21/01/2009

QUEL CYNISME !

« La décision d’interrompre l’offensive israélienne était certes attendue mais ses modalités, son timing et surtout ses conséquences ont largement été commentées en Israël. Principalement visées, les prochaines élections générales prévues dans 3 semaines.

La décision du cabinet restreint de sécurité à Jérusalem d’appliquer une trêve unilatérale dans la bande de Gaza a surpris. D’abord parce que l’unilatéralité n’a jamais apporté à Israël les fruits escomptés.

 

On se souvient que le retrait de la bande de Gaza à l’été 2005 a laissé la place vacante au Hamas, et que le même scénario s’est reproduit après le retrait du sud Liban décidé par Ehoud Barak en 2000, au profit cette fois du Hezbollah qui a investi le terrain.


Alors pourquoi maintenant après 22 jours de combats, alors que le Hamas était en passe d’être défait ?

La réponse est d’abord à chercher dans l’agenda politique. Dans moins de 20 jours, les électeurs israéliens sont conviés à élire une nouvelle Knesset et donc un nouveau Premier ministre. Il reste peu de temps pour convaincre, pour faire campagne et faire entendre sa différence. Ce sera la campagne la plus courte de l’histoire du pays. Ehoud Olmert ne se représentant pas, reste Tsipi Livni et Ehoud Barak.


La première est cheffe de la diplomatie et leader du parti centriste Kadima. Elle vient de laver l’affront de la seconde guerre du Liban et profitera sans doute largement des bénéfices politiques et diplomatique de cette offensive à Gaza.

 
Elle devra compter sur le ministre de la Défense et chef de file des travaillistes qui a bien l’intention de faire valoir son rôle central de chef des armées pendant cette guerre menée, et gagnée, contre le Hamas.


Reste que le calendrier politique n’est pas le seul facteur déclencheur de cessez-le-feu. La pression internationale, les ballets diplomatiques, l’image détériorée d’Israël dans le monde et l’arrivée d’un certain Barack Obama à la maison blanche cette semaine, ont évidemment pesé de tout leur poids dans la balance. »

 

Source :http://www.guysen.com/articles.php?sid=8966&titre=Un-cessez-le-feu-à-point-nommé

 

Eh oui, on déclenche les guerres au moment psychologique voulu (largement ici en l’occurrence pour mettre Obama devant le fait accompli) et on les arrête de même, quand le calendrier politique et autres nécessités électorales le réclament. Le reste : victimes, horreurs, désolations en tous genres, on ignore ce que c’est là-haut, tout là-haut. Et franchement, on n’en a rien à cirer. Les contribuables sont là pour payer les dégâts. Ils ont les moyens.  

 

D’ailleurs, justice sera faite et le Hamas risque d’être bien puni pour tous ses méfaits, car  bien sûr, tout est de sa faute : « (…) des associations pro-israéliennes devraient porter plainte contre le Hamas à la Cour Pénale Internationale pour « crimes de guerre et contre l'humanité ». L'association Avocats sans frontières, présidée par Me William Goldnadel, est à l'initiative de ce projet.


ASF accuse le Hamas d’utiliser des boucliers humains ce qui constitue une violation du droit international. »

 

Et violer le droit international, c’est très, très mal, tout le monde sait cela en Israël.

 

La petite partie désagréable (pour les autres s’entend) mais nécessaire sur le terrain étant pour l’instant terminée, on va pouvoir se remettre à jouer au meccano dans les hautes sphères, chacun cherchant à tirer la couverture à soi. Et devinez qui remporte la palme en Europe à ce petit jeu ? L’ex-éphémère président de l’Union Européenne qui n’arrive décidément pas à faire son deuil de sa royauté trop vite envolée. Histoire de se remettre en vedette et d’avoir l’air de dominer les événements – il ferait bien de commencer par la France, mais ça, c’est vraiment trop compliqué – il envisage la tenue d’une «grande conférence internationale qui permettra enfin d'établir la paix cette année». A Paris, naturellement. Normal, on a des moyens à ne savoir que faire et il faut bien que la Galerie des Glaces serve de temps en temps.

 

Quant à la « paix cette année » dans ce conflit empoisonné, on nous a déjà fait le coup souvent, notamment en 2003 lorsque la feuille de route triomphalement brandie par Tony Blair et George Bush était censée faire avaler l’attaque contre l’Irak.

Bon, il fallait obligatoirement attaquer l’Irak, le pays du Mal, mais en contrepartie, on ferait la paix au Proche-Orient dans les plus brefs délais. Promis, juré. On a vu ce que ça a donné.

 

Je souhaite bien du plaisir à Obama pour la suite des événements. Heureusement, toutes les fées étaient penchées sur son berceau, hier pour l’Investiture : y compris trois rabbins représentant les trois branches principales du judaïsme aux Etats-Unis. Il en aura bien besoin, de leurs prières.