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10/07/2007

LES SURVIVANTS ATTENDRONT ENCORE UN PEU

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On aurait pu penser que la shoah s’étant déroulée il y a maintenant plus de 62 ans, tous les survivants de cette hécatombe auraient été dûment indemnisés, d’une manière ou d’une autre. Eh bien, non. Pas plus tard qu’hier, on a appris que le ministre israélien des finances refusait  le transfert de fonds immédiat aux survivants de l’holocauste que réclamait son collègue, le ministre des affaires sociales. Ce transfert constituait la première phase d’une proposition visant à accorder quelques milliers de shekels à tout survivant dans le besoin. Le ministre des finances a estimé que cette proposition n’était pas raisonnable et impossible à mettre en œuvre. Donc, les survivants attendront. Ce refus nous permet d’apprendre avec stupéfaction qu’il existerait aujourd’hui encore des milliers de survivants de cette période, forcément très âgés – la plupart ayant dépassé les 80 ans – qui survivraient chichement en Israël, en dessous du seuil de pauvreté, dans l’attente d’une problématique indemnisation. Plus de 60 ans après !

Pourtant on croit savoir que les gouvernements fautifs – Allemagne, Autriche, Suisse et d’autres encore sûrement – sont largement passés à la caisse depuis la fin de la guerre. Pas plus tard qu’en novembre 2005, l’Autriche a versé une indemnité de 200 millions de dollars destinés aux survivants de la shoah. Alors ? Sans parler des grandes associations juives internationales qui ont réussi, par des méthodes bien à elles, à faire rentrer de très gros paquets de dollars dans leurs caisses. En principe pour les survivants. En tout cas, si beaucoup de ces derniers n’ont jamais rien vu venir, on ne peut en dire autant d’un certain nombre d’avocats…

 

Cette question des indemnités aux survivants est très complexe et fort instructive. Ainsi, contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’Allemagne n’a pas versé d’argent pour les survivants à proprement parler. Aux termes d’un accord passé en 1957 avec Israël, elle s’est engagée à verser 833 millions de dollars sur 12 ans, sous forme de biens. Elle a donc puissamment contribué aux infrastructures du tout jeune pays. Des détails sur cet accord figurent dans un document très intéressant daté de 2001, sur www.harissa.com/D_forum/Israel/unaffront.htm .

18/04/2007

3) CE QUE COUTE LE PERSONNEL POLITIQUE : NOUS SOMMES LOIN D’EN AVOIR POUR NOTRE ARGENT !

Continuons notre petit voyage au pays mirifique de la France d’en-haut, et l'on comprendra aisément pourquoi les couteaux seront bientôt tirés pour les investitures…

Le texte suivant est largement tiré de la monographie intitulée Ce que coûtent vraiment nos élus, publiée par les Contribuables Associés en avril 2006.

medium_19juin2002.jpgDéputés et sénateurs (suite)

Outre les diverses indemnités que nous avons récemment listées, les élus nationaux bénéficient d’un grand nombre de facilités. Ce terme pudique désigne tous les services dont ils jouissent sous bourse délier et qui finissent par représenter des sommes considérables.

Chaque élu a évidemment droit à un bureau individuel parfaitement équipé. Les députés bénéficient d’un forfait global de communication, comprenant la mise à leur disposition de cinq lignes téléphoniques fixes ou mobiles et d’un abonnement à internet, ou, s’ils préfèrent, de quatre lignes téléphoniques et de deux abonnements à internet. Quant aux sénateurs, quatre lignes téléphoniques leur sont octroyées. Inutile de préciser que toutes les communications vers le réseau métropolitain passées depuis le Palais Bourbon ou celui du Luxembourg sont intégralement prises en charge.

Nos parlementaires ne paient bien sûr ni l’achat de leurs télécopieurs ni celui de leurs ordinateurs.  Les députés disposent en outre d’une enveloppe de 15 000 euros, courant sur cinq ans, pour s’équiper en matériel informatique. Quant aux sénateurs, chacun d’entre eux bénéficie d’une dotation microinformatique, avec possibilité de suivre une formation. L’expédition de la correspondance parlementaire est également gratuite, cela va sans dire.

Passons aux voyages. La France d’en-haut ne voyage pas en seconde, vous l’aurez deviné. Les parlementaires voyagent gratis en première classe sur l’ensemble du réseau SNCF, y compris couchettes et voitures-lits à l’intérieur des frontières métropolitaines, pendant toute la durée de leur mandat. Et pour qu’ils ne se sentent pas trop seuls, leurs conjoints ont droit au demi-tarif. En plus, chaque année, les parlementaires métropolitains ont droit à 40 allers-retours gratuits en avion entre Paris et leur circonscription et à 6 voyages aller-retour en France métropolitaine en dehors de leur circonscription.

Quant à leurs parcs automobiles, le Palais Bourbon et celui du Luxembourg entretiennent une flotte de voitures pour assurer les trajets de ces messieurs-dames dans Paris et sa région. Quand les voitures manquent, ce n’est pas grave, on fait appel aux taxis parisiens qui trouvent là une clientèle abondante et généreuse. Normal, ce sont les assemblées qui paient. Les parlementaires savent-ils seulement que les transports publics existent ? La question ne se pose même pas pour les présidents de groupe ou de commission qui disposent d’une confortable voiture de fonction.

Députés et sénateurs deviennent bien plus facilement propriétaires à Paris ou dans leur circonscription grâce à des prêts accordés par leur assemblée. Pour l’acquisition d’un logement ou d’un local de bureau, l’Assemblée nationale attribue des prêts à 2% sur dix ans, d’un montant moyen de 76 225 euros. Les sénateurs disposent du même type d’avantages. Pour eux, la durée maximale de remboursement porte sur dix-huit ans, pour un prêt moyen d’environ 75 000 euros. Les contribuables, quant à eux, doivent se débrouiller avec leur banque…

Loin d’être accessoires, toutes ces facilités contribuent à gonfler encore et toujours les charges de fonctionnement inscrites aux budgets des deux assemblées. Le budget global des deux assemblées s’élevait ainsi, pour 2006, à 811 097 100 euros : 502 179 400 euros pour l’Assemblée nationale et 308 917 700 euros pour le Sénat.

CHACUN des 577 DEPUTES a donc coûté en 2006 à la nation 870 328 euros, soit 2 384 euros par jour.  Et CHACUN des 331 SENATEURS, 933 286 euros, soit 2 557 euros quotidiens !

Encore une fois, ces chiffres datent d’avril 2006. Gageons qu’ils n’ont pas baissé depuis lors. Ce serait plutôt l’inverse…

Ces chers parlementaires jouissent également de quelques menus avantages du côté des impôts et des retraites, que nous verrons bientôt.

Tout cet étalage, tant des indemnités que des facilités diverses et variées, que d’aucuns trouveront mesquin, est au contraire formidablement révélateur de ce qu’est également devenue la politique dans notre pays : un moyen de se remplir les poches sur le dos des Français et non plus un service que l’on rend à ses concitoyens. On me dira que c’est pareil ailleurs. Outre que ce n’est pas une raison, je pense au contraire qu’il existe, y compris en Europe,  des pays bien plus vertueux et c’est cet exemple-là qu’il faut suivre.

Et puis, lorsqu’on bénéficie de pareils privilèges au quotidien, peut-on encore seulement comprendre ce que signifie se serrer la ceinture et compter chaque euro, ce que sont obligés de faire un nombre croissant de Français ?

Et ce sont ces personnages, complètement déphasés par rapport aux réalités quotidiennes, qui sont censés nous représenter ! Jamais ce terme n’a été aussi peu conforme à la vérité.

 

source: www.contribuables.org 

 

(dessin de Konk - datant de 2002, mais toujours d'actualité)