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26/04/2012

LE CONSENTEMENT DES FRANÇAIS

Il y a une dizaine d’années, j’avais assisté à une conférence de Pierre de Meuse donnée dans le cadre du Club de l’Horloge. Je ne me souviens plus du sujet exact, il était question, je crois, du populisme, du déclin du pays, des failles de la démocratie, etc, etc. Toujours est-il que le conférencier avait dit une chose qui m’avait alors fortement impressionnée et que je garde depuis dans un coin de ma pensée : il faut bien se rendre compte, avait-il dit, que les Français consentent à leur destin. Ils sont fondamentalement d’accord avec le système ou en tout cas, ils ne le perçoivent pas de la même façon que nous. Loin s’en faut.

 

Alors oui, il y a la puissance des lobbies, le lavage de cerveaux depuis des décennies. Et la soumission de la classe politique aux diktats. Tout cela est vrai. Mais jamais le pouvoir de ces éléments somme toute extérieurs n’aurait été aussi fort et évident si les Français, finalement, n’y avaient pas souscrit. La situation actuelle du pays découle directement de choix qui ont, bon gré mal gré, été effectués en fin de compte par les électeurs eux-mêmes.

 

Je pensais très fortement à ce consentement au vu des résultats de ce premier tour. Voilà un pays où tout le monde se dit exaspéré et finalement toute cette soi-disant exaspération débouche sur quoi ? Sur une très confortable majorité donnée à l’UMPS. C’est ça, l’évidence, et il ne sert à rien de se le cacher. Les Français se disent mécontents. Ils râlent, ils rouspètent, mais finalement, au moment décisif, se réfugient dans ce qu’ils estiment le plus sécurisant.

 

Je ne leur jette pas la pierre, je comprends parfaitement la logique qui les y pousse. Moi, vous qui lisez ce blog, les ennemis qui le lisent aussi à l’occasion, nous avons tous quelque chose en commun : tous, nous nous intéressons à la politique et nous menons une réflexion – même si elle part dans des directions opposées - sur ce que nous jugeons souhaitable pour le pays.

Pas la grande majorité des Français - et seule la majorité compte dans ce domaine. Cette majorité se fiche en réalité de la politique et préfère laisser la bride sur le cou aux petits malins qui ont réussi à décrocher le gros lot. Tellement plus confortable et plus simple que de s’impliquer soi-même.

 

Ils ont des circonstances atténuantes. Ils voyagent, maintenant, les Français. Ils regardent la télé. Ils se rendent compte qu’ailleurs, ce n’est pas mieux, et que c’est souvent pire. Alors, bof …. Finalement, la France n’est pas si mal. On y vit bien, enfin, c’est encore vrai pour la plupart pour le moment.

Et n’oublions pas ce qui est peut-être l’essentiel : la France n’a pas connu de guerre depuis plus de soixante ans. Ca compte aussi, ça. Et beaucoup.

 

Voilà les paramètres qui, avant toute autre considération, comptent aux yeux des Français. Certainement pas les théories politiques, ni même l’avenir du pays. Mais leur niveau de vie dans l’immédiat. Et encore une fois, je comprends ça très bien.

 

Tout cela pour dire que les tares d’un système que nous vilipendons si fort, et à juste titre, dont les dérives ne cessent de s’accentuer, sont loin d’être évidentes aux yeux de l’électeur moyen.

 

Il ne faut donc pas s’énerver devant des résultats finalement bien prévisibles. Il n’y a rien de nouveau, cette fois encore, sous le soleil politique. Les mêmes qui hurlaient à la mort devant les scores du FN en 1988 (14,38%), 1995 (15%), 2002 (16,86%) sont repartis pour un tour. Du coup, c’est à nouveau le FN version père fouettard qui ressort de la naphtaline. Dédiabolisé ou gros méchant loup, que voulez-vous, ces gens-là ont absolument besoin d’un FN qui occupe le terrain et amuse la galerie comme il sait si bien le faire.

 

Il faudra une crise majeure – que je ne souhaite pas, je tiens à le préciser – pour sortir les Français d’une léthargie qui pour le moment encore convient parfaitement à la grande majorité d’entre eux.

 

Encore tranquillement au plumard, ils se contentent de se retourner un coup à droite, un coup à gauche, histoire de ne pas voir toujours les mêmes têtes et d'en couper quelques-unes au passage. Leur révolution version 2012.

 

Et pour conclure, n’oublions  pas ce que disait Coluche, qui avait tout compris, lui : "Si les élections servaient à quelque chose il y a longtemps qu'elles auraient été supprimées".

 

13/03/2012

AH, CES SALAUDS DE FRANÇAIS …

Histoire de ne pas perdre la main, et en ces temps électoraux de rappeler une énième fois les zeures les plus sombres de notre histoire, nous aurons droit demain à la télé aux salauds qui ont dénoncé sous l’Occupation. Et on nous annonce même des témoins de l’époque. Or, ces faits se sont déroulés il y 67 ans pour les plus récents et 72 ans pour les plus anciens. Alors, franchement, ces témoins, ils avaient quel âge, à l’époque ? Et aujourd’hui ?

 

Parions que le réalisateur (40 ans) et son acolyte, l’historien spécialiste de l’antisémitisme Laurent Joly, ne nous parleront pas d’un personnage qui a pourtant beaucoup délationné, et pire encore à l'égard de ses coreligionnaires, pendant cette période noire : un certain Joseph Joinovici dont le portrait figure dans les archives du blog (26/11/10). Un beau salaud aussi, pourtant. Mais c'était un salaud juif, donc ça ne vaut pas.

 

"Mercredi 14 mars 2012, à 20h35, sur France 3, «Dénoncer sous l’Occupation»

 

 

denoncer-sous-l-occupation-extrait.jpg

David Korn-Brzoza a réalisé un documentaire dans lequel il rappelle que beaucoup de Français ont dénoncé sous l’Occupation, des Juifs, des résistants…

 

 

Un film très précis, avec des témoins de l’époque.

 

La diffusion de ce documentaire sera suivie d’un débat.


Dénoncer sous l'Occupation (extrait) par telerama"

 

http://www.crif.org/fr/node/30300

 

18/04/2010

MANIP, INTOX ET CALEMBREDAINES A TOUS LES ETAGES

Vendredi 16 avril, je lisais :

 

« Sondage: 65% des Français ne veulent pas que Nicolas Sarkozy soit candidat en 2012 »

 

« PARIS (AP) — Deux tiers des Français (65%) ne souhaitent pas que Nicolas Sarkozy se représente à la présidentielle de 2012, selon un sondage BVA pour "La Matinale" de Canal+.

Ils sont 33% à plaider pour une candidature du chef de l'Etat, alors que 2% des sondés ne se prononcent pas.

Par ailleurs, 82% des personnes interrogées pensent qu'il sera candidat à sa succession. Seize pour cent pensent le contraire et deux pour cent ne se prononcent pas.

 

Interrogés sur les alternatives à droite pour 2012 au cas où Nicolas Sarkozy ne serait pas candidat, 33% des Français citent le Premier ministre François Fillon, devant l'un de ses prédécesseurs, Dominique de Villepin (31%). Le maire de Bordeaux Alain Juppé arrive en troisième position (21%), devant le chef de file des députés UMP Jean-François Copé (11%). Quatre pour cent ne se prononcent pas.

 

Sondage réalisé par Internet du 13 au 15 avril auprès d'un échantillon de 1.036 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. AP

 

Source :  http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100416.FAP8828/sondage-65-des-francais-ne-veulent-pas-que-nicolas-sarkozy-soit-candidat-en-2012.html

 

 

Le même jour, de 65%, ça passait à 57% ailleurs (au Figaro, pour être précis, mais repris de France Soir qui avait commandité, et payé, un autre sondage, justement dans les mêmes jours):

     « 57% des Français ne veulent pas que Sarkozy se représente »

 

« Dix jours après la défaite de la majorité présidentielle aux régionales, la popularité du chef de l'Etat atteint sa cote d'alerte.

 

Sondage après sondage, l'image de Nicolas Sarkozy se dégrade dans l'opinion publique. Mardi, c'est une enquête Ipsos pour France-Soir qui indique qu'une majorité de Français est hostile à l'idée que le chef de l'Etat brigue un second mandat en 2012. Interrogés pour savoir si «personnellement» ils souhaitent que Nicolas Sarkozy se représente à la présidentielle, 57% des sondés répondent non. Seuls 32% disent oui et 11% ne se prononcent pas. Des résultats venant confirmer ceux d'une autre enquête Ipsos publiée la semaine dernière. Le président de la République semble toutefois conserver le soutien de son électorat de 2007, 72% des sympathisants UMP interrogés disant souhaiter sa candidature à la prochaine présidentielle.

 

Il n'en demeure pas moins que le chef de l'Etat semble payer au prix fort la défaite de son camp aux régionales. Dans un autre sondage Ipsos diffusé lundi, sa cote de popularité dégringole de sept points en un mois à 32%, son score le plus bas depuis son accession à l'Elysée. Même tendance dans le baromètre mensuel Ifop publié dimanche : Nicolas Sarkozy perd six points de popularité à 30%, enregistrant là aussi son plus mauvais résultat depuis son élection en mai 2007.

«Plus mal que de Gaulle, Pompidou ou Giscard»

Un recul également confirmé par un sondage LH2 diffusé lundi sur le site du Nouvel Observateur : la popularité de Nicolas Sarkozy baisse de quatre points sur un mois à 35% d'opinions positives, son niveau le plus bas depuis juin 2008. Sept Français sur dix estiment notamment que le chef de l'Etat n'a pas tiré les leçons des élections régionales des 14 et 21 mars, selon un sondage Harris Interactive pour RTL diffusé vendredi dernier.

Selon le politologue Jean-Luc Parodi, qui parle de «crise de confiance» atteignant «le pouvoir en place», Nicolas Sarkozy se rapproche des records d'impopularité de la Ve République. Il «fait plus mal que de Gaulle, Pompidou ou Giscard dans leurs moins bons jours, mais (…) il n'atteint cependant pas encore les records de Jacques Chirac (27% en novembre 1995, novembre 1996 ou juin 2006) ou de François Mitterrand (26% en novembre 1986 et 22% en décembre 1991)».

 

 

Source :  http://www.lefigaro.fr/politique/2010/03/30/01002-20100330ARTFIG00450-57-des-francais-ne-veulent-pas-que-sarkozy-se-represent-.php

 

 

C’était mal barré, mais les miracles arrivent. La preuve :

 

 

« Sarkozy en tête des prétendants de droite pour 2012, selon Ifop »

 

« PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy arrive en tête des personnalités de droite dont la candidature est souhaitée pour 2012, suivi par Dominique de Villepin, selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche diffusé samedi.

 

Selon cette enquête, 20% des Français souhaitent la candidature le chef de l'Etat, contre 13% pour l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin et 8% pour l'actuel chef du gouvernement François Fillon.

 

La candidature d'Alain Juppé, lui aussi ancien Premier ministre, est souhaitée par 5% des personnes interrogées, devant le président du MoDem François Bayrou (3%) et Marine Le Pen, vice-présidente du Front National (2%).

 

Ce sondage a été réalisé du 15 au 16 avril auprès d'un échantillon de 956 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. »

 

 

On ne prendrait pas un peu les Français pour de bonnes pommes ? On croit vraiment qu'ils n'ont pas d'autres soucis que ces sondages bidon? Peut-être qu’on ne se rend pas vraiment compte, là-haut, qu’à force de leur avoir fait avaler des tonnes de couleuvres, ils sont arrivés à la limite de l’indigestion ? De l’exaspération ? Du désespoir ? Et du désespoir à la révolution, il n’y a finalement plus tellement loin…

Je suggère un sondage sur le sujet. Chiche que le résultat serait décoiffant.

 

06/04/2010

UN METIER DE CHIEN

encouleur.jpg

Pauvres députés, si dépités de constater dans un nouveau sondage l’incompréhensible désamour des Français ! Ils se demandent pourquoi on les a pris en grippe, ce n’est pourtant pas de leur faute, non ?

 

Le porte-parole de l’UMP, Dominique Paillé, a délivré cet oracle: «La classe politique ne mérite pas ce jugement. Si les Français savaient le métier de chien que l'on fait, ils changeraient de jugement!»

 

Donc ces pauvres gens font un métier de chien. Ils se sacrifient pour nous, sans rien demander ni recevoir en échange. Et en remerciement, on les boude. Je suis contente de l’apprendre parce que je m’étais complètement fourvoyée : j’avais toujours eu l’impression qu’ils se battaient comme des chiens pour obtenir leur investiture. Voilà, encore une fois, je n’avais rien compris : ils se battent comme des chiens pour parvenir péniblement à faire un métier de chien. Et tout ça pour nous. Pour le pays. J’en ai les larmes aux yeux. Dorénavant, je vais les aimer, ces grands désintéressés, promis juré.

 

Vincent Peillon, le socialiste, est lui aussi d’avis que tout ça c’est la faute des Français, qu’ils ne viennent pas se plaindre ceux-là :   «Les Français n'ont qu'à aller voter! Leur choix passe avant tout par le bulletin de vote».

 

Peut-être que Vincent Peillon a juste oublié un petit point de détail : il parle de choix et de bulletin de vote. Quel rapport ? Parce que moi, je n’en vois aucun et la plupart des gens ont fini par piger aussi : le truc de génie, c’est qu’il n’y a aucun choix. C’est juste un choix virtuel. Pour de rire. Pour faire semblant. Ce n’est pas malin, ça ?

 

D’ailleurs, dans ce sondage, lorsque l’on pose la question qui fâche : pourquoi l’abstention ? il convient de lire attentivement les réponses qui devraient alerter les dépités : 87,4% des sondés s’abstiennent pour trois raisons qui n’en forment en fait qu’une seule et unique : 35,9 sont mécontents, 27,6 pensent que ça ne sert à rien, 23,9 ne se sentent pas représentés.

 

Il en reste 12,6% sous trois rubriques : ne s’intéressent pas à la politique, malades, ou autres.

 

En clair, 87,4% en ont définitivement ras-le-bol de ces politiques qui ont oublié à quoi ils servaient. Je me permets de le leur rappeler :

 

Un député est élu pour représenter ses concitoyens à Paris et pour y défendre leurs intérêts et leurs priorités. C’est exactement le contraire de ce qui est fait à l’heure actuelle puisque le système considère que le député est élu pour aller prendre ses ordres à Paris et les répercuter ensuite dans sa circonscription.

 

Inutile d’aller chercher plus loin les raisons  d’un divorce qui ne s’achèvera peut-être pas à l’amiable, cette fois.

 

 

Source : http://fr.news.yahoo.com/82/20100406/tfr-le-peuple-des-lu...

 

http://www.20minutes.fr/article/395790/France-Les-Francais-votent-une-motion-de-defiance.php

 

dessin de Konk

07/01/2007

LARMES DE CROCODILES POUR LES SDF

Il y a une vraie obscénité à voir le système faire mine de découvrir la pauvreté, hélas bien réelle, d’une frange de plus en plus large de nos compatriotes. Et l’exploiter sans vergogne devant les caméras, « droite » / gauche se renvoyant la balle, alors qu’ils sont tous parfaitement responsables d’une situation qu’ils ont créée et qui dure depuis des années sans les émouvoir autrement.

A quatre mois des présidentielles - un pur hasard - l’extrême gauche a eu la bonne idée d’exploiter le filon des SDF pour faire pleurer dans les chaumières et se refaire à bon compte une virginité « sociale ». En tout cas, il faut leur reconnaître un vrai talent pour nommer leurs créations : Les enfants de Don Quichotte, ça sonne bien et ça fait même « apolitique », puisqu’il paraît que l’association est apolitique. Bon, elle est soutenue, entre autres, par Droit Au Logement, ATTAC France, le parti communiste. Et alors, qu’est-ce que ça prouve ? En tout cas, voilà encore une association apolitique dont on aimerait bien connaître le financement. Car il en faut, des sous, pour déployer des tentes à travers toute la France. Et il en faut, des relais médiatiques puissants, et de bons copains, pour arriver à mobiliser la presse entière.

Ils ont en tout cas, comme toujours, obligé la « droite » à leur courir derrière, de peur de les laisser rafler la mise médiatique tous seuls: on a même appris aujourd’hui que Jean-Louis Borloo s’était couché à 3h du matin…C’est tout dire ! Et Sarkozy a nommé un membre de son comité de soutien pour «étudier le problème». Devinez qui ? Arno Klarsfeld.

Quel extraordinaire mépris pour les Français les plus modestes ! Mettre ainsi la misère en scène pour se procurer quelques voix de plus ! Pendant ce temps, Solidarité des Français qui mène une action discrète et suivie depuis plusieurs années en direction de ces mêmes déshérités, sans demander un sou à quiconque, se voit impitoyablement pourchassée, insultée, empêchée. Au nom de l’antiracisme !


Anne Kling
http://france-licratisee.hautetfort.com