24/02/2012

SUITE DE LA SAGA DES FOUS FURIEUX

Vous lirez plus loin le compte-rendu, paru sur un site ultra-sioniste français, d’une conférence donnée par un rabbin de Brooklyn qui n’est pas n’importe qui puisqu’il passe pour une des figures judaïques majeures des Etats-Unis. Ce bon rabbin, qui est très exactement sur la même ligne que les dingues du gouvernement israélien, pousse ses ouailles à la guerre sainte contre l’Iran. En réalité, vous auriez besoin d’un dictionnaire pour bien comprendre le charabia utilisé mais vous verrez, le sens est très clair.

 

Avant de passer à ce compte-rendu, il faut quand même constater que, même en Israël, il existe beaucoup d’opposants à cette possible agression. Y compris au plus haut sommet de l’Etat : Shimon Pérès, le président, s’est fait vertement remonter les bretelles par Barak, le ministre de l’attaque (parce que franchement, parler de défense, c’est osé …). Un site tout aussi ultra-sioniste que celui que je mentionnais plus haut – mais un autre – qui relate l’incident, s’étrangle d’indignation, ce qui nous donne :

 

« Les  récents propos insensés du président Shimon Pérès, qui ne se départit pas de sa frustration de ne pas diriger les affaires du pays, continuent à faire des vagues. Pérès, qui sera aux Etats-Unis début mars en même temps que le Premier ministre Binyamin Netanyahou, a cru bon il y quelques jours de déclarer « qu’il dirait au président américain qu’il est opposé à une offensive militaire israélienne contre les installations nucléaires iraniennes » !


« Avec tout le respect qui est dû au président de l’Etat et à ses états de service dans le passé, les Etats-Unis n’ignorent pas qu’il y a un gouvernement élu à Jérusalem qui est seul habilité à prendre les décisions et assumer les responsabilités» a déclaré le ministre de la Défense Ehoud Barak. Ce dernier n’a pas non plus manqué de rappeler « que c’était ce même Shimon Pérès qui s’était opposé à Menahem Begin en 1981 à propos du bombardement de la centrale atomique irakienne d’Osirak, accusant alors Begin de mener Israël vers une seconde Shoah ».

 

 

Ambiance … Vous noterez que par une inversion désormais classique, est "insensé" celui qui refuse la guerre. Et sensé celui qui est prêt à faire sauter la planète pour défendre les intérêts sionistes.

Toujours est-il qu'il va s’en passer des choses, à Washington, début mars. Surtout si le bon rabbin s’en mêle.

 

A ce propos, voilà justement le compte-rendu dont il était question au début :

 

 

Rabbi-Moshe-Wolfson.jpg« Rav Wolfson : « Nous ne devons pas paniquer, Hachem fera des miracles pour nous. Car le temps de la Geoulah est arrivé. »

 

Voici une conférence qui a été donné mardi soir dernier par le Rav Moshe Wolfson de la Congrégation Emounas Yisroel à Boro Park, à Brooklyn (New York). (…) Le Rav Moshe Wolfson, shlita, a parlé mardi soir dans sa Kehila, Emunas Yisroel à Boro Park, demandant sans ambages pourquoi il n’y a pas de plus grand tollé au sein de la communauté sur les risques de guerre et spécifiquement vis à vis des  ambitions nucléaires de l’Iran.

« Pourquoi ne réagissons pas ? Où est l’éveil? Pourquoi tout le monde sont si apathiques? » demandé Rav Wolfson, qui est aussi Mashgiach de yeshiva Torah Vodaath. « Tout le monde est occupé, nous n’entendons pas de discours alarmistes? Ne savons-nous pas que nous devons percer les cieux pour avoir la miséricorde du Maitre du Monde? »

 

Rav Wolfson a déclaré dans son Beth Hamidrach comble de près de 1000 personnes, que le potentiel pour une guerre englobant l’Iran, Israël, l’Europe et les Etats-Unis au cours des prochaines semaines est un fait réel, et que le Klal Yisrael doit se préparer spirituellement.

 « Tout le monde sait qu’il y a actuellement un danger croissant de l’Iran – et c’est une grande erreur pour celui qui ne sait pas cela,» a dit Rav Wolfson. « Pourquoi un juif ne sait pas ce qui se passe en Israël? Chacun doit savoir ce qui se passe en ce qui concerne les juifs dans le monde. Chacun doit savoir ce qui se passe en Eretz Yisrael». (…)

Rav Wolfson a cité le Pesikta, qui dit que l’année où le Machia’h viendra toutes les nations s’affronteront. L’étincelle qui fera exploser, selon le Midrach, sera quand le roi de Paras – qui est l’Iran moderne – vont menacer « saoudite », sans doute l’Arabie saoudite, comme cela se passe aujourd’hui.

Saoudite ira pour une alliance avec Edom – la culture d’Edom est son monde occidental d’aujourd’hui, en Europe et aux États-Unis. Paras alors détruira le monde et les juifs seront dans la tourmente. Hashem dira alors: « Ne craignez pas, le temps pour votre Geoulah est venu. »

 

 

Bon alors, on est rassurés. Si le monde est détruit  mais les juifs sauvés, que peut-on demander de plus, hein, je vous le demande ?

 

 

 

Sources : http://alyaexpress-news.com/2012/02/rav-wolfson-nous-ne-devons-pas-panique-hachem-fera-des-miracles-pour-nous-car-le-temps-pour-la-geoulah-est-arrive/  

 

http://www.juif.org/go-news-168407.php

 

17/11/2010

FIN DE NON RECEVOIR

Les affaires de Netanyahou n’ont pas l’air de s’arranger avec l’administration Obama et son récent voyage n’a pas eu les conséquences qu’il espérait : que les Américains se décident enfin à donner satisfaction à l’Etat hébreu en ratatinant l’Iran, pour dire les choses clairement.

 

Vous lirez quelques détails dans l’info ci-dessous, mais surtout, je l’ai mentionnée à cause de cette phrase extraordinaire : «  … consistait en une demande explicite auprès des Américains d'une implication dans la sécurité régionale par l'intermédiaire d'une menace sans équivoque contre l'Iran. »

 

Avouez que ça a quand même une autre gueule que de leur demander carrément, comme ça, de but en blanc, d’attaquer bille en tête la menace planétaire que constituerait ce pays. Je reste admirative.

De toute façon, emballage diplomatique ou pas, les Américains ont dit « no ».

 

 

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« Gates répond à Netanyahou

 

L'objectif essentiel du voyage officiel du Premier ministre aux États-Unis, la semaine dernière, relégué en second plan en raison des exigences monolithiques de l'Administration Obama, consistait en une demande explicite auprès des Américains d'une implication dans la sécurité régionale par l'intermédiaire d'une menace sans équivoque contre l'Iran. Gates, quatre jours après le retour de Netanyahou en Israël, fait parvenir indirectement une réponse négative. »

 

suite en lien: 

http://www.israel7.com/2010/11/gates-repond-a-netanyahou/

16/11/2010

« AU TEMPS OU LA CIA AIDAIT LES NAZIS »

Le torchon brûle entre les gouvernements américain et israélien. Les States ne se sont-ils pas mis en tête d’obtenir des concessions de l’Etat hébreu ? N’importe quoi, vraiment.

Il s’agit donc d’essayer de leur nuire, puisque maintenant, ce ne sont plus de vrais et grands amis (en plus, ils ne veulent même pas attaquer l'Iran!). On avait déjà assisté l’an dernier à la saga Goldstone, le juge – juif pourtant – qui avait osé émettre un rapport ne convenant pas aux Israéliens, suite à l’opération Plomb durci. Il avait été traîné dans la boue et certains éléments de son passé avaient été exhumés et étalés pour le discréditer.

On commence à assister à une offensive du même type contre les USA. Voyez plutôt l’article suivant  où l’on voit ressurgir l’inoxydable argument – en or massif, c’est le cas de le dire - : la shoah, les nazis, les accointances forcément louches, etc, etc. Quelques rappels dans les gencives, ça leur apprendra.

Cet article, destiné à rabattre le caquet des Américains,  n’apprend cependant rien de bouleversant. Tout ce qui est « révélé » est connu comme le loup blanc et a fait l’objet d’un bouquin paru en 2005 sous le titre Pacte avec le diable - Les Etats-Unis, la shoah et les nazis (Albin Michel). J’en ai parlé sur le blog au moins deux fois, dont une le 08/08/07. Mais qu’importe, l’essentiel n’est pas là :

« Les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts », disait le général de Gaulle, et avec raison. Et l’on pourrait préciser en ne rajoutant qu’un seul mot : « « Les Etats-Unis n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts ».

En cette période où l’administration américaine invoque « son amitié historique » avec Israël pour arracher à Netanyahou concession sur concession, il faut se rappeler un temps où les froids intérêts américains ont convergé avec ceux de dignitaires nazis en fuite. C’est une page assez connue de l’histoire politique américaine que le « New York Times » de lundi remet en lumière après la publication d’un Rapport de 600 pages du Ministère américain de la Justice, qui a cédé aux pressions après avoir longtemps gardé au secret un certain nombre d’informations.

Ce Rapport indique qu’au moins 24 criminels de guerre nazis ont obtenu discrètement l’asile sur le sol américain grâce à la CIA, même si de manière simultanée, le ministère de la Justice créait un département chargé « de localiser et expulser les criminels nazis hors des Etats-Unis ». Le Rapport dénonce l’aspect cynique de la chose : «L’Amérique, qui se présentait comme un refuge pour les persécutés, est devenue – dans une faible mesure – un refuge pour les persécuteurs ».

Parmi les nazis cités par le Rapport, Otto Von Bolshwing, bras droit d’Adolf Eichman, et parmi les théoriciens de la « Solution Finale ». C’est en 1954 que la CIA lui permis d’émigrer aux Etats-Unis, où il collabora avec elle durant de longues années. Démasqué par les services du ministère de la Justice, il devait être expulsé en 1981 mais mourut la même année ! Autre cas, celui d’Arthur Rudolf, scientifique nazi, qui travaillait sur le projet des V-2 à l’usine de Mittelwerk, et qui arriva aux Etats-Unis en 1949 en même temps que Wernher Von Braun, et où il collabora activement avec la NASA  au point d’être considéré comme le « père » de la Fusée Saturne V. Découvert lui-aussi, il s’enfuit au Canada en 1983. Des notes datant de 1949 montrent comment le ministère de la Justice demandait avec insistance aux services d’immigration de le laisser entrer, « dans l’intérêt de la nation ».

Ces faits certes lointains devraient être médités par tous ceux qui aujourd’hui conjurent les dirigeants israéliens d’obéir aux ordres de Washington « de peur de froisser l’allié américain ». Aujourd’hui comme alors, les Etats-Unis agissent uniquement dans leurs propres intérêts, ce qui est d’ailleurs logique. Aux dirigeants israéliens d’en faire autant ! »

Source : http://www.juif.org/go-news-140761.php  

03/11/2010

UNE PIQURE DE RAPPEL …

… n’est jamais inutile. En ces temps de pressions sur Israël exercées par le méchant  Obama, lequel se voit aujourd’hui sanctionné par les électeurs (fait que les Israéliens interprètent, peut-être à tort, comme leur étant a priori favorable), il n’apparaît pas inutile de relancer la machine et de rappeler au bon souvenir des Américains, si facilement lacrymaux et au gène de compassion si hypertrophié en certaines circonstances, l’un ou l’autre événement. Je me demande simplement, connaissant leur patience, si un pavé de 9h30 … Enfin, quoi qu’il en soit, en vertu du principe de précaution :

 

«Shoah» ressort aux Etats-Unis

 

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Il y a vingt-cinq ans, SHOAH sortait en salles. Ce film de 9h30, signé Claude Lanzmann, fut un choc. L'auteur du "Lièvre de Patagonie" sera à New-York le 10 décembre 2010 prochain pour la ressortie de son oeuvre clé. »

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

 

22/10/2010

ISRAEL TRIBUTAIRE DES USA, TOUT COMPTE FAIT ?

L’Institut de Planification Politique du Peuple Juif (The Jewish People Policy Planning Institute – JPPPI) a été créé en 2002 et fonctionne comme un organisme de prospective et de stratégies relatives au devenir du peuple juif. Il est actuellement présidé par Dennis Ross, également conseiller spécial d’Obama et ne compte que des membres de très haut niveau.

C’est lors d’une conférence de cet Institut, tenue cette semaine à Jérusalem, que le président de l’Etat hébreu, Shimon Peres, s’est exprimé en des termes qui ont déchaîné une très vive réprobation. Les plus modérés lui conseillent de prendre sa retraite dans les plus brefs délais. Pensez, affirmer publiquement une chose aussi affolante que celle-ci: "Israël a besoin des Etats-Unis" est une marque de sénilité bien avancée. Pourtant, pour faire passer la pilule, il a fait miroiter la perspective, une fois réglé ce conflit "secondaire" qui empoisonne néanmoins le monde depuis soixante ans, d'une vaste coalition anti-iranienne, mais cette option n'a pas trouvé grâce aux yeux de ses critiques. C'est qu'ils veulent ça en plus, de toute façon.

La plupart des sites juifs reprennent l’article avec indignation et les commentaires sont à l’unisson. Tous semblent nettement préférer entendre Sharon lorsqu’il déclarait avoir les USA « sous contrôle ». C’était le bon temps, les nuages s’amoncellent à présent. Et Israël, quoi qu’il s’en défende, risque bien d’être obligé, sous les pressions américaines, de lâcher du lest. Tous des antisémites, ces Américains. Et surtout Obama.

 

images.jpg« Peres : « nous ne pouvons pas exister sans les Etats-Unis »

 

« Le président déclare qu’Israël peut permettre aux Etats-Unis de construire une coalition anti-iranienne en terminant le « conflit secondaire » avec les palestiniens : « nous ne pouvons pas donner en retour aux Etats-Unis ce qu’ils nous donnent, mais à notre petit niveau, nous pouvons les aider. »

 

Shimon Pères renoue ainsi avec ses vieux démons, une soumission complète à ce qu’il considère comme une force protectrice, et un éloignement dramatique, non seulement de l’histoire, mais surtout de l’essence de ce qu’il est censé représenter. Deux rappels historiques, pour celui qui ridiculise un peu plus aujourd’hui le mot « Israël » : les juifs ne peuvent se passer de l’aide de D.ieu, et lorsqu’ils le font, les résultats, à l’image du siècle dernier, sont dramatiques. Historiquement parlant aussi, ce n’est que quand les Etats-Unis ont commencé à soutenir Israël au début des années 1970, qu’Israël a commencé à rencontrer des sérieux problèmes dans ses guerres. Mettre la confiance du peuple juif dans quelques dollars a pour ce dernier des résultats catastrophiques, que Pères tant à provoquer une fois de plus.

 

Shimon Pères a ainsi déclaré qu’Israël ne peut survivre sans l’aide des Etats-Unis, une déclaration faite lors d’une conférence à Jérusalem, organisée par l’Institut de Planification Politique du Peuple Juif jeudi.

 

Pères a déclaré que « pour notre existence, nous avons besoin de l’amitié des Etats-Unis d’Amérique. » Au moins, Pères n’a pas eu l’indécence de parler de l’amitié d’Obama.

 

En parlant de la manière dont Israël peut donner en retour aux Etats-Unis, il a dit que « alors que les Etats-Unis essayent de comprendre les besoins sécuritaires d’Israël, nous israéliens, devons comprendre les besoins des Etats-Unis en matière de sécurité. » Il a poursuivi : « nous ne pouvons pas donner en retour aux Etats-Unis ce qu’ils nous donnent, mais à notre petit niveau, nous pouvons les aider. »

 

S’adressant au sujet des deux plus grandes questions qui se trouvent sur l’agenda israélien, et américain, Pères a déclaré qu’Israël pourrait être utile aux Etats-Unis en permettant « une coalition anti-iranienne au Proche Orient, et la contribution ne doit pas se faire par des déclarations, mais si nous mettons fin au conflit secondaire entre nous et les palestiniens, » afin de permettre aux Etats-Unis de se concentrer sur la menace iranienne. Il semble que Pères a aujourd’hui largement dépassé l’âge de la retraite. Pères considère aujourd’hui que non seulement Israël ne doit compter que sur les Etats-Unis pour trouver une solution au problème iranien, mais propose de régler le conflit que les palestiniens imposent à Israël depuis près de 70 ans uniquement pour que les Etats-Unis et ses dirigeants dorment plus tranquillement.

 

Revenant un moment sur terre, Pères a également parlé de la politique étrangère de l’ancien président des Etats-Unis au Proche Orient, disant qu’il apprécie « les tentatives de George Bush d’exposer les pays arabes à la démocratie, mais est-ce possible ? » Pères a expliqué sa pensée, ajoutant qu’il est « très difficile de venir chez un roi (un dictateur, ndlr) et de lui dire d’aller vers des élections. » Il a rajouté penser que les musulmans doivent être en mesure de choisir leur propre voie… dommage qu’il n’en souhaite pas tant au peuple juif. »

 

Source : http://www.juif.org/diplomatie-moyen-orient/139728,peres-...

20/09/2010

JE T’AIME MOI NON PLUS

 

Israël observe anxieusement les sondages effectués aux States et en tire des conclusions généralement optimistes quant à l’affection qu’il suppose indéfectible des Américains à son égard.

Ainsi, en juillet 2010, on claironnait sur les sites sionistes que « la plupart des américains soutiendraient une attaque israélienne contre l’Iran» :

« Plus de la moitié des américains soutiendraient Israël si l’état juif attaquerait l’Iran, selon un sondage publié mercredi.

Le sondage, réalisé par TIPP, l’unité de sondage de TechnoMetrica Market Intelligence, une société de recherche américaine spécialisée dans les solutions d’étude de marché.

Selon le sondage, 43% des démocrates américains approuvent une action militaire israélienne contre l’Iran pour l’empêcher de fabriquer des armes nucléaires, tandis que 40% s’y opposent. Toutefois, lorsque la même question a été posée aux républicains, on trouve 74% d’approbation, contre 17% seulement qui désapprouvent. Parmi les indépendants, 56% approuvent une action militaire, tandis que 30% désapprouvent.

Dans l’ensemble, 56% des américains approuvent une attaque militaire, tandis que 30% sont contre, selon les résultats globaux du sondage. »

 

Ensuite, au début de ce mois, je lisais abondamment les résultats d’un autre sondage concernant cette fois les seuls juifs américains. Il était également très favorable :

« Sondage : 75% des juifs américains “concernés” par Israël

Selon un sondage organisé par le Centre d’Etudes juives de l’université Brandéis aux Etats-Unis, 63% des sondés se sentent liés à Israël et 75 % des participants se sentent concernés par ce qui s’y passe car cela fait partie de leur identité juive. Les Juifs constituent, en effet, un peu moins de 2 % de la population des États-Unis. »

 

Le 14 septembre, nouveau sondage concernant les intentions de vote des Américains aux élections du 2 novembre prochain et les perspectives que cela pourrait ouvrir pour Israël. Sous le titre « Un sondage qu’Obama et Netanyahou feraient bien de méditer », on pouvait lire : « Réalisé par le très sérieux Institut « Gallup », ce sondage traduit aujourd’hui en chiffres la déception croissante de la population américaine envers « la star » qu’elle a portée au pouvoir il y a bientôt deux ans. (…) La parution de ce sondage pourrait aussi avoir des répercussions sur les pourparlers israélo-palestiniens, lors des prochaines rencontres bimensuelles, au fur et à mesure que l’on se rapprochera de la date des élections. L’Administration américaine, qui ne cesse d’exercer de très lourdes pressions sur Israël, pourrait être tentée de « lever un peu le pied » afin de ne pas irriter les grandes organisations juives et perdre encore davantage d’électeurs juifs. »  

Tout ceci m’amène à un article de John Mearsheimer paru ce jour, en anglais hélas, dans lequel il commente une large étude sur la perception qu’ont les Américains de leur politique étrangère. Mearsheimer est cet universitaire qui a coécrit en 2006 avec son collègue Stephen Walt, le livre Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine (La Découverte, 2007).

Vous trouverez en lien cet article qui est fort intéressant. Je ne me sens pas l’envie de le traduire en entier, juste quelques phrases :

« L’opinion publique américaine et les relations particulières avec Israël

Le Chicago Council on Global Affairs vient de publier une étude majeure sur ce que pense le public américain de la politique étrangère. Elle est basée sur les réponses de 2 500 personnes à un vaste panel de questions, notamment sur Israël. Les réponses montrent clairement que la majeure partie des Américains ne se sent pas réellement concernée par Israël. Il n’y a pas d’histoire d’amour entre le peuple américain et Israël.

Ce qui ne veut pas dire qu’ils soient hostiles à Israël, ce qui n’est nullement le cas. (…) Mais il est clair que si le peuple américain pouvait en décider, les Etats-Unis traiteraient Israël comme un pays normal, comme il traite les démocraties telles que le Royaume-Uni, l’Inde et le Japon.

(…) Contrairement aux positions officielles, moins de la moitié des Américains sont prêts à défendre Israël même en cas d’attaque non provoquée d’un voisin.

Ils sont très prudents à l’idée d’être entraînés dans un conflit initié par Israël contre l’Iran. 56% d’entre eux estiment que si Israël décide de bombarder les installations nucléaires iraniennes, l’Iran se livrera à des représailles et ils souhaitent que les Etats-Unis ne s’engagent pas dans le conflit.

(…) Seuls 33% estiment qu’Israël est “très important” pour les Etats-Unis tandis que 41% l’estiment “assez important”. Sur la liste des pays ‘très importants” pour les USA, Israël n’apparaît qu’en 5e position, après la Chine, le Royaume-Uni, le Canada et le Japon. »

Sources : http://www.juif.org/defense-israel/133376,sondage-la-plupart-des-americains-soutiendraient-une-attaque.php  

http://www.juif.org/le-mag/341,sondage-75-des-juifs-americains-concernes-par-israel.php  

http://www.israel7.com/2010/09/un-sondage-qu%E2%80%99obam...

http://mondoweiss.net/2010/09/american-public-opinion-and-the-special-relationship-with-israel.html  

 

29/03/2010

INCROYABLE, MAIS VRAI !

66.jpgCertains membres du Congrès des Etats-Unis, dont on connaît globalement le soutien inconditionnel à tout ce que dit et fait Israël, se permettent d’envoyer à José Barroso une lettre lui intimant le « conseil » d’endiguer l’antisémitisme sauvage qui sévit en Europe comme chacun sait et peut constater.

Le Congrès n’a-t-il vraiment pas d’autres chats à fouetter que de se mêler ainsi des affaires européennes et de faire la leçon aux dirigeants ? Jusqu’où ira la folie des mesures en tous genres destinées à « endiguer l’antisémitisme », c’est-à-dire à protéger Israël envers et contre tout ?

(La traduction est mauvaise, mais c’est le fond qui compte. D’ailleurs l’original suit).

« Etats-Unis – Les membres du Congrès encouragent le président de la Commission de l'Union Européenne à accroître leur vigilance

Un groupe prédominent de membres du Congrès américain, à la tête duquel se tiennent les membres du Congrès Joe Crowley, démocrate de New York et Alcee L. Hastings, démocrate de la Floride, Chris Smith, républicain de New Jersey et Frank Wolf, républicain de la Virginie, ont demandé au Président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso, d'accroître les efforts enfin d'empêcher l'antisémitisme en Europe. La lettre était signée par vingt trois membres du Congrès, et a été envoyée en réaction de l'importante augmentation des incidents antisémites qui se sont déroulés en Europe en 2009.

 

Le mois dernier, le CFCA (le Forum pour la Coordination du Combat Contre l'Antisémitisme), a reporté des données mettant l'accent sur la hausse du nombre d'incidents antisémites qui se sont déroulés pendant l'opération "Plomb Durci" à Gaza. Le CFCA a précisé que le nombre d'incidents antisémites qui se sont déroulés en 2009 est le plus élevé depuis la Seconde Guerre Mondiale.

 

 

Inquiétés par la recrudescence de l'antisémitisme en 2009, les membres du Congrès ont écrit dans la lettre qu'ils ont envoyée: "Nous comprenons que des pays européens ont pris des mesures afin de combattre… les vagues d'antisémitisme, mais les conclusions du CFCA mettent l'accent sur le besoin de multiplier ces efforts. Nous désirons travailler avec vous, le plus possible, afin d'accroître nos efforts, par la coopération de nos efforts communs."

 

 

De plus, les membres du Congrès ont écrit: "Nous vous demandons instamment de condamner publiquement la hausse du nombre d'incidents antisémites, qui, s'il restent sans réaction, risquent de s'aggraver encore d'avantage en nombre et en intensité. De plus, nous demandons à la Commission Européenne, ainsi qu'aux états membres de l'Union Européenne, d'élargir les efforts afin d'éviter des attaques antisémites."

 

 

Source: http://crowley.house.gov/

 

ORIGINAL DE LA LETTRE

Excellency José Manuel Barroso
President, European Commission
Brussels, Belgium

Dear President José Manuel Barroso:

We wanted to bring to your attention recent data compiled by the Jewish Agency, which found that there were more documented incidents of antisemitism in Europe in 2009 than at any time since World War II. In fact, a greater number of incidents occurred during the first three months of 2009 than in all of 2008, including the burning of synagogues and the defacing of cemeteries and Holocaust memorials. These alarming statistics cannot be ignored and require the immediate attention of the European Commission.

The U.S. House of Representatives has been deeply involved in combating antisemitism throughout the world, passing a resolution as early as 2002 which states that “although the continued violence in the Middle East is disturbing and must be resolved, exploiting that violence to fuel hostility or violence against Jews and Jewish institutions is reprehensible.” We realize that many European countries have taken similar steps to combat tides of anti-Semitism, but the Jewish Agency’s findings underscore the need to redouble these efforts. We would like to work with you, wherever possible, to increase our efforts, by sharing best-practices and collaborating on our efforts.

As you know, EU states were present at the OSCE Berlin Conference on Antisemitism in 2004 and adopted the following April 2004 Permanent Council Decision No. 607 on Combating Antisemitism, which condemned without reservation all manifestations of antisemitism and that international or political developments in Israel or elsewhere in the Middle East never justify antisemitism. Indeed, modern-day Europe was formed on the basis of religious freedom and equal rights for all. When these rights are trampled upon, governments must step in and act in order to protect their citizens. For this reason, we urge you to publicly condemn the increased acts of antisemitism, which, if left unchecked, could further escalate in number and intensity. Additionally, we urge the European Commission, as well as the member states of the European Union, to expand efforts to prevent antisemitic attacks.

Ultimately, any attack on any minority group represents an attack on all who believe in human rights, and efforts to defend victims of such attacks are efforts to defend us all. We know you agree with this sentiment and we look forward to working with you to address this issue.

Sincerely,

Joseph Crowley
Alcee L. Hastings
Christopher H. Smith
Anthony D. Weiner
Michael E. McMahon
Dan Burton
Jared Polis
Al Green
Ron Klein
Heath Shuler
Mike Quigley
Maurice Hinchey
Doug Lamborn
Donald A. Manzullo
Jerrold Nadler
Frank R. Wolf
Laura Richardson
Shelley Berkley
Elijah E. Cummings
Keith Ellison
Mary Jo Kilroy
Gus R. Bilirakis
Debbie Wasserman Schultz

 

Source: http://antisemitism.org.il/fra/struggle/46432/Etats-Unis%E2%80%93LesmembresduCongr%C3%A8sencouragentlepr%C3%A9sidentdelaCommissiondel%5C%27UnionEurop%C3%A9enne%C3%A0accroitreleurvigilance

06/03/2010

TURCOPHILIE GENEVOISE

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Voici un éditorial paru ce jour dans Le Temps de Genève, journal « progressiste » s’il en est, qui tresse des couronnes de lauriers à la Turquie. Apparemment, ces gens-là regrettent de ne pas faire partie de l’Union européenne à seule fin de pouvoir en faciliter l’accès aux Turcs. Les mêmes s’étaient déjà tordu les mains de désespoir lors de la votation contre les minarets. 

Le paragraphe sur les progrès phénoménaux qu’auraient accomplis les Turcs ne manque pas d’intérêt. Et alors ? Même si ces arguments étaient vrais – et ils sont très exagérés – ce serait tant mieux pour le peuple turc. Et ça n’en ferait toujours pas un pays européen. Sans compter que tout pays « charnière » qu’il est, le génocide arménien est une réalité historique et non une vue de l’esprit. Reconnaître cette réalité historique pour ce qu’elle est ne signifie nullement « tourner le dos » au pays. Bizarre quand même comme certains massacres sont toujours mis sur le tapis de façon obsessionnelle et d’autres systématiquement pardonnés d’avance.

« Soutenir l’Irak, sans oublier la Turquie

Le moment serait très mal choisi pour tourner le dos à ce pays charnière 

Jean-Claude Péclet

 

Quand les Irakiens rêvent à haute voix d’une vie meil­leure, d’un Etat résistant aux ingérences étrangères tout en pacifiant ses relations avec ses voisins, d’une démocratie en voie de consolidation, ils citent souvent le même exemple: la Turquie.

 

Or voilà qu’au moment où les Etats-Unis croisent les doigts pour que les élections de ce week-end renforcent les fragiles institutions irakiennes, une commission de la Chambre des représentants adopte une résolution qualifiant de «génocide» les massacres d’Arméniens en 1915, provoquant le rappel de l’ambassadeur turc à Washington.

 

Sur la question de fond, les autorités turques devront bien accepter tôt ou tard que leur population s’informe et débatte librement du tragique chapitre historique de l’Empire ottoman, au lieu de pourchasser les intellectuels qui amorcent ce travail de mémoire. On voit l’hésitation d’Ankara après l’accord avec l’Arménie décroché de justesse en octobre 2009, grâce aux bons offices suisses. Pour l’instant, c’est un pas en avant et deux en arrière. Il faut maintenir, augmenter peut-être la pression amicale pour que ce soit l’inverse.

 

Sur l’opportunité de montrer la Turquie du doigt en revanche, il y a de quoi s’interroger. Voilà un pays qui a accompli en une décennie des progrès considérables. Outre l’établissement de relations diplomatiques avec l’Arménie mentionné plus haut, il a ouvert la voie à la résolution du long conflit avec les Kurdes, levé le tabou sur l’avenir de Chypre, réformé son économie, répondu sans sourciller aux exigences de l’Union européenne en vue d’une adhésion qui reste l’objectif stratégique du gouvernement islamiste modéré.

 

Qu’a obtenu la Turquie en échange? Pas grand-chose. La France et l’Allemagne ne cachent même plus leurs réserves face à la candidature turque. L’Union européenne n’a rien à dire sur le bras de fer qui se joue actuellement
à Ankara entre l’armée et le pouvoir politique. Les Etats-Unis non plus d’ailleurs.
L’attention de Barack Obama est absorbée par les problèmes internes et par la chasse
aux talibans en Afghanistan et au Pakistan.

Or, s’il y a un espoir de stabilisation au Proche-Orient, il passe bien sûr par l’Irak, mais aussi – surtout – par la Turquie. Le moment serait très mal choisi pour tourner le dos à ce pays charnière. »

 

Source : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/265405b6-289d-11df-adb9-1451c27f8520/Soutenir_lIrak_sans_oublier_la_Turquie