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27/11/2010

QU’EN TERMES GALANTS CES CHOSES-LA SONT DITES …

Pas de noms gênants. Pas de responsabilité. Juste assez de mémoire pour marquer le coup mais sans faire trop de vagues. Bien sûr, pas de commémorations cinquante fois par an. Ah, il n’y a pas à dire, il y a victime et victime.

Vous allez lire ci-dessous le compte-rendu très politiquement correct de Ria Novosti et ensuite, je me permettrai de rappeler ce que j’écrivais à propos de l’Holodomor dans La France LICRAtisée.

 

« L'Ukraine commémore les victimes de la famine des 1932-1933

 

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KIEV, 27 novembre - RIA Novosti

Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch et le premier ministre du pays Nikolaï Azarov ont rendu hommage samedi aux millions d'Ukrainiens victimes de la grande famine des années 1932-1933 en URSS.

 

M.Ianoukovitch a déposé une gerbe de blé et a allumé un cierge devant le mémorial aux victimes de la famine. Les deux dirigeants du pays ont observé une minute de silence et ont participé à un service religieux célébré par le chef de l'Eglise orthodoxe d'Ukraine, le métropolite Vladimir.

 

Provoquée par une sécheresse et des excès de la collectivisation forcée des terres en URSS la famine de 1932-1933 a touché les grandes régions agricoles de l'URSS: l'Ukraine, la Russie centrale, la Basse et la Moyenne Volga, la Sibérie occidentale, l'Oural du Sud, le Kazakhstan, le Caucase du Nord. Selon différentes informations, la famine a fait entre 7 et 8 millions de morts dont entre 3 et 3,5 millions en Ukraine, 2 millions au Kazakhstan et entre 2 et 2,5 millions dans la république soviétique de Russie.

 

Sous la présidence de Viktor Iouchtchenko, Kiev considérait que la famine, qu'il appelle Holodomor ("extermination par la faim"), avait été organisée pour exterminer précisément le peuple ukrainien. L'Ukraine a tenté d'en persuader la communauté internationale. Moscou est toujours hostile à une telle interprétation des faits. L'actuel président ukrainien Viktor Ianoukovitch a déclaré en avril 2010 à Strasbourg qu'il serait injuste d'affirmer que la grande famine des années 1930 était le génocide d'un seul peuple.

 

Source : http://fr.rian.ru/infographie/20080802/115429735.html

 

 

 

Le génocide ukrainien (extrait de La France LICRAtisée)

 

L’Ukraine, décidément région martyre, va être le théâtre principal, durant ces années d’avant-guerre, d’un épouvantable crime contre l’humanité qui disparaîtra promptement dans un trou noir de l’histoire. Malgré les guerres, elle reste une région agricole riche et sa population continue à manifester un vif esprit d’indépendance, que le pouvoir va s’employer à briser. En représailles contre la résistance des populations paysannes à la collectivisation forcée, le régime bolchevique organise délibérément une abominable famine en 1932-1933.

 

Cette famine provoquée touchera principalement l’Ukraine, mais sévira aussi dans le Caucase du nord et dans le Kazakhstan. Pour accomplir ce forfait, qui sera toujours nié par le pouvoir, Staline envoie sur place les commissaires Viatcheslav Molotov et Lazar Kaganovitch ainsi que Genrikh Yagoda, chef de la tchéka. Leur mission est « d’accélérer les collectes » et d’empêcher à tout prix les paysans de fuir vers les villes.

 

Plus de six millions de personnes, dont environ deux millions d’enfants, vont mourir de faim, ainsi que du typhus, durant cette famine sciemment organisée par le pouvoir bolchevique.

Le cannibalisme réapparaîtra. Des affiches représentant une femme et son enfant, sous le slogan « Manger son enfant est un acte barbare », seront placardées.

 

Pendant ces deux années où il affame volontairement toute une population, le gouvernement des soviets exportera à l’étranger dix-huit millions de quintaux de blé.

 

Cette tragédie est connue en Europe occidentale. Des journaux publient des témoignages de rescapés, et des voix s’élèvent pour dénoncer cette barbarie. Mais Édouard Herriot souhaite mener, en sa qualité de président du Conseil – jusqu’en décembre 1932 – une politique de rapprochement avec l’Union soviétique. Ces révélations sont gênantes. Il convient d’effacer cette mauvaise impression par un témoignage incontestable : le sien.

Devenu en février 1933 président de la commission des affaires étrangères à l’Assemblée nationale, il se rend donc en Ukraine en août 1933, accompagné de la journaliste Geneviève Tabouis. Et fait à son retour cette déclaration historique : « J’ai traversé l’Ukraine. Eh bien ! je vous affirme que je l’ai vue tel un jardin en plein rendement. On assure, me dites-vous, que cette contrée vit à cette heure une époque attristée ? Je ne peux parler de ce que je n’ai pas vu. Pourtant je me suis fait conduire dans des endroits éprouvés. Or je n’ai constaté que la prospérité… »

 

Toute une mise en scène destinée à lui permettre de ne rien voir d’indésirable et donc de mentir avec un semblant de vérité, a en effet été déployée. Après tout, qu’est-ce que la vérité, surtout en matière politique ? Ne disait-il pas lui-même: "Une vérité est un mensonge qui a longtemps servi"?

 

Ce crime gigantesque commis par les bolcheviques est donc connu par la gauche française, mais occulté. Seul l’antisémitisme de Hitler est, durant le même temps, dénoncé à longueur de colonnes dans le DDV [Droit De Vivre, journal de la LICRA] En 1932, alors que ce dernier n’est pas encore chancelier, le DDV proclame : « La clef de l’antisémitisme est en Allemagne et chaque voix gagnée par Hitler est une voix gagnée par l’internationale du pogrom ».

 xxx

J'ajouterai que Lazar Kaganovitch, qui fut le n°2 du pays après Staline de 1938 à 1957, et gagna ses galons dans le Caucase du nord lors de l'Holodomor où il manifesta ses talents avec éclat, est mort tranquillement dans son lit ... en 1991, à l'âge de 98 ans. Sans que personne ne lui ait jamais demandé le moindre compte. Là, curieusement, "justice n'a jamais été faite".

09/01/2010

OUF ! ON A EU CHAUD !!

Voilà que le Crif apprend l’existence d’un « projet de loi prévoyant la mise en place d’un pôle génocide et crimes contre l’humanité au TGI de Paris ». Horreur et funérailles ! Son sang n’a fait qu’un tour. Vous noterez au passage à quel point il s’est immédiatement senti visé dans ses amours les plus chères … Bizarre, non ?

 

Bref, le Crif se précipite au ministère de la justice (avec un petit « j », je préfère). Il y est reçu dans le quart d’heure pour apprendre, fort heureusement, « que ce projet n’avait aucun lien avec le Proche-Orient ». Ah, on respire !!!

 

« Les services du garde des sceaux ont rassuré le CRIF (…). Il s’agira, a-t-on précisé place Vendôme, de rationaliser les procédures d’enquête concernant des responsables… du Rwanda. »

 

Du Rwanda. On se disait aussi …

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=18156&artyd=2

 

Je n’ai pas vraiment le temps d’épiloguer, mais je vous transmets l’article suivant, assez intéressant dans sa conclusion. Il a paru sur le site Philosémitisme.

« Hans Corell, Suédois post-nationaliste et internationaliste, est très déçu par Israël !

Hans Corell, digne représentant des élites européennes internationalistes et post-nationalistes, avait, comme le prétendent beaucoup d'Européens, un énorme capital de sympathie pour Israël en raison de la Shoah. Aujourd'hui, ce capital est épuisé et non seulement n'éprouve-t-il plus aucune sympathie mais estime qu'Israël ne doit pas être traité différemment que le Soudan. Hans Corell a éludé la question que Dan Izenberg du Jerusalem Post lui a posée de savoir s'il croyait, comme l'en accuse le rapport Goldstone, que l'armée israélienne avait visé délibérément la population civile de Gaza pendant l'offensive militaire d'il y a un an. Le relativisme moral et culturel ambiant en Europe fait qu'il est de plus en plus courant de mettre sur le même pied d'égalité Israël et le groupe terroriste du Hamas.

On est tenté de se demander si Jean-Claude Milner n'avait pas raison quand il écrivait en 2003 que "Le premier devoir des Juifs, ce n'est pas, comme l'imaginait Herzl, de délivrer l'Europe des Juifs. Le premier devoir des Juifs, c'est de se délivrer de l'Europe". (
Les penchants criminels de l'Europe démocratique, Verdier (p. 230)). »

 

Source : http://philosemitismeblog.blogspot.com/

 

Donc, Milner considère que Le premier devoir des Juifs, c'est de se délivrer de l'Europe ? En voilà une idée qu’elle est bonne ! Et si facilement réalisable.

25/11/2007

ALLEZ, NE NOUS OCCUPONS PLUS DES VIEUX GENOCIDES - SAUF UN, NATURELLEMENT - MAIS UNIQUEMENT DES FUTURS

Il n’y a pas qu’en France qu’on prend les citoyens pour de parfaits imbéciles. Les Américains sont bien servis de ce côté-là aussi. En façade et à l’usage des masses, des discours à trémolos sur la démocratie, les droits de l’homme, la liberté, etc. Et derrière, du business, du fric, des politiques à géométrie très variable et des personnages qui aujourd’hui osent jouer les colombes alors qu’ils ne sont vraiment pas équipés pour ça.

Dernière trouvaille aux Etats-Unis : créer un nouveau machin pour aider le gouvernement américain à « prévenir les nouveaux génocides » et autres atrocités. Vous allez voir que l’idée n’est pas bête car dans l’esprit de ses promoteurs il faut dorénavant regarder devant soi. Plus derrière ou à côté.       Enfin, il reste toujours UN cas où il faut encore regarder en arrière. Mais un seul. - Pour le reste, on tire un trait et on recommence.

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Donc, ce machin, qui a été annoncé en grande pompe le 13 novembre dernier à Washington lors d’une conférence de presse, serait co-présidé par Madeleine Albright et William Cohen. Vous commencez à y voir plus clair, n’est-ce pas ? Il est porté sur les fonts baptismaux par le Musée du Mémorial de l’Holocauste des Etats-Unis, l’Institut des Etats-Unis pour la Paix et l’Académie américaine de Diplomatie. Juste une parenthèse pour indiquer que l’Institut des Etats-Unis pour la Paix (USIP), financé par de l’argent public, a été créé en 1984 pour « promouvoir la paix internationale et la résolution des conflits entre les nations et les peuples du monde ». Rien que ça. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a vraiment bien rempli son rôle. Et on comprend que dans ces conditions, il faille créer d’urgence un autre machin encore plus efficace.

Lorsque je parlais de la nécessité de ne plus regarder en arrière, c’est très exactement ce qu’ont répondu à plusieurs reprises les deux sommités citées plus haut aux journalistes qui les pressaient de questions embarrassantes (oui, il paraît que ça se fait encore, aux Etats-Unis). Les journalistes arméniens étaient particulièrement offensifs, qui ont demandé aux deux colombes – je n’ose dire aux deux tourtereaux - pourquoi elles s’étaient fendues d’une lettre à Nancy Pelosi en septembre dernier pour s’opposer à ce que le Congrès examine la résolution sur le génocide arménien. Leurs réponses valent le détour : "Il n’y a pas d’absolu dans ceci - a expliqué Cohen - Il y a un élément de pragmatisme ... Je crois que toute personne travaillant dans la fonction publique doit nécessairement disposer d’un ensemble de facteurs d’équilibrage à prendre en compte."

Et Albright de compléter : "Ce sont des questions qui ont été longuement débattues et elles peuvent entrer dans des déclarations, puis, en dernier ressort, lorsque vous êtes dans le gouvernement (comme nous l’avons été tous les deux) et que vous avez à prendre des décisions très difficiles, vous cherchez une image d’ensemble. Je pense que nous devons l’admettre. Sinon, nous n’allons pas nous en sortir. Ce sont des questions très, très difficiles."

Si les Arméniens n’ont rien compris à ces réponses pourtant claires, c’est qu’ils y mettent vraiment de la mauvaise volonté.

D’autres journalistes ont évoqué la situation en Israël, autre problème épineux, et là encore il leur a été répondu que le groupe de travail (de prévention des génocides futurs) “ne déterminerait pas quelles situations, passées ou présentes, y compris en Cisjordanie et à Gaza, constituaient un génocide.”   C’est vrai ça, ils sont agaçants à toujours regarder là où il ne faut pas … Puisqu’on vous dit qu’on s’occupera des nouveaux génocides.

Petit rappel de qui sont nos deux nouvelles colombes :

Madeleine Albright, née Marie Jana Korbelova en 1937 à Prague dans une famille juive convertie au catholicisme pour échapper aux persécutions, a été nommée ambassadrice aux Nations Unies en 1993. En 1994 avait lieu le génocide au Rwanda, qui ne donna pas lieu de sa part à une vive réaction. En 1996, elle soutiendra les sanctions contre l’Irak et déclarera à cette occasion, à propos des centaines de milliers d’enfants morts en raison de l’embargo : "I think this is a very hard choice, but the price -- we think the price is worth it."( Je pense que c'est un choix très difficile mais le prix –nous pensons que le prix en vaut la peine ). Elle sera secrétaire d’Etat de Clinton de 1997 à 2001 et s’illustrera notamment par sa fermeté dans les Balkans et sa position anti-serbe. Colin Powell dans ses Mémoires raconte qu’elle appuyait l’engagement militaire américain par des arguments du type: "What’s the point of having this superb military you’re always talking about, if we can’t use it?" (A quoi bon avoir cette superbe force militaire dont vous parlez sans cesse si on ne peut pas s’en servir?)

William Cohen était son collègue durant ces mêmes années puisqu’il fut secrétaire à la défense de 1997 à 2001. Il est actuellement à la tête du Cohen Group – services et conseils en matière d’affaires à haut niveau – allié à la DLA Piper, énorme organisation internationale de services juridiques – 3600 avocats basés dans 25 pays. L’un des clients de DLA Piper est le gouvernement turc. Asia Times a relaté le 16 octobre 2007 qu’Ankara dépensait plus de 300 000 dollars par mois en opérations de relations publiques aux Etats-Unis rien que pour empêcher le vote de la résolution sur le génocide arménien. L’ambassade turque paie, elle,  100 000 dollars par mois DLA Piper pour faire du lobbying dans ce sens.

On comprendra qu’à ce prix-là, mieux vaut effectivement regarder droit devant. Et ne pas se laisser distraire par des vétilles.

Source :   www.collectifvan.org                                                     

10/11/2007

PROPAGANDE .... ET REALITE D'UN REGIME ASSASSIN

VOILA CE QU'IL ETAIT DONNE A VOIR:

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..... ET VOILA CE QU'IL EN ETAIT EN REALITE ....(HOLODOMOR - UKRAINE, 1932)

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13/10/2007

LE GENOCIDE ARMENIEN FAIT DES VAGUES AUX ETATS-UNIS

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Nous avions parlé en août des efforts déployés par la Turquie pour empêcher l’adoption au Congrès des Etats-Unis d’une loi reconnaissant le génocide arménien. Ni menaces, ni pressions diverses et variées, n’avaient été épargnées pour que les responsabilités du massacre de ces populations civiles entre 1915 et 1917, en pleine guerre mondiale, passent dans les oubliettes de l’histoire.

Eh bien, aussi étonnant que cela paraisse, la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants a adopté jeudi une résolution reconnaissant ce génocide, par 27 voix contre 21. Ce fait est d’autant plus étonnant que l’administration Bush, tout aussi opposée au texte que la Turquie, n’avait, elle non plus, pas ménagé ses efforts pour empêcher ce vote, qui apparaît comme un camouflet pour les deux partenaires.

C’est que les Etats-Unis, toute « hyperpuissance » qu’ils soient, ont apparemment un grand besoin de conserver les bonnes grâces d’Ankara et redoutent ses représailles. L’appui des Turcs, membres de l’OTAN, leur est nécessaire pour leurs opérations guerrières dans la région. Ces derniers ont déjà menacé de couper aux Américains l’accès à la base aérienne d’Incirlik, plaque tournante des matériels US vers l’Irak et l’Afghanistan. On mesure d’ailleurs à travers cette dépendance, étonnante à première vue, à quel point les Etats-Unis sont un colosse aux pieds d’argile.

En tout cas, que pèsent face à des arguments pareils, la moralité ou la justice - ou le simple respect des votes émis par des représentants du peuple - dont on se gargarise uniquement quand un profit politique est en vue. D’ailleurs, on espère vivement en haut lieu que l’essai ne sera pas transformé. Le secrétaire d’Etat à la Défense, Robert Gates, et la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice ont déjà proposé de donner des « instructions secrètes » aux membres de la Chambre des représentants au sujet des « intérêts de sécurité nationale » en jeu dans cette affaire. Autrement dit, s’ils osent persister dans la funeste erreur de la commission et voter quand même la résolution, lorsqu’elle viendra devant eux, ils seront de très mauvais Américains, de faux patriotes. Finalement, si la guerre d’Irak est perdue, ce sera entièrement de leur faute.

Les Turcs de leur côté, sont évidemment furieux de ce vote « inacceptable » et ont demandé à l’administration Bush, par la voix de son ambassadeur à Ankara, de faire tout son possible pour que le texte ne soit surtout pas inscrit à l’ordre du jour. Car s’il est inscrit, on peut craindre le pire… On imagine sans peine les pressions qui vont à présent s’exercer sur Nancy Pelosi, porte-parole de la Chambre des représentants.

Il faut reconnaître en tout cas aux Turcs une volonté inébranlable dans leur refus de considérer cette période de leur histoire. Certains autres peuples, en revanche, vont peut-être un peu loin dans leur sentiment de culpabilité?

24/08/2007

SURPRISE : L’ANTI-DEFAMATION LEAGUE RECONNAIT LE GENOCIDE ARMENIEN (suite)

J’ai trouvé le commentaire suivant à l’article d’hier si intéressant que je le donne en clair. Vous constaterez qu’il nous fournit, lui aussi, pas mal de pistes d’étude à approfondir pour l’avenir  ….  C’est amusant qu’il termine par la Chine car le JPPPI, dont nous avons déjà parlé, n’a pas manqué effectivement de s’intéresser à cette puissance émergente. Le JPPPI (Institut de planification d’une politique pour le peuple juif) a été créé en 2003 à Jérusalem afin de remplir une mission de prospective. Ses recherches doivent contribuer à la continuité et à la prospérité du peuple juif et de sa culture. Il est présidé par l’ancien ambassadeur américain Dennis Ross et financé par l’Agence juive et les grandes organisations juives internationales.

Voilà la référence en question : « Sur les potentialités économiques, politiques et stratégiques pour le peuple juif qu’offre l’émergence de la Chine, voir le rapport du JPPPI intitulé « China and Jewish People, Old Civilizations in a New World » établi par Dr S. Wald en 2005. Ce rapport contient notamment une série de recommandations destinées aux organisations juives mondiales. »

ff904950833ba6fadbbe1d8814b860a7.jpg« Trop drôle. En fait tout est parti du licenciement par Foxman d'un des directeurs fédéraux de l'ADL (qui représentait je ne sais plus quel état des Etats-Unis). Son directeur local avait affirmé qu'il s'agissait bien d'un génocide... Foxman l'a viré, or ce type était populaire... Donc Foxman plutôt que de faire face à une révolte, doit tenter de faire face comme il peut...

Ces faits sont intéressants: cela montre que si les pontes des organisations juives, tels que Foxman, sont parfaitement brieffés de leur rôle politique et savent faire la part entre manipulation et vérité, il en va pas de même de la base...

De plus pour la plupart des gens, turcs=musulmans=islamistes... Le niveau de culture G chez les juifs américains est un peu plus élevé que la moyenne locale, mais ce n'est tout de même guère brillant. La plupart d'entre eux ne savent rien ni des relations entre Israël et la Turquie, ni de l'histoire des juifs dans l'Empire ottoman et la république Jeune Turque (qui sait par exemple, que Vladimir Jabotinsky contrôlait la presse turque, et spécialement le journal officiel "Le jeune turc"? Qui sait que le nationalisme turc est une invention d'Emmanuel Carasso, un juif italien membre des B’nai Brith et de la loge Resortae Veritas à laquelle appartenait Ataturk? L'invention du nationalisme turc, était une aberration qui avait pour but de liquider le Califat ottoman cosmopolite, afin de lui détacher la Palestine, et d'en faire Israël. A la même époque où les jeunes turcs s'agitaient, où le Calife ottoman ruinait son pays en s'endettant auprès des banques Rothschild, le même Rothschild jouait sur le tableau britannique et arrachait la déclaration Balfour... Tout est lié...).

Donc le juif moyen américain ne voit pas toutes ces réalités, et reste prisonnier du pathos de la souffrance et du génocide, d'autant plus qu'il a grandi dans la sublimation de la souffrance et du génocide juif...  Et donc après 60 ans de reproches de la part des Arméniens, pas étonnant que le juif de base, ignorant des enjeux, se laisse prendre à ce discours.

Remarquez que la position de Foxman est purement politique: il prend l'avis de Morgenthau (qui avait joué un grand rôle dans les accusations de génocide à l'encontre des nazis au procès de Nuremberg), mais il refuse de légiférer... Il récupère la confortable position morale du donneur de leçons, mais il continuera de tout son poids de bloquer une reconnaissance officielle du génocide par le Congrès... Trop fort!

Outre les liens réunissant Israël et la Turquie, je pense que ce qui pourrait inquiéter Israël, c'est à terme la remise en cause de la laïcité en Turquie. Les Turcs sont attachés à la laïcité soit disant, essentiellement par lavage de cerveau... Car contrairement à la France où la foi a fortement reculé depuis un siècle, la Turquie reste un pays attaché à sa culture islamique. Et il ne faudrait pas grand chose pour que les Turcs, revisitant leur histoire, se rendent compte que la révolution jeune turque, la laïcité, l'européanisation forcée, tout ça convergeait vers d'autres objectifs que le simple progrès... D'ailleurs quel progrès pour la Turquie? Ils sont passés en un siècle du statut de puissance impériale à celui de pays du tiers monde...

Or si on force la Turquie à se pencher sur le génocide arménien (qui était plus un nettoyage ethnique contre les populations européennes sur les terres que les Turcs avaient peur de devoir céder lors du démantèlement de leur empire, nettoyage ethnique en grande partie piloté par des généraux d'origine juive, ou balkanique), on risque d'amener la Turquie à revisiter complètement son histoire et faire émerger des vérités cachées...

Un peu comme la colonisation de l'Algérie: je parie que personne ici n'a entendu parler du rôle des négociants en blé juifs Bacri et Busnach, qui ont donné l'Algérie à la France?  Il faut s'y intéresser car c'est éclairant! Encore un revirement d'alliance juive...

Rappelons-nous que la conquête de l'Andalousie par les arabes n'aurait pas été possible si les juifs séfarades ne les avait pas aidés, et notamment renseignés. Eh bien l'inverse a été vrai...

De même, les juifs ont toujours su être du côté des puissants: avec les britanniques, les ottomans, la république française, les soviétiques, aujourd'hui les USA... Demain sans aucun doute la Chine! »

Patrac

01/08/2007

POT DE TERRE CONTRE POT DE FER

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A plusieurs reprises, ces dernières années, la Turquie a réussi à empêcher le vote au Congrès américain d’une loi reconnaissant officiellement le génocide arménien de 1915. Le danger est cependant en train  de se profiler à nouveau et la Sublime Porte ne ménage pas ses efforts  - ni ses menaces à peine voilées – pour faire capoter ce projet à présent en bonne voie.

A ce jour, en effet, pas moins de 220 membres du Congrès ont signé la fameuse résolution 106 et cette liste a tendance à s’étoffer chaque jour davantage. Le seuil de 218 votes étant franchi, le Congrès devrait en principe disposer de la majorité des voix pour valider la résolution. Même si la motion proposée n’est pas contraignante, échappant ainsi à un veto présidentiel, elle provoque une très grande effervescence dans le camp turc qui multiplie depuis le début de l’année les visites à Washington, afin de faire pression de toutes les façons possibles.

Selon la presse turque, un conseiller spécial du Premier ministre Erdogan s’est rendu aux Etats-Unis afin d’y rencontrer secrètement la présidente démocrate de la Chambre des représentants américains, Nancy Pelosi. A l’occasion de cette rencontre, l’émissaire aurait fait part des « soucis » du gouvernement d’Ankara devant un possible vote de la résolution,  indiquant qu’une telle adoption porterait sérieusement atteinte aux liens bilatéraux avec la Turquie.

Une délégation de l’Association des Industriels et Hommes d’Affaires de Turquie (Tüsiad), principale organisation patronale turque, s’est ensuite rendue aux Etats-Unis où elle a rencontré de hauts responsables de l’administration américaine, des représentants du monde économique et des dirigeants de différents lobbies influents au Congrès.

De son côté, le ministre turc des affaires étrangères, Abdullah Gül, n’a pas négligé de demander l’aide des organisations juives américaines dans cette affaire. Venu lui aussi à Washington, il y a rencontré les dirigeants des groupes de pression suivants: United Jewish Communities Federation, American Jewish Committee, Anti-Defamation League, Jewish Institute for National Security Affairs, American Jewish Congress, Chabad-Lubavitch, B'nai B'rith International et Orthodox Union. Il leur a demandé de faire obstacle à la loi présentée par le démocrate Adam Schiff, juif lui-même, et représentant, en Californie, d’une circonscription électorale particulièrement peuplée d’Américano-Arméniens.

Cerise sur le gâteau : c’est carrément une délégation de la communauté juive de Turquie qui a également fait le voyage pour abonder dans le même sens. Menée par Silvio Ovadia, figure emblématique de la communauté juive turque, la délégation a exprimé sa vive inquiétude à l’égard du « très agressif lobbying anti-turc des groupes de pression arméniens à Washington », et a mis en garde contre les effets désastreux qu’aurait sur les relations turco-américaines le vote de cette motion. Rappelant les liens stratégiques unissant Israël, les Etats-Unis et la Turquie, la délégation a souligné la nécessité de faire barrage aux « manoeuvres révisionnistes et d’intoxication des lobbyistes arméniens ».

Décidément très turcolâtre, la délégation n’a pas oublié l’argument qui tue : à savoir que durant la seconde guerre mondiale, les autorités turques avaient permis le sauvetage de dizaines de milliers de juifs fuyant les nazis. Et que cet épisode méconnu de l’histoire de l’Holocauste avait fait l’objet d’un documentaire, Desperate Hours, réalisé et financé par des organismes juifs aux Etats-Unis pour rendre hommage aux Justes turcs.

On ne pourra pas dire que les Turcs n’auront pas fait le maximum…

Comment va réagir la Maison Blanche ? Jusqu’à présent, elle a toujours réussi, par des moyens divers et variés, à empêcher le vote d’une telle loi. Bush en fin de mandat, et plutôt déstabilisé par l’enlisement des conflits, pourra-t-il cette fois encore s’y opposer, même en arguant de la « sécurité nationale » ? C’est que les Etats-Unis ont intérêt à conserver des liens d’amitié avec la Turquie, alliée de longue date au sein de l’OTAN, seul pays ami d’Israël dans la région et voisin de l’Iran, de la Syrie et de l’Irak.

Le parlement israélien, de son côté, a officiellement rejeté la thèse du « génocide » arménien. Pas question d’amalgame entre la shoah et la tragédie arménienne. "Nous rejetons les tentatives de créer une similarité entre l’Holocauste juif et les allégations arméniennes. Rien de comparable à l’Holocauste n’a eu lieu. Ce qu’ont enduré les Arméniens est une tragédie mais pas un génocide" avait déclaré en 2001 le Prix Nobel de la Paix et ministre israélien des Affaires étrangères, Shimon Peres.

La résolution viendra probablement à l’ordre du jour de la Chambre des Représentants début septembre, quand le Congrès reprendra sa session d’automne. Il sera intéressant d’observer la suite des événements…

Sources : www.collectifvan.org / www.tetedeturc.com / www.armenews.com