Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24/02/2012

SUITE DE LA SAGA DES FOUS FURIEUX

Vous lirez plus loin le compte-rendu, paru sur un site ultra-sioniste français, d’une conférence donnée par un rabbin de Brooklyn qui n’est pas n’importe qui puisqu’il passe pour une des figures judaïques majeures des Etats-Unis. Ce bon rabbin, qui est très exactement sur la même ligne que les dingues du gouvernement israélien, pousse ses ouailles à la guerre sainte contre l’Iran. En réalité, vous auriez besoin d’un dictionnaire pour bien comprendre le charabia utilisé mais vous verrez, le sens est très clair.

 

Avant de passer à ce compte-rendu, il faut quand même constater que, même en Israël, il existe beaucoup d’opposants à cette possible agression. Y compris au plus haut sommet de l’Etat : Shimon Pérès, le président, s’est fait vertement remonter les bretelles par Barak, le ministre de l’attaque (parce que franchement, parler de défense, c’est osé …). Un site tout aussi ultra-sioniste que celui que je mentionnais plus haut – mais un autre – qui relate l’incident, s’étrangle d’indignation, ce qui nous donne :

 

« Les  récents propos insensés du président Shimon Pérès, qui ne se départit pas de sa frustration de ne pas diriger les affaires du pays, continuent à faire des vagues. Pérès, qui sera aux Etats-Unis début mars en même temps que le Premier ministre Binyamin Netanyahou, a cru bon il y quelques jours de déclarer « qu’il dirait au président américain qu’il est opposé à une offensive militaire israélienne contre les installations nucléaires iraniennes » !


« Avec tout le respect qui est dû au président de l’Etat et à ses états de service dans le passé, les Etats-Unis n’ignorent pas qu’il y a un gouvernement élu à Jérusalem qui est seul habilité à prendre les décisions et assumer les responsabilités» a déclaré le ministre de la Défense Ehoud Barak. Ce dernier n’a pas non plus manqué de rappeler « que c’était ce même Shimon Pérès qui s’était opposé à Menahem Begin en 1981 à propos du bombardement de la centrale atomique irakienne d’Osirak, accusant alors Begin de mener Israël vers une seconde Shoah ».

 

 

Ambiance … Vous noterez que par une inversion désormais classique, est "insensé" celui qui refuse la guerre. Et sensé celui qui est prêt à faire sauter la planète pour défendre les intérêts sionistes.

Toujours est-il qu'il va s’en passer des choses, à Washington, début mars. Surtout si le bon rabbin s’en mêle.

 

A ce propos, voilà justement le compte-rendu dont il était question au début :

 

 

Rabbi-Moshe-Wolfson.jpg« Rav Wolfson : « Nous ne devons pas paniquer, Hachem fera des miracles pour nous. Car le temps de la Geoulah est arrivé. »

 

Voici une conférence qui a été donné mardi soir dernier par le Rav Moshe Wolfson de la Congrégation Emounas Yisroel à Boro Park, à Brooklyn (New York). (…) Le Rav Moshe Wolfson, shlita, a parlé mardi soir dans sa Kehila, Emunas Yisroel à Boro Park, demandant sans ambages pourquoi il n’y a pas de plus grand tollé au sein de la communauté sur les risques de guerre et spécifiquement vis à vis des  ambitions nucléaires de l’Iran.

« Pourquoi ne réagissons pas ? Où est l’éveil? Pourquoi tout le monde sont si apathiques? » demandé Rav Wolfson, qui est aussi Mashgiach de yeshiva Torah Vodaath. « Tout le monde est occupé, nous n’entendons pas de discours alarmistes? Ne savons-nous pas que nous devons percer les cieux pour avoir la miséricorde du Maitre du Monde? »

 

Rav Wolfson a déclaré dans son Beth Hamidrach comble de près de 1000 personnes, que le potentiel pour une guerre englobant l’Iran, Israël, l’Europe et les Etats-Unis au cours des prochaines semaines est un fait réel, et que le Klal Yisrael doit se préparer spirituellement.

 « Tout le monde sait qu’il y a actuellement un danger croissant de l’Iran – et c’est une grande erreur pour celui qui ne sait pas cela,» a dit Rav Wolfson. « Pourquoi un juif ne sait pas ce qui se passe en Israël? Chacun doit savoir ce qui se passe en ce qui concerne les juifs dans le monde. Chacun doit savoir ce qui se passe en Eretz Yisrael». (…)

Rav Wolfson a cité le Pesikta, qui dit que l’année où le Machia’h viendra toutes les nations s’affronteront. L’étincelle qui fera exploser, selon le Midrach, sera quand le roi de Paras – qui est l’Iran moderne – vont menacer « saoudite », sans doute l’Arabie saoudite, comme cela se passe aujourd’hui.

Saoudite ira pour une alliance avec Edom – la culture d’Edom est son monde occidental d’aujourd’hui, en Europe et aux États-Unis. Paras alors détruira le monde et les juifs seront dans la tourmente. Hashem dira alors: « Ne craignez pas, le temps pour votre Geoulah est venu. »

 

 

Bon alors, on est rassurés. Si le monde est détruit  mais les juifs sauvés, que peut-on demander de plus, hein, je vous le demande ?

 

 

 

Sources : http://alyaexpress-news.com/2012/02/rav-wolfson-nous-ne-devons-pas-panique-hachem-fera-des-miracles-pour-nous-car-le-temps-pour-la-geoulah-est-arrive/  

 

http://www.juif.org/go-news-168407.php

 

24/04/2010

VIVE LA GUERRE MORALE

Mais attention, hein, seulement la guerre morale. Donc, pas à la portée du premier pays de traîne-savates venu. La guerre morale est réservée à une élite, en clair à des élus qui savent, eux, ce qui est moral et ce qui ne l’est pas.

 

Comme en ce moment on dégaine de tous les côtés et que rien, vraiment rien ne sera épargné pour convaincre les récalcitrants qui seraient capables de carrément refuser de se sacrifier pour Tel Aviv, voici un argument-choc de plus : un  éminent philosophe israélien – et ancien militaire, ça n’empêche pas –pond un essai pour nous informer que hélas, en certaines circonstances, suivez mon regard, il faut faire la guerre si l’on veut garder sa dignité. C’est embêtant, mais c’est comme ça. Où l’on découvre une nouvelle utilité à la shoah. J’espère qu’il arrivera à vous convaincre. Avec un titre pareil, vous seriez difficiles :

 

 

« Eloge de la guerre après la shoah », de Michaël Bar-Zvi

 

 

couv%20shoah4ba375ad9c291.jpg« L’époque contemporaine est paradoxale : alors que la guerre peut nous préserver des fléaux ou des catastrophes comme les génocides, le terrorisme ou la prolifération incontrôlée de l’arme atomique, elle est souvent perçue comme un recours immoral à la violence, qu’il faudrait condamner. Or, la seule leçon, pour autant que l’on puisse en tirer, de la Shoah et des crimes contre l’humanité qui ont suivi, est la nécessité éthique et politique de la guerre. La Shoah a été « possible » parce qu’à un moment de l’histoire, on a préféré « avoir la paix » ; et les usines de la mort ne se sont arrêtées que grâce à une volonté de combattre le nazisme jusqu’au bout. Il ne s’agit pas d’être belliciste, mais, depuis 1945, nous devons reconnaître la réalité d’une présence de la guerre comme recours moral. Dans cet essai, Michaël Bar-Zvi, philosophe et ancien militaire, se fonde sur l’expérience de la déportation vécue par son père et sur son histoire personnelle pour montrer que la guerre, dans certaines circonstances et sous certaines conditions, doit être considérée comme l’un des seuls moyens de préserver la dignité de l’homme.

Auteur :
Docteur en philosophie et officier dans une unité spéciale de l’armée israélienne, Michaël Bar-Zvi a été délégué général en France du K.K.L. (organisme en charge du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire en Israël). Professeur de philosophie à la Faculté d’Éducation de Tel Aviv, il a écrit de nombreux ouvrages dont Le sionisme (PUF, 1978), Philosophie de l’antisémitisme (PUF, 1985) et Être et exil (Le Cerf - Les Provinciales, 2006)."

 

 

Source : http://www.editions-hermann.fr/ficheproduit.php?lang=fr&menu=&ref=Philosophie+%C9loge+de+la+guerre+apr%E8s+la+Shoah&prodid=806

 

 

 

Aucun rapport avec ce qui précède, mais pour vous détendre ce week-end, voici un lien qui devrait vous dérider. Ne pas rater les commentaires.

 

http://www.lorgane.com/BLACK-BLANC-BEUR-TOUS-AUX-PUTES-MINEURES-_a929.html

09/03/2010

LES HORREURS (VIRTUELLES POUR L’INSTANT) DE LA GUERRE

« Le Centre d'Etudes Stratégiques de l'Université Bar Ilan  a publié il y a quelques mois une étude du Dr Moshe Vered, sous le titre "La longueur de la guerre et les conditions ultimes d'une guerre entre Iran et Israël" (repris ce week-end par l'éditorialiste Nahum Barnea). L'étude a semble-t-il passionné les états-majors. Vered y décrit ce qui se passerait à la suite d'une attaque d'Israël sur des sites nucléaires iraniens.
"La guerre serait longue, annonce Vered, elle se mesurerait en années."
Dans un premier scénario léger, l'Iran répliquerait d'abord par une volée de missiles sol-sol vers Israël. 

 

L'attaque sans doute pourrait ne pas durer, fautes de missiles à longue portée, mais ce ne serait que le début de la guerre. La vraie réplique se ferait, selon l'étude, avec les intermédiaires que seraient la Syrie, le Hezbollah ou le Hamas.  Et là, les missiles ne manquent pas.  On estime à 40.000 le nombre de roquettes détenues rien que par le Hezbollah. On peut imaginer aussi l'utilisation de roquettes à charge  chimique, biologique, etc, ce qui perturberait durablement la vie en Israël.

Israël serait alors entraîné à occuper le territoire libanais pour longtemps, entrer dans une guérilla dont il est difficile de prévoir l'issue, etc…

Ce n'est pas tout, imagine Vered. Une autre possibilité serait l'utilisation de corps expéditionnaires iraniens qui pourraient être basés en Syrie et  pourraient transiter par un Irak complaisant, les forces américaines s'étant retirées.
Mais ce n'est pas  tout, l'Iran pourrait lancer une campagne terroriste à travers le monde, visant les ambassades et toutes les représentations d'Israël, les avions d'El Al, etc... Le Hamas, allié de l'Iran, pourrait recommencer les campagnes d'attentats kamikazes, etc etc.

Pour ce tableau catastrophe, le chercheur s'appuie sur ce qui s'est passé entre l'Iran et l'Irak et les leçons à tirer de leur guerre entre 1980 et 1988. Il écrit : "Un demi-million de morts, un million de blessés, 2 millions de réfugiés, des dommages économiques estimés à 1000 milliards de dollars. Mais rien de tout cela n'a suffi à persuader l'Iran d'arrêter la guerre. Seule la crainte d'une chute du régime a poussé les dirigeants à accepter un cessez-le feu. (...) La conclusion est simple : comme pour la guerre avec l'Irak, la guerre avec Israël serait perçue par les Iraniens comme une guerre pour le bien et pour amener la justice au monde en détruisant Israël".


De quoi faire réfléchir sur la décision d'une attaque israélienne. Car face à l'Iran, les dirigeants israéliens Netanyahu ou le ministre de la Défense Ehud Barak brandissent régulièrement l'option d'une initiative militaire si les sanctions occidentales n'étaient pas assez fortes contre l'Iran. Manière de dire : "Retenez nous sinon...".
Et ce n'est pas pour rien sans doute que le Ministre de la Défense est allé dernièrement à Washington, que le chef d'état major US est venu en Israël, que le vice-président Joe Biden fait une visite officielle, certes pour les négociations de paix israélo-palestiniennes, mais sans doute pas pour ce seul dossier.


Source : http://www.juif.org/go-blogs-22407.php

 

 

Et ce n’est sans doute « pas pour rien » non plus que le ministre de la défense israélien, Ehoud Barak, la jouait hier beaucoup plus modéré tout à coup. Après nous avoir bassiné avec l’urgence qu’il y avait à s’occuper de l’Iran immédiatement et sans délai, afin que « le monde libre » soit sauvé, voilà que soudainement, il n’y aurait en fait "Pas de danger imminent en Iran". Il est probable que devant le très peu d’empressement mis par les Etats-Unis à accompagner les humeurs belliqueuses du petit Etat tellement épris de paix, on revienne en Israël à une vision un peu plus modeste et réaliste des choses :

 

« Le ministre de la Défense a minimisé les enjeux de la "menace iranienne", lundi. Ehoud Barak prône un discours moins dramatique sur ce qui ne représente pas, selon lui, "un danger imminent pour l'Etat juif".

"Peut-être qu'à l'avenir le régime iranien représentera une menace. Mais il n'y a aucune raison, pour le moment, de s'affoler", a-t-il déclaré devant la commission parlementaire de défense et des affaires étrangères. "Nous agissons précisément pour empêcher l'Iran de devenir une menace."

Des temps encourageants

Barak a également exprimé sa satisfaction concernant l'accord palestinien en faveur d'une reprise des négociations indirectes de paix avec Israël. "Je fais partie de ceux qui pensent qu'il vaut mieux s'adresser directement aux Palestiniens. Mais, il ne faut pas oublier que, dans la situation actuelle, il était déjà très difficile d'envisager une reprise tout court des pourparlers", a-t-il ajouté.

"Il était très difficile de se mettre d'accord. Pas seulement de notre côté, mais aussi en raison des difficultés et des pressions exercées par les Etats arabes." »

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1268045673326&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull