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07/09/2010

VRAIS ET FAUX RESISTANTS

r_v09n61_i.jpgLe numéro actuel de la revue Résistance présente en couverture un dossier sur Les Nationaux-Sionistes, qualifiés d’ « Idiots utiles du lobby immigrationniste » (avec hélas une belle fôte d’orthographe sur ce dernier mot, et en pleine couverture).

 

Ce numéro n’est pas inintéressant car oui, une frange non négligeable de l’ « extrême-droite » est actuellement sensible aux sirènes sionistes, caressant sans doute ainsi le fantasme de parvenir à sortir de son ghetto. Nous avons déjà parlé récemment de cette dérive, notamment à propos d’un article de Pierre Vial (archives du blog en date du 6 juillet 2010).

 

Ceci dit, afin que l’on sache où on met les pieds, il n’est pas inintéressant non plus de préciser que le directeur de la revue Résistance – Le mensuel des Résistants au Nouvel Ordre Mondial, ainsi se définit-il - s’appelle Christian Bouchet, qui parle de lui en ces termes: « Si je suis amené à me définir je fais référence au nationalisme révolutionnaire, au courant rouge-brun, au national-bolchévisme. »

 

Ce qui est son droit le plus absolu. Ce national-bolchevik, après un parcours complexe, a finalement rejoint le Front National et est actuellement considéré comme un proche de Marine Le Pen. Il n’est pas inutile de le savoir avant d’entreprendre la lecture du dossier.

 

Dossier dans lequel il a cependant omis – sans doute un simple oubli – de rappeler que fifille a cru bon d’adhérer au groupe d’étude France-Israël du Parlement Européen et a déclaré souhaiter ardemment se rendre en Israël. Elle a également multiplié les ouvertures gracieuses en direction de la « communauté », suscitant ainsi l’intérêt des « idiots utiles » identitaires qui affirmaient alors:

“Depuis quelques semaines, on voit comme une évolution du discours de Marine Le Pen sur l’islam, l’immigration clandestine. On se sent beaucoup plus proche d’elle que d’un Bruno Gollnisch“, affirme Fabrice Robert,  président du Bloc identitaire. “Je pense qu’elle est en train de faire évoluer sa ligne. On analyse avec intérêt ce qu’elle propose, on ne veut pas insulter l’avenir. Il est possible que dans quelques mois, quelques années, on puisse travailler ensemble”. Un regroupement de tous les idiots utiles au système serait-il en vue ?

 

Je suis citée à deux reprises dans ce dossier, avec des inexactitudes que je vais relever ici, car j’aime la précision et l’exactitude.

 

J’ai effectivement fait paraître sur mon blog, le 7 juillet 2007, le texte reproduit dans le dossier. Ce qui est faux et pourrait induire en erreur, c’est la conclusion : « Dès lors la prose d’Anne Kling s’est éclipsée un temps, la consigne de Robert levée, les cicatrices se sont refermées de part et d’autre et tout semble être rentré dans l’ordre, si l’on peut dire ».

 

Cette formulation alambiquée laisse entendre que j’aurais des sympathies à l’égard des identitaires, ce qui est justement le contraire de la vérité. J’en ai eu, au début, c’est vrai, mais mes yeux se sont dessillés depuis belle lurette et depuis plusieurs années en tout cas. Je condamne totalement leur dérive « sioniste » et partage entièrement l’avis de Pierre Vial sur la question.

 

Second point, un peu plus loin on parle de « Gilles-William Goldnadel, avocat d’extrême-droite sioniste, conseil d’Anne Kling et président de l’association France-Israël. »

« Conseil d’Anne Kling » ! Du grand n’importe quoi. Pour la xième fois, je vais répéter en quelles circonstances Goldnadel m’a effectivement défendue. C’était en 2001, j’étais renvoyée en correctionnelle par la LICRA en raison d’un tract distribué sous les auspices d’une association appelée « Droit à la sécurité », tract qui établissait un rapport entre délinquance des « jeunes » et immigration. Le président de cette association était justement Goldnadel, il avait vu le texte au préalable, la moindre des choses était qu’il me défende ensuite puisque ce tract et son association étaient à l’origine de la procédure. C’était, je le rappelle, en 2001, nous étions dans un contexte d’élections municipales et il y avait bien des choses que je n’avais pas encore comprises à ce moment-là. Et dont j’ai pris conscience par la suite. Voilà pour « le conseil d’Anne Kling ».

 

Le dossier pointe également les « résultats très médiocres » enregistrés aux municipales de 2008 par « toutes les listes plus ou moins dissidentes du FN ». Bon, c’est vrai, à Strasbourg nous avons fait 2,17%. Et le FN, 2,84%. Pas vraiment de quoi pavoiser.

 

 

13/03/2008

A PROPOS DE L’ISLAM…. ET DU NATIONALISME

J’ai reçu le commentaire suivant signé d’ « Abd-el-malik, observateur (corrigé) ». Bien que ne partageant pas forcément toutes ses analyses, je vous le propose en clair car je trouve ce texte fin et pénétrant. Et émanant en tout cas d’un « observateur » qui est certainement bien plus que cela, même « corrigé » (??).

"A tous, salut. La lassitude vite passée, j'espère vivement que Mme Kling reprendra du "poil de la bête" et se remettra à l'ouvrage avec courage, rigueur et talent, comme à son habitude. Ceci étant, voici plusieurs raisons de ne pas se lasser:

1- ce n'est pas parce que la longue marche des nationalistes authentiques vers la gestion des affaires publiques ne constitue pas une courbe constamment ascendante que cela signifie qu'elle est vouée à l'échec; et le temps politique n'est pas le "temps commun", il est un temps d'envergure historique qu'on ne peut saisir sur l'instant. Toujours est-il que pour l'instant, et malgré les inévitables reflux, le nationalisme authentique ne fait que progresser et a encore de beaux jours devant lui.

2- je constate un bouillonnement intellectuel (par exemple, débat entre Soral et les "identitaires", avec des synthèses telle celle que propose avec talent un Boris Le Lay sur son blog) sans précédent au sein de cette mouvance qui, jusque-là sclérosée au point de n'être devenue qu'une simple caricature d'elle-même, semble renaître à elle-même, notamment en se détachant de ce qui l'a toujours plombée jusque-là: le racisme bête et par conséquent haineux et souvent violent. Il ne s'agit pas de prôner le cosmopolitisme, bien au contraire, mais en tant qu'observateur, j'ai souvent vu la lutte contre ce phénomène se muer en réflexe chauvin de très bas niveau et je pense que le racisme (à différencier de l'ethno-différencialisme) a été finalement un piège pour la mouvance nationaliste. On peut prôner le chacun chez soi dans le respect de tous sans haine à l'égard des éléments allogènes.

3- enfin, le réveil de l'Islam authentique qui, chose très peu connue, interdit au musulman de s'installer durablement, et encore moins à demeure, sur une terre non-musulmane. Beaucoup de musulmans quittent l'occident pour raison religieuse (en pratiquant la "hijra", c'est à dire l'exil ou l'immigration dans la voie de Dieu et ce malgré bien des difficultés, car il s'agit souvent de quitter non seulement un magnifique et confortable pays, mais pis encore, son pays natal, le pays de ses racines individuelles, de ses liens et de ses souvenirs d'enfance, le principe étant: Dieu avant sa personne). Il faut faire connaître, prôner et encourager ce mouvement. Malheureusement, l'Islam est souvent caricaturé, si ce n'est calomnié sur la base d'un hypothétique impérialisme musulman désigné dans les médiats par le terme Jihad (qui, soit dit en passant, n'a jamais signifié "guerre sainte", expression inexistante en Islam, mais plutôt "effort", d'où les notions de petit jihad, c'est à dire effort militaire, et de grand Jihad qui désigne le combat contre ses propres passions). L'islam prône le chacun chez soi dans le respect de tous et voit dans la variétés des peuples, couleurs et langues une bénédiction et un signe de la puissance divine. Voilà quelques raisons de ne pas désespérer, parmi d'autres. Bien à vous."

05/07/2007

DECIDEMENT, LES IDIOTS UTILES SE BOUSCULENT TOUJOURS AU PORTILLON

d9e3be364b4e2122ccd7a33c429fd829.jpgJe crois qu’à l’avenir, la politique tournera de plus en plus autour des thèmes de l’identité. Savoir ce que l’on est et ce que l’on n’est pas est essentiel pour comprendre aussi ce que l’on veut et ce qu’on ne veut pas pour soi et son pays. Je me sens donc a priori proche de ceux qui défendent notre identité – qu’on la décline sous l’angle de la région, de la nation ou de l’Europe - et qui se définissent par ce terme.

Tout en sachant que ni le mot ni l’idée ne leur appartiennent en propre, car s’ils occupent ce créneau avec talent et imagination, bien d’autres ont œuvré dans le même sens et continuent à le faire.

De toute façon, vous le savez, j’estime que l’union fait la force et que ce n’est pas en éparpillant nos efforts qu’on luttera contre le système. Encore faut-il en avoir la volonté et posséder le courage de ne pas occulter délibérément certaines responsabilités pour ne pas s’attirer d’ennuis.

Je m’explique : j’ai appris que certains qui se prétendent identitaires avaient craint de me recevoir pour présenter mon livre La France LICRAtisée. Bon. Ils auraient estimé que le bouquin n’était pas bon et n’attirerait personne, j’aurais admis. Après tout, c’était leur droit. Mais la raison est tout autre, et pour tout dire, elle m’inquiète beaucoup. En gros, c’est : « on a de bons rapports avec la communauté juive, on ne veut pas d’histoires, etc, etc ». Vous avez compris, pas la peine de vous faire un dessin.

Ne pas faire 3% aux élections et déjà s’engager dans une démarche de pseudo respectabilité, je trouve ça navrant. Et surtout inquiétant pour l’avenir. C’est quand même trop facile de confondre causes et conséquences. De taper sans arrêt sur les immigrés et de faire volontairement le black out sur ceux qui leur ont ouvert les portes. Parce qu’ils sont forts, puissants et qu’on préfère ne pas leur chercher noise. Parce qu’ils font peur, en un mot comme en cent.