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31/05/2011

LES ORIGINES JUIVES DE LENINE

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Depuis quelques jours, les sites juifs bruissent d’une nouvelle ébouriffante : Lénine aurait eu des origines juives !!! Vous parlez d’un scoop ! Alors qu’il est de notoriété publique que Lénine avait un grand père juif du côté maternel, nommé Israël Davidovitch Blank, qui était commerçant à Odessa (Ukraine) et s’était converti à la religion orthodoxe, devenant Alexander, ou Sender, Blank. Un juif qui se convertissait voyait en effet se lever restrictions et limitations qui frappaient ses anciens coreligionnaires. Toutes ces informations figurent noir sur blanc dans d’excellents ouvrages, comme La France LICRAtisée ou Révolutionnaires juifs, qu’on ne doit pas suffisamment lire sur ces sites.

En fait, une exposition russe consacrée à Lénine (jusqu’au 3 juillet 2011) en apporterait aujourd’hui  la preuve irréfutable – et publique – sous forme d’une lettre. Une lettre écrite par la sœur aînée du grand homme, Anna Ulyanova, qui figure dans cette exposition organisée par le Musée d’Histoire d’Etat à Moscou.

Cette lettre, adressée à Staline, date de 1932. Elle fait clairement mention du grand-père maternel juif. Vladimir Ilitch ne se sentait pas plus juif que russe, d’ailleurs, lui qui déclarait sans ambages : « Je crache sur la Russie ». Ce qui est bien compréhensible car les bolcheviks avaient en ligne de mire la révolution mondiale, rien que ça, et les êtres  humains – russes, juifs ou autres - n’étaient que des instruments destinés à la servir.

En fait, l’utilité de rappeler aujourd’hui au son du shofar les racines juives de ce grand humaniste devant l’Eternel – les Russes ont pu s’en rendre compte dès 1917, sans attendre Staline – est de pointer une énième fois l’abominable antisémitisme qui sévissait sous les tsars, et même après, on se demande pourquoi. Ah, ces sales Russes ! On leur présentait le Paradis sur un plateau et ils étaient antisémites, en plus ! De quoi vous décourager de faire leur bonheur !!

Le pauvre grand homme avait donc estimé plus judicieux de cacher la chose à l’époque, et Staline, répondant à la lettre de la grande sœur, abondait dans le même sens, recommandant le secret. D’ailleurs Staline lui aussi était un affreux antisémite, lui qui eut pour n°2 pendant des décennies un certain Lazare Kaganovitch, le bourreau (juif) de l’Ukraine. Mort tranquillement dans son lit en 1991 à l’âge de … 98 ans. Encore un qui avait plutôt bien survécu à l’antisémitisme ambiant et atavique des Russes.

Tiens, justement, en 1932, l’année de la lettre de la soeurette, survenait l’Holodomor en Ukraine avec son cortège d’horreurs et ses agents de la tchéka zélés, dont environ 80% étaient … juifs ! Allez savoir pourquoi, il paraît que les Ukrainiens, dans leur immense majorité, étaient férocement antisémites. Ah, les salauds !