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14/10/2010

HITLER OU LES « STALIN’S JEWS » ?

Increvable, cet Hitler. Dans le rôle du repoussoir absolu, du monstre intégral, du rebut modèle de l’humanité depuis qu’elle existe, rien ne l’égale ni ne parvient à le détrôner. C’est qu’il a une sacrée utilité, Hitler : quand on s’occupe de lui, qui occupe toute la scène, on ne voit plus rien d’autre. Et ça, c’est très pratique.

Vous allez lire l’article qui suit, paru dans Le Temps, de Genève. Tout y est : « la figure haïssable du dictateur, le plus grand criminel du XXe siècle, diabolique et incongru, d’une monstruosité sans égale, le démon », etc, etc. Un vrai panégyrique, qui à la longue pourrait juste produire l’inverse de l’effet souhaité.

Comme il faut néanmoins garder un minimum d’objectivité et d’honnêteté intellectuelle – sans même parler de connaissance de l’histoire – je trouve utile de redonner à sa suite l’article (en traduction) du journaliste israélien Sever Plocker, intitulé Stalin’Jews. Paru en décembre 2006 dans le quotidien Yediot Aharonot, l’article est sous-titré “We mustn't forget that some of greatest murderers of modern times were Jewish”. Il n’a pas été particulièrement bien accueilli à l’époque comme vous pouvez vous en douter (les commentaires sont un festival - voir lien ci-dessous). Et on n’en a plus beaucoup entendu parler depuis. Tandis qu’Hitler, lui, …

 « FACE A HITLER

Hitler est de retour à Berlin. La figure haïssable du dictateur qui a conduit le peuple allemand au désastre est l’objet d’une exposition événement: c’est la première fois qu’un musée national allemand se penche méticuleusement sur la personnalité de celui qui fut le plus grand criminel du XXe siècle. De toute l’histoire de l’Occident, depuis la fin de l’Antiquité, il n’y a sans doute pas de personnage que l’on puisse comparer à Hitler. Diabolique et incongru à la fois, chef charismatique enfermé dans ses rêveries hallucinées, d’une redoutable habileté et d’une monstruosité sans égal, Hitler restera le démon qui entraîna l’un des peuples les plus cultivés du monde à perpétrer un génocide et à mener une tragique aventure d’autodestruction.

Historiens et observateurs de l’Allemagne contemporaine s’accordent à dire que jamais cette exposition n’aurait pu voir le jour il y a encore dix ans. Le processus continu de décantation avec la noire expérience du Troisième Reich s’est étalé sur un espace-temps de trois générations. Ce travail de mémoire exemplaire a eu ses étapes. La confiance accordée au chancelier Willy Brandt et les gestes symboliques de celui-ci créèrent une césure. Une autre fut le discours prononcé le 8 mai 1985 par Richard von Weizsäcker. Appelant à dépasser le traumatisme de la défaite, le président allemand fut le premier à souligner que la chute d’Hitler «avait aussi libéré» son pays. La réunification allemande a accéléré et parachevé la normalisation de l’Allemagne, qui a abandonné toute aspiration de puissance et dont le peuple, saigné par la catastrophe nazie, estime que toute guerre est une tragédie de trop. Alors que l’extrême droite marque des points en Europe, elle ne passe pas en Allemagne où la vigilance est plus grande qu’ailleurs. Les Allemands peuvent regarder Hitler droit dans les yeux, au musée, sans fascination ni culpabilité écrasante. Le dernier tabou est brisé. »



« NOUS NE DEVONS JAMAIS OUBLIER QUE CERTAINS DES PIRES ASSASSINS DES TEMPS MODERNES ETAIENT DES JUIFS»
- Sever Plocker (Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier)


« Voici une date historique particulièrement tombée dans l'oubli : voici presque quatre-vingt dix ans de cela, entre le 19 et le 20 décembre 1917, en pleine révolution bolchévique et en pleine guerre civile, Lénine signait un décret constituant le Comité Panrusse Extraordinaire de Lutte contre la Contre-révolution et le Sabotage, plus connu sous son acronyme de Tcheka.


En un temps record, la Tcheka devint le plus important, et aussi le plus cruel, de tous les services de sécurité étatiques du monde. Sa structure organisationnelle fut modifiée tous les deux ou trois ans, et elle changea, aussi, souvent de nom, passant de la Tcheka à la GPU, puis au NKVD et, enfin, au KGB.


Impossible de savoir avec précision le nombre de morts dont la Tcheka s'est rendue responsable sous ses avatars successifs, mais ce nombre n'est certainement pas inférieur à vingt millions, en comptant les victimes des collectivisations forcées, de la famine, des purges à grande échelle, des expulsions, des bannissements, des exécutions et des morts en masse dans les goulags.


Des couches de la population furent purement et simplement totalement éliminées : fermiers à leur compte, membres de certaines minorités ethniques, membres de la bourgeoisie, officiers supérieurs, intellectuels, artistes, militants syndicalistes, « membres de l'opposition » définis de la manière la plus arbitraire et un nombre incalculable de membres du parti communiste lui-même.


Dans son livre paru récemment et salué par la critique, La Guerre du Monde, The War of the World, l'historien Niall Ferguson écrit qu'aucune autre révolution, dans toute l'histoire de l'humanité, n'a dévoré ses propres enfants avec l'appétit effréné de la soviétique. Dans son livre consacré aux purges staliniennes, le professeur Igal Halfin (de l'Université de Tel Aviv) écrit que la violence stalinienne était unique en ceci qu'elle était dirigée vers l'intérieur, dont elle procédait.


Lénine, Staline et leurs successeurs n'auraient pu perpétrer leurs méfaits sans la coopération à grande échelle d' « officiants de la terreur » disciplinés, de bourreaux sadiques, de mouchards, de tueurs à gage, de juges, de pervers et de nombre de sympathisants, membres de la gauche progressiste occidentale, qui furent trompés par le régime d'horreur soviétique et allèrent jusqu'à lui accorder un blanc-seing (un « certificat de cacheroute », dit l'original, ndt).


Tous ces faits sont connus, plus ou moins, même si les archives de l'ex-URSS n'ont pas toutes été rendues publiques. Mais qui sait qu'en Russie-même, très peu de gens ont été jugés en raison des crimes qu'ils ont perpétrés en tant qu'agents du NKVD et du KGB ? Le discours public russe, aujourd'hui, ignore totalement la question « Comment cela a-t-il pu nous arriver ? ». Contrairement aux pays occidentaux, les Russes n'ont pas réglé leurs comptes avec leur passé stalinien.


Et nous ? Je veux dire : nous, les juifs? Un étudiant israélien peut terminer le lycée sans avoir jamais entendu parler de Genrikh Yagoda, le pire criminel juif du vingtième siècle, vice-commandant de la GPU et fondateur, puis commandant en chef du NKVD. Yagoda fit appliquer avec zèle les ordres de collectivisation de Staline, et il est responsable de la mort d'au minimum dix millions de personnes. Ses adjoints juifs conçurent et gérèrent le système du Goulag. Étant tombé en disgrâce aux yeux de Staline, celui-ci le limogea et le fit exécuter. Il fut remplacé, en tant que bourreau en chef, en 1936, par Yezhof, le « nabot assoiffé de sang ».


Ce Yezhof n'était pas juif. Son épouse, en revanche, était juive. Dans son livre : Stalin : Court of the Red Star, l'historien juif Sebag Montefiore écrit que durant les périodes les plus sombres de la terreur stalinienne, à l'époque où la machine communiste à tuer fonctionnait à plein régime, Staline était entouré de tout un harem de jeunes beautés juives.

Les associés les plus proches et les plus loyaux de Staline incluaient Lazar Kaganovitch, membre du Comité central et du Politburo du parti communiste. Montefiore le qualifie de « premier des Staliniens », ajoutant que les milliers d'Ukrainiens mourant de faim - tragédie sans analogue dans l'histoire de l'humanité, excepté les horreurs nazies et la terreur maoïste en Chine - n'émurent absolument pas Kaganovitch.


Très nombreux furent les juifs à vendre leur âme au monstre de la révolution communiste, et ils auront du sang sur les mains pour l'éternité. Nous n'en mentionnerons qu'un seul : Leonid Reichman, chef du département spécial du NKVD et interrogateur en chef de cette organisation, qui était un sadique particulièrement cruel.


En 1934, nous disent les statistiques rendues publiques, 38,5 % des plus hauts responsables de l'appareil de sécurité de l'État soviétique étaient d'origine juive. Eux aussi, bien entendu, furent progressivement éliminés, au cours des purges successives. Dans une conférence fascinante, lors d'un colloque tenu cette semaine à l'Université de Tel Aviv, le Dr. Halfin a décrit les vagues successives de terreur soviétique en les qualifiant de « carnaval d'assassinats de masse », de « fantasia de purges » et de « messianisme du Mal » : il s'avère que les juifs, eux aussi, quand ils se laissent fasciner par une idéologie messianique, peuvent devenir de grands criminels, parmi les pires dont l'histoire contemporaine conserve la mémoire.


Les juifs ayant pris une part active dans les divers appareils officiels de la terreur communiste (en Union soviétique et ailleurs) et, parfois, les ayant dirigés, ne le firent pas, bien entendu, en tant que juifs, mais bien en tant que stalinistes, que communistes et que « peuple soviétique ». Par conséquent, il est expédient d'ignorer leur origine et de « mettre la sourdine » : « Qu'avons-nous à voir, nous, avec cette bande de criminels», n'est-ce pas ? Mais ne les oublions pas ! Je pense tout à fait différemment : je trouve inacceptable que quelqu'un soit considéré membre du peuple juif quand il fait de grandes choses, mais qu'il ne soit plus considéré comme faisant partie de notre peuple dès lors qu'il commet des actes particulièrement méprisables ou atroces.


En dépit de nos dénégations, nous ne pouvons échapper à la judéité de « nos bourreaux », qui ont servi la Terreur Rouge avec loyauté et zèle et, ce, dès le début.


Quoi qu'il en soit, nous pourrons toujours compter sur d'autres, qui ne manqueront pas de nous rafraîchir, à jamais, la mémoire ! »

 

Sources :http://www.letemps.ch/Page/Uuid/ce5b18a2-d708-11df-8394-9...

 

http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:w8iJ...

18/12/2009

PUISQU’ON PARLE DE CHURCHILL …

Je lis ça et là des extraits d’un texte, Winston Churchill, le guerrier visionnaire, où l'on donne à penser que Churchill aurait  « si bien perçu  la centralité terrifiante de l'antisémitisme dans l'idéologie nazie que Hitler renonça finalement à venir parler avec lui en 1932. « La supériorité de  Churchill ne tient pas, comme on a souvent tendance à le croire, à sa seule énergie, mais à son intelligence du phénomène hitlérien. Dès 1925, il avait lu Mein Kampf et avait été convaincu de tenir entre ses mains le nouveau « coran du fanatisme de la Guerre », porteur d'un message redoutable, quoique confus et verbeux.

D'emblée, la vraie raison de la haine de Hitler à l'égard des Juifs lui devint évidente : le Führer avait le culte de la force brutale, régénératrice à ses yeux. Pour lui, l'être humain n'était rien d'autre qu'un animal supérieur condamné à lutter à mort pour survivre. Les Juifs, incarnation par excellence des valeurs universelles, représentaient à ses yeux des agents de désintégration à éliminer d'urgence. Churchill avait si bien perçu la centralité terrifiante de l'antisémitisme dans l'idéologie nazie que Hitler renonça finalement à venir parler avec lui en 1932. Cet été-là, l'homme d'État britannique se trouvait en Allemagne afin de visiter les lieux où jadis s'était illustré son ancêtre, le duc de Marlborough, dont il préparait la biographie. Dès son arrivée, un envoyé officieux du Führer s'était manifesté avant de se volatiliser rapidement. « C'est ainsi qu'Hitler perdit son unique chance de me rencontrer », conclut superbement le mémorialiste. »


Source: Le Figaro Littéraire - extraits d'un texte ("Winston Churchill, le guerrier visionnaire") d'Éric Roussel sur les « Mémoires de guerre, tome I (1919-1941)» de Winston Churchill, traduit, présenté et annoté par François Kersaudy. Editions Tallandier.

 

Churchill avait peut-être lu Mein Kampf en 1925, mais en 1920, il tenait - lui-même - des propos sans ambiguïté sur la révolution bolchevique et ses principaux acteurs. Rappelons-les aussi, ça fera une moyenne :

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Sous le titre Sionisme contre Bolchevisme : un combat pour l'âme du peuple juif, il écrivait le 8 février 1920 dans le Sunday Herald :

"Les Juifs internationaux

En violente opposition à toute cette sphère de l'effort juif, se dressent les complots des Juifs internationaux. Les adhérents de cette sinistre confédération sont pour la plupart des hommes qui ont été élevés parmi les malheureuses populations des pays où les Juifs sont persécutés à cause de leur race. La plupart, sinon tous, ont abandonné la foi de leurs ancêtres, et rejeté hors de leurs esprits tous les espoirs spirituels de l'Autre Monde. Ce mouvement parmi les Juifs n'est pas nouveau. Depuis les jours de Spartacus-Weishaupt à ceux de Karl Marx, en passant par Trotsky (Russie), Bela Kùn (Hongrie), Rosa Luxembourg (Allemagne) et Emma Goldman (Etats-Unis), cette conspiration à l'échelle mondiale pour le renversement de la civilisation et pour la reconstitution de la société sur la base de l'arrêt du développement, de la malveillance envieuse, et de l'impossible égalité, a été en croissance constante. Elle a joué, comme l'a si habilement montré un écrivain moderne, Mme Webster, un rôle clairement reconnaissable dans la tragédie de la Révolution Française. Elle a été la source principale de chaque mouvement subversif pendant le 19ème siècle ; et maintenant pour finir, cette bande de personnages extraordinaires venus des bas-fonds des grandes villes d'Europe et d'Amérique ont attrapé le peuple russe par les cheveux et sont devenus les maîtres pratiquement incontestés de cet énorme empire. 

Les Juifs terroristes

Il n'y a pas de raison d'exagérer la part jouée dans la création du Bolchevisme et l'apport réel à la Révolution Russe par ces Juifs internationaux et pour la plupart, athées. Elle est certainement très grande ; elle dépasse probablement en importance toutes les autres. A l'exception notable de Lénine, la majorité des personnages dirigeants sont des Juifs. Plus encore, l'inspiration principale et le pouvoir dirigeant viennent des dirigeants juifs. Ainsi Tchitchérin, un pur Russe, est éclipsé par son subordonné nominal Litvinov, et l'influence de Russes comme Boukharine ou Lunacharsky ne peut pas être comparée avec le pouvoir de Trotsky, ou de Zinoviev, le dictateur de la Citadelle Rouge (Petrograd), ou de Krassine ou de Radek -- tous des Juifs. Dans les institutions des Soviets la prédominance des Juifs est encore plus stupéfiante. Et la part la plus marquante, sinon la principale, dans le système de terrorisme appliqué par les Commissions Extraordinaires pour Combattre la Contre-Révolution [Tchéka] a été prise par les Juifs, et en quelques cas notables par des Juives. 

La même importance néfaste a été obtenue par les Juifs pendant la brève période de terreur durant laquelle Bela Kùn domina en Hongrie. Le même phénomène s'est présenté en Allemagne (spécialement en Bavière), dans la mesure où cette folie a pu se déchaîner du fait de la prostration temporaire du peuple allemand. Bien que dans tous ces pays il y avait beaucoup de non-juifs en tous points aussi mauvais que les pires des révolutionnaires juifs, la part représentée par les derniers en proportion de leur nombre dans la population est stupéfiante ».

http://library.flawlesslogic.com/ish_fr.htm

Si vous souhaitez vérifier l’exactitude de la traduction, voici le texte original :

http://209.85.229.132/search?q=cache:czHwWJBexgYJ:www.sovereignty.org.uk/siteinfo/newsround/zvb/zvb1.html+churchill+jews&cd=8&hl=fr&ct=clnk&gl=fr

Du reste, ce "guerrier visionnaire", dont le bilan est assez controversé, est censé s'être mordu les doigts plus tard d'avoir choisi Staline et avoir regretté d'avoir "tué le mauvais cochon":

"In Churchill's single-minded decades-long obsession with preventing a single hegemonic power from arising on the European continent that would pose a threat to the British Empire, he failed to see that his alliance with Stalin produced exactly that. "As the blinkers of war were removed," John Charmley writes, "Churchill began to perceive the magnitude of the mistake which had been made." Churchill is alleged to have blurted out after finally realizing the scale of his blunder: "We have slaughtered the wrong pig!"

But it was too late. For decades Churchill worked for the destruction of Germany. Yet only after Stalin had devoured half of Europe did this "great statesman" realize that destroying the ability of Germany to act as a counterbalance to Russia left Europe ripe for invasion and conquest by a resurgent Russia.

By 1946 Churchill was complaining in a voice of outrage about the Iron Curtain of tyranny that descended on Eastern Europe. But Churchill helped to weave the fabric."

http://209.85.229.132/search?q=cache:rdeMq_remPIJ:mises.o...

01/02/2009

LA JUDEE DECLARE LA GUERRE A L’ALLEMAGNE

Ce titre fait la une du quotidien britannique Daily Express le 24 mars 1933. Hitler est Chancelier depuis quelques semaines. En URSS, les horreurs de l’Holodomor, la famine orchestrée par le pouvoir bolchevique en Ukraine, battent leur plein. Elles feront des millions de victimes, dans l’indifférence absolument générale. Les juifs oublieront de se mobiliser pour dénoncer  les dérives inhumaines d’un régime largement porté par eux au pouvoir.

 

Voici la traduction de l’article du Daily Express « JUDEA DECLARES WAR ON GERMANY », sous titré « JEWS OF ALL THE WORLD UNITE » (Les juifs du monde entier unis dans l’action) publié le 24 mars 1933 :

 

« Tout Israël s’unit dans son courroux contre les assauts lancés par les nazis aux juifs en Allemagne.

Adolf Hitler, porté au pouvoir par un appel au patriotisme élémentaire, fait l’histoire d’une façon à laquelle il s’attendait peu. Pensant unir la seule nation allemande par sa conscience de race, il a provoqué une renaissance nationale de tout le peuple juif.

L’apparition du symbole du svastika de la nouvelle Allemagne a réveillé le lion de Judas, ce vieux symbole guerrier du défi juif.

Quatorze millions de juifs dispersés dans le monde se sont rassemblés comme un seul homme pour déclarer la guerre aux persécuteurs allemands de leurs coreligionnaires. Les différences de classes ou de partis et les antagonismes ont été abandonnés pour un but commun : se tenir aux côtés des 600 000 juifs d’Allemagne qui sont terrorisés par l’hitlérisme et l’antisémitisme, et contraindre l’Allemagne fasciste à mettre fin à sa campagne de violence et de suppression dirigée contre sa minorité juive.

La communauté mondiale a décidé de ne pas rester passive face à la résurgence des persécutions médiévales des juifs.

 

L’Allemagne peut être sommée de payer le prix fort pour l’antagonisme d’Hitler envers les juifs. Elle est confrontée au boycottage commercial, financier et ministériel. Elle peut se trouver dans l’isolement spirituel et culturel, en reculant devant la croisade ardente que les juifs de tous les pays lancent pour défendre leurs frères affligés.

Le prince négociant juif quitte son comptoir, le banquier la salle de réunion du conseil d’administration, le boutiquier son magasin et le colporteur son attirail pour s’unir dans ce qui est devenu une guerre contre les ennemis hitlériens du juif.

 

ACTION CONCERTEE

 

Les plans de l’action concertée juive prennent forme en Europe et en Amérique pour rendre coup pour coup, en représailles contre l’Allemagne hitlérienne.

A Londres, New York, Paris et Varsovie, les commerçants juifs s’unissent dans une croisade commerciale contre l’Allemagne.

Les résolutions d’interrompre les relations commerciales avec l’Allemagne ont été prises partout dans le monde juif des affaires.

Un grand nombre d’hommes d’affaires à Londres ont résolu de ne plus acheter de marchandises allemandes, même au prix de grandes pertes financières.

Une action similaire est entreprise partout aux Etats-Unis. Des réunions massives à New York et dans d’autres villes américaines, auxquelles plusieurs milliers de juifs indignés assistaient, ont appelé au boycottage total des marchandises allemandes. L’embargo commercial dirigé contre l’Allemagne est déjà entré en vigueur en Pologne. En France, un interdit d’importation des marchandises d’Allemagne est actuellement proposé par des cercles juifs.

 

Un boycottage concerté au niveau mondial par des acheteurs juifs va sans doute entraîner de lourdes pertes dans le commerce d’exportation allemand. Les commerçants juifs, partout dans le monde, sont d’importants acheteurs des produits de fabrication allemande, en premier lieu des produits en coton, en soie, des jouets, de l’appareillage électrique et des meubles.

La réunion des entrepreneurs juifs du textile a été convoquée pour lundi afin d’examiner la situation et déterminer les mesures à prendre vis-à-vis de l’Allemagne.

 

MENACE SUR LE COMMERCE MARITIME

 

L’Allemagne est un grand emprunteur sur les marchés monétaires étrangers, où l’influence juive est considérable. L’antisémitisme continu en Allemagne va vraisemblablement se retourner contre elle. Un tournant est en passe d’être franchi par les financiers juifs pour exercer des pressions afin de stopper l’action antijuive.

Le trafic maritime transatlantique allemand est menacé de la même manière. Les paquebots renommés Bremen et Europa peuvent beaucoup souffrir du boycottage juif anti-allemand. Les voyageurs juifs transocéaniques représentent une partie importante de la clientèle de ces paquebots, en raison de leur rôle considérable dans le commerce international. La perte de leur clientèle serait un coup grave pour le commerce atlantique allemand.

Les préparatifs à l’échelle mondiale sont faits pour organiser de grandes manifestations de protestation juives afin d’attirer l’attention sur les souffrances des juifs allemands entre les mains des « hitlérites » et d’appeler à l’action pour stopper l’antisémitisme allemand.

La totalité de la communauté américaine a été soulevée par une vive indignation sans précédent. Un décret rabbinique, à New York, a proclamé le lundi suivant jour de jeûne et de prière consacré à la campagne contre Hitler.

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07/10/2008

L’UNION EUROPEENNE: UNE UTOPIE BIBLIQUE TOTALEMENT JUIVE

  

burg.jpgCette intéressante définition n’est pas de moi, vous vous en doutez, je ne me permettrais pas. Elle est de quelqu’un d’autorisé, quoique violemment pris à partie dans son ex-pays, Israël. Encore que « ex » ne soit pas exact. Il a certes acquis la nationalité française depuis l’an dernier, mais en conservant  également la précédente. Il s’agit d’Avraham Burg.

 

Ce nom ne vous dit sans doute rien, pourtant il a été un homme politique en vue en Israël. Oh, j’oubliais : ce n’est pas pour ses propos sur l’Union Européenne qu’il a déclenché cette  violente polémique – personne n’a songé à le contredire sur la question - non, c’est pour quelque chose d’autrement plus important : il a publié l’an dernier un livre explosif, Vaincre Hitler, dans lequel il s’en prend violemment à l’Etat d’Israël « impérialiste, brutal, raciste, insulaire ». Il y dresse même un parallèle entre Israël et l’Allemagne pré-nazie : « Il m’est parfois difficile de distinguer entre le national-socialisme primitif et certaines doctrines nationales culturelles du « ici et tout de suite ».

Pourquoi en parler aujourd’hui ? D’abord, parce que mieux vaut tard que jamais. Ensuite, parce que ce réquisitoire émane d’un homme qui a été président de l’Agence juive et de l’Organisation sioniste mondiale de 1995 à 1999. L’Agence juive, dont nous parlions hier, est une organisation dont la raison d’être est le sionisme. Il est assez curieux de constater qu’elle a été présidée pendant quatre ans par un homme qui affirme à présent: « La définition d'Israël en tant qu'Etat juif mène à sa perte. Un Etat juif, c’est explosif. C'est de la dynamite ».

Après son passage à la tête de l’Agence juive, Burg était retourné à la politique, d’où il venait, dans les rangs travaillistes, et avait présidé la Knesset de 1999 à 2003.

hitler.jpgLe moins que l’on puisse dire, c’est que je n’ai pas énormément entendu parler de son livre, et que le linge sale s’est plutôt lavé en famille. Les échos prouvent abondamment que Vaincre Hitler a été ressenti par les juifs qui comptent – c’est-à-dire ceux qui s’expriment sans discontinuer dans les medias – comme profondément scandaleux.

 

Etre antisioniste, c’est mal, mais être mondialiste, c’est bien. Et de ce point de vue, Avraham Burg est tout à fait dans la ligne. D’ailleurs, maintenant qu’il est Français, il va pouvoir redoubler d’efforts et faire avancer les choses de l’intérieur. Voici un petit florilège de pensées très internationalistes émises à l’occasion de la sortie de son livre :

Question : « Vous êtes un européiste acharné. Vous vivez à Nataf ( village israélien frontalier de la Cisjordanie), mais votre esprit est à Bruxelles. Vous êtes le prophète de Bruxelles ». Réponse: « Tout à fait. Pour moi, la construction de l'Union européenne, c'est l'utopie biblique dans sa quintessence. Je ne sais pas combien de temps cela tiendra, mais l'idée est incroyablement juive. »

« Je l’ai déjà déclaré : je suis un citoyen du monde. Telle est ma hiérarchie d’identités : citoyen du monde, ensuite Juif, et seulement après, Israélien. J’éprouve un sentiment de lourde responsabilité envers la paix dans le monde ».

 

Question : « Êtes-vous Français»?

Réponse : « A beaucoup d’égards, je suis Européen. Et, à mon sens, Israël fait partie de l’Europe. »

- Mais ce n’est pas le cas. Pas encore. Et vous êtes une personnalité publique israélienne qui prend part, en tant que Français, à des élections présidentielles françaises. C’est un acte qui va loin. Un acte juif pré-sioniste. Une chose que ni un Anglais, ni un Hollandais ne feraient.

-  « C’est vrai. C’est totalement juif. J’avance vers la condition juive. »

- Recommandez-vous à tout Israélien de prendre un passeport étranger ?

« N’importe qui peut le faire. »

 

Plutôt instructif, non ?

 

Mais les gens sont méchants, même à l’intérieur d’une communauté qui ne vise qu’à la paix dans le monde, et des visqueux ont osé lui faire des réflexions franchement malvenues, du style :

« Comment se fait-il que lorsqu’un homme de paix comme vous abandonne la politique, vous tentez d’acheter au gouvernement une usine qui fabrique des pièces de chars ?

ou: 

- Cette transaction soulève de graves questions. Elle a mené à une enquête réalisée par le contrôleur de l’Etat et la police. Mais je ne veux pas poser de questions concernant son aspect pénal, puisque que le dossier a été classé sans suite. Je veux qu'on m'explique pourquoi la première chose qu’a faite un politicien qui s’était présenté comme un anti-thatchérien et comme un ennemi juré de la privatisation, a consisté à essayer de tirer un énorme profit personnel de la privatisation.

 ou:

- Salai Meridor [ancien président de l’Agence Juive] décide qu’il n’y a pas de justification à ce que lui et vous bénéficiiez du privilège à vie, - injustifié - d’une voiture de service avec chauffeur, et vous allez vous battre en justice, de toutes vos forces, pour ce privilège.

 ou encore:

- Il est pourtant question de quelque 200 000 Shekels [environ 35 000 euros]. Et de votre comportement, que le juge a trouvé honteux. Et de ce que, bien que vous parliez haut et fort de morale, vous ne voyez pas de faute morale dans le fait que, dix ans après avoir quitté l’Agence Juive, vous sillonnez le pays en voiture pour vos voyages d’affaires, avec un chauffeur de l’Agence Juive pour vous conduire où que ce soit. Et par-dessus le marché, aujourd’hui, alors que vous êtes complètement étranger à tout ce que défend l’Agence Juive.

 et même:

- Mais il reste un point d’interrogation, ici, qui vous a toujours accompagné. Vous parlez de manière très impressionnante. Non seulement avec facilité, mais de manière morale. Et vous venez d’écrire un livre qui est tout ce qu’il y a de plus moral. Mais votre activité dans le monde est différente. En politique, vous étiez retors, calculateur et tortueux, et dans les affaires, également, vous êtes loin d’être un saint. La disparité entre vos paroles et vos actes est inquiétante. »

 

Mais je vous rassure : Avraham a très bien répondu à ces impertinents, non mais. D’ailleurs ce Français pur sucre envisage très sérieusement de revenir à la politique. En Israël bien sûr, cette question ! Il se verrait même bien … mais voyons … il va nous le dire lui-même : « Jadis, j’ai vivement désiré être Premier ministre. Cela me brûlait les os comme un feu. J’ignorais ce que je voulais faire dans ce poste, mais je voulais terriblement y être. Aujourd’hui, je me dis que j’ai pas mal de marathons à courir avant que cela se produise. »

 

Vous voyez, avec un peu de chance, on se retrouvera avec un premier ministre israélien français. J’en rêve déjà.

 

Source : http://www.upjf.org/actualiees-upjf/article-12819-145-7-quitter-ghetto-sioniste-interviec-davraham-burg-ari-shavit.html