Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15/12/2012

12 PINGOUINS … ET MOI… ET MOI… ET MOI …

« J’ai un ami trisomique. Il est plus intelligent que moi. Michel Garroté »*

 

Voilà un constat lucide que je n’ai aucun mal à croire. Oui, l’amer Michel a encore frappé et son ire se concentre cette fois sur les « trisomiques » de l’extrême-droite, dont je suis. Des trisomiques dont le crime inexpiable est de critiquer Israël et les institutions qui le soutiennent à mort.

J’apprécie à sa juste valeur cette petite décoration à laquelle je ne pouvais décemment pas manquer de réagir un peu.

Donc, si vous voulez vous marrer (et apprendre l’existence de sites que vous ignoriez peut-être) allez lire sa dernière éjaculation:

(http://www.dreuz.info/2012/12/ripoublik-les-trisomiques-de-lextreme-droite/).

Et surtout, surtout, ne ratez pas les commentaires qui suivent et en disent plus long que bien des discours sur les trisom, pardon, sur les intellos, qui le lisent. A mourir de rire.

Je suis sûre que vous apprécierez au passage la délicatesse avec laquelle il traite le FN. Nettement moins trisomique que les autres. Dame, Fifille s’est donné assez de mal pour ça.

 

Bon, pour les derniers pingouins qui seraient arrivés sur ce site sans connaître les antécédents de cette passionnante saga - dont ceci n’est que le dernier épisode en date - voici de la lecture intelligente pour le week-end. Installez-vous bien et en avant :

 

http://france-licratisee.hautetfort.com/archive/2009/08/07/israel-n-est-pour-rien-dans-tout-ca.html (07/08/09)

 

http://france-licratisee.hautetfort.com/archive/2010/05/01/pauvre-michel-garrote.html (01/05/10)

 

http://france-licratisee.hautetfort.com/archive/2010/05/04/de-l-insulte.html (04/05/10)

 

http://france-licratisee.hautetfort.com/tag/trou+du+cul (19/09/10)

http://france-licratisee.hautetfort.com/archive/2011/02/2...  (27/02/11)

 

Et je parie que j’en ai oublié. Le pauvre. Il s’en donne du mal, pour douze pingouins !

 

 

* Cette déclaration d'anthologie figure précisément dans les commentaires suivant son article. S'étant fait allumer par quelques défenseurs de trisomiques, il a cru devoir se justifier en ces termes.

30/03/2011

LA TUNIQUE DE NESSUS

Nous avons évoqué à plusieurs reprises le vif désir du FN nouveau, en proie aux affres de la « dédiabolisation », de se normaliser pour entrer enfin dans la cour des grands. Et participer lui aussi à ce système de délices qu’il fait semblant de rejeter. Pour y parvenir, il essaie désespérément de se défaire de cette tunique de Nessus qui lui colle à la peau et qui a nom antisémitisme. Le pire étant que le FN n’a jamais été ni antisémite, ni raciste, nous le savons bien. Mais il était utile de le dépeindre comme tel, nous le savons aussi.

Ce qui est assez minable, c’est que certains, au FN, croient pertinent de se dédouaner aujourd’hui en crachant sur les antisémites. J’en veux pour dernière démonstration un article paru récemment sous le titre Antisém’iteux, l’écume des fours, sous-titré «Ah, le folklore antisémite ! Ses références historiques surannées, ses «obsédés de la Shoah», et surtout… son confort». De façon très éclairante, cet article a été repris avec délectation par le site juifdesouche.org. (lien ci-dessous).

L’auteur, animé d’un visible désir de redonner au FN une virginité perdue (dans l’esprit du public), et de se démarquer à tout prix de la bête immonde, déverse à pleins seaux son fiel contre l’ « extrême-droite antisémite ». Suivez mon regard …

Car le deal est d’importance : comment accéder enfin au gâteau du pouvoir qui s’est un peu rapproché, mais pas encore suffisamment ? Eh bien, les choses ayant évolué, ça pourrait devenir relativement simple : il suffirait de faire front commun avec les juifs contre les musulmans. C’est un peu abrupt présenté comme ça, mais c’est bien de cela qu’il s’agit. Vous irez examiner ses arguments et vous apprécierez en particulier les obsédés de la shoah. Qui, par une curieuse mais classique inversion, se trouvent être … ceux qui dénoncent la chose.

Il termine sa diatribe en déclarant : « Que celui qui a des oreilles entende ». Moi, j’ai envie d’ajouter : « Et que celui qui a un brin de cervelle réfléchisse. » Car ce n’est pas le tout d’être un âne avec de longues oreilles pour bien entendre. Quand on a un minimum de matière grise au milieu, on ne tire pas un trait comme si de rien n’était sur trente-cinq années de pressions, diktats et volontés clairement exprimées qui ont précisément abouti à la situation désastreuse que nous connaissons.

A ceux qui ont la mémoire courte, ou aucune notion historique ou politique, je rappelle que cette immigration musulmane massive n’est pas tombée du ciel. Elle a été très largement imposée par ceux qui y avaient intérêt et ont joué sans vergogne de l’argument-massue : le chantage à Vichy et à l’éternelle culpabilité de l’humanité entière à l’égard des juifs. L’obsession anti-identitaire (lorsqu’il est question de notre identité) des associations dites antiracistes est pour beaucoup dans la promotion forcenée de l’islam en France, il s’agirait de ne pas l’oublier.

L’influence majeure des institutions communautaires sionistes dans la vie politique de notre pays, tant dans le domaine intérieur (éducation nationale, justice, etc) qu’extérieur, avec l’alignement attendu sur les intérêts d’un pays étranger, Israël, se poursuit de plus belle et semble même triompher. Il suffit de rappeler le dîner annuel du CRIF où se précipite la classe politique en rangs serrés. Et les pressions, intimidations, menaces ou cajoleries, qui émaillent quasiment chaque jour de l’année et qui sont complaisamment relayées par les médias.

Cette influence relève du domaine politique et doit être questionnée comme telle. Est-elle normale ? Est-elle anormale ? Nous avons le droit et le devoir de nous interroger. L’habileté a consisté à la faire glisser du domaine politique au domaine « moral », investi par le couple infernal racisme/antiracisme. Ce piège, qui visait à éviter les débats gênants, a bien fonctionné, mais il a de plus en plus de ratés. Le tissu s’est déchiré et laisse apparaître certaines réalités censées demeurer ignorées.

On a aujourd’hui la nette impression que le FN nouvelle version ne demande qu’à tomber volontairement, à son tour, dans cette confusion soigneusement entretenue. Pour se faire bien voir de ceux qui tirent les ficelles et être enfin admis à la table du festin.

Si c’est à ce prix-là qu’il compte remplacer l’UMPS, je vois très clairement où serait son profit à lui. Mais franchement pas où serait l’intérêt pour le pays. Au contraire.

http://www.juifdesouche.com/?p=665

19/10/2010

EXTREME-DROITE DURE/EXTREME-DROITE MOLLE

Diviser pour régner, c’est vieux comme le monde et ça marche toujours. Que redouterait vraiment le système ? De voir une extrême-droite unie comme les doigts de la main au niveau européen. Je dis extrême-droite puisque c’est là le terme consacré pour désigner ceux qui refusent de marcher au pas.

Le système s’emploie donc – et on constate ce fait de plus en plus – à établir un subtil distinguo entre une extrême-droite « dure » et une autre qui serait, disons, molle. Histoire de bien semer la zizanie. Et de lâcher un peu de lest face à la grogne grandissante des manants de la base. Dans cette optique, la molle serait constituée de ceux qui ne s’attaquent qu’à l’islam. Et finalement, tout bien réfléchi, le système considère qu’il y aurait moyen de s’entendre avec ces raisonnables et de leur concéder quelques strapontins pour les faire tenir tranquilles. Et il y a la dure, celle qui va un peu plus loin dans ses analyses et considère l’islam comme une conséquence et non une cause. Pourquoi l’islam est-il à ce point présent dans nos sociétés ? Qui l’a amené ? Etc, etc … Ceux-là par contre restent vraiment de dangereux infréquentables.

Dommage que nombreux soient ceux, dits d’ « extrême-droite », à tomber dans ce panneau et à servir d’idiots utiles à un système qui s'y entend à manipuler.

Le cas ci-après est parfaitement révélateur de cette démarche. Et vous apprécierez la conclusion méprisante du journaliste (avant « Le courriel malheureux »).

Donc, dimanche dernier est paru dans l’hebdo helvétique Le Matin Dimanche l’article que vous allez lire. Le point de départ est la virée bruxelloise d’Oskar Freysinger, le politicien suisse de l’UDC à l’origine de la campagne anti-minarets. Après Bruxelles, il a fait un petit tour chez nous aussi en soutenant un moment la campagne sécession anti-Union européenne. Avant de se rétracter assez piteusement, il faut le dire, car « quelqu’un m’a appelé de France pour me dire qu’il y avait un révisionniste parmi les signataires ». Ce mouchard, que nous félicitons au passage car nous savons de qui il retourne, a bien fait son boulot. Et l’autre s’est immédiatement mis au garde-à-vous. Pensez, les minarets, c’est une chose. Mais des révisionnistes !!! Au secours !!!!! Pathétique.

Cela rejoint l’attitude de Filip Dewinter qui clame être le meilleur ami d’Israël. Si encore toutes ces capitulations servaient…. Mais non, justement. Vous lirez la réaction d’un certain Manuel Abramowicz, journaliste  « qui a créé un Observatoire belge de l’extrême droite (www.resistances.be). » Une autorité en la matière, donc. Lui ne croit pas un seul instant à la sincérité de Dewinter et le clame partout. Et sa parole a certainement plus de poids dans la « communauté » que les déclarations éperdues d'un Dewinter.

 

Ce qui prouve qu’il ne sert strictement à rien d’essayer de donner des gages à ses ennemis. Ils ne vous en aiment pas davantage, car ils restent fondamentalement vos ennemis, et ils vous respectent moins. Restons donc droit dans nos bottes et défendons nos idées sans nous soucier de plaire au système. C’est à ce seul prix que nous pouvons espérer lui faire peur.

 


« Les fréquentations très douteuses d’Oskar Freysinger



freisiger.jpgLe week-end dernier, en Belgique, l’UDC valaisan Oskar Freysinger a été invité à s’exprimer devant le Parlement flamand par le leader d’extrême droite, Filip Dewinter. Le conseiller national UDC cultive des relations inquiétantes. Après s’être affiché à Bruxelles avec l’extrémiste Filip Dewinter, il a adressé un message de soutien à un autre infréquentable d’extrême droite.


Michel Audétat - Le Matin Dimanche


« Des parents s’inquiéteraient: lorsqu’on voit un de ses enfants s’acoquiner avec les pires voyous du quartier, on se demande ce qui cloche. C’est tout le problème posé par le conseiller national UDC Oskar Freysinger quand il s’affiche à Bruxelles en compagnie de Filip Dewinter, figure de proue du Vlaams belang. Ou quand il adresse un message de soutien à l’Alsacien Robert Spieler, délégué général de la Nouvelle droite populaire.

Avec de tels noms dans son carnet d’adresses, Oskar Freysinger devrait même donner des sueurs froides à l’intérieur de sa propre famille politique. Ces gens-là se situent très clairement à l’extrême droite. A côté d’eux, Christoph Blocher passerait presque pour un gauchiste…

Revenons un instant sur l’escapade bruxelloise du week-end dernier. Invité à donner une conférence à Schaerbeek, Oskar Freysinger a été interdit de parole dans ce quartier majoritairement musulman. Il a tenté de se rabattre sur un hôtel du centre-ville. Mais, là aussi, on n’a pas voulu de lui. Resté sur le trottoir, le Valaisan s’indigne de cette «histoire belge». Arrive alors Filip Dewinter qui lui propose de l’accueillir au Parlement flamand. Marché conclu. Des images de la télévision wallonne (RTBF) montrent Oskar Freysinger qui plastronne: «J’entre au Parlement par la grande porte!»


Une vieille connaissance


A l’assistance, Filip Dewinter présente le conférencier suisse comme une vieille connaissance: «On l’a accueilli plusieurs fois, ici, et on a des contacts intenses entre nos deux partis.» Aujourd’hui, Oskar Freysinger veut rectifier ce point: «Il a exagéré. En réalité, il n’y a aucun contact officiel entre l’UDC et son parti. Pour ma part, je n’ai dû avoir qu’un ou deux contacts avec lui.»


Au Parlement flamand, Oskar Freysinger appelle son hôte par son prénom, Filip, et l’évoque comme un homme «tolérant». Est-ce vraiment le bon épithète? En Suisse romande, on ne connaît guère Filip Dewinter. Il vaut la peine de revenir sur ce personnage dont la carrière politique ne respire pas précisément la tolérance.

Né en 1962, à Bruges, Filip Dewinter a fait son éducation politique au Nationalistisch Studenten Verbond (NSV) dont il va présider la section anversoise pendant trois ans. «Il s’agit d’un syndicat étudiant violent et ouvertement raciste», explique le journaliste Manuel Abramowicz qui a créé un Observatoire belge de l’extrême droite (www.resistances.be). En 1981, Filip Dewinter entre au comité de rédaction du journal publié par le NSV: Signaal. Tiens, le même nom que l’organe de propagande nazie diffusé pendant la Seconde Guerre mondiale… En 1983, on pouvait lire dans Signaal des phrases comme celle-ci: «Un Marocain ou un Turc n’ont rien à faire dans notre politique, un juif non plus.»

En 1988, Filip Dewinter fait parler de lui en allant fleurir la tombe de soldats flamands tombés sur le front russe et sous l’uniforme SS. Mais il mettra bientôt la pédale douce sur ce genre de sympathies. Aux élections communales de 1988, le Vlaams Blok obtient 17,7% des voix à Anvers. Habile, bon orateur et charismatique, Filip Dewinter commence à se rêver en bourgmestre. Or il n’a pas l’image idéale pour cette ville rendue célèbre par ses diamantaires juifs.


Tout à coup, on le dirait devenu philosémite. En 1995, Filip Dewinter incite le Vlaams Blok à voter la loi pénalisant la négation de la Shoah. Dix ans plus tard, il est toujours sur la même ligne: «Je suis l’ami numéro un d’Israël», déclare-t-il en 2005 au quotidien Haaretz, à l’occasion d’une visite à l’Etat hébreu.


A-t-il changé? Le journaliste Manuel Abramowicz est convaincu du contraire: «Il vous dira qu’il a aujourd’hui de bons contacts avec la communauté juive, mais c’est de la foutaise. En réalité, il n’a pas coupé les ponts avec son milieu d’origine.» En 2006, à Anvers, Filip Dewinter a d’ailleurs animé un congrès du NSV dans lequel il militait au temps de sa jeunesse.

Réalisateur à la RTBF, Peter Boecks a suivi et filmé Filip Dewinter pendant les six mois qui ont précédé les élections de 2004 et, lui aussi, ne croit pas qu’il ait changé: «Il se contrôle très bien et ne fait pas beaucoup d’erreurs. Mais si je le compare à celui qu’il était il y a 20 ans, je pense qu’il est toujours le même.» Longtemps journaliste vedette de la RTBF et auteur d’un reportage qui avait fait grand bruit en Belgique («La face cachée du Vlaams Blok», 2004), Jean-Claude Defossé va plus loin: «Filip Dewinter est assez intelligent pour savoir qu’il ne peut pas remettre le couvert avec l’hitlérisme aujourd’hui. Mais, fondamentalement, il reste un raciste pur et dur, un néonazi viscéral.»

Tout cela dessine-t-il le profil d’un homme «tolérant»? Oskar Freysinger s’explique: «Il m’a ouvert les portes du Parlement flamand pour cette conférence que tout Bruxelles refusait. Pour moi, c’est un type qui donne des leçons de tolérance à tous ceux qui ont le mot «tolérance» à la bouche.»


Et son parcours politique? «Ce que vous me dites m’étonne, poursuit Oskar Freysinger, et il faudrait que je le vérifie. Mais ça ne change rien. Il était là pour défendre ma liberté d’expression et je lui dis merci. Pour moi, le seul critère est celui du respect de l’Etat de droit et du fonctionnement démocratique. Si les gens insèrent leur combat dans ce cadre-là, je n’ai aucune raison de ne pas discuter avec eux. Pour le reste, je me fiche de savoir ce qu’ils ont fait à 20 ans. Si je devais en tenir compte, je ne pourrais même plus saluer la plupart des socialistes suisses qui ont fricoté avec la RDA ou Ceausescu.»

«Qui se ressemble s’assemble», prétend un dicton, mais on se gardera de l’appliquer à Oskar Freysinger. Entre lui et des gens comme Filip Dewinter ou Robert Spieler (lire encadré), on ne fera pas l’amalgame. On préfère penser que le tribun de l’UDC, brusquement projeté sur la scène internationale par l’initiative sur les minarets et ivre de cette notoriété nouvelle, aurait plutôt perdu le Nord et le sens du discernement politique. Mais ses nouvelles fréquentations n’en sont pas moins inquiétantes.


Le courriel malheureux


A peine rentré de Bruxelles, Oskar Freysinger n’a rien eu de plus pressé que d’envoyer un message de soutien à Robert Spieler, délégué général de la Nouvelle droite populaire (NDP), qui a lancé un appel réclamant la sécession française de l’Union européenne. «Le souverainiste suisse que je suis ne peut que vous encourager dans votre voie, a écrit Freysinger. (…) Vous triompherez, car vous avez le bon sens et une majorité des citoyens de votre côté.»


La NDP est née en 2008 d’une dissidence à la droite du Front national. Parmi les premiers signataires de son appel, on trouve notamment le rédacteur en chef de Rivarol qui cultive la tradition de l’antisémitisme à la française. Et André Gandillon, directeur de la revue Militant dont Le Monde nous apprend qu’elle a été fondée par d’anciens Waffen SS français. Charmante compagnie. Là-dessus, Oskar Freysinger plaide l’erreur: «Je me suis fait avoir. Ce M. Spieler m’avait écrit pour me demander un petit mail de soutien à sa pétition. Je l’ai fait, après quoi quelqu’un m’a appelé de France pour me dire qu’il y avait un révisionniste parmi les signataires. Je lui ai aussitôt écrit pour lui demander de retirer mon texte.»


Publié le 14 octobre sur le blog de la NDP et sur celui de Robert Spieler, il a en effet disparu depuis lors. Mais la candeur d’Oskar Freysinger stupéfie: un simple coup d’œil sur Wikipédia lui aurait permis de savoir que la carrière politique de Robert Spieler s’inscrit dans le sillage de l’extrême droite la plus dure. »

 

Source : http://www.lematin.ch/actu/suisse/frequentations-douteuse...

21/09/2010

DAMNED ! PAS MOYEN D’ETRE TRANQUILLES !!

Voilà qu’à présent la Suède s’y met elle aussi! Le journal Le Temps, de Genève, est fort courroucé et nous le fait savoir sous le titre :

 

« L’extrême droite trouble la scène politique

 

(…) Le premier ministre Fredrik Reinfeldt n’aura pas longtemps savouré son exploit en terre traditionnellement social-démocrate. La seconde victoire d’affilée de sa coalition de centre droit, lors des élections législatives de dimanche, a été gâchée par l’irruption d’un parti d’extrême droite au parlement. Les Démocrates de Suède (SD, issus de la mouvance néonazie) ont recueilli 5,7% des suffrages. Ils auront donc 20 députés au Riksdag, sur un total de 349.

 

Prévue par les sondages, cette nouvelle donne aurait pu être plus aisément gérable, si la coalition sortante emmenée par le dirigeant conservateur avait obtenu la majorité absolue. Mais, pour ce faire, il lui aurait fallu 175 sièges. Elle n’en a gagné que 172, selon les résultats encore non définitifs. Il n’est pas exclu qu’elle grappille un siège supplémentaire, une fois le dépouillement achevé. Les résultats officiels seront annoncés mercredi. Mais tout le monde s’attend que Fredrik Reinfeldt et son équipe dépendent du soutien d’un autre parti pour les quatre ans à venir. Lequel et à quel prix? Ce sont les questions qui dominent en cette période postélectorale.

 

L’incertitude demeure entière. Car si le jeune chef des SD, Jimmy Akesson, a répété qu’il était «prêt à discuter avec tout le monde», les autres partis, sans exception, ont exclu ce scénario. «Nous ne nous rendrons pas dépendants des Démocrates de Suède», a assuré Fredrik Reinfeldt dimanche soir. «Nous avons la responsabilité de chercher un soutien ailleurs et […] j’espère obtenir une réponse positive des Verts.» Avec 7,2% des suffrages, ces derniers ont réalisé leur meilleur score depuis leur entrée au parlement, en 1988, et sont désormais le troisième parti du royaume.

 

(…) Quelle que soit l’issue des pourparlers à venir, «nous allons influer sur la politique suédoise, en particulier en matière d’immigration», a prévenu Jimmy Akesson, d’autant plus satisfait du score que le taux de participation dimanche était de 82,1%. »

 

Bon, moi ce que je retiens surtout, c’est qu’en Suède, avec 5,7% des suffrages, on a 20 députés (sur 349). Rappelez-moi combien en France on a de députés avec 15% des voix ? Enfin, quand on se présente sous une certaine étiquette. 0, mon bon monsieur (sur 577). Ah, c’est beau quand même, la démocratie à la française !

 

C’est curieux d’ailleurs que Bruxelles, qui fourre toujours son nez partout, n’ait jamais cherché à harmoniser tout ça. Dans le bon sens, naturellement. Ce serait pourtant une belle occasion de prouver son grand amour de la démocratie et son respect des volontés des peuples européens.

 

Source : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/b637bce0-c4f6-11df-9cfb-7...

14/04/2010

CACHER C’EST BIEN. VÖLKISCH C’EST MAL.

Les organisations juives constituées sont fort mécontentes du résultat des élections législatives en Hongrie : forte poussée de la droite et de l’extrême-droite (16,71%). Avec ce score, comme la Hongrie a un système électoral bien plus démocratique que la France (du moins pour le moment), l’extrême-droite fait son entrée au parlement. Normal, ce sont les électeurs qui décident.

L’homologue, si je puis dire, de Jean Yves Camus en Hongrie s’appelle Magdalena Marsovszky. Voici son analyse, telle que relayée par le CRIF :

 

 

« L’extrême-droite et la pensée « völkisch » en Hongrie »

 

« Alors que la victoire des conservateurs (Fidesz) et de l’extrême-droite (Jobbik) se profile aux élections d’avril, La Garde hongroise, organisation paramilitaire créée par le parti d’extrême-droite hongrois Jobbik et interdite en 2009, poursuit plus que jamais sa campagne de dénigrement des juifs et des tsiganes. Magdalena Marsovszky, chercheuse germano-hongroise spécialiste de l’antisémitisme et de l’extrême-droite en Hongrie, nous explique les tenants et aboutissants de la pensée « völkisch » en Hongrie.

 

« On peut dire que la société hongroise est une « société duale ». Une grande partie de la société est « völkisch » tandis qu’une plus petite partie est libérale, cosmopolite et démocrate. La pensée « völkisch » est avant tout organique et essentialiste ; elle est caractérisée par une conception de la nation comme une communauté ethniquement homogène. Il s’agit d’autre part d’une pensée impérialiste qui comprend également les minorités magyares des pays environnants. Les frontières actuelles de la Hongrie ne sont donc pas prises en compte par cette pensée.

 

Pour se définir, la pensée « völkisch » dépend par conséquent de la recherche d’ennemis à l’intérieur même de la Hongrie. Et ces ennemis sont les juifs et les « tsiganes ».En outre, l’antisémitisme hongrois dans sa forme actuelle ne s’oriente pas nécessairement contre des juifs réellement existants, mais contre tous ceux qui correspondent à des stéréotypes antisémites. Il vise donc également les cosmopolites, les radicaux, les urbains et l’intelligentsia ou la ville corruptrice. Tout ce qui ne correspond pas à cette pensée « völkisch » est étiqueté comme juif.

 

C’est ainsi que l’UE peut être considérée comme une communauté faite par des juifs et judaïsée, contrôlée par des étrangers. Dans les cercles d’extrême-droite en Hongrie, on parle ainsi de « l’axe Tel Aviv – New York – Bruxelles ». Derrière la pensée « völkisch » se cache un terrible potentiel de violence… Le « völkisch » est présent dans toutes les couches de la société hongroise. Il existe même des lotissements « völkisch ». Des annonces comportent parfois la mention « Ne nous contacter que si vous êtes nationaliste ». Il existe même une compagnie de taxis appelée Jobb-Taxi et proche du parti d’extrême-droite Jobbik, c’est-à-dire « seuls des partisans « völkisch » nous appellent ». La magyarité dit « Achetez chez nous », sous-entendu, « n’allez pas chez les juifs ». Parallèlement au Festival Sziget se déroule tous les ans en été l’anti-festival Magyar Sziget (« île magyare »), qui attire beaucoup de monde et sacralise la nation. La pensée « völkisch » est également répandue dans les écoles et les médias publics… »

 

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=19726&artyd=10

 

 

Tsss…. « l’axe Tel Aviv – New York – Bruxelles » …. Quel délire en effet!!! Ces völkisch ont complètement perdu la tête.

 

Et cette manie bien raciste de vouloir acheter « entre soi » et de tout faire « entre soi », quelle horreur, vraiment ! Même les taxis s’y mettent, c’est dire. Ah ce n’est pas dans la communauté juive si ouverte et si tolérante qu’on admettrait des choses pareilles.

 

Bon, il y aurait bien un site qui s’appelle www.alloj.fr :

 

« alloj.fr c'est un service de professionnels et un annuaire au service de la communauté juive en France. toutes les adresses immobilier en israel  de la communauté juive pour ,manger cacher, avec un annuaire feuj,guide cacher, des restaurants cacher ou manger cacher, traiteur cacher, livraison cacher, plateaux cacher, repas cacher, pour des ,billets pour voyage israel, avec la liste des agences de voyages ,service cacher, et de ,voyages cacher, sejours cacher, vacances cacher en france, voyages cacher, orchestre juif  hotels cacher, pour ,organiser un mariage juif, et cacher, location de salles cacher.mazal tov, c'est cacher , petit déjeuner cacher, trouver un ,beth habbad,jewich, mikvé cacher ou une synagogue, liste des ecoles juive, musique juive , site juif.recette juive,cuisine juive,annonce juif,actualité juive »

 

Mais attention, tout ça c’est « cacher », pas « völkisch ». Vous aurez compris tout seul qu’il n’y a vraiment aucune comparaison possible.

28/10/2009

UNE FRACTURE QUI IRA EN S’AMPLIFIANT

Je me rends compte qu’une fracture de plus en plus nette est en train de se creuser dans notre mouvance politique, dite « d’extrême-droite », et je crois qu’il faut en parler clairement et mettre les choses sur la table, afin surtout que les militants soient tenus informés des enjeux et ne se laissent pas mener en bateau. Afin qu’ils puissent choisir leur « tribu » en toute connaissance de cause.

 

La raison de cette fracture, c’est bien sûr la question « juive » ou « sioniste » et l’attitude qu’ont les uns et les autres à cet égard. Je mets ces mots entre guillemets car je suis assez bien placée pour savoir que la majorité des juifs français ne prend aucune part aux pressions incessantes, voire aux menaces, que leurs divers responsables communautaires et élites autoproclamées font peser sur la politique tant nationale qu’internationale.

 

Car ces pressions, je regrette de le dire aussi nettement, sont bel et bien une réalité et nullement un fantasme né de l’imagination délirante des « antisémites ». Une réalité facilement démontrable et que l’on peut observer au quotidien. Il faut être aveugle, ou aveuglé par certains mirages, pour le contester.

 

Mais voilà : une part non négligeable de ladite « extrême-droite » a choisi de faire l’impasse sur ces questions trop brûlantes et risquées pour concentrer ses tirs sur les seuls musulmans, coupables de tous les maux. C’est tellement plus commode. Or ces gens ne sont pas entrés dans le pays par un coup de force. Ils sont entrés en masse parce que certains leur ont ouvert toutes grandes les portes et ont empêché toute contestation.

 

Je ne vois pas comment un mouvement politique digne de ce nom et non inféodé au système pourrait faire l’économie d’une réflexion sur la question.

 

Cette attitude « prudente » pour ne pas dire lâche, ne concerne pas les seuls groupements politiques. Certaines revues suivent fidèlement le mouvement. Il se trouve que je viens de recevoir par courrier le compte-rendu que la revue Eléments a cru devoir faire de mon livre Révolutionnaires juifs dans son numéro d’été.

 

C’est très gentil à eux et je les en remercie, mais je reste quand même fort surprise par le contenu de cet article. C’est entendu, ils ont la pleine liberté de leurs écrits et je serais la dernière à vouloir empiéter sur ce droit sacré. Ceci dit, je me reconnais la même liberté, en vertu de quoi j’apporterai l’un ou l’autre correctif.

 

Voici ce qu’ils écrivent :

 

« Les juifs de la révolution

 

L’histoire, disait Soljénitsyne, a fait entrer beaucoup de Juifs soviétiques dans les rangs des exécuteurs de la triste destinée de tout le peuple russe ». Il n’est en effet pas contestable que le bolchevisme, surtout à ses débuts, a attiré vers lui un nombre remarquable de personnalités d’origine juive, à commencer par celles dont Anne Kling brosse dans son livre un rapide portrait (environ 70 notices consacrées à Trotsky, Kamenev, Zinoviev, Radek, Iagoda, Iakovlev, Yourovski, Frenkel, etc). Ainsi est né le mythe du « communisme juif », dont le nazisme ne fut pas le seul à faire grand usage (rappelons seulement les ouvrages de Léon de Poncins), au point qu’il survécut même (notamment en Pologne, en Roumanie et en Hongrie) aux grands procès de Moscou et aux purges « antisémites » de l’époque stalinienne. Anne Kling précise que « tous les juifs ne furent pas bolcheviks et tous les bolcheviks n’étaient pas juifs », ce qui est le moins que l’on puisse dire. Elle aurait pu ajouter que la principale caractéristique des « révolutionnaires juifs » est qu’ils avaient rompu avec le judaïsme, d’où le terme de « renégats » que leur appliquait Soljénitsyne (le sioniste Robert Stricker, plus radical, parlait en 1929 d’ « Abfalljudentum ». La vérité est que les juifs qui furent parmi les plus enthousiastes partisans du communisme russe comptèrent aussi parmi ses principales victimes. Il reste que les causes profondes du « radicalisme juif », qui mériteraient un examen dépassionné, ont rarement été étudiées. Karl Marx fut lui-même, bien à tort, dénoncé comme antisémite après la parution de son essai sur la « question juive » (Zur Judenfrage, 1843, réponse au livre éponyme de Bruno Bauer). C’est peut-être à cet essai qu’il faudrait commencer par se reporter. »

 

Donc, si l’on veut tout savoir sur les bolcheviks juifs, il faut lire Karl Marx et Bruno Bauer, qui ont écrit leurs livres … en 1843. Bien, je note. Je note surtout qu’Eléments en pince sacrément pour le « mythe du communisme juif », cette incroyable invention antisémite. Apparemment, pour eux, les juifs en furent victimes, comme toujours. Ils furent même les « principales victimes » de l’abject « communisme russe ». Bon, je veux bien, quand la machine à broyer s’est mise en marche, elle n’a épargné personne. Mais qui l’a mise en marche, cette machine ? Pas les martiens, tout de même. Et qui a fourni l’argent pour la fabriquer, la machine ? Et qui était à la tête, comme par hasard, des révolutions bolcheviques un peu partout en Europe ?

 

Je veux bien que ces juifs étaient des renégats, comme je l’ai du reste indiqué : « …Toute une génération de jeunes juifs que Soljénitsyne qualifie de « renégats », en ce sens qu’ils se détournèrent du judaïsme pour s’abandonner aux vertiges du nouveau pouvoir à leur portée, pouvoir dont ils firent un usage sanguinaire et dévastateur ». Et après, qu’est-ce que ça change ?  Renégats ou non, ils étaient juifs et les juifs du monde entier, en 1917, les reconnaissant comme tels, dégoulinèrent d’admiration et de sympathie pour ces héros qui avaient renversé le tsarisme. Un avenir radieux s’annonçait. On a vu la suite sans tarder.

 

Oui, il faudrait un débat dépassionné sur la question. Mais en attendant ce jour lointain, soyons passionnés, ainsi que le sont les élites juives lorsqu’il s’agit de défendre les causes qui leur sont chères. Elles ne font pas vraiment dans la dentelle, je crois, lorsqu’il s’agit de nous renvoyer le fascisme et le nazisme dans les gencives ? Rappelons-leur en retour quelques souvenirs fâcheux mystérieusement engloutis dans un trou noir de l’histoire...