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05/01/2011

VOUS VOUS SOUVENEZ DE L’AFFAIRE PEDERZOLI ?

A savoir cette enseignante d’histoire sanctionnée pour avoir un peu trop appuyé sur le bouton « shoah ». Nous en avons parlé à deux reprises : le 1er septembre et le 6 octobre 2010. Vous serez heureux d’apprendre qu’elle n’a finalement pas été trop malmenée par sa hiérarchie, grâce, il faut bien le dire, au soutien sans faille de la communauté « officielle » qui s’est particulièrement démenée pour elle. Et qui est prête à monter derechef au créneau en cas de nouvelle contestation de la suprématie absolue de ladite shoah sur l’échelle de Richter des manifestations de la férocité humaine.

 

 

« Réflexions sur l’affaire Pederzoli, par Richard Prasquier

 

peder.jpgLa bonne, la très bonne nouvelle : Mme Pederzoli est affectée comme professeur d’histoire au prestigieux lycée Henri Poincaré à Nancy, la meilleure solution possible, compte tenu de l’impossibilité pratique de retourner dans son lycée Loritz d’origine. De plus, il est noir sur blanc écrit dans le communiqué adressé à la presse par le Recteur qu’elle pourra continuer à effectuer les voyages d’élèves à Auschwitz. D’ailleurs aucune des incriminations contre Mme Pederzoli devant la commission administrative paritaire, dont l’avis, consultatif mais obligatoire,  avait précédé l’arrêté préfectoral ne contenait d’allusion à la façon dont elle enseigne la Shoah. Mme Pederzoli sort donc la tête haute de ces mois éprouvants, marqués par une suspension et un rapport d’inspecteurs qui avait soulevé de telles critiques que le Ministre de l’Education Nationale lui-même l’avait, décision exceptionnelle, partiellement désavoué sur le sujet de l’enseignement de la Shoah (je répète volontairement ce terme qui a eu le don d’exaspérer les inspecteurs).

 

Reste que Mme Pederzoli reçoit une sanction (niveau 2 sur 4, précise le communiqué) qui restera dans son dossier. L’enseignante considère qu’elle n’a commis aucune faute et que les accusations portées contre elle ne sont que des prétextes. Peut-être, aidée de son remarquable avocat, Maitre Terquem, va-t-elle utiliser l’une  des voies de recours légales qui s’offrent à elle. Par ailleurs une plainte a été déposée contre un syndicat de proviseurs qui avait pris des positions en flèche contre Mme Pederzoli.  L’affaire n’est donc pas finie, notamment dans son volet disciplinaire.

 

En ce qui concerne le volet éducatif, il n’est pas sans importance de savoir si Mme Pederzoli pourra, comme cela avait été implicitement prévu, enseigner effectivement aux élèves de Henri Poincaré et qu’elle pourra effectivement exercer son dynamisme et ses compétences dans la préparation des voyages de mémoire. Autrement dit, qu’elle ne serait pas mise au placard. Nous y serons attentifs.

 

Nous connaissons plusieurs cas où l’enthousiasme de professeurs à enseigner la Shoah à leurs élèves a entraîné des réactions hostiles de certains de leurs collègues ou auprès de la hiérarchie locale. Il y a là des histoires humaines inacceptables et affligeantes vis-à-vis de l’idée élevée que nous  continuons de nous faire du système éducatif. Ces histoires doivent toutes être analysées dans le détail, car il est très facile, très attirant, mais très injuste de généraliser sur la base de situations individuelles elles-mêmes disparates. Nous avons discuté avec le ministère des dossiers qui nous paraissaient le plus problématiques et nous attendons que des solutions soient trouvées. Oui, je le répète, je pense que l’enseignement de la Shoah est en danger s’il ne se confronte pas à ses nouveaux défis et aux problèmes de l’avenir, dont l’effacement inéluctable des témoins n’est pas le moindre. Mais répétons-le : cet enseignement est exemplaire dans notre pays, il est porté par des hommes et des femmes dont l’engagement est admirable et il est soutenu sans faille par les autorités, à commencer par le plus haut niveau de l’Etat. »

 

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

15/01/2008

LES COMMUNISTES, TOUJOURS LA MEME GRANDE GUEULE …

Je ne résiste pas à l'envie de reprendre un peu la plume pour vous faire partager une colère qui m'est venue hier. J'avise chez le buraliste une revue qui attire mon oeil avec une couverture superbe. C'est GEO Histoire qui propose L'or des Andes – Sur la route des Incas. Ma fille cadette est en Amérique du sud en ce moment, je me propose de la lui envoyer. Et c'est vrai que le dossier sur les civilisations précolombiennes est passionnant et illustré de belles photos. C’est ensuite que ça se gâte, voyez plutôt.

Dans la partie L’œil de l’histoire, vous est proposé/imposé un entretien sur trois pages intitulé Le fantasme identitaire. Le personnage interviewé s’appelle Gérard Noiriel et il est présenté comme Directeur d’études à l’Ehess (qu’est-ce ? mystère et boule de gomme),  animant par ailleurs un « comité de vigilance sur les usages publics de l’Histoire ». 

Le sous-titre commence très fort: Ce pionnier de l’histoire de l’immigration en France déplore que la question de la nationalité devienne un enjeu politique. Ah bon, la question de la nationalité n’est donc pas un sujet politique, à discuter comme tel ? Ce serait quoi, alors ?

Je vous cite quelques perles égrenées au fil de l’article par cet expert aussi éminent qu’impartial: « Et puis,  fort de ses recherches, l’historien peut rappeler que depuis cent cinquante ans, jamais l’immigration n’a été aussi faible en France. En 2007, cela fait plus de trente ans qu’elle n’a pas augmenté de façon significative. Les statistiques produites par l’Ined le démontrent : il y a moins d’étrangers aujourd’hui qu’il n’y en avait en 1997 ». Etc, etc, etc, ça continue dans le même registre.

Sans oublier un peu plus loin l’essentiel: « Il est important de déconstruire cette notion-là : la France ». Nous y voilà.

Le journaliste qui présente cet entretien a juste oublié de mentionner une petite précision concernant Gérard Noiriel : c’est que ce dernier est, ou a été, quelle différence, communiste. Et qu’il se proclame toujours marxiste. Ce qui est son droit le plus absolu. Seulement, voilà : l’honnêteté de base consisterait quand même à le préciser au lecteur, car ce n’est pas un point de détail insignifiant. C’est même tout le contraire. C’est hautement signifiant. La vraie honnêteté intellectuelle consisterait en fait à présenter une opinion opposée sur cette question sensible en mettant les arguments en parallèle. Mais là, ne rêvons pas ! Une telle démarche serait parfaitement contraire à l'esprit hautement démocratique qui prévaut dans ce pays!

Conclusion :  ce sont toujours éternellement les mêmes qui continuent à tenir le haut du pavé, qui pontifient et qui plastronnent, alors que l'idéologie qu'ils ont défendue et dont ils osent encore se réclamer est une monstruosité qui a coûté très cher à ceux qui l'ont subie. Et qui a ruiné des pays entiers.

Bon, je sais, ma petite diatribe ne changera pas le schmilblick. Ca ne fait rien, je la fais quand même car j’estime qu'il ne faut jamais perdre une seule occasion de dénoncer les expressions de la pensée unique et du terrorisme intellectuel que nous subissons sans relâche. Et rien ne vous empêche d’écrire à GEO Histoire pour vous plaindre. Quelques lettres de lecteurs courroucés les feraient peut-être réfléchir, qui sait ?