30.08.2009

« 81% DES EUROPEENS PENSENT QUE L'IMMIGRATION N'EST PAS BONNE POUR LEUR PAYS".

MAIS ON NE LEUR A PAS DEMANDE LEUR AVIS.

cad.jpg"Réflexions sur l'immigration en Europe

L'Europe est pour la première fois de son histoire un continent de migrants. 40 millions sont nés dans un autre pays. Plus de 10 % du total.

Comme le titre de son livre l'indique, Caldwell pense qu'une révolution est en train de balayer l'Europe. Dans un des passages les plus mémorables du livre, il se demande "si on peut avoir la même Europe avec un peuple différent", pour Caldwell "la réponse est non". Incidemment, au Québec, l'immigration et l'euphémisme de diversité croissante ont servi de prétexte pour modifier la charte des droits de la personne et imposer le cours d'éthique et de culture religieuse.

Caldwell rappelle qu'en 1950, il n'y avait pratiquement pas de musulmans en Europe à l'exception des Balkans. En l'an 2000, il y en avait entre 15 et 17 millions : 5 millions en France, 4 millions en Allemagne et 2 millions en Grande-Bretagne. Comme les immigrants aux États-Unis, ils sont jeunes, citadins, prolifiques et surreprésentés dans les prisons. 40% des enfants de Paris ont des parents immigrants, à Londres un huitième des habitants sont musulmans.  50% des prisonniers français sont musulmans. À Turin, les immigrants représentent 10% de la population mais seulement 0,2% des décès et 25% des naissances. Les musulmans qui arrivent en Europe font en moyenne plus d'enfants que ceux qui restent au pays, le même phénomène s'observe chez les Mexicains ayant émigrés aux États-Unis.

L'effet de taille compte énormément, écrit Christopher Caldwell, éditorialiste au Financial Times. On dénombre 15 à 17 millions de musulmans en Europe. C'est unique dans l'histoire. Et cette immigration constitue le plus grand problème que rencontre l'Europe. Il est frappant de constater le manque de confiance de la démocratie, sa plus importante valeur morale, à le traiter, écrit-il.

Si l'Europe accueille davantage d'immigrants que ses citoyens ne le souhaitent, c'est une bonne indication que la démocratie fonctionne mal. Dans ce contexte de "confrontation avec l'islam", il dépeint des Européens de souche qui "se sentent exclus chez eux, victimes d'une OPA culturelle" et propose ses propres pistes.

L'islam a brisé bien des habitudes, structures et institutions de l'État. L'immigration, à travers sa main-d'œuvre bon marché, peut être bénéfique à l'économie privée. Pour l'État, c'est différent. Les prestations aux immigrés et à leurs familles dépassent leurs contributions. En Allemagne, les indigènes de 20 à 65 ans paient davantage de contributions qu'ils ne font appel aux prestations sociales. Les Turcs d'Allemagne ne le font qu'entre 28 et 57 ans. La tendance n'est pas encourageante. Entre 1971 et 2000, le nombre de résidents étrangers en Allemagne a explosé de 3 à 7,5 millions, mais le nombre d'étrangers actifs s'est maintenu à 2 millions !

"La Grande-Bretagne reçoit un demi-million de nouveaux immigrés extra-communautaires tous les ans" et déjà environ 80 "tribunaux islamiques" autorisés à résoudre des controverses par la charia, y sont à l'œuvre.

En Norvège, on a assisté à un cas d'intégration à rebours : toutes les élèves d'une école ont mis le voile, convaincues d'être plus mignonnes ainsi.

On soutient que les immigrés "sont une ressource" parce qu'ils font les travaux que les européens ne veulent plus faire. Au contraire, "avec leurs bas salaires, ils maintiennent souvent temporairement en vie des postes de travail de toute façon destinés à disparaître (...) à cause du progrès technologique et de la disponibilité de produits à coûts mineurs provenant de Chine".

De plus en plus, lorsque les immigrés se naturalisent, ils ne veulent plus faire certains travaux.

On dit aussi que ce sont les immigrés qui vont "payer nos retraites". Mais "en général, ils font des travaux peu rémunérés, leurs contributions sont donc relativement basses". Ajoutons que "eux aussi vieillissent et deviennent retraités. En outre, très vite, ils ont des problèmes de santé que les assurances sociales doivent prendre en charge". Sans compter que "en Allemagne et en France 70% des immigrés extra-communautaires ne travaillent pas - soit parce qu'ils sont trop jeunes, soit parce qu'ils sont au chômage donc ils ne payent pas de cotisations, alors qu'ils constituent un coût pour le système de protection sociale".

En somme, rien ne permet de conclure "qu'il soit moins coûteux pour l'Europe d'accueillir des millions d'immigrés extra-communautaires plutôt que de destiner les mêmes ressources à les aider dans leurs pays d'origine".

Cela vaut aussi pour les diplômés originaires du Tiers-monde : "en faisant ainsi, on soustrait aux pays d'origine justement ces élites qui leur seraient indispensables pour sortir du sous-développement".

En outre, l'Europe [et le Québec] "est tellement plongée dans le relativisme qu'elle n'a vraiment pas les idées claires sur la culture qu'elle veut défendre et proposer aux immigrés. Il semble que les réactions se produisent dans un seul domaine, qui comprend le féminisme et les droits des homosexuels".

Ainsi, nous le rappelle Caldwell, les Pays-Bas ont décidé "de proposer aux nouveaux immigrés les 'valeurs hollandaises' résumée dans une vidéo qu'ils doivent obligatoirement voir. On y voit, entre autre, deux homosexuels qui échangent des effusions en public et une baigneuse 'topless'. Il n'est pas certain que la majorité des Néerlandais se reconnaissent dans ces valeurs. Pour contre, il est très certain que la vidéo confirmera les immigrés musulmans dans leur sentiment de supériorité par rapport à l'Occident décadent. Dans d'autres Pays les cours sur la citoyenneté proposés aux immigrés exaltent le droit à l'avortement".

L'immigration et l'État social se marient mal. "Une fois que les immigrés comprennent le système d'État social, ils peuvent changer les objectifs des assurances sociales. Au lieu de dépenser les prestations sociales, par exemple en nourriture, l'argent peut financer l'islam. Les deux tiers des imans en France sont à la sécurité sociale", explique Caldwell.

Certes la gestion cohérente des flux de population n'est pas aisée avec une économie globale complexe et les conséquences culturelles qui en résultent. Il ne s'agit pas seulement d'importer des facteurs de production, mais aussi le changement social. Car avec l'immigration de masse, la diversité, la tolérance, le sécularisme sont mis à rude épreuve.

Ces 20 dernières années mettent en lumière l'absence d'assimilation. Caldwell observe même une détérioration avec les nouvelles générations. Des zones de non-droit émergent dans les banlieues. Nicolas Sarkozy est le seul chef d'État à condamner les responsables d'émeutes dans les banlieues et non pas le manque de générosité à leur égard. Ce n'est pas à des délinquants de déterminer l'agenda politique. Caldwell approuve avec force. Mais est-il trop tard ? Les lois sur la tolérance ont commencé à profiter aux intolérants, dit-il.

Caldwell s'en tient aux faits : 19% des Européens pensent que l'immigration est bonne pour leur pays. Les autres ne sont pas devenus moins généreux envers les immigrés. "Simplement, ils paient la facture". Beaucoup d'Européens sont à la recherche d'une vie meilleure, comme les immigrés. Mais, contrairement à ces derniers, "ils n'ont pas voulu le changement", explique l'auteur. Ils sont pourtant expulsés de la culture de leurs parents. Certaines de leurs traditions sont parfois rejetées sous prétexte que les immigrés musulmans pourraient se sentir exclus. La réciprocité des pays musulmans à l'égard de religion chrétienne n'est pourtant de loin pas garantie.

Pour l'auteur, l'histoire de l'Europe est, depuis la Seconde Guerre mondiale, une histoire d'émancipation à l'égard des États-Unis. La création de l'Union européenne s'inscrit dans ce contexte. La solution à l'immigration de masse risque toutefois d'obliger l'Europe à suivre l'exemple américain. Les États-Unis sont, en théorie, libres, ouverts et occidentaux. En pratique, "l'Amérique exerce des pressions dignes de Procuste sur les immigrés pour qu'ils se conforment à leur système. Ce sont ces pressions et non son ouverture qui font des Etats-Unis un peuple". "Si elle l'empêche de parler l'anglais ou d'être à l'heure au travail, il aura faim. Il rentrera dans son pays et personne ne le regrettera". Le modèle américain ne peut toutefois être transposé intégralement. Il résulte de conditions historiques particulières et d'une réforme du système pénal, sous Nixon, destiné à lutter plus férocement contre la drogue. De plus, l'Amérique compte seulement 2 millions de musulmans. L'immigré peut maintenir sa culture ancestrale, mais

"Le problème de base avec l'islam et avec l'immigration tient au fait que les communautés les plus fortes en Europe ne sont pas des communautés européennes", selon Caldwell. Ce problème existe malgré le multiculturalisme des Pays-Bas et la laïcité de la France. L'islam est une religion magnifique, mais ce n'est pas la religion de l'Europe et ce n'est en aucune manière la culture européenne. Il est certain que l'Europe sortira changée de la confrontation."

Source:  Theatrum Belli  http://www.theatrum-belli.com/archive/2009/08/30/02b50016...

10.08.2009

ALORS, CONTENTS ?

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Guysen News ouvre ses nouvelles par cette formidable info riche de promesses pour l'avenir:

« Selon des prévisions publiées par le quotidien britannique The Telegraph ce dimanche 8 août, 20% de la population de l’Union européenne sera  de confession musulmane d’ici 2050.

Actuellement, les musulmans représentent 5% des citoyens européens. Leur immigration sur le continent européen et des indices de fécondité bas en Union Européenne, favoriseraient notamment l’augmentation de cette proportion.

L’article du Telegraph indique qu’en Grande-Bretagne, en Espagne et aux Pays-Bas, la proportion de musulmans dépasserait 20% plus tôt que dans les autres Etats de l’Union.

Selon le quotidien britannique, des experts auraient critiqué l’échec des législateurs et des hommes politiques à gérer cette « bombe démographique à retardement » .
Ils ont par ailleurs appelé à discuter de ces changements démographiques et de la manière dont ils affecteront les domaines de l’éducation, du logement, de la politique étrangère ainsi que les retraites dans les années à venir.

L’article met également en lumière des sondages qui démontrent que la communauté musulmane dans les pays européens ne serait pas en train de se radicaliser. »

Ben, tiens . … Ils auraient tort de se gêner … Il faudrait quand même qu’on se décide à demander quelques comptes à ceux qui ont si généreusement ouvert le pays à tous vents et aux politiques qui ont laissé faire par veulerie et soumission. Hein, Chirac ? En 2006, on a « fêté » les 30 ans du regroupement familial plutôt discrètement, non ?

Ah, bon sang, si au lieu de se tirer dans les pattes et d’être encore plus nul que les nuls d’en face, notre camp avait été offensif, intelligent et soudé … Mais hélas, il a été tout le contraire. Et ces gens prétendent aimer leur pays ….

Si vous voulez lire l’article du Telegraph : http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/5994047/...

Source: Guysen News

11.11.2007

UN ISRAELIEN A LA TETE DU COMITE SCIENTIFIQUE DU MUSEE DE L’EUROPE A BRUXELLES

L’Europe de Bruxelles peine à offrir un visage attrayant et humain aux Européens qui ont tendance à s’en détourner de plus en plus. Comment se sentiraient-ils proches d’une machinerie qui, n’ayant que le mot de « démocratie » à la bouche, se garde soigneusement de mettre la chose en application ? Et poursuit, aveugle et sourde, sa marche forcée vers une entité où la volonté des peuples, toujours invoquée, est systématiquement contournée.

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Donc, pour s’offrir une vitrine plus reluisante, Bruxelles a décidé de se doter d’un Musée de l’Europe, destiné à faire « découvrir aux Européens les racines de leur civilisation commune ». C’est beau comme de l’antique, sauf que les « racines », justement, sont plutôt escamotées, comme nous le verrons. Autre question à propos de ce Musée : pourquoi est-ce un Israélien qui en dirige le Comité scientifique ? Je m’empresse de préciser que Elie Barnavi, ancien ambassadeur d’Israël en France de 2000 à 2002, qui enseigne actuellement l’histoire de l’occident moderne à l’Université de Tel Aviv, est certainement un homme de grande culture et de haute compétence. Là n’est pas la question.

Mais cela ne constitue pas une réponse. Manque-t-on à ce point d’historiens européens pour assumer cette tâche au moins aussi bien que lui? Ce choix est quand même curieux, et j’insiste lourdement, car j’aime comprendre : pourquoi lui ?

En tout cas, c’est lui qui préside cette année à ce titre une grande exposition destinée à marquer le cinquantenaire du traité de Rome, intitulée C’est notre histoire !

Notre histoire ? Laquelle, justement ? Eh bien, celle qui commence en 1945. Car pour les initiateurs de cette exposition, l’histoire de l’Europe semble démarrer véritablement à cette date. Avant ? Connais pas vraiment….

5931b3169084e78058bd2b5fd29a69aa.jpgElie Barnavi a ainsi déclaré : « (…) Songez ce qu’était l’Europe au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et vous mesurerez mieux le chemin parcouru. Certes, Hubert Védrine a raison de rappeler que ce n’est pas l’Europe qui a fait la paix, c’est la paix, la menace soviétique et la volonté américaine qui ont fait l’Europe. Eh oui, on l’oublie trop souvent, parmi les pères de l’Europe figurent en bonne place Truman et Staline. Mais ces puissants personnages en auraient été pour leurs frais si les Européens eux-mêmes n’avaient trouvé dans les gènes de leur civilisation commune les raisons de leur aventure partagée. »

Dans un autre langage, s’adressant à de jeunes lecteurs, en marge de l’expo, il insiste encore sur cette formidable histoire récente : “L’Europe n’a toujours pas de frontières et elle ne sait toujours pas ce qu’elle veut être au juste. Une fédération? Une confédération? Un simple marché commun élargi aux limites du continent?

C’est sans doute à ta génération qu’il appartiendra d’apporter une réponse à ces questions. Ce ne sera pas une mince affaire. Car ce que les Européens sont en train de faire est sans exemple dans l’histoire des hommes. On a connu de grands empires, bâtis par des conquérants assoiffés de pouvoir. Mais on n’a jamais bâti une union libre de peuples gouvernés par des régimes démocratiques. Oui, ce que tes parents ont accompli est formidable. Mais ce que tu seras appelé à accomplir le sera tout autant“.

Union libre, régimes démocratiques….C’est une histoire belge que cet historien israélien - qui déclarait également il y a quelques années  «Jamais, depuis la guerre, les juifs français ne se sont sentis dans leur patrie aussi marginaux, aussi mal compris et aussi mal aimés» - est en train de nous raconter ?

07.06.2007

COMBIEN COUTE L’EUROPE A LA FRANCE ?

873935fdc9ad3301954deaafd975f061.jpgUn flou artistique est généralement entretenu autour du budget européen et nous en savons finalement peu de chose. A part les sinécures qu’il offre, comme on a eu l’occasion de le voir, aux députés européens. Le Cri du Contribuable s’est penché sur la question et nous rappelle un certain nombre de chiffres intéressants.

Le budget de l’Union européenne est de 126 milliards d’euros. Il a été multiplié par dix en trente ans. La contribution de notre pays sera cette année de 18,7 milliards d’euros, soit quand même 300 euros par habitant. 

De cette somme, elle récupère en moyenne 84%. Ce qui en fait, avec l’Allemagne et le Royaume-Uni, l’un des plus gros contributeurs européens. « Depuis trente ans, l’Europe a coûté à la France trente milliards, en solde net (la différence entre notre contribution et nos subventions , commente Nicolas-Jean Brehon, enseignant en finances publiques à Paris I. Soit 1,5 milliard par an ».

Que fait l’Union européenne de cet argent ? Ses deux principaux postes de dépenses sont la PAC (40% du budget) et les « fonds structurels » (35%), qui bénéficient surtout aux pays les moins riches de l’UE : routes, gares, réseaux… En ce qui concerne la France, l’aide agricole représente 80% des subventions qu’elle reçoit.

Le budget est alimenté par des contributions prélevées sur les recettes des impôts de chaque Etat. Exemples : sur 100 euros d’impôt sur le revenu, 6,70 vont à l’UE. De même que 2,60 euros sur un plein d’essence de 50 euros.

Elargissements : comment on cache les chiffres

Si, au niveau du budget européen, règne un certain flou, en matière d’élargissement de l’Europe, c’est plutôt à une manipulation que nous avons affaire. « Le coût a été occulté à dessein », constate Nicolas-Jean Brehon. Lors de l’élargissement de 2004 – quand l’Europe est passée de 15 à 25 – le chiffre officiel était de 15 euros par habitant et par an, soit 41 milliards en tout. C’était vrai…en partie. Cela concernait le premier chapitre, celui qui va de 2004 à 2006. On avait « oublié » le chapitre suivant : celui qui va de 2007 à 2013. Celui-ci va coûter aux Européens 66 euros par an et par habitant en moyenne. Pour la France, cela reviendra à une somme comprise entre 80 et 90 euros.

C’est que les élargissements successifs ont considérablement évolué. On intègre de plus en plus de pays (3 en 1973, 10 en 2004) et des pays de plus en plus pauvres. En 1973, le pays entrant est l’Irlande. Son niveau de vie par habitant atteint 61% de la moyenne des niveaux de vie des six pays européens. 1986 : le niveau de vie du Portugal, le plus pauvre des pays entrants, est de 54% de la moyenne des dix pays européens. En 2004, les deux pays les plus pauvres sont la Roumanie et la Lettonie : leur niveau de vie, rapporté à la moyenne des quinze, est de … 35%.

Quant à l’adhésion de la Turquie, elle coûterait, à elle seule, autant que l’adhésion des dix.

Source : www.contribuables.org

08.05.2007

FORMIDABLE HOUTSPA TURQUE !

medium_ueturc.gifLes Turcs n’ont décidément rien à envier à certaines communautés connues pour manier avec dextérité ce que l’on appelle la houtspa, qui n’est rien d’autre que l’expression d’un culot formidable.

Jugez-en plutôt. A peine Sarkozy élu, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, a fait, sur le ton de la menace à peine voilée (une habitude chez eux), une déclaration qui en dit très long sur la soumission absolue que les Turcs ont l’habitude d’attendre de la part des  « dirigeants » européens. Il a en effet déclaré benoîtement : "Dans le processus européen comme dans les relations franco-turques, nous souhaitons à partir de maintenant ne plus entendre les déclarations faites par Sarkozy durant la campagne électorale dans nos relations bilatérales".

Ben tiens ! Manière de dire que bon, pendant la campagne, on a bien voulu tolérer  des propos destinés à tromper le gogo - on veut bien comprendre - mais que maintenant, c’est fini tout ça, il va falloir à nouveau être sérieux. Pourquoi M. Erdogan se priverait-il d’ailleurs de morigéner de la sorte, puisque les Européens s’aplatissent en général au premier froncement de sourcils de la Sublime Porte?

A présent, il va être très intéressant d’observer la suite des événements … Sarkozy déclarait encore tout récemment à propos de la Turquie : « Quand bien même c'est un pays laïc, il est en Asie mineure. Je n'expliquerai pas aux écoliers français que les frontières de l'Europe sont avec l'Irak et la Syrie. Quand on aura fait du Kurdistan un problème européen, on n'aura pas fait avancer les choses". Mâles propos qu’il va à présent falloir traduire dans les actes. C’est là que les difficultés vont commencer…

04.05.2007

LA TURQUIE SERAIT EUROPEENNE DE PLEIN DROIT : UNE HOUTSPA* ETONNANTE !

J’avais projeté un autre thème pour aujourd’hui, mais au détour d’une recherche, je suis tombée sur le texte suivant, qui émane de Jean-Daniel Tordjman pour qui le gouvernement d’alors avait créé en 1992 le poste éminent de « délégué aux investissements nationaux ». Cet homme de marketing évolue donc dans les hautes sphères de la finance internationale et de l’économie. Nous sommes dans la France d’en-haut, s’il en est. Ce texte n’est pas à proprement parler récent, mais les arguments développés pour justifier l’appartenance « européenne » de la Turquie, m’ont paru si étonnemment biaisés que je le soumets à votre examen.

L’auteur est allé rechercher dans toute l’histoire antique mille excellentes raisons d’associer la Turquie à notre destin européen, dont elle ferait partie de plein droit. Des droits plurimillénaires. Jusqu’à notre bon saint Nicolas, qui était turc ! mais oui, madame ! J’ai envie de lui répondre : et alors ? Certes, dans l’antiquité, le monde gréco-romain englobait bel et bien la Turquie, ou du moins une partie. Certes,  des chrétiens ont pu ensuite s’y installer et y pratiquer leur culte. Et alors, encore une fois ? Quel rapport avec la Turquie d’aujourd’hui ? C’est bien beau de convoquer toute l’antiquité, mais quid de la conquête de l’islam qui a ensuite, et définitivement cette fois,  transformé la Turquie en pays musulman ? Et les créatures de rêve – Diane, Vénus, Hélène – dont Tordjman nous parle avec émotion, n’étaient pas voilées, elles, contrairement à la (probable) future première dame turque!

C’est cette Turquie-là qu’il s’agirait d’intégrer aujourd’hui, la Turquie de l’islam, pas celle de Saint Nicolas. Cela fait quand même une sacrée différence, non ?

* "houtspa", pour ceux qui l'auraient oublié, est un vieux mot yiddish signifiant "culot monstre"

medium_images.48.jpg « Qu’on le sache ou non, qu’on le veuille ou non, qu’on l’admette ou non, la civilisation européenne est née en Méditerranéenne orientale de son double héritage gréco-latin et judéo-chrétien.

Où vivait Hérodote d’Halicarnasse, le père de l’histoire ? Et Strabon, le plus grand géographe de l’Antiquité ? Et Ésope, inspirateur des faibles du merveilleux Jean le Fontaine ? Où vécut Lucullus, encore vénéré par tous les gourmets de France et de Navarre ? Où Crésus a-t-il bâti sa richesse ? Où enseignait Thalès de Milet ? Où vivait Mithridate qui tint tête au grand Pompée dont Plutarque nous raconte la vie illustre ?

Où se trouve Phocée qui a créé la ville de Marseille? Et la Phrygie qui nous a donné le bonheur rouge de notre Marianne ? Et Troie, la rivale glorieuse  d’Athènes, où se sont illustrés Hector, Achille et Agamemnon, Ulysse et la belle Hélène, dont le divin Homère raconte les exploits dans l’Iliade et l’Odyssée et que Jacques Offenbach rend toujours vivants sur les scènes parisiennes. 

Et Pergame qui pour se soustraire au monopole de Byblos sur le commerce du papyrus – importé d’Égypte par les commerçants phéniciens en échange du bois de cèdre du Liban, indispensable pour bâtir les bateaux funéraires des pharaons – invente le parchemin qui permit pendant des siècles à la civilisation européenne de transmettre son savoir ?

Où se trouve Ephèse dont l’Oracle rivalisait avec celui de Delphes ? Et Gordion où Alexandre le Grand, par un miracle du courage, trancha le nœud gordien et affirma la prédominance de la volonté humaine ? Où se trouvait le Mausolée, une des sept merveilles du monde non détruit par les Turcs mais les Chevaliers francs de l’Ordre de Jérusalem ? Où coule le Pactole du roi Midas aux oreilles d’âne ? Et  le sinueux fleuve Méandre ?

Où se trouve l’Ionie, mère du plus  harmonieux des trois grands ordres classiques, qui a nourri, de Vitruve à Palladio et à Viollet-le-Duc, l’histoire prestigieuse de l’architecture occidentale ? D’où viennent ces créatures de rêve qui peuplent nos musées, la Vénus de Cnide, la Diane d’Ephèse et l’éblouissante, l’enthousiasme sculpture hellénistique ? 

Tous les bibliophiles peuvent vous le dire:

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26.03.2007

LES "ETATS-UNIS D'EUROPE"

L’article qui suit, signé d’un fidèle participant de ce blog, est inspiré d’un article paru dans le périodique Sous la bannière de janvier-févier 2007. Il constitue, hors des sentiers battus,  un point de vue et une participation au débat.

 

medium_theneweurope.gif"La dissolution des nations européennes et la constitution d’un conglomérat à l’image des États-Unis d’Amérique avance à grands pas: stricte application du solve et coagula (dissoudre et recomposer) cher aux sectes mondialistes ; stricte application également d’un oukase proféré dans les années 70 par le baron Edmond de Rothschild : « La structure qui doit sauter, c’est la nation ». Il ne faut plus de nations dans le plan mondialiste européen ; il faut substituer aux États-nations des régions, ce qui explique la régionalisation en cours, étape obligée du « Plan Mondial ».

Ainsi la France est-elle promise à devenir un gigantesque parc de tourisme et de loisirs en perdant ses activités primaires (son agriculture et sa pêche, de plus en plus sinistrées, sont vouées à la disparition) et secondaires (son industrie bat de l’aile et se délocalise à marche forcée) ; ses activités tertiaires elles-mêmes sont en passe de péricliter, par exemple dans le domaine de l’informatique, où excellent les Indiens, qui se contentent de si peu et qui coûtent si peu. Quelle autre explication donner au fait que la recherche fondamentale et appliquée soit chroniquement le parent pauvre du budget national, alors qu’elle seule garantit le maintien de la puissance matérielle d’une nation ?

Au niveau mondial, l’élevage sera confié à des pays extra-européens : par exemple, l’Argentine pour les bovins et l’Australie pour les ovins ; idem pour les autres activités humaines. D’où une totale interdépendance entre régions : il est déjà pratiquement impossible à un pays de s’opposer aux autres pays du monde dans quelque domaine que ce soit. Cette étroite complémentarité, cette spécialisation forcenée des nations devenant à ce point dépendantes les unes des autres sont évidemment voulues, programmées et en cours de réalisation. Dans l’esprit de ceux qui nous concoctent ce monde unifié préalablement découpé en régions, les oppositions génératrices de conflits ne seront plus pensables. Aucune région ne pourra affronter la coalition des autres régions liguées entre elles si, par extraordinaire, il lui reste assez de ressort pour faire une tentative de sécession : la répression sera immédiate, totale et sans pitié au nom de la « paix », de l’« unité » et de la « solidarité » universelles. Le découpage du monde en régions n’a pas d’autres raisons d’être : sous des prétextes ethniques ou linguistiques, on veut enfermer les ensembles régionaux dans leurs spécificités respectives et laisser la direction mondiale à des instances savamment cooptées qui ne toléreront aucun dérapage, aucune opposition, aucune sédition.

Deux ouvrages à lire d’urgence : Le plan de régionalisation et de mondialisation étant en bonne voie de réalisation, on ne peut que recommander la lecture de deux ouvrages de Pierre Hillard sur la question (éditions François-Xavier de Guilbert (ŒIL) :  La décomposition des nations européennes – de l’Union euro-atlantique à l’État mondial, géopolitique cachée de la Constitution européenne, 2001, et Minorités et régionalisme dans l’Europe fédérale des régions (enquête sur le plan allemand qui va bouleverser l’Europe), 2005. "

Martial

(dessin de Chard)