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12/02/2007

12 FEVRIER 1934: TOUTE LA GAUCHE S'UNIT

medium_6_fevrier.jpgLe 6 février 1993, date anniversaire de la "tentative de coup d'Etat anti-républicain fomenté par l'extrême-droite française le 6 février 1934", la LICRA et ses associés habituels organisent une manifestation monstre à Paris "contre le racisme".

La tentative de coup d'Etat est relatée en ces termes par le Droit de Vivre: "Une manifestation de ligues d'anciens combattants, Croix de feu et Camelots du Roi réunis place de la Concorde pour protester contre le parlementarisme avait tourné au drame: le service d'ordre, débordé, avait tiré sur la foule, faisant seize morts et une centaine de blessés (...). Cet événement, ressenti comme le signe d'une grave menace fasciste, a été considéré comme le ferment du Front populaire".

C'est là une vision pour le moins réductrice de l'événement, survenu dans la foulée de l'affaire Stavisky et de l'énorme escroquerie montée grâce aux relations parlementaires du financier véreux, dans un contexte de crise économique aiguë, suite au krach de 1929. La manifestation du 6 février a dégénéré, c'est vrai, mais les manifestants débordaient très largement les rangs de la droite et de l'extrême-droite. L'Union nationale des combattants et la Fédération des contribuables y participaient, et l'Humanité avait annoncé le matin même une manifestation à part sur le même thème.

Cette journée du 6 février 1934 sera en tout cas le prétexte à la réconciliation des communistes et des autres partis de gauche, brouillés depuis la scission de Tours en 1920. Le 12 février, lors d'un défilé en tête duquel le socialiste Jean Pierre-Bloch, futur second président de la LICRA, escorte Léon Blum, ils s'unissent face à l'ennemi commun: le "fascisme". Une réconciliation exigée par Moscou dans son objectif de conquête du pouvoir en Europe occidentale.

Mais laissons la parole à Maurice Chavardès qui, dans son livre intitulé Le 6 février 1934 paru en 1966, évoque cette minute historique: "Dans quelques minutes en effet, les deux têtes de colonne seront face à face, celle des communistes grossie entre-temps d'un apport appréciable de manifestants venus, juste à ce moment-là, de la rue du Faubourg St Antoine. Une même anxiété gagne les chefs socialistes, évoquée par Léon Blum seize ans plus tard: "Cette journée organisée pour la défense de la République, allait-elle dégénérer en une lutte intestine entre deux fractions du peuple ouvrier de Paris? (...) La rencontre serait-elle la collision?".

L'Internationale éclate quelques secondes avant que socialistes et communistes se trouvent à dix mètres les uns des autres. Elle est chantée d'une même voix par tous. Les mêmes cris saluent la jonction. Des mains se serrent. On fraternise. Daniel Guérin dira dans "Front populaire", à propos de cette minute historique: "Quant à chacun de nous, fétus de paille au milieu de cet océan, la confiance nous gonfle la poitrine. Enfin, pour la première fois, nous agissons ensemble. Nous venons de prouver que nous sommes capables de paralyser toute la vie du pays. Nous voilà enfin délivrés des complexes d'infériorité qui depuis si longtemps nous inhibaient. Nous découvrons que nous sommes forts".

 Deux ans plus tard, toute la gauche unie en un Front populaire arrivait au pouvoir... A méditer....

18/01/2007

DE L'ART DE DESESPERER SON CAMP...

Le système au pouvoir en France est puissant, très puissant. Droite bidon ou vraie gauche,  qu’importe les acteurs du moment, il possède de toute façon toutes les clés. Il est au service d’une vision mondialiste et déracinée du monde, qui est systématiquement mise en œuvre au moyen de divers canaux, parmi lesquels les associations dites antiracistes, comme la LICRA, sont particulièrement actives et virulentes.

Pour bétonner ce système de connivence, tous les partenaires ont réussi à éliminer les dissidents en les diabolisant très efficacement, étouffant du même coup la voix d’un peuple qui n’a plus de choix réel et qui, grâce à la complicité des médias, ne  s’en rend même plus compte.

Voilà près de trente ans qu’elle dure, cette diabolisation, et même qu’elle s’accentue, car une certaine inquiétude s’insinue malgré tout dans le cerveau des princes qui nous gouvernent. La France va mal et quand l’heure du bilan sonnera, ils savent que les responsabilités ne seront pas partagées. Le pouvoir ne l’ayant pas été, ils seront tous responsables et tous coupables.

En dépit de ce bilan calamiteux, une chose est en tout cas certaine : jamais l’ « extrême-droite » ne sera admise au banquet de la République. Le nœud coulant a été serré trop fort pour qu’il puisse jamais être desserré. Il faut être naïf pour croire à une « dédiabolisation » qui est  totalement impossible car, outre qu’elle ne lui procurerait aucun avantage, le système ne pourrait même pas y procéder s’il le voulait. « Dédiaboliser » équivaudrait en effet à reconnaître qu’il a fait fausse route depuis trente ans, trompé les Français et piétiné la démocratie en vain. Il est donc condamné à poursuivre sa fuite en avant et à rejeter encore et toujours les mouvements nationaux et/ou identitaires dans les ténèbres extérieures.

Il est d’ailleurs symptomatique que Sarkozy prônant la « rupture » - avec qui, avec quoi ? - n’ait même pas songé un quart de seconde que la seule et vraie rupture aurait consisté à faire l’équivalent de ce que Mitterrand avait réalisé en 1981 pour l’emporter, à savoir l’union de la gauche. Réaliser l’union de la droite, rassembler tout son camp, voilà qui aurait été une vraie rupture. Mais elle est impossible. Impensable pour le système. Et tout d’abord parce qu’il n’y a plus de « droite », mais à la place, un vague clone de la gauche. Le système y a veillé.

Tout cela pour dire que lorsqu’on est face à de pareils ennemis, c’est l’union sacrée qui devrait prévaloir sur toute autre considération. Union sacrée en tout lieu, en tout temps, et au-delà des divergences, des mesquineries et des ambitions personnelles. Car c’est dans le rassemblement complet, sans exclusive et sans arrière-pensée de toutes les énergies que réside, en l’état actuel des choses, la seule et unique chance d’espérer peser sur le cours des choses. Tant mieux pour lui si, dans le camp des « hors système »,  le Front national est pour l’instant le plus fort. Il ne l’est cependant – à supposer qu’il obtienne ses signatures - que dans la mesure où il fera le plein des suffrages. Et il aura bien besoin de rassembler, sans exclusive, tous les suffrages des exclus du système pour espérer figurer au second tour.

Cette considération devrait l’amener à essayer de ne pas les désespérer. Car il faut bien reconnaître que si l’union des patriotes a suscité un vrai espoir de réconciliation nationale – enfin ! - les derniers avatars connus viennent de sérieusement le doucher, cet espoir. Ce qui risque fort d’être extrêmement dommageable pour tout le monde. Sauf pour le système, bien sûr.

 

Anne Kling

http://france-licratisee.hautetfort.com