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04/10/2008

ET VOILA ! TOUJOURS LES MEMES ETERNELS BOUCS EMISSAIRES !

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L’Anti Defamation League, - l’équivalent américain de la LICRA, en démultiplié - s’est plainte par la bouche de son président, Abraham Foxman, de ce que la crise financière avait déchaîné une vague d’antisémitisme sur Internet. Car aussi incroyable que cela paraisse, certains sont allés s’imaginer que les juifs – ou plutôt certains juifs – y seraient pour quelque chose !!!

 

Où va se nicher la malignité humaine ? Certes, c’est vrai, ils sont à la tête des principaux outils monétaires internationaux, genre Réserve fédérale américaine ou FMI, mais franchement, où est le rapport ? Bon, en pleine tourmente mondiale, le Congrès américain a carrément fermé mardi dernier pour cause de Rosh Hashana, le Nouvel An juif. Mais franchement, encore une fois, qu’est-ce que ça prouve ?

 

D’ailleurs, Abraham Foxman l’a dit clairement : « Les vieux bobards associant les juifs et l’argent ne sont jamais loin de la surface (…) Comme nous l’avons constaté après le 9/11, lorsque la période est incertaine, les juifs deviennent les boucs émissaires rêvés et les bobards antisémites les plus visqueux reprennent vie ».

 

Et il sait de quoi il parle. Il ne cesse de se battre contre les insinuations les plus odieuses et les plus dénuées de sens. Ainsi, en 2006, deux universitaires américains, les professeurs Mearsheimer et Walt avaient osé publier un ouvrage sur L’influence des lobbys pro-israéliens et néo-conservateurs sur la politique américaine.

Foxman a immédiatement contre-attaqué en publiant à son tour The Most Dangerous Lies: The Israel Lobby and the Myth of Jewish Control. (Les plus dangereux mensonges: le lobby pro-israélien et le mythe du contrôle juif.) Non, mais.

 

Surtout, ne vous précipitez pas sur Yahoo pour y découvrir ces nouvelles preuves incontestables de la bassesse humaine, les commentaires déplaisants ont très rapidement disparu.

 

23/08/2007

SURPRISE: L'ANTI-DEFAMATION LEAGUE RECONNAIT LE GENOCIDE ARMENIEN

f94bc8a401a7dcf2e86a0f8ba043d1b4.jpgAu début du mois d'août, nous parlions des efforts déployés par la Turquie pour faire capoter au Congrès américain un projet de loi reconnaissant le génocide arménien. Abdullah Gül, ministre des affaires étrangères, avait fait le voyage à Washington pour rencontrer, entre autres, les responsables des organisations juives, elles aussi farouchement opposées à une telle reconnaissance, tout comme l'Etat d'Israël. Sans oublier la délégation de juifs turcs qui avaient également fait le voyage en Amérique pour soutenir le même point de vue.

Il est d'autant plus étonnant de constater que l'Anti-Defamation League, la puissante ligue "antiraciste" américaine, fait aujourd'hui totalement machine arrière et se décide à reconnaître officiellement le génocide arménien. Son président, Abraham Foxman, a déclaré mardi: "Suite à la controverse qui plane depuis quelques semaines sur la question arménienne, et parce que nous voulons que la communauté juive soit unie, l’ADL a décidé de reconsidérer sa position à propos du massacre perpétré par les Turcs à l'encontre de la population arménienne..... Nous ne l’avons jamais nié, mais jusque-là, nous avions toujours qualifié ces événements douloureux perpétrés de 1915 à 1918 par l'Empire ottoman de massacres et d'atrocités. A la réflexion, nous en sommes arrivés à partager les vues de Henry Morgenthau Sr, à savoir que les conséquences de ces actions équivalaient à un génocide. Si le mot avait existé alors, c'est ainsi qu'on l'aurait qualifié".

Que s'est-il donc passé pour amener ce revirement? Il semblerait d'une part que les responsables de ces grosses organisations qui font habituellement la pluie et le beau temps, aient rencontré une sorte de fronde de leur base ainsi que des critiques émanant d'une partie de la communauté juive américaine. D'autre part, et surtout, elles doivent affronter la colère de la communauté arménienne des Etats-Unis qui commence à s'organiser et à se manifester. Et surtout à boycotter. Ainsi, début août, le conseil de la ville de Watertown, dont 20 % de la population est arménienne, a décidé de se retirer d'un programme de l’ADL intitulé ''Pas de place pour la haine''. Tout cela commençait à faire désordre, sans parler de l'impact financier éventuel.

487b63bea2738e085455b2e841f8b0cd.jpgFoxman a déclaré avoir consulté sur la question son mentor, Elie Wiesel, ainsi que d'autres historiens, avant d'ajouter ''J’espère que la Turquie comprendra que ce sont des amis à elle qui la poussent à se confronter au passé et à travailler à la réconciliation des Arméniens et des Turcs". La Turquie, qui n'est pas la France ni l'Allemagne, appréciera sans doute modérément de se faire faire ainsi la leçon...

L'ADL a cependant bien pris de soin de préciser qu'elle continuerait à s'opposer à ce que le Congrès adopte une loi sur la question, estimant que ce serait ''contre-productif''. Pour qui? Pour Israël sans doute, dans ses relations avec la Turquie, et aussi pour la communauté juive turque. Mais l'argument officiel majeur, c'est que le Congrès n’a pas à participer à l’écriture de l’histoire. Ca, c'est une excellente raison. Dommage qu'elle soit à géométrie variable. Car je crois me souvenir qu'en France, dans un passé très récent, l'Assemblée dite nationale a, elle, été sommée justement par ces mêmes organisations, d'écrire l'histoire. C'était à propos de la loi Gayssot, si mes souvenirs sont exacts.

Il paraît que M. Foxman s'apprête à sortir un livre qui ne manquera pas d'intérêt. Il s'appellera "The Most Dangerous Lies: The Israel Lobby and the Myth of Jewish Control." ("Les plus dangereux mensonges: le lobby pro-israélien et le mythe du contrôle juif.") L'idée, c'est de pulvériser les malfaisants qui osent prétendre que les groupes juifs confisquent le débat sur Israël et contrôlent la politique étrangère des Etats-Unis. Une démonstration à ne pas manquer.

Pour terminer et afin de montrer que les américano-arméniens commencent bel et bien à se bouger: George Bush a finalement, devant les protestations, retiré la nomination de Richard Hoagland au poste d'ambassadeur des Etats-Unis en Arménie. Hoagland avait affirmé que les événements ne constituaient pas un génocide au sens juridique du terme, car ils n'auraient pas été "prémédités".

21/07/2007

LOBBYS PRO-ISRAELIENS ET ORGANISATIONS JUIVES AUX ETATS-UNIS - 4

4) L’ Anti-Defamation League (ADL)

10fda27f7c41cbdf17e1d9a51aca94a7.jpgIl s’agit-là de l’équivalent d’une certaine LICRA bien connue, quoique à la puissance américaine, comme il se doit. Cette organisation de défense juive, l’une des plus anciennes aux USA, a été créée en 1913 par un avocat, Sigmund Livingston, sous les auspices du B’nai B’rith. Avec un budget annuel de plus de 50 millions de dollars, 29 bureaux répartis sur le territoire américain et un siège central à New York, elle représente un formidable groupe de pression, toujours présent sur le front de l’ « antisémitisme » et de son corollaire, la défense inconditionnelle d’Israël. Je ne m’étendrai pas sur les buts et méthodes de l’ADL, très voisins de ceux de la LICRA, en bien plus puissants néanmoins. Le point de départ est toujours le même et trouve son illustration dans ce propos de son président, Abraham Foxman, tenu en 2003 : « Nous nous trouvons actuellement face à une menace pour la sécurité et la sauvegarde du peuple juif aussi grave que celle que nous avons dû affronter dans les années 30 – si ce n’est pire ». A partir de cette constatation des plus classiques, les moyens d’action sont très similaires.

Ceux que le sujet passionne pourront se référer à leur site, www.adl.org . Je les invite à aller sur « about ADL », puis « History of ADL », ladite histoire étant décortiquée décennie par décennie. Je suis sûre que, comme moi, ils seront étonnés de la stupéfiante discrétion observée par l’ADL sur les événements de la période 1940-50 et surtout sur sa propre action en regard de ces événements, pourtant connus aux Etats-Unis.

7bd92672021a7446c98c0c402084647f.jpgParlons plutôt de son président quasiment inamovible depuis 1987, Abraham Foxman,  d’origine polonaise. Un personnage assez étonnant, toujours fidèle au poste malgré de nombreux ennuis avec la justice. Citons les plus récents : en 2000, il est obligé de reconnaître avoir touché d’énormes pots-de-vin (cacher) de Marc Rich, escroc international ayant bâti une grande partie de sa fortune en contournant l’embargo sur l’Irak et condamné pour ces faits pour violation d’embargo. En septembre 1983, un grand jury fédéral américain avait accusé Rich de plus de 50 chefs d’inculpation (fraude, commerce avec l’ennemi, etc.) Une condamnation qui aurait pu lui valoir jusqu’à 325 années de prison, mais qui est prononcée par contumace, le coupable s’étant enfui en Suisse. Foxman aurait reçu ces sommes comme intermédiaire en échange d’un pardon de Clinton. Et Clinton accordera bel et bien sa grâce présidentielle juste à la fin de son mandat. Il est vrai que Rich, le bien nommé, était également un gros donateur du parti démocrate et qu’en plus, le grand rabbin Sirat lui-même, en tant que vice-président de la Conférence européenne des rabbins, s’était fendu d’une lettre au président pour demander la grâce d’un personnage aussi méritant.

 

Pour en revenir à Foxman, il sera condamné l’année suivante, en 2001, et l’ADL avec lui, pour avoir intimidé et diffamé des parties civiles auxquelles ils devront payer des millions de dollars en dommages-intérêts.

 

de82bab5066d79dcf2f0dc4fdb7bb1a4.jpgCes mesquineries ne l’ont nullement empêché de venir pontifier à Paris l’an dernier auprès du CRIF et de recevoir à cette occasion, en octobre 2006, la Légion d’Honneur des mains de Chirac.

Et il est toujours là, prêt à pourfendre l’ « antisémitisme » où qu’il se trouve. Et même ailleurs. Il vient d’ailleurs tout juste de s’indigner d’un sondage tout récent commandé par l’ADL et publié cette semaine. Ce sondage a été réalisé dans 6 pays européens : Autriche, Belgique, Hongrie, Pays-Bas, Suisse, Royaume-Uni et son résultat est sans appel : les Européens seraient de plus en plus antisémites. Jugez plutôt : la moitié des sondés estiment que les juifs sont plus loyaux à l’égard d’Israël que de leur pays et plus d’un tiers croient que les juifs ont beaucoup d’influence dans le monde des affaires et des finances. On se demande où ils vont chercher tout ça ! Il paraîtrait même que beaucoup s’imaginent que les juifs américains contrôlent la politique des USA au Moyen Orient, « an old canard » selon les termes mêmes de Foxman. Bref, ce dernier est particulièrement mécontent et après ce qu’on a appris hier, les Européens feraient bien de se méfier....