combattu une guerre défensive et que le Hamas est essentiellement responsable de la mort de civils, et non l'usage de la force excessive d'Israël. »
Je suis plutôt mauvaise en calcul, mais vous comprenez quelque chose à ce charabia, vous ? De toute façon, ce n’est pas grave. L’objectif n’est pas de faire des mathématiques exactes, mais de chanter un nouveau couplet sur l’air bien connu du « Nous, on n’a rien fait, c’est rien que le Hamas … ».
Et si les Américains aussi le disent, c’est forcément vrai. Même si la majorité ignore tout de ce fameux rapport de 575 pages (disponible sur Internet, mais en anglais ). Ils savent quand même – et c’est l’essentiel - qu’Israël « a combattu une guerre défensive » et que le Hamas est « essentiellement responsable de la mort de civils ». 13 morts d’un côté, 1315 de l’autre, c’est plutôt équilibré, non ? Il est où, le problème?
Source: http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...
15:56 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : rapport goldstone, israel, etats-unis, anne kling, sondage
01.11.2009
LE PROBLEME N° 1 DU MONDE
Je reviens sur un sujet qui date d’il y a une quinzaine de jours, mais vous verrez qu’il reste parfaitement d’actualité. Hélas. En fait, il s’agit de deux sujets parus le 16 octobre, dont la conjonction m’avait particulièrement choquée. Je m’étais promis de souligner le fait. Voici :
1er sujet : « Rapport des Nations Unies : plus d’un milliard d’individus souffrent de la faim dans le monde.
L'humanité vient de battre un bien triste record. Jamais autant d'êtres humains n'ont souffert de la faim dans le monde, rapporte le site Internet Cyberpresse Canada, vendredi 16 octobre 2009. Selon un nouveau rapport des Nations Unies publié jeudi 15 octobre, un peu plus d'un milliard de personnes sont sous-alimentées. Parmi elles, seulement 15 millions se trouvent dans les pays industrialisés de l'Occident qui se débattent depuis plus d'un an avec la crise économique. La quasi-totalité des 1,02 milliard d'affamés du monde, soit 99,75%, vit dans les pays en voie de développement, estime le rapport « L'état de l'insécurité alimentaire », rendu public à Rome par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM).
L’un des impacts les plus dévastateurs de la crise économique a été de mettre un frein à l'aide internationale. Le Programme alimentaire mondial, qui avait amassé des sommes records lors de la crise alimentaire, a vu son budget passer de 6 à 3 milliards de dollars entre 2007 et 2008…. »
2e sujet : Shimon Peres : «L'Iran est aujourd'hui le problème du monde entier, sans doute le problème numéro un. ».
Dans une interview accordée le 16 octobre au Figaro, Peres répondait notamment ce qui suit à la question :
Vous étiez contre l'attaque du réacteur nucléaire irakien en 1981. Êtes-vous aujourd'hui favorable à une intervention militaire contre les installations nucléaires iraniennes ?
Il y a une différence entre les deux dossiers. L'Irak était à l'époque surtout un problème pour Israël. L'Iran est aujourd'hui le problème du monde entier, sans doute le problème numéro un. Israël n'est pas seul concerné ; nous sommes un petit pays, et ne pouvons pas nous charger seuls d'un problème qui concerne tout le monde. S'il y a d'autres moyens, c'est aussi bien. Nous devons laisser la communauté internationale essayer toutes les solutions… »
L’Iran, problème n°1 du monde entier ! Quelle méga houtspah !! Moi, je trouve que ce serait plutôt le milliard d’affamés dans le monde – et son cortège de violences diverses faites aux plus faibles - qui devrait émouvoir de toute urgence les chancelleries. Mais apparemment, ça les interpelle nettement moins que les appels à la guerre sainte lancés par le pauvre petit Etat sans défense. Qui possède l’arme atomique, lui, et qui trouve ça tout à fait normal. Il est vrai que l’arme atomique, c’est seulement réservé aux bons, à ceux qui ont le droit de s’en servir lorsqu’ils le jugent nécessaire. Les méchants ne doivent surtout pas l’avoir. Où irions-nous ?
09:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : faim dans le monde, iran, israel, arme atomique, anne kling
24.10.2009
RIFIFI A USAGE INTERNE
Chacun sait que la France est un pays férocement antisémite et que le Français moyen, en se réveillant le matin, ne songe qu’à chercher noise à quelque membre de la communauté juive du pays et à manifester d’une façon ou d'une autre son prurit. Vous aurez noté que je choisis très soigneusement mes mots, c’est préférable par les temps qui courent. De toute façon, vous m’avez fort bien comprise.
Du reste, si d’aventure on oubliait à quel point la France est antisémite, le CRIF serait là pour nous le rappeler sans relâche. Il y avait bien aussi la LICRA pour le faire jusqu’à ces dernières années, mais elle est aux abonnés absents depuis quelque temps. Pour tout dire, elle m’inquiète, et même, elle me manque.
Eh bien, malgré ce fait bien établi – par le CRIF - il s’est trouvé un membre parfaitement éminent de cette même communauté pour aller raconter des horreurs en Israël au journal Haaretz. Parfaitement. Le 16 octobre, Jacques Attali – car c’est de lui qu’il s’agit – a affirmé dans une interview qu’il n’y avait pas d’antisémitisme en France et que tout ça, c’était rien que de la propagande israélienne : “Ce n’est pas un problème au niveau national. C’est un mensonge. Je pense qu’il s’agit de propagande, de propagande israélienne ».
Vous voyez le tableau. On s’étrangle d’indignation du côté du CRIF qui qualifie ces propos d’ inacceptables. Il faut les comprendre : à quoi pourrait bien servir cette officine dans l’hypothèse Attali ? Elle n’aurait plus qu’à mettre la clé sous la porte. On serait bien tristes.
Bernard-Henri Lévy a pris lui aussi sa plume des grands jours pour enfoncer le clou et soutenir de toutes ses forces le CRIF. Il a « choisi de revenir sur l’état actuel de la haine des Juifs en France : « Un virus qui prend aujourd’hui une nouvelle forme », selon lui. Celle de « la haine et parfois même de la « satanisation » d’Israël ». Manifestations récurrentes d’un antisionisme féroce dans l’Hexagone, présence d’un ennemi dont « le seul agenda reste l’annihilation pure et simple » de l’Etat hébreu… » etc, etc.
Du coup, Attali est devenu le méchant juif à abattre et les ultrasionistes de rappeler fielleusement ses antécédents pas tous mirobolants. A ce propos, lisez donc ce petit chef-d’œuvre dans son genre de notre ami Garroté. Il se fend d’une Lettre ouverte à Attali dans laquelle il rappelle – « sauf erreur de sa part » – tous ses ennuis à la tête de la BERD :
« Vous étiez alors à la tête de la BERD, une organisation internationale basée à Londres, fondée en 1990 et inaugurée en 1991. Le but de la BERD que vous présidiez était de favoriser la transition vers une économie de marché dans les pays d’Europe centrale et orientale (PECO) et dans l’ex-URSS. Je me souviens très bien que votre gestion de la BERD avait été mise en cause - à tort ou à raison - du fait de dépenses fastueuses, tel le coût de la construction du siège de la BERD à Londres (construction ayant couté l'équivalent de 85 millions d’euros), avec un hall d’entrée somptueux en marbre. Ont aussi été critiqués - à tort ou à raison - vos voyages en jet privé, vos rémunérations pour des conférences, des repas ainsi que - à tort ou à raison - des dépenses personnelles nocturnes à caractère récréatif (je crois même me souvenir que la presse britannique s'était penchée - sans doute à tort - sur votre fréquentation, présumée, d'un club privé londonien, club fort onéreux, du fait de l'exceptionnelle qualité de son personnel féminin). Votre gestion de la BERD a été mise en cause - à tort ou à raison - dans un rapport effectué par Coopers and Lybrand dénonçant - à tort ou à raison - un gaspillage considérable. Vous avez démissionné - à tort ou à raison -, suite à ce rapport, en 1993. Tels sont mes souvenirs. Si ma mémoire me trahit et si je suis mal informé, n'hésitez pas à me le faire savoir. Je vous présenterai alors - par écrit sur Internet - toutes mes excuses. »
(http://www.drzz.info/article-lettre-ouverte-a-jacques-att...)
Voilà ce qui arrive – même à Attali – quand on s’écarte du droit chemin.
Enfin, tous ces personnages – Lévy, Attali, Prasquier, du CRIF, et bien d’autres, ont eu l’occasion cette semaine de régler leurs comptes entre quatre yeux. Ils étaient tous à la conférence du président, Facing Tomorrow, organisée à Jérusalem par Shimon Pérès du 20 au 22 octobre. Il y avait même Richard Attias, accompagnant madame, car elle y « intervenait » elle aussi. Une certaine Cécilia Attias, ex-Sarkozy. Vous vous souvenez sûrement de l’éphémère First Lady française, celle qui se disait « fière de n’avoir aucune goutte de sang français dans les veines ».
Elle était en très bonne compagnie. Outre les sus-mentionnés, il y avait aussi : Abby Joseph Cohen, stratégiste en chef de Goldman-Sachs; David de Rothschild, Président de NM Rothschild & Sons; James D. Wolfensohn, ancien président de la Banque Mondiale; et Axel Weber, Président de la Bundesbank.
Parions qu’ils n’auront pas manqué de sujets de conversation. Avec ou sans Attali.
16:16 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : attali, crif, antisémitisme en france, israel, conférence du président, anne kling
21.10.2009
COCORICO !!!! LA FRANCE ENTRE LE SURINAM ET LE CAP-VERT
Reporters Sans Frontières (RSF) vient de publier son classement mondial de la liberté de la presse. 175 pays ont ainsi été passés en revue, avec des résultats fort instructifs.
Dans le palmarès des vingt premiers, nous trouvons bon nombre de pays européens, nordiques notamment, ainsi que l’Australie (16e), le Japon (17e), l’Allemagne (18e), le Canada (19e) et les Etats-Unis, qui remontent – effet Obama oblige - de la 40e à la 20e place.
Vous ne serez sans doute pas étonnés d’apprendre que la France se situe glorieusement à la … 43e place, juste entre le Surinam (42e) et le Cap-Vert (44e), mais loin derrière le Ghana et le Mali.
Elle poursuit ainsi sa descente aux enfers, où elle s’enfonce année après année, une reculade qui n’a certes pas été freinée par l’arrivée du Grand Conducator que le monde nous envie. Au temps jadis, en 2002, à la création du classement, elle était 11e.
Autre dégringolade remarquée : celle d’Israël qui perd carrément 47 places d’un coup, se retrouvant au 93e rang, loin derrière le Koweit (60e) et les Emirats Arabes Unis (86e), mais ouf, quand même devant son ennemi juré, l’Iran, sans surprise à la 172e place.
Dans cette liste établie entre le 1er septembre 2008 et le 1er septembre 2009, les critères sont basés sur un questionnaire recensant des atteintes directes contre les journalistes (assassinats, emprisonnements, agressions, menaces...) ou les médias (censures, saisies, perquisitions, pressions...).
Source: http://humanrights-geneva.info/Classement-mondial-de-la-l...
16:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : liberté de la presse, classement mondial, france, israel, anne kling
20.10.2009
QUAND CERTAINES VERITES SORTENT DU PUITS…
Il n’y a pas si longtemps, Turquie, Israël et Etats-Unis formaient une sacrée bande de copains. L’harmonie régnait entre ces partenaires stratégiques et militaires qui tous n’avaient qu’un mot à la bouche : il était essentiel que la Turquie, ce grand pays à l’islam « modéré », intègre au plus tôt l’Union Européenne où elle avait absolument toute sa place et qu’elle enrichirait de ses multiples spécificités.
Une preuve entre mille: en 2005, l’ambassadeur d’Israël en Turquie, Pinhas Avivi, réaffirmait officiellement le soutien d’Israël à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne : « A mes collègues européens qui me demandent ce que deviendrait l’Union Européenne en intégrant la Turquie et ses 70 millions d’habitants, je leur dis de réfléchir en fait à ce que deviendrait le monde si la Turquie devait rester en dehors de l’UE. Partout dans le monde où il y a des ambassades d’Israël, il y a deux ambassadeurs qui servent la Turquie: le Turc et l’Israélien ».
Et tout le monde applaudissait des deux mains. Seulement voilà : tout se gâte et rien ne va plus entre les deux alliés d’hier, Turquie et Israël. Comble d’infortune, les Etats-Unis eux non plus ne sont plus vraiment au mieux de leur forme et semblent de moins en moins en mesure d’ imposer leurs vues comme au bon vieux temps. Le miracle Obama a l’air d’avoir du plomb dans l’aile.
Pour en revenir aux relations Jérusalem/Ankara, elles ont commencé à se dégrader sérieusement en début d’année, lors de l’opération dite Plomb durci. Reconnaissons aux Turcs d’avoir eu le courage de dire sans ambages ce qu’ils pensaient de l’offensive militaire israélienne et des tueries qui ont suivi. Depuis, rien n’est plus comme avant. Et le désamour s’est traduit concrètement par des actes tels que :
- l’éviction d’Israël de la liste des participants à des manoeuvres aériennes prévues de longue date. Ces manœuvres, auxquelles devaient également participer les aviations américaines, italiennes et les forces de l’OTAN, ont du coup été reportées.
- la diffusion d’un feuilleton « violemment antisémite » diffusé récemment par la télévision turque, qualifié de « nouvelle provocation » que le monde aurait découvert « avec effroi ». Ce « sinistre épisode » montre des soldats israéliens tuant délibérément des victimes palestiniennes innocentes.
- l’injonction des responsables politiques turcs faite à Israël de « faire cesser la tragédie humanitaire à Gaza ».
Voilà où nous en sommes. Comme par ailleurs la Turquie poursuit une politique de rapprochement avec ses voisins, dont la Syrie et l’Iran, on peut se demander si elle ne s’éloigne pas en même temps de ses visées européennes, dont elle devine peut-être qu’elles n’aboutiront vraisemblablement jamais. Surtout maintenant. En tout cas, les Turcs doivent profondément – et à juste titre - mépriser les responsables européens qui n’ont même pas le courage de leur dire en face qu’ils ne souhaitent pas réellement leur intégration à une Europe dont ils ne font manifestement partie à aucun titre.
Ceci dit, il est fort intéressant de lire les réactions aux divers articles parus à ce propos sur des sites sionistes. Comme toujours, la vérité finit par sortir du puits et on peut lire ce genre de commentaires, impensables quand tout baignait :
Voilà messieurs les européens ce qui nous attend. Dés que les portes de l’Europe seront ouvertes, ce soit disant allié se retournera contre nous. A méditer
C'est un pays de plus de 80 millions de musulmans de plus en plus fanatisés que de nombreux pays d'Europe sont près à accueillir dans l'UE. C'est un pays, faisant partie de l'OTAN, qui dicte sa conduite aux Etats-Unis d'Obama qui ne disent rien de son rapprochement avec la Syrie et l'Iran et qui continue à écraser les Kurdes. C'est un pays de plus en plus anti israélien qui utilise sa position stratégique pour faire de la surenchère
Il faut purement simplement rompre avec la Turquie au niveau touristique , et commercial, car ce pays commence a se rapprocher des dictatures islamiques , et voilà un pays qui veut rentrer dans l'union européenne ils ont raison ceux qui sont contre
Allez encore un petit effort les Turcs! montrez à l' Amerique votre vrai visage et, elle cessera de faire pression sur l' Europe pour qu' on vous intègre avec vos esprits de négationniste pourris !
Tant que les turcs ne reconnaitront pas le GENOCIDE ARMENIEN j'éprouve un grand plaisir à ce qu' Israel n' ait plus de relations avec la Turquie car, comme j' aime à le repeter :" Il ne faut pas parler avec les cons, cela les instruit " !!!
Etc, etc, etc. Et j’ai choisi les plus modérés.
Source: Guysen.com
18:55 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : turquie, israel, usa, union européenne, anne kling




